Le conflit de travail qui oppose les cochers et palefreniers de Calèches Québec à leur employeur est toujours dans l’impasse, alors que l’entreprise doit fermer ses portes le 26 octobre.

Calèches Québec: toujours l’impasse à deux semaines de la fermeture

Le conflit de travail qui oppose les cochers et palefreniers de Calèches Québec à leur employeur est toujours dans l’impasse, alors que l’entreprise doit fermer ses portes le 26 octobre.

Le délégué syndical et porte-parole des employés en grève, Vincent Boissonneault, de même que le directeur général de Calèches Québec, Simon Genest-Mainguy, ont tous deux indiqué au Soleil que rien n’avait bougé au chapitre des négociations, qui sont au point mort depuis la fin août. Les employés avaient alors reçu un avis de licenciement collectif de leur employeur, qui cesse ses opérations.

«Oui j’aurais aimé ça continuer, mais pas comme ça, ce n’est pas raisonnable», indique M. Genest-Mainguy en faisant référence aux difficultés financières qu’éprouve Calèches Québec depuis quelques années. Des chevaux et des véhicules hippomobiles ont déjà été vendus, et «certains actifs» sont également à vendre.

Le directeur général confirme avoir eu une offre d’achat officieuse de la part d’un ancien propriétaire de calèches, mais que celle-ci ne s’était pas concrétisée. «Je lui ai dit combien d’espérais et de me faire une proposition, mais je n’ai pas eu de suite», signale M. Genest-Mainguy, précisant que cet homme — qu’il préfère ne pas nommer — serait «très proche» de l’autre délégué syndical chez Calèches Québec, le cocher Jacques Gignac.

De son côté, Vincent Boissonneault se dit convaincu que l’industrie des calèches à Québec peut être «profitable». Le délégué syndical, aussi cocher, indique que lui et d’autres collègues continuent à travailler sur un modèle de coopérative pour reprendre les opérations. «Ce n’est pas 100 % des cochers qui embarqueraient dans la coopérative, mais on a une masse critique suffisante», selon M. Boissonneault. 

Le délégué syndical indique que cette future coopérative serait intéressée à acheter les actifs de Calèches Québec, mais ajoute ne pas avoir de lien direct avec les démarches déjà faites auprès de M. Genest-Mainguy. 

Permis

Avec la fermeture annoncée de Calèches Québec, qu’adviendra-t-il des 14 permis qu’elle détient? Ces permis, émis par la Ville de Québec, sont inutilisés depuis le déclenchement de la grève le 26 juillet, qui a été suivie d’un lock-out. Interrogé récemment par Le Soleil sur la question, le maire Régis Labeaume n’a pas voulu émettre de commentaires en raison du conflit de travail en cours.

Seules trois calèches circulent toujours dans les rues de la capitale : deux de l’entreprise Calèches du Vieux-Québec, et une autre d’un propriétaire indépendant.

La Ville pourrait-elle décider d’abolir les permis et emboîter le pas à Montréal, qui a décidé de mettre fin aux calèches sur son territoire? «On n’a pas l’impression que la Ville veut aller dans cette direction-là [d’abolir les permis]», a commenté Vincent Boissonneault.