Jean-Paul L'Allier en entrevue au Soleil en août 2013 pour souligner les 20 ans du jardin qui porte maintenant son nom.

«C'est à lui, ce jardin-là»

La décision de la Ville de Québec de baptiser le jardin de Saint-Roch en l'honneur du défunt maire Jean-Paul L'Allier était «inévitable» et réjouit sa conjointe Johanne Mongeau. «Ça lui revient, c'est à lui, ce jardin-là.»
En entrevue au Soleil, dans la foulée de la décision de tenir une consultation publique sur le sujet, Mme Mongeau salue le geste de la Ville, étant donné que le jardin de Saint-Roch a été l'un des legs les plus importants de son mari pendant son mandat de 16 ans à la tête de la capitale.
«Cet endroit a été tellement important dans le cheminement politique de Jean-Paul. Il avait une vision géniale et assez atypique du développement de la Ville», ajoute-t-elle, précisant que la Ville l'avait consultée avant de prendre une décision.
Mme Mongeau souhaite que la cérémonie officielle se déroule au printemps, «alors que le jardin est fleuri et à son plus beau», et non au début de janvier, à la date anniversaire de la mort de son mari. À son avis, il s'agit d'«une excellente initiative» que de prendre seulement un an, et non plusieurs années, pour honorer la mémoire du disparu. «C'est plus significatif.»
Mme Mongeau avoue avoir d'«autres projets en tête», mais sans nécessairement avoir «d'idées précises», afin d'honorer le souvenir de son mari ailleurs à Québec.
En mêlée de presse, plus tôt en journée, en marge de la présentation du budget de la Ville, le maire Labeaume avait lui aussi fait savoir que le choix du jardin de Saint-Roch s'imposait d'emblée. «C'est identifié à Jean-Paul L'Allier, ces jardins-là. Pour nous autres, au départ, c'était incontournable et à force de chercher des idées, on revenait toujours à ça.»
«M. L'Allier a participé activement à la vaste revitalisation du quartier Saint-Roch dans les années 90», a pour sa part indiqué la présidente du comité de toponymie, Anne Corriveau. [...] Sous sa gouverne, le jardin Saint-Roch est devenu le premier projet novateur et stratégique de la relance du quartier.» 
La Ville ne prévoit pas d'aménagement spécifique dans le parc, outre un monument ou plaque commémorative à la mémoire de M. L'Allier, à l'image de ce qui a été fait pour Jean Pelletier devant la gare du palais. Conformément aux politiques municipales, le changement de nom du jardin de Saint-Roch doit être soumis à une consultation publique, laquelle se tiendra le jeudi 15 décembre, lors du conseil de quartier.
L'administration Labeaume doit maintenant trouver un lieu pour honorer la mémoire d'un autre maire marquant de la capitale, Gilles Lamontagne, décédé le 14 juin. «C'est pas évident, ces affaires-là», laisse tomber Régis Labeaume, qui dit travailler à ce sujet en collaboration avec la famille du défunt.