Le président de la filiale locale de la Légion royale canadienne, Claude Racine, déplore le manque de commémorations de la bataille de Vimy à Québec.

Centenaire de Vimy: Québec fait piètre figure

Si, dans de nombreuses villes canadiennes, le centenaire de la bataille de Vimy est souligné à grands traits, presque rien à Québec n'est réservé à cet anniversaire. «Et pourtant, on est la ville du patrimoine militaire au pays!» s'insurge le président de la filiale locale de la Légion royale canadienne, Claude Racine.
Rencontré vendredi midi au local de la Légion, à l'occasion d'une journée portes ouvertes visant à commémorer le sacrifice des soldats ayant participé au célèbre assaut de la crête le matin du 9 avril 1917, M. Racine ne décolère pas. «On devrait faire une grosse parade sur Grande Allée!» illustre-t-il. 
Il reproche au Royal 22e Régiment de tenir une cérémonie fermée au public à la Citadelle de Québec, où seules des personnes triées sur le volet sont invitées. «On va être enfermé dans les murs de la Citadelle... J'ai regardé dans beaucoup d'autres villes canadiennes et elles tiennent toutes de gros événements publics», se désole-t-il, rappelant que la bataille de Vimy est l'une des plus importantes de la Première Guerre mondiale pour le pays.
D'autant plus, dit-il, que le 22e Bataillon - l'ancêtre du Royal 22e Régiment - a participé à l'effort. Celui-ci avait été fractionné en petites compagnies qui se sont chargées «du nettoyage» après l'assaut de la crête. Plusieurs des soldats canadiens-français s'étaient même mérité une distinction. 
Manque de sensibilité de Labeaume
Le président de la Légion royale canadienne filiale 265 Québec reproche aussi au maire Régis Labeaume son manque de sensibilité à l'égard de tout ce qui est militaire. Il soutient que la Ville lui met des bâtons dans les roues à toutes les fois qu'il tente d'organiser, à l'automne, la Campagne du coquelicot à Québec. Claude Racine soutient que les vétérans d'ici ne font guère mieux puisque la filiale locale de la Légion royale canadienne compte moins de 400 membres alors que le bassin de vétérans est énorme avec la base de Valcartier à côté. «Je n'ai pas de support, les vétérans dorment au gaz», regrette-t-il. 
Présent à l'événement organisé par la Légion, le ministre Jean-Yves Duclos a d'abord affirmé que «la région de Québec célèbre correctement ce centenaire» avant de se raviser. «On pourrait en entendre davantage parler parce que c'est un sacrifice qui illustre les sacrifices d'autres Canadiens et Canadiennes qui ont été faits au cours des dernières décennie», a-t-il admis. 
Le premier ministre Justin Trudeau, le gouverneur général du Canada, David Johnston, ainsi que le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, et le chef d'état-major de la défense des Forces armées canadiennes, le général Jonathan Vance, se rendront en France du 8 au 10 avril pour assister aux activités commémoratives du 100e anniversaire de la bataille.