Dans le bilan provisoire d’une étude commandée par la Ville de Québec, la santé publique recommandait de réglementer l’utilisation des appareils de chauffage au bois.
Dans le bilan provisoire d’une étude commandée par la Ville de Québec, la santé publique recommandait de réglementer l’utilisation des appareils de chauffage au bois.

Chauffage au bois: la Ville de Québec veut un règlement d’ici le printemps

La Ville de Québec souhaite adopter d’ici le printemps 2020 un règlement encadrant l’utilisation des appareils de chauffage au bois sur son territoire, a appris Le Soleil.

Le maire Régis Labeaume et la conseillère Suzanne Verreault, responsable de l’environnement, ont pris connaissance d’une proposition de règlement faite par la division de la qualité du milieu de la Ville de Québec à partir de la recommandation de la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale. 

Dans son bilan provisoire de l’étude Mon environnement, ma santé commandée par la Ville de Québec, la santé publique recommandait de réglementer l’utilisation des appareils de chauffage au bois, un type de chauffage qui affecte considérablement la qualité de l’air en hiver, particulièrement dans le secteur Champigny.

Comme les membres du comité exécutif n’ont pas encore vu la proposition de règlement et que celle-ci doit encore faire l’objet de discussions, Suzanne Verreault a préféré en taire les détails, mais a accepté de nous en donner les «grands principes». 

«Un de ces grands principes, c’est de travailler avec les citoyens. On sait qu’il y a entre 30 000 et 50 000 appareils de chauffage au bois sur le territoire. On ne veut pas interdire ces appareils-là, mais ils [devront] respecter les normes» environnementales applicables, a indiqué Suzanne Verreault.

Reste à savoir combien de temps auront les citoyens pour changer leur appareil. «On ne peut pas demander aux citoyens de faire ça à l’intérieur de six mois. Il faut définir sur combien de temps on va leur demander d’agir, jusqu’à ce que ça devienne une obligation», a dit Mme Verreault, qui n’a pas voulu dévoiler le délai suggéré dans la proposition de règlement. 

Chose certaine, «c’est un travail sérieux qui a été fait, on est allé voir ce qui se faisait ailleurs», a souligné l’élue. 

L’exemple de Montréal

À Montréal, par exemple, les citoyens de 19 arrondissements ont eu trois ans pour se conformer au règlement sur les appareils de chauffage au bois, adopté en 2015. Depuis le 1er octobre 2018, seuls les foyers ou poêles au combustible solide n’émettant pas plus de 2,5 grammes par heure de particules fines dans l’atmosphère sont autorisés. 

Afin d’inciter les citoyens à se départir de leur vieil appareil et à s’en procurer un conforme aux normes applicables, la Ville de Québec compte lancer un programme d’aide financière. 

«Là encore, il faut discuter [au comité exécutif] de la hauteur de ce programme d’aide. Il faut voir aussi si on est capable d’aller chercher des partenariats avec d’autres instances, comme le gouvernement ou une association [...], pour bonifier ce programme d’aide», a mentionné Suzanne Verreault.