Selon les documents du budget, le nouveau pavillon comprendrait «une douzaine de bassins accueillant des espèces telles que des grands requins, des piranhas, des barracudas et des alligators».

De l’argent pour des requins à Québec

Un nouveau pavillon consacré aux prédateurs est projeté à l’Aquarium du Québec et pourrait amener à Québec des requins, des piranhas, des barracudas et des alligators.

Le projet fait son apparition dans la section «à l’étude» du Plan québécois des infrastructures (PQI), signe que l’estimation des coûts dépasse 50 millions $.

Selon les documents du budget, le pavillon comprendrait «une douzaine de bassins accueillant des espèces telles que des grands requins, des piranhas, des barracudas et des alligators», mais aussi «des salles de classe et de réunion, de même qu’un lieu d’éducation et de sensibilisation quant à la préservation des écosystèmes». 

Le gouvernement du Québec espère que cet investissement potentiel hisse l’Aquarium du Québec «au rang des grands aquariums internationaux». L’attraction est déjà l’une des plus fréquentées par les visiteurs de passage dans la capitale. 

LIRE AUSSI: La chronique de François Bourque

Le nouveau bâtiment serait construit à l’intérieur du site clôturé, du côté du pont de Québec. Pour les habitués: c’est à la droite de l’entrée principale. 

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, n’a pas caché son enthousiasme pour le projet, qui se trouve dans sa circonscription de Jean-Talon. 

«C’est un projet très intéressant parce qu’il amènera à Québec des espèces que nous n’avons pas. Requins, piranhas et autres… Je ne les connais pas tous. Je sais que ça mord et que je n’irais pas dans le bassin. Ce sont de fort jolis animaux lorsque je les regarde derrière la vitre», a rigolé le ministre. 

«Ce sera une infrastructure qui va nous permettre d’avoir le statut d’un aquarium de classe mondiale, et ça va nous amener des gens qui vont venir à Québec peut-être pour cette raison et qui resteront peut-être une journée de plus», a-t-il ajouté plus sérieusement. 

Rivières et promenade

La Ville de Québec obtient 17 millions $ pour la mise en œuvre de son plan de revitalisation et de mise en valeur de quatre rivières (Saint-Charles–Duberger, Montmorency, Cap-Rouge et Beauport). Le projet est cher au maire Régis Labeaume, qui mise sur de nouveaux aménagements riverains pour améliorer la qualité de vie des citoyens. Il prévoit y investir une douzaine de millions de dollars au cours des trois prochaines années. 

LIRE AUSSI: «On a plus que notre part», dit Labeaume

«Ce projet mettra en valeur des secteurs parfois négligés et permettra de redonner aux citoyens l’accès aux rivières», convient le gouvernement du Québec, qui rappelle le succès de la revitalisation de la portion urbaine de la rivière Saint-Charles.

Le ministre Proulx a également indiqué que la phase III de la promenade Samuel-de-Champlain, qui cible les rives du fleuve Saint-Laurent de la côte de Sillery à la côte Gilmour, va se concrétiser. «C’est un projet qui va débuter très bientôt», a-t-il assuré. Devant le scepticisme des journalistes, qui lui ont fait remarquer que le projet est en planification depuis presque 10 ans, il a donné rendez-vous «bientôt». «Ça va commencer», a-t-il insisté. 

La dernière version du projet de plus de 100 millions $ prévoit le déplacement de la voie ferrée du Canadien National (CN) du côté nord du boulevard Champlain et la construction conséquente d’un nouveau viaduc étagé dans le secteur de la marina de Sillery. Un bassin de baignade et un miroir d’eau font aussi partie des plans. 

Dans le même secteur, le sentier linéaire projeté par la Ville de Québec en haut de la falaise de Sillery sera financé à hauteur de 3 millions $ pour la phase I, qui débute dans le secteur de l’église Saint-Michel, près de laquelle se concentrent les constructions nouvelles d’édifices à condos. Au total, il y a trois kilomètres à aménager vers l’ouest. 

Le budget confirme également un investissement de 23,5 millions $ pour achever la décontamination des sols de l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres et construire un nouveau lien cyclopiéton au-dessus de la rivière Saint-Charles pour rattacher le nouveau développement immobilier au quartier Limoilou. 

Centre de recherche industrielle du Québec

Un virage s’annonce au Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ), dont le siège social se trouve dans le parc technologique de Québec. Le gouvernement du Québec accorde 22,5 millions $ sur cinq ans pour «soutenir la refonte du modèle d’affaires» du CRIQ et «lui permettre d’appuyer davantage les entreprises dans leur transition vers le manufacturier innovant». 

Le centre de recherche doit notamment mettre sur pied des programmes d’accélérateurs d’entreprises, organiser des vitrines technologiques pour mettre de l’avant les produits développés dans la province et implanter des antennes régionales. 

Une somme supplémentaire de 20,8 millions $ est budgétée pour améliorer les infrastructures du CRIQ. Ce dernier contribuera 5,2 millions $ supplémentaires. 

Concrètement, il est question d’aménager des «centres de démonstration du manufacturier innovant afin de familiariser les entreprises à de nouvelles technologies» ainsi qu’un «centre d’impression 3D où différents équipements, de la formation et des ateliers de démonstration seront accessibles aux entreprises manufacturières». Les locaux à Québec et Montréal seront également améliorés.