Les trois calèches d'autres compagnies ont opéré tout l'été, alors que celles de Calèches Québec devraient revenir «très graduellement» dans le Vieux-Québec d'ici le début de novembre.

Calèches Québec: retour très progressif au travail

Les touristes et citoyens de Québec ne doivent pas s’attendre à voir se promener trop de calèches dans le Vieux-Québec d’ici la fin de la saison, car le retour au travail des cochers de Calèches Québec se fera très graduellement. Rappelons qu’une entente de principe s’est conclue mardi dernier, après plus d’un an de lock-out.

Le retour au travail officiel des employés de Calèches Québec se déroulait cette fin de semaine. L’entente de principes a été acceptée par 69 % des membres du syndicat, jeudi.

Entre autres, la douzaine d’employés syndiqués bénéficiera d’une augmentation salariale de 17 % cette année, puis de 2 % pour les quatre prochaines années. L’entente comprend une augmentation salariale de 25 % étalée sur cinq ans. Et plus la promenade est longue, plus l’employeur devra payer une grosse prime.

«Il n’y a pas de retour au travail qui a été fait encore, ça devait théoriquement l’être. Il faut aller chercher nos permis, ils demandent une enquête d’antécédents criminels pour une première année alors il y a des délais normaux à prévoir. On ne sait pas pourquoi on n’a pas été rappelés encore. On pense que le retour va se faire très graduellement pour le reste de cette saison. Quelques syndiqués vont retourner au travail à la fois», informe Vincent Boissonneault, cocher et délégué syndical de Calèches Québec.

La saison d’activité des cochers devrait s’étirer jusqu’au début du mois de novembre. Les touristes se font nombreux jusqu’à l’automne à Québec.

«Il y a trois calèches des autres compagnies, eux ils n’ont jamais arrêté. Dans les prochaines semaines, je pense qu’on pourra commencer à en voir deux ou trois autres, tranquillement.»

Calèches Québec détient 14 des 17 permis délivrés par la Ville chaque année.

Priorité: les chevaux

La priorité des cochers sera d’entraîner les chevaux à reprendre l’effort, eux qui n’ont pas beaucoup travaillé dans la dernière année.

«Il faut réhabituer les chevaux, ils sont comme des athlètes qui se remettent en forme. On ne devra pas dépasser la limite du cheval», indique M. Boissonneault.

Les employés ne pourront décrire la nouvelle ambiance de travail à la suite du lock-out qu’au début de la saison prochaine. Ils laissent du temps à l’employeur pour effectuer quelques changements dans l’entreprise, pour le mieux.

«Ça va dépendre dans quelle mesure l’employeur décide de racheter des chevaux et de les entraîner. C’est ce qui va nous dire si l’employeur a compris le message, c’est à l’avantage de tout le monde s’il fait ça. Mais c’est hors de notre contrôle, on peut faire pression pour être certains que si l’entreprise reprend l’expansion qu’elle avait auparavant, ce ne sera pas au détriment des chevaux existants. On ne se mettra pas à faire travailler les chevaux plus que ce qu’on considère comme correct», assure le délégué syndical.