L’archéologue Paul-Gaston L’Anglais a donné, jeudi, dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle-France, une conférence intitulée Le Saint-Laurent, autoroute incontournable, mais dangereuse.

Conquête de la Nouvelle-France: loin d'être une sinécure

La conquête du Québec par les Français n’a pas été de tout repos. La traversée de l’océan puis du fleuve Saint-Laurent comportait son lot de défis, comme l’a expliqué l’archéologue Paul-Gaston L’Anglais lors de sa conférence sur Le Saint-Laurent, autoroute incontournable, mais dangereuse, jeudi dans le cadre des Fêtes de la Nouvelle-France.

Ceux qui embarquaient sur les bateaux à la conquête du Nouveau Monde ne s’attendaient sûrement pas à affronter tous les défis auxquels ils ont dû faire face avant de poser le pied sur la terre ferme.

Sur les bateaux, il y avait des marins bien sûr, mais aussi des gens de tous les milieux qui n’avaient pas forcément le pied marin. Imaginez, une traversée de plusieurs mois dans des conditions extrêmes avec le mal de mer dès le début du voyage. 

En plus du mal de mer, ils devaient supporter l’insalubrité, les maladies comme le scorbut, le typhus, la rougeole ou encore la peste, les repas froids composés de biscuits, potage de semoule d’avoine avec du lard et de la morue, l’humidité, la promiscuité. L’eau n’était pas toujours potable selon la durée du voyage, et les toilettes inexistantes à part pour le capitaine. 

Le Saint-Laurent

Pour les chanceux qui arrivaient en vie après avoir traversé l’océan, il fallait encore passer à travers le Saint-Laurent. Un fleuve loin d’être un long fleuve tranquille. 

Le Saint-Laurent est considéré comme la deuxième voie maritime la plus dangereuse en Amérique du Nord. Les bateaux devaient naviguer à travers le brouillard, les icebergs, les courants, les récifs, les bancs de sable, et les fonds marins. Il fallait 12 jours pour remonter le fleuve jusqu’à Québec, et à cause de la dangerosité, les bateaux s’arrêtaient tous les soirs entre Rimouski et Québec.

Afin d’aider les navigateurs, les capitaines notent peu à peu leurs observations, puis à partir du XVIIe siècle, des pilotes guident les navires. D’abord, entre Tadoussac et Québec en 1647, puis du Bic à Québec en 1731.

Pour connaître la liste des conférences des Fêtes de la Nouvelle-France: nouvellefrance.qc.ca/programmation