En 2017, les camions étaient essentiellement confinés à des parcs en banlieue. Déçus du succès mitigé de cette première expérience, trop souvent loin d’une clientèle potentielle, les restaurateurs avaient demandé de pouvoir stationner en ville pour redonner tout son sens au concept de cuisine de rue.

Camions-restaurants: des rues s'ajoutent à la liste des sites

L’an deux du projet-pilote de cuisine de rue compte cinq nouveaux sites en milieu urbain, dont trois dans le quartier Saint-Roch.

En 2017, les camions étaient essentiellement confinés à des parcs en banlieue comme la base de plein air de Sainte-Foy et le parc de la plage Jacques-Cartier. Déçus du succès mitigé de cette première expérience, trop souvent loin d’une clientèle potentielle, les restaurateurs avaient demandé de pouvoir stationner en ville pour redonner tout son sens au concept de cuisine de rue.

La Ville a entendu le message, en ajoutant pour l’été cinq sites en milieu urbain. Dans Saint-Roch, les camions pourront se garer à deux endroits sur la rue de la Gare-du-Palais : face au palais de justice et sur le site de la place Jean-Pelletier. Tout près, ils pourront aussi offrir leurs mets sur la rue Saint-Dominique en face du parc John-Munn. À Beauport, le parc Étienne-Parent, à côté de la bibliothèque du même nom, a été retenu. Enfin, le parc Roland Beaudin, près de la route de l’Église à Sainte-Foy, accueillera aussi les camions.

L’exercice de réflexion entrepris pour cette seconde année du projet-pilote visait à «conserver l’équité avec les restaurateurs ayant pignon sur rue, tout en offrant également des sites en milieu urbain aux propriétaires de camions-restaurants», a affirmé Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable du patrimoine et de l’aménagement du territoire. 

Les restaurateurs auront aussi plus de latitude pour leur présence sur les sites et la Ville ne déterminera plus l’horaire à l’avance.

Terrains privés

Autre bonne nouvelle, les propriétaires pourront, sans obtenir de permis, s’installer sur les terrains privés des entreprises des parcs industriels avec qui ils auront pris entente. Selon ce même critère, leur présence est aussi admise dans les zones autorisant des activités récréatives comme l’Aquarium de Québec ou le Parc de la Chute-Montmorency.

Le propriétaire de La Zèbre mobile du Côtes-à-Côtes, Nicolas Lavigne, se réjouit des changements apportés au projet. «On a fait de belles avancées. La Ville nous donne plus de latitude dans la gestion de l’horaire. De plus, établir une routine dans les endroits où il y a des travailleurs, c’est une bonne idée.»

Son principal regret est que la SDC Saint-Joseph n’a pas approuvé la présence de camions sur la rue Sainte-Hélène, voisine du parc Jean-Paul-L’Allier. Un site qui était dans la mire des restaurateurs de rues. 

Il y aura quatre camions lors du lancement de la saison le jeudi 24 mai, parc John-Munn. Parallèlement, la Ville lance un nouvel appel d’intérêt pour bonifier l’offre. En plus, elle délivrera trois permis de vélos-cuisine. Les places éphémères seront privilégiées pour ces derniers.

Bien que la saison estivale arrive à grands pas, M. Lavigne est confiant que d’autres restaurateurs s’ajoutent à la liste. «Avec un projet bien coordonné, on va peut-être avoir d’autres joueurs.» La Ville compte délivrer jusqu’à un maximum de 15 permis.