Selon le syndicaliste Vincent Boissonneault, Calèches Québec a continué à prendre des réservations pour le tramway, une ou deux calèches auraient également été aperçues à certains moments par le syndicat dans le Vieux-Québec pendant les Fêtes.

Calèches Québec n’a pas fermé ses portes

Contrairement à ce qu’elle avait annoncé, la direction de Calèches Québec n’a jamais cessé ses activités en octobre. Deux mois et demi plus tard, le syndicat dénonce la situation alors que les employés ont été licenciés.

À LIRE AUSSI Calèches Québec cesse ses opérations

Selon le syndicaliste Vincent Boissonneault, Calèches Québec a continué à prendre des réservations pour le tramway, une ou deux calèches auraient également été aperçues à certains moments par le syndicat dans le Vieux-Québec pendant les Fêtes. «Il a vendu des billets au Château Frontenac pour le tramway, il a opéré aussi cet automne et du personnel aurait été engagé», a dénoncé M. Boissonneault. 

Or, le 26 octobre, Calèches Québec devait officiellement fermer ses portes comme l’avait annoncé le propriétaire de l’entreprise, Simon Genest-Mainguy. En effet, début septembre, M. Genest-Mainguy avait confié au Soleil jeter l’éponge après avoir «perdu confiance» envers le comité de négociation et les délégués syndicaux représentant ses employés. Il avait alors licencié les cochers et les palefreniers.

Deux semaines plus tard, M. Genest-Mainguy avait aussi confié dans nos pages qu’il aurait «aimé continuer, mais pas comme ça, ce n’est pas raisonnable», en faisant référence aux difficultés financières qu’éprouve Calèches Québec depuis quelques années. 

À ce moment-là, des chevaux et des véhicules hippomobiles ont déjà été vendus, et «certains actifs» sont également à vendre. Le directeur général avait aussi reçu une offre d’achat officieuse de la part d’un ancien propriétaire de calèches, mais que celle-ci ne s’était pas concrétisée. «Je lui ai dit combien j’espérais et de me faire une proposition, mais je n’ai pas eu de suite», avait-il expliqué, précisant que cet homme — qu’il préfère ne pas nommer — serait «très proche» de l’autre délégué syndical chez Calèches Québec, le cocher Jacques Gignac.

Vacances non payées

Selon Vincent Boissonneault, les vacances des employés, dues par l’employeur au moment du licenciement collectif, n’auraient pas été payées. «Il nous dit qu’il n’a pas d’argent pour payer nos vacances et qu’il faut le laisser le travailler pour avoir l’argent», a-t-il déploré. 

«Il nous a aussi dit qu’il était toujours à vendre et de lui faire une proposition, mais en même temps il nous dit qu’il va racheter les permis à la Ville. Comment il fait pour avoir des milliers de dollars pour payer les permis et ne pas avoir d’argent pour nous payer?» a-t-il questionné. 

M. Boissonneault se demande aussi de quelle manière sont payés les nouveaux employés et les cadres. 

Le propriétaire de Calèches Québec n’a pas voulu répondre aux questions du Soleil.

Les syndiqués de Calèches Québec avaient déclenché la grève le 24 juillet. L’employeur avait répliqué avec un lock-out dès le lendemain. Le conflit s’est enlisé au fil des semaines et aucune entente n’a été conclue.