Bonhomme s’est prêté au jeu et a bien voulu prendre la pose pour quelques égoportraits d’admiratrices comblées.

Carnaval: les «bons coups» des Grands rendez-vous [PHOTOS]

Après une tempête et des temps froids, les organisateurs du Carnaval de Québec se sont réjouis de voir «tous les sites remplis», lors de la 10e et ultime journée de festivités. Avec un mercure qui avoisinait le point de congélation, tout était en place pour clôturer cette 66e édition, dimanche après-midi.

«Cette année, on s’est donné comme phrase d’appel “Plus forts que le frette”. On a vécu l’hiver sous toutes ses formes dans les 10 derniers jours et les gens étaient au rendez-vous, alors ils sont définitivement plus forts que le frette!» a d’emblée lancé la directrice générale du Carnaval, Mélanie Raymond, en guise de bilan de l’édition 2020. 

Des événements qui rassemblent

Avec l’ajout d’un site et un aménagement «amélioré», Mme Raymond est fière de dire que le Carnaval constitue encore après plusieurs décennies un «rendez-vous». «Des gens traversent la planète pour venir et pour découvrir Québec pendant le Carnaval», a-t-elle ajouté. 

Parlant de point de rencontre, les Grands rendez-vous, cette mouture qui consistait à réunir les gens lors de mêmes événements d’envergure semble faire partie, aux dires du directeur de la programmation, des «bons coups» de la 66édition. 

Mia-Éloïse Légaré et Rafaëlle Roussin s’en sont donné à cœur joie dans les glissades sur chambre à air.

«Les gens ont répondu présents à la course en canots, aux deux défilés, à la soirée hip-hop et à l’Électro Frette», a énuméré Alexis Ferland, qui a aussi souligné le succès de l’expérience Pixel, rappelant les arcades des années 80 et 90. «On voyait les yeux des gens qui s’amusaient et qui retombaient en enfance», a-t-il ajouté. 

«On a offert beaucoup d’accès même sans l’effigie et c’est ce qu’on souhaite, de donner un avant-goût aux gens et de rendre la fête accessible», s’est prononcée Mme Raymond. 

En ce qui concerne l’accessibilité, les organisateurs s’entendent pour dire qu’il y en avait pour «tous les goûts» cette année. Des classiques sculptures aux soirées musicales, «les carnavaleux étaient là», ont-ils commenté.

Le directeur de la programmation du Carnaval de Québec, Alexis Ferland, et la directrice générale, Mélanie Raymond, font état d’un succès pour cette 66e édition de la fête hivernale.

Vent de changement 

Pour l’an deux d’un «changement magistral», l’organisation du Carnaval estime observer un sentiment positif de la part du public. «D’année en année, on voit une progression de l’achalandage. Mais notre défi avec les traditions, c’est de les transporter dans la modernité et de regarder vers l’avant en gardant nos racines», a illustré Mme Raymond.

Dans un communiqué, l’organisation a promis d’ailleurs de «poursuivre dans ce cadre en proposant une programmation 2021 remplie d’activités qui font le pont entre les traditions et l’avenir».

«Un événement qui a 66 ans d’histoire, c’est rare et ça veut forcément dire qu’il y a des changements. On ne pourrait pas offrir le Carnaval qu’on avait en 1955 et satisfaire la clientèle d’aujourd’hui», a-t-elle noté. 

Les organisateurs ne se sont toutefois pas avancés sur la nature de la prochaine programmation, ni sur les données de fréquentation de cette année. Le bilan financier devait paraître au cours des prochains mois.

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LES COURAGEUX PRENNENT UN BAIN DE NEIGE

Le traditionnel bain de neige a lui aussi rassemblé une bonne foule sur le site du Camp à Jos dimanche, pour la dernière journée du Carnaval de Québec. 

Dans une caravane chauffée, une soixantaine de participants faisait le plein de chaleur avant de se lancer à pieds joints dans la poudreuse. Puis, quand la porte a ouvert, la buée a témoigné du contraste de température avec l’extérieur et a signalé que l’heure était venue de plonger. Prêts pas prêts.  

Les organisateurs du Carnaval de Québec se sont réjouis de voir «tous les sites remplis», lors de la 10e et ultime journée de festivités.

Sur des airs festifs de Gangnam Style, une vague de participants qui testaient l’expérience pour une première fois se sont élancés dans la neige, seulement de maillot de bain vêtus. Avec pour protection des bottes et des mitaines pour couvrir les extrémités, la plupart n’ont pas hésité à se rouler dans la neige pour profiter du moment. 

Certains avaient même fait le voyage de la Californie, de l’Allemagne, de la République tchèque et de la Côte d’Ivoire pour vivre la tradition hivernale. 

L’événement d’une durée d’environ quarante minutes comprenait trois sorties à l’extérieur de quelques minutes, entrecoupées de moments de réchauffement à l’intérieur. 

La crème des pas peureux

Dans cette piscine loin d’être chauffée les saucettes étaient de courte durée, mais les morceaux aux sonorités latino de Shakira et de Pitbull réchauffaient les spectateurs, bien massés pour observer les courageux se tremper. Même Bonhomme s’est solidairement joint à eux, en pleine bataille de neige. 

Le directeur de la programmation du Carnaval de Québec, Alexis Ferland, a lui aussi profité de l’occasion pour tester l’expérience. Si c’était pour lui une première baignade hivernale au bain de neige, l’année 2020 marquait pour d’autres la suite de la tradition. 

«Il est inscrit sur leur bras le nombre de participations. J’ai aperçu des 10, des 20 et même un 26», s’est étonné M. Ferland.