L'ex-directeur général François Renaud travaillait pour la municipalité de Château-Richer depuis 18 ans et demi.

Château-Richer: limogé, le dg souhaite défendre ses droits

Le conseil municipal de Château-Richer a congédié, lundi soir, son directeur général, en poste depuis plus de 18 ans. Une décision que contestera le principal intéressé.
Ici, il ne s'agit pas de malversation, ni d'irrégularité, confirme d'entrée de jeu le maire de l'endroit, Frédéric Dancause, qui amorce son troisième mandat. Il évoque plutôt le fait que l'ex-dg, François Renaud, n'avait pas la capacité de mener à bien les dossiers de la municipalité.
«Ça revient depuis 2011. On avait pris conscience de la situation. On a engagé une firme spécialisée en ressources humaines pour l'aider. On voulait le former, l'encadrer, le développer. Là, on est rendu en 2014 et ça n'a pas changé. On a fait preuve de beaucoup de patience», estime M. Dancause.
Des citoyens présents lundi à la séance du conseil ont communiqué avec Le Soleil en déplorant le fait qu'ils n'avaient pas obtenu de réponses satisfaisantes de la part du maire pour expliquer le congédiement.
«Il y a un être humain derrière ça. Ce n'est pas le genre de décision qui est l'fun à prendre. Je ne veux pas commencer à faire des commentaires négatifs sur M. Renaud. C'est un homme que j'apprécie. Ça a été réfléchi et adopté de façon unanime par tous les conseillers», insiste le maire.
À la suite d'une question posée par un citoyen, M. Dancause a refusé que chaque conseiller donne son opinion sur le congédiement, ce qui a déplu aux gens présents dans la salle. «J'ai simplement agi comme président d'assemblée. C'est aussi mon rôle de président d'assemblée de diriger les débats et les questions. Il y a des gens qui sont hostiles à ma gestion depuis des années. Je suis habitué de travailler avec ce genre de commentaires», lance-t-il.
Joint à son domicile, mardi, François Renaud tentait toujours de se remettre de son congédiement, qu'il s'apprête à contester. «Ça fait 18 ans et demi que je suis là. M. Cloutier [un ancien maire] semblait satisfait de mes services. Dès que M. Dancause est entré en poste, il avait un problème avec moi. Du moins, c'est ce que je perçois», soutient-il.
Sans dire que les relations étaient tendues, il croit néanmoins qu'un «conflit de personnalités» l'oppose au maire. C'est pour cette raison qu'il livrera bataille. Il est d'ailleurs à déterminer l'instance qui pourra lui venir en aide, peut-être la Commission des relations du travail ou la Commission municipale du Québec.
«Après 18 ans et demi de loyaux services, quand je me couche le soir, j'ai l'esprit en paix. Comme je n'ai rien à me reprocher, je me sens parfaitement à l'aise d'aller défendre mes droits», lance-t-il.
Sans vouloir entrer dans les détails, il allègue que les situations reprochées sont parfaitement justifiables. Et c'est ce qu'il compte faire valoir lors de son éventuelle contestation.
C'est l'actuel directeur général par intérim - c'est bel et bien son titre -, Steeve Arbour, qui occupe pour l'instant le poste de dg. M. Arbour a été embauché en 2012 pour prêter assistance à M. Renaud dans ses fonctions.