Le projet de Carrefour de généalogie du groupe citoyen à l'église Saint-Jean-Baptiste n'est pas encore tout à fait ficelé.

Carrefour de généalogie: projet encore à peaufiner, selon la Ville

La ville de Québec ne ferme pas la porte à la conversion de l'église Saint-Jean-Baptiste en Carrefour de généalogie de l'Amérique francophone, mais le projet n'est pas viable dans sa forme actuelle, assure la vice-présidente du comité exécutif de la ville de Québec, Julie Lemieux.
«On y croit toujours. On est en discussion avec le groupe Espace Solidaire depuis longtemps. Sauf que le plan d'affaires déposé n'est pas satisfaisant ou concluant. Ce n'est pas réaliste», a expliqué Mme Lemieux, mercredi, en réaction à un article paru dans Le Soleil le matin même. La présidente d'Espace Solidaire, Dominique Drolet, s'y disait «très déçue et triste» que le projet de Carrefour de généalogie du groupe citoyen à l'église Saint-Jean-Baptiste batte de l'aile. 
«J'ai été un peu surprise de lire qu'elle était inquiète du silence de la Ville, parce que l'on a eu des discussions régulières avec eux», a pointé Julie Lemieux, avant de relayer la position de son administration concernant le projet actuel. 
D'une part, la ville de Québec n'est pas pressée de décider de la future vocation de l'église. «La priorité pour le moment est la réfection de l'église. Les fonds doivent aller là-dessus», explique la présidente du Comité exécutif, mentionnant au passage qu'une enveloppe budgétaire serait «sûrement» annoncée à cet effet durant la prochaine année. 
Pour le reste, les citoyens bénévoles d'Espace Solidaire sont bien intentionnés, mais ils ont encore beaucoup à faire pour prouver la viabilité de leur projet.
Budget important
«Il faut peaufiner et approfondir le projet. Le budget est assez important et l'on n'est pas certain des retombées. On comprend que c'est un groupe qui se consacre à cela bénévolement et que cela prend beaucoup de temps. On leur dit de continuer à travailler, mais ils ont peut-être besoin d'un peu plus d'encadrement. Ça reste un projet complexe.»
La Ville se questionne également à savoir s'il y a réellement une clientèle pour un carrefour de généalogie, qui mettrait en valeur, rappelons-le, l'histoire des familles de l'Amérique francophone à travers des expositions et des outils de recherches généalogiques. Après tout, le but est de trouver «une vocation qui va plaire» à l'église Saint-Jean-Baptiste, rappelle Julie Lemieux.