Le Dr Yves Bolduc maintient que le projet majeur de rénovation de L'Hôtel-Dieu, développé par les libéraux alors qu'ils étaient au pouvoir, aurait également permis d'améliorer de façon significative l'offre de services à la population de l'est du Québec.

Controverse autour d'une coop d'habitation près de l'Hôtel-Dieu de Québec

Une nouvelle controverse pointe à l'horizon concernant le sort de deux immeubles qui devaient faire partie du projet d'agrandissement de L'Hôtel-Dieu de Québec, lequel a été mis au rancart l'automne dernier.
Alors que le maire Régis Labeaume a exprimé au début du mois son opposition à l'idée de transformer l'ancienne école Saint-Louis-de-Gonzague et le centre d'accueil Nazareth en coopérative d'habitation, le Comité des citoyens du Vieux-Québec s'est dit d'accord avec un tel projet pour attirer des jeunes familles dans le quartier historique.
«On trouve le projet de coop d'habitation Contrescarpe attrayant. Ça pourrait devenir très bien, une magnifique coopérative d'habitation avec des espaces communautaires dont un CPE [centre de la petite enfance]. On pourrait ajouter des équipements sportifs comme à l'ancien YMCA», a commenté, mardi, au Soleil, le président du comité, Jean Rousseau.
Il craint que ces immeubles soient transformés en condominiums. M. Rousseau ne croit pas que la multiplication des condos de luxe dans le Vieux-Québec serait un grand apport pour animer le quartier.
«Les condos sont presque tous vendus, mais le problème, c'est que les propriétaires n'habitent pas Québec à l'année longue. Bien souvent, ils sont en transit. Il y a plusieurs condos qui sont inoccupés une bonne partie de l'année. On souhaite plutôt que des efforts soient faits pour attirer des jeunes familles par des projets structurants comme celui de la Contrescarpe. Les membres d'une coop d'habitation restent en moyenne 10 ans sur place», a-t-il dit.
Commerces de proximité
D'autre part, il a suggéré que des halles - comme celles du Petit Quartier sur la rue Cartier - soient aménagées sur le terrain sur la côte du Palais à l'intersection de la rue Charlevoix. Un garage du locateur d'autos Budget s'y trouvait avant sa démolition.
«Il faudra préserver la vocation d'un tel espace pour redonner des commerces de proximité à l'ensemble du quartier. Ce serait extrêmement important pour les résidents et les gens qui travaillent dans le Vieux-Québec. On ne veut pas que ce soit vendu à des promoteurs qui feront ce qu'ils veulent», a-t-il affirmé.
M. Rousseau s'en remet à la Ville de Québec pour bien planifier la future utilisation des bâtiments et des terrains qui seront mis en vente éventuellement par le CHU de Québec.
«La Ville est au centre de ce processus par l'intermédiaire de la table de concertation. Il faut s'assurer qu'il n'y ait pas d'entente avec des promoteurs qui feraient en sorte que toutes ces démarches sont vaines, futiles. C'est la première fois en 350 ans qu'il y a autant d'espace qui se libère dans le Vieux-Québec. Il n'y en aura pas d'autres occasions d'ici 100 ans», a-t-il souligné.
Terrains excédentaires
Lundi soir, le conseil d'administration du CHU de Québec a adopté des résolutions en vue de se départir du terrain sur la côte du Palais où était situé le locateur d'autos Budget, de l'école Saint-Louis-de-Gonzague sur la rue Richelieu, du centre d'accueil Nazareth sur la côte des Glacis et d'un terrain sur la rue Saint-Vallier où devait être construit un nouvel immeuble de services pour l'hôpital.
Ces immeubles et terrains qui devaient être utilisés dans le projet d'agrandissement de L'Hôtel-Dieu de Québec ont été déclarés excédentaires dans le jargon administratif.
Les résolutions seront acheminées à l'Agence régionale de la santé et par la suite au ministère de la Santé pour approbation finale.
Les revenus qui seront tirés de la vente de ces actifs seront utilisés pour réduire les coûts du nouvel hôpital universitaire sur le site du centre hospitalier de l'Enfant-Jésus et ceux de la rénovation de L'Hôtel-Dieu.