Actuellement, la décision de lancer déneigeuses et souffleuses dans les rues est basée sur des interprétations qui touchent les précipitations ainsi que la puissance et la direction des vents. Et plus de monde veut dire plus de différences possibles entre les interprétations.

Déneigement à Québec: une «petite équipe» aux commandes

Un petit groupe de personnes relevant de la direction générale sera bientôt chargé de lancer les opérations de déneigement dans les rues de Québec.
Lundi, le maire de Québec a annoncé que la décision de déneiger sera «centralisée» et viendra dorénavant «d'en haut» au lieu d'être prise par des responsables dans les arrondissements.
Au lendemain de cette annonce, le maire a fourni mardi peu de détails sur la façon dont ces pouvoirs seront transférés. «Je vais vous revenir quand j'aurai quelque chose de nouveau», a-t-il tranché.
À la Ville de Québec, le porte-parole Jacques Perron indique toutefois qu'une «petite équipe» aura notamment pour tâche d'interpréter les données climatiques provenant de diverses instances comme Environnement Canada et Enviromet.
Actuellement, la décision de lancer déneigeuses et souffleuses dans les rues est basée sur des interprétations qui touchent les précipitations ainsi que la puissance et la direction des vents. Et plus de monde veut dire plus de différences possibles entre les interprétations.
«On n'a pas besoin de six spécialistes en météo dans six arrondissements», a estimé M. Perron. «L'idée est d'avoir une équipe dédiée au central qui sera capable de faire l'analyse des données et d'envoyer rapidement l'information aux gens sur le terrain pour mobiliser les équipes.»
Composition à venir
On ne sait pas encore qui fera partie de cette équipe, mais le directeur général adjoint de la Ville chargé du développement durable est Gilles Dufour. Les travaux publics, une division de cette direction, sont pour sa part menés par Marcel Roy.
Et même si plus de pouvoirs sont accordés «au central», les contremaîtres dans les arrondissements seront mis à contribution, selon M. Perron. «L'information va circuler dans les deux sens. Le gars sur le terrain va faire remonter l'information parce que la configuration géographique n'est pas pareille entre Beauport, Sainte-Foy ou des Rivières», illustre-t-il. «Il faut réussir à bâtir une synergie entre l'expertise du terrain et une direction centralisée qui coordonnerait les opérations de façon globale.» 
Avec Stéphanie Martin