La convention collective des quelque 700 policiers est échue depuis le 31 décembre 2018. L’incertitude qui règne autour de l’emplacement de la future centrale pourrait créer des pressions sur les négociations en cours. Ci-dessus, l’actuelle centrale du parc Victoria.

Centrale de police de Québec: le syndicat presse la Ville de choisir l’emplacement

La Fraternité des policiers de la Ville de Québec souhaite que la Ville cesse de tergiverser et fasse connaître au plus vite le site choisi pour la construction de la nouvelle centrale de police. L’incertitude qui règne autour de l’emplacement pourrait créer des pressions sur les négociations en cours.

«Il y a des modalités, des enjeux du contrat de travail qui sont liés au déploiement de la patrouille sur le territoire», explique le président du syndicat, Marc Richard. La convention collective des quelque 700 policiers est échue depuis le 31 décembre 2018. L’avertissement lancé l’an dernier dans les pages du Soleil est en train de se concrétiser.

«Présentement, les négociations se déroulent relativement bien. Cependant, il pourrait y avoir des écueils si on ne sait pas où sera située la nouvelle centrale. Du moment que l’emplacement est choisi et qu’on a un échéancier de construction, c’est beaucoup plus facile», ajoute-t-il.

Il donne en exemple le fait que des quatre postes actuels, la flotte de véhicules sera gérée dans l’avenir entre la nouvelle centrale et le poste de Sainte-Foy, route de l’Église. Il y aura aussi quelques véhicules au poste de quartier aménagé dans l’édifice F.-X.-Drolet, rue du Pont. 

L’impatience est palpable chez les policiers qui ont l’impression de naviguer à l’aveugle depuis que l’administration Labeaume a fait une croix définitive à l’automne 2018 sur le terrain voisin de la centrale de la Sûreté du Québec, boulevard Pierre-Bertrand, emplacement pourtant annoncé au printemps de la même année.

On se souvient que le site a été jugé trop petit pour accueillir le bâtiment et le stationnement. De plus, une mauvaise évaluation initiale des besoins avait fait passer le coût du projet de 40 à 80 millions $.

Ce dossier, cette saga même,  a mené en mai 2018 au départ d’Équipe Labeaume du vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien. M. Labeaume l’avait accusé «d’avoir échappé le dossier». Rejetant le blâme, M. Julien avait décidé de siéger comme conseiller indépendant avant de se présenter pour la CAQ. 

L’offre de Fleur de Lys

Le Soleil a aussi demandé à M. Richard ce qu’il pensait de la volonté des propriétaires de Place Fleur de Lys d’offrir à la Ville un terrain à 1$ pour y construire une centrale de police adjacente au centre commercial.

Mardi, les frères William et Jonathan Trudel, confiaient à Radio-Canada que l’implantation d’une centrale sur leur terrain donnerait de la vigueur aux commerces du secteur.

«Je ne dis pas que c’est farfelu. Mais je ne veux pas m’immiscer dans le choix d’un site. C’est à l’administration municipale que revient ce choix. Nous, ce qu’on veut, c’est qu’il soit connu rapidement», conclut le président.

Les plus récentes informations placent la future centrale dans le secteur de Charlesbourg.