«La Ville sera donc en mesure, dans les prochains mois, de répondre aux préoccupations des citoyens par rapport à l’impact de l’implantation du réseau structurant sur leur propriété», a indiqué mardi la porte-parole Stéphanie Gaudreau.

Collecte de données pour le tramway et le trambus

La Ville de Québec procédera au cours des prochains mois à la collecte de données sur le tracé du réseau structurant de transport en commun (RSTC). Ces informations serviront à finaliser le parcours et évaluer les besoins fonciers.

Un communiqué de presse a été diffusé mardi pour prévenir les citoyens de la présence sur le terrain d’employés municipaux et éventuellement de sous-traitants. Ils feront des relevés d’arpentage pour documenter le relief et localiser des équipements (poteaux, fossés, bordures, etc.). À certains endroits, le sol sera sondé pour déterminer sa nature et vérifier s’il y a contamination. Il faut aussi localiser les services publics comme l’électricité, le téléphone et le câble.

Par la suite, la Ville de Québec pourra se lancer dans les études de conception qui permettront de préciser l’insertion des nouveaux modes de transport (tramway et trambus sur une quarantaine de kilomètres) dans l’environnement urbain. Si la majorité des interventions se feront sur la voie publique, des empiètements sur les propriétés privées sont possibles, mais ne rimeront pas nécessairement avec expropriation, assure la porte-parole Stéphanie Gaudreau. 

«La Ville sera donc en mesure, dans les prochains mois, de répondre aux préoccupations des citoyens par rapport à l’impact de l’implantation du réseau structurant sur leur propriété. Des rencontres spécifiques seront tenues au moment opportun. Les citoyens concernés en seront les premiers informés», précise d’ailleurs le communiqué de presse.

Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), souligne qu’une partie des relevés et sondages avait déjà été faits pour le service rapide par bus (SRB), donc les fonctionnaires ne partent pas de zéro. Mais «il y a des bouts de tracés qui sont inconnus» qu’il faut maintenant documenter. C’est notamment le cas du boulevard René-Lévesque, où circulera le tramway en haute ville. 

M. Normand considère normal de rendre des comptes sur ce qui se passe dans le dossier qui occasionnera des travaux majeurs et des investissements de 3 milliards $ d’ici 2026. «On a dit aux gens qu’on les tiendrait informés de ce qu’on fait», rappelle-t-il.