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Le candidat à la mairie Bruno Marchand lors de sa conférence de presse, jeudi
Le candidat à la mairie Bruno Marchand lors de sa conférence de presse, jeudi

Bruno Marchand se présente comme un candidat «rassembleur»

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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Le candidat à la mairie, Bruno Marchand, ex-président-directeur général de Centraide Québec, soutient que Québec forte et fière, nouveau parti qu’il dirige, se distingue par sa «capacité à rassembler».

À sa première apparition publique, M. Marchand a visiblement voulu se distancer du style de gestion de l’administration actuelle, tout en prenant soin de ne pas attaquer directement le maire de Québec.

«Les gens nous disent qu’ils veulent un leadership rassembleur.  Avec les défis qui sont devant nous, le temps de la chicane est terminé. On a besoin d’élus qui vont être capables de rassembler. On ne peut pas parler de bien commun, si c’est une seule personne qui dirige», lance-t-il, tout en spécifiant qu’il avait  beaucoup de respect pour M. Labeaume, mais qu’il était peut-être temps de passer le flambeau et de laisser la place aux idées nouvelles après 14 ans passés à la tête de la Ville.

«La mairie, c’est beaucoup plus que l’affaire d’une seule personne. Les candidats ne seront pas les candidats du maire sur le terrain, mais les candidats des citoyens», ajoute celui qui vise la parité chez les candidats. D’ailleurs, le parti aurait déjà recruté 25% des candidats aux 21 postes de conseillers.

M. Marchand explique que les cinq ambitions de Québec forte et fière sont: des quartiers forts, animés et diversifiés; un leadership positif à l’écoute de la pluralité des points de vue; une relance postcovid vigoureuse; une ville résiliente et verte; des services qui respectent la capacité de payer des contribuables.

«Oui» au tramway, «peut-être» au 3e lien

Les dossiers d’actualité ont tôt fait de rattraper le candidat. Au sujet du tramway, il se dit en faveur du projet de réseau structurant de transport en commun tel que celui présenté par la Ville à la suite de l’entente intervenue avec le gouvernement du Québec.

Pour lui, c’est un dossier réglé si le projet comporte une colonne vertébrale forte, une bonne desserte de la périphérie et une interconnexion avec la Rive-Sud. Il est donc inutile de tenir une élection référendaire sur le sujet comme le voudrait Québec 21.

«Je comprends que les gens auraient voulu se prononcer il y a quatre ans. Mais il y a un risque de se retrouver le bec à l’eau», précise M. Marchand. Selon lui, une vision plus «pragmatique» milite en faveur d’une mise en service dans les délais prévus pour répondre aux besoins de la population en matière de mobilité.

D’autre part, il estime que le projet de 3e lien n’est toujours pas assez défini pour lui accorder un appui. «J’attends la proposition du gouvernement. La décision va être prise seulement après. J’ai besoin d’être convaincu.»

Une décision réfléchie

À titre d’ex-PDG de Centraide, la lutte contre les inégalités sociales est un point cher à M. Marchand. Mais sa décision «de foncer» a été prise après avoir réfléchi avec d’autres de façon plus large sur ce que devait être l’avenir de Québec, tant au chapitre de l’économie que du patrimoine et de la culture, énumère-t-il.

On nous avait dit que Bruno Marchand était un bon tribun. Dans la forme, il a soigné son entrée. Le choix du lieu de la conférence virtuelle, covid oblige, n’était pas «anodin», comme il l’a souligné. Elle se déroulait au Patro Roc-Amadour, dans le quartier où il a grandi. Question de rappeler ses origines.

«Le Patro est significatif pour moi. Mes premiers modèles de vie avec qui j’entretiens encore des liens, c’est au Patro que je les ai rencontrés. On n’était pas riche, mais on n’a jamais manqué de rien. Des amis qui dînaient au Jos Louis, il y en avait plusieurs. C’est ici qu’on a découvert le courage de rêver grand. C’est ce courage que je veux amener avec moi à la mairie», a-t-il raconté en substance.