Commentaires de «trolls» : Labeaume s'attaque à Québecor

Régis Labeaume en remet contre les sections commentaires des Journal de Québec et Journal de Montréal qui, selon lui, donnent une tribune aux «phrases vicieuses et haineuses» et aux «vomissures des trolls».
«Je n'accepterai jamais que des médias connus à Québec permettent à des trolls et quasiment les encouragent à venir ajouter leurs commentaires sur l'actualité», a lancé le maire de Québec lors d'un dîner-conférence du Cercle finance Québec sur la main-d'oeuvre immigrante dans la région.
«Le pire exemple est Le Journal de Québec et Québecor. C'est tout à fait honteux la façon dont ils se comportent. J'espère que la direction va comprendre qu'elle doit mettre fin à cette pratique-là», a ajouté M. Labeaume. «C'est pas une question de droit de parole, c'est d'accepter qu'il y ait des vomissures et des déchets comme il y en a sur ces blogues-là. Tout le monde en ville dit que ça n'a aucun bon sens. À un moment donné, il faut le dire et j'espère qu'un actionnaire de Québec va se lever», a ajouté M. Labeaume en poursuivant sa charge lors d'une mêlée de presse.
Il dit avoir parlé à la direction de Québecor, sans donner de détails. Sa sortie n'a de plus rien à voir avec le retour de Pierre Karl Péladeau, avec qui il a une bonne relation, à la barre de l'entreprise.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Régis Labeaume cible les sections commentaires du site Internet du Journal de Québec. Mais cette sortie prend un sens particulier après l'attentat du 29 janvier qui a fait six morts et huit blessés à la mosquée de Québec et pour lequel Alexandre Bissonnette est accusé.
«J'en ai assez. Moi, je gère la suite de la fusillade et à un moment donné, je vais commencer à parler. Je regarde depuis deux semaines et ça n'a pas changé. Ça va nous prendre quoi? À un moment donné, il y a des limites. Québecor est un citoyen corporatif à Québec. Ils devraient prôner la tolérance. C'est pas une petite shop, c'est Québecor.»
Faciliter l'intégration
Sur le sujet de la main-d'oeuvre immigrante, Régis Labeaume a salué jeudi la volonté du premier ministre Philippe Couillard de favoriser la reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants.
M. Labeaume a aussi justifié sa volonté de privilégier les immigrants originaires de France ou de pays francophones. Une idée pas toujours bien reçue par Ottawa, mais qui n'a rien de «sectaire», a-t-il dit. «On n'est pas sectaires, c'est pas ça l'idée, on est opportunistes. C'est que ça urge, on a des problèmes de main-d'oeuvre, on veut les régler. Il y a une entente qui a été signée entre le Québec et la France, il doit bien y avoir une raison pour ça.»