Chauffage au bois: un problème épineux, selon le maire Labeaume

Même si la qualité de l’air prime sur le droit de posséder un système de chauffage au bois, le maire de Québec estime que le dossier de la pollution engendrée par la combustion au bois est un problème difficile à régler.

«C’est facile à dire, mais ce n’est pas facile à faire.» Régis Labeaume réagissait à l’avis de la Direction de la santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale, publié dans Le Soleil mardi. Selon elle, la Ville de Québec doit réglementer l’utilisation des appareils de chauffage au bois comme l’a fait la Ville de Montréal parce que ce type de chauffage affecte considérablement la qualité de l’air en hiver. 

«Ça fait plusieurs années qu’on en parle. Est-ce qu’il y a un programme qu’on pourrait démarrer avec un bidule qui pourrait atténuer les émissions de particules», questionne le maire, soulignant que ce sont surtout les vieux appareils qui posent problème.

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EN 2015, Montréal interdisait l’utilisation d’appareils à combustion solide durant les avertissements de smog. En dehors de ces périodes, seule l’utilisation d’appareils dégageant moins de 2,5 grammes à l’heure de particules fines est autorisée depuis le 1er octobre.

À savoir si ces appareils ont encore leur place en ville, particulièrement dans les quartiers centraux où la densité de la population est plus grande, M. Labeaume n’a pas de réponse. «La question est bonne. Vous seriez surpris de connaître le nombre de personnes qui ont choisi de chauffer au bois pour des raisons économiques. Mais il n’y a aucun avantage que le smog existe», met-il dans la balance pour témoigner de la complexité de la question.

«On va tout évaluer, mais si c’était facile on aurait déjà réglé le dossier», conclut-il.

La santé publique présentera en janvier un bilan provisoire de l’étude sur la qualité de l’air commandée par la Ville de Québec. Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, ce bilan — et éventuellement le rapport final qui sera publié au début de l’année 2020 — recommandera d’«utiliser des appareils de chauffage au bois certifiés et performants» et de «remplacer graduellement ce type de chauffage par d’autres modes d’énergie moins polluants».