Des barrières ont récemment été érigées autour de la centrale de police du parc Victoria en prévision du Sommet du G7, qui se tiendra les 8 et 9 juin à Charlevoix.

Déjà des demandes de rassemblements durant le G7 à la police de Québec

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a déjà reçu des appels d’organisateurs d’activités populaires qui auront lieu dans la capitale durant le Sommet du G7 des 8 et 9 juin ainsi qu’au cours de la semaine précédente.

«Il y a des gens qui font des demandes pour faire certains rassemblements», indique au Soleil Mélissa Cliche, agente aux communications. «Il y a des choses qui sont prévues. Il y en a de toutes les sortes.»

La policière n’entre toutefois pas dans les détails. Elle évoque un groupe qui désire ériger des kiosques d’information en différents lieux de la ville. Des marches. Des rassemblements.

Mais elle se retient d’en dévoiler davantage: pas de nombre exact de demandes reçues, pas de noms, pas de sites ciblés.

Pourquoi tant de retenue? Parce que les plans des organisateurs pourraient changer d’ici le début juin. Aussi parce qu’il appartient à ces organisateurs de publiciser leurs événements, fait valoir Mme Cliche. 

Elle ajoute que le SPVQ est au courant que des groupes n’ayant pas demandé d’encadrement pour leurs activités en marge du Sommet du G7 se préparent néanmoins à animer Québec. Car il n’est pas obligatoire de contacter les policiers avant de déambuler en groupe, avant de protester, avant de revendiquer. «Les gens ont le droit de manifester, d’exprimer leurs opinions, de façon libre», rappelle-t-elle.

Évidemment, le Service de police préfère être averti. Ce qui lui permet de «déployer les effectifs en conséquence» pour «supporter» les responsables et «assurer la sécurité» des participants, souligne notre interlocutrice. «Ça nous permet de mieux encadrer la manifestation.»

Aussi, même si Charlevoix et son Manoir Richelieu sont le cœur du Sommet du G7, le SPVQ évalue qu’il y aura une certaine convergence des tenants du contre-discours vers Québec. «On est conscient, on n’a pas les yeux fermés en se disant qu’étant donné que c’est à La Malbaie il n’y aura rien chez nous.» 

Mélissa Cliche ne peut toutefois dire s’il y aura des remous. Les amateurs de vagues n’appellent pas les policiers avant de venir à Québec! Mais il se pourrait aussi que le calme règne. «Ça se peut qu’il n’y ait aucune vague et que ça se passe très bien.»