Justin Trudeau et Sophie Grégoire sont montés à bord du mythique Bluenose leur enfants, Ella-Grace et Xavier, et le maire Labeaume.

De la grande visite dans le Vieux-Port

La foule n'a pas attendu le coup d'envoi officiel donné par le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, au Rendez-vous 2017 mercredi pour aller à la rencontre des grands voiliers accostés depuis la veille au port de Québec.
«Je déclare ouvert Rendez-vous 2017», a lancé le dirigeant canadien devant l'emblématique Bluenose II et une foule de curieux après un petit discours dans lequel il rappelait être venu sur ces même quais avec son père, l'ex-premier ministre du Canada Pierre Elliott Trudeau alors qu'il avait tout juste 12 ou 13 ans. 
«Je sais que je parle pour tout le monde quand je dis que c'est vraiment impressionnant de voir des douzaines de grands voiliers et près de 3000 matelots rassemblés dans le port de Québec ici sur le Saint-Laurent», a poursuivi Justin Trudeau, soulignant que ces embarcations ont souvent marqué l'histoire du Canada parce qu'elles avaient transporté les premiers explorateurs européens et des équipages de pêcheurs au large de la côte-est. 
«Si vous avez de la monnaie dans vos poches vous trouverez le célèbre Bluenose», a souligné Justin Trudeau justement avant de monter à bord du mythique voilier avec ses enfants, Ella-Grace, Xavier et Hadrien. En entrevue au Soleil, son capitaine, Phil Watson s'est dit honoré de cette visite spéciale pour laquelle son équipage a astiqué un peu plus qu'à l'habitude le bateau. «Ses enfants sont très curieux et se comportent très bien», a-t-il commenté, ajoutant qu'il espérait en faire des apprentis matelots comme leur maman, Sophie Grégoire, qui a déjà appris à naviguer en mer plus jeune. 
Lors de sa courte visite sur les quais du port de Québec, le premier ministre n'a eu d'autre choix que de prendre un petit bain de foule alors qu'il y avait déjà des centaines, voir des milliers de personnes qui attendaient en file pour visiter l'une ou l'autre des cathédrales des mers.
Une popularité anticipée
Le président de RDV 2017, François Moreau, ne s'est pas montré étonné d'une telle popularité qui s'était déjà manifestée la veille alors que la fête n'était pas encore officiellement commencée. «J'ai visité énormément d'événements comme ça sur la planète et ça attire les foules. C'est dans notre adn le volet maritime, plus qu'on le pense [...] Les fondateurs du Canada sont venus en bateau et nous on est issu d'eux. S'ils n'étaient pas des marins, ils avaient navigué, d'après moi ça vient de là», a-t-il suggéré. Il n'a pas voulu fournir d'estimation de la foule jusqu'à présent ou encore, parler des attentes de son organisation. 
«Ça fascine les gens. Quand on en a parlé il y a huit ans, j'étais convaincu que les gens seraient au rendez-vous et plus. Et c'est exactement ce qui va arriver dans les 4 prochains jours», s'est pour sa part réjoui le maire de Québec, Régis Labeaume.

Prenez l'autobus... ou armez-vous de patience

La Ville de Québec conseillait aux résidents de la région de tenter de prendre l'autobus pour aller admirer les grands voiliers, mercredi. Ceux qui ont tout de même pris leur automobile ont dû s'armer de patience afin d'entrer et quitter le Vieux-Port. 
Difficile de ne pas paralyser une partie de la ville lors d'un évènement de l'envergure de Rendez-Vous 2017. La Ville de Québec s'y préparait depuis un moment, et avait disposé des policiers aux différentes intersections du boulevard Charest et de la rue Dalhousie afin de mieux contrôler le trafic, mercredi.
Voies bloquées
On avait également décidé de bloquer l'intersection du Quai Saint-André et de la rue Saint-Pierre, et de faire converger une voie dans chaque direction, sur la rue Dalhousie, vers la côte de la Montagne. 
Des décisions qu'a applaudies le maire Régis Labeaume, en milieu de journée, mercredi. «On était assez content ce matin. C'est une grosse décision. C'est sûr que ça va être compliqué, mais les gens ne s'en font pas trop. Il y a toujours deux, trois bougonneux, mais c'est la vie.»
Lors du passage du Soleil, en fin d'après-midi, autant ceux qui attendaient en file pour visiter des voiliers que les automobilistes patientant dans la circulation semblaient effectivement garder leur calme, conscients du fort achalandage. 
En raison des rues barrées, les parcours 1 et 11 du RTC, en plus des navettes spéciales 410, 420 et ExpoCité, convergent tous vers la gare du Palais jusqu'au 23 juillet. 
Foule sur les traversiers
Un «fort achalandage» piétonnier sur les traversiers quittant Lévis rendait le temps d'attente «plus long qu'à la normale», a prévenu la Société des traversiers, en milieu de journée. Maryse Brodeur, porte-parole de la STQ, s'est réjouie que les Lévisiens aient massivement choisi le traversier pour se déplacer, mais l'on conseillait aux usagers d'acheter leur billet d'avance pour les prochains jours.
Guillaume Piedboeuf avec Patricia Cloutier