Déneigement: les piétons laissés pour compte, selon Jean Rousseau

Personnes âgées et à mobilité réduite confinées pendant les tempêtes, trottoirs mal déneigés, devis non respectés par les déneigeurs, le conseiller du district Cap-aux-Diamants souhaite que la Ville de Québec donne un coup de barre à sa politique de déneigement pour que les citoyens soient «Tous égaux face à la neige».

L’élu de Démocratie Québec Jean Rousseau a livré vendredi les conclusions d’une consultation populaire menée le 13 mars pour recueillir des informations sur les problématiques liées au déneigement. 

«Une dame a raconté qu’elle a vécu deux épisodes où elle est demeurée 72 heures chez elle parce que le transport adapté ne pouvait s’approcher suffisamment de son lieu d’habitation pour la cueillir», rapporte d’entrée de jeu, M. Rousseau. 

Pareille situation est l’illustration, selon lui, que les citoyens ne sont pas tous égaux face à la neige. C’est d’ailleurs le nom du document présenté à la presse, dans lequel il dresse une série de 30 recommandations pour améliorer la qualité du déneigement.

«La Ville devrait se demander : “On déneige pour qui et pourquoi? Est-ce qu’on déneige seulement les rues pour les automobilistes comme c’est le cas actuellement”», questionne le conseiller.

Devis non respectés

«Une des principales difficultés cet hiver était l’incapacité des piétons à se déplacer. Quand les personnes âgées ne sortent plus, c’est qu’il y a des gens discriminés par la politique de déneigement. Des trottoirs ont été complètement abandonnés pour l’hiver dans Saint-Jean-Baptiste, et dans Saint-Roch, notamment. Le signal qu’on envoie est de ne pas sortir tant que ce n’est pas déneigé», déplore-t-il.

Selon lui, la Ville devrait mieux prioriser les opérations, en favorisant le déneigement des trottoirs pour les piétons et les usagers du transport en commun. 

«Des chauffeurs ont fait part de leur frustration parce que la piètre qualité du déneigement rend difficile l’embarquement des passagers», donne-t-il en exemple.

Plus encore, M. Rousseau remarque que les «standards de déneigement sont souvent décoratifs». En effet, il soulève le fait que les devis ne sont souvent pas respectés parce que les entrepreneurs font mal leur travail ou que les règles sont inapplicables. 

«Un trottoir bien déneigé, ça devrait être au béton. Je n’en ai pas vu beaucoup. On dit aussi que les endroits plus difficiles à déneiger avec de la machinerie, par exemple derrière les poteaux sur les trottoirs, devraient l’être avec une pelle.»

La Ville planche sur une nouvelle politique de déneigement. M. Rousseau compte présenter ses recommandations au conseil municipal de lundi.