Selon Régis Labeaume, les porte-parole syndicaux mentent effrontément. «Honte à ce syndicat», a-t-il martelé en mêlée de presse en marge de l’inauguration du Diamant, vendredi. «C’est scandaleux.»

Brigadiers scolaires: «Honte à ce syndicat», lance Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, considère que le syndicat des brigadiers scolaires «utilise les enfants et l’insécurité des parents pour mettre du poids dans leurs négociations syndicales».

Jeudi, le syndicat des brigadiers dénonçait la décision de la Ville de Québec de couper plus de 20 % des heures des quelque 200 brigadiers scolaires de son territoire. Cette disposition pourrait représenter un risque pour la sécurité des enfants. 

Selon M. Labeaume, les porte-parole syndicaux mentent effrontément. «Honte à ce syndicat», a-t-il martelé en mêlée de presse en marge de l’inauguration du Diamant, vendredi. «C’est scandaleux.»

La sécurité des écoliers n’est pas compromise à la suite de la modification des horaires de travail des brigadiers scolaires, a fait savoir la Ville de Québec par voie de communiqué, vendredi. 

Ce réajustement fait suite au changement d’horaires des écoles primaires, qui ont augmenté leurs périodes de récréation après l’adoption d’un nouveau Régime pédagogique par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. Deux récréations de 20 minutes sont désormais obligatoires. 

Le maire Labeaume assure que les horaires des brigadiers ont été ajustés à ceux des écoles. «Les horaires des écoles changent et on s’ajuste.»

«On n’a pas diminué le nombre de services, on a même augmenté le nombre de services», poursuit M. Labeaume. Au cours des dernières années, 17 intersections desservies par des brigadiers scolaires ont été ajoutées, selon la Ville. 

Un exercice de révision des horaires des brigadiers a permis de déceler des périodes de présence à des plages horaires où il n’y a plus d’enfants qui circulaient, notamment une fois que les classes ont commencé. «On avait des brigadiers qui faisaient du temps inutile et qu’on payait inutilement. Les brigadiers étaient généralement et souvent dans leur voiture», a ajouté le maire. «Jamais la sécurité des enfants ne sera en jeu.» 

Cette coupe de 20 % représente 25 000 heures travaillées en moins, pour une économie d’environ 600 000 $ sur une masse salariale qui avoisine 2,8 millions $.

«C’est inquiétant», estime CAA Québec 

Vendredi dernier, la municipalité de Saint-Césaire en Montérégie a annoncé l’abolition du service de brigadier scolaire sur la route 112, à l’angle des rues Vimy et Bouthillier. Les enfants de l’école primaire Saint-Vincent devront s’armer de patience pour traverser la voie provinciale. 

Puis, aux abords de l’école primaire du Sous-bois dans l’arrondissement Beauport, la rentrée scolaire se fera sans les brigadiers-élèves. La direction a mis fin à son projet-pilote en raison du comportement irrespectueux de certains automobilistes et des risques liés à la sécurité des élèves. 

CAA Québec croit que la province vit un enjeu important entourant la sécurité routière autour des écoles. Il y a plus en plus d’autos, donc plus de risques.

Une étude réalisée en 2009 par le ministère des Transports démontre que la voiture est le moyen de transport privilégié pour le trajet entre l’école et la maison chez les enfants de 5 à 12 ans. En 1991, 51 % des enfants de la Ville de Québec allaient à l’école à pied et 9 % voyageaient en voiture. En 2006, cette proportion passait à 32 % dans les deux cas. 

La solution pour CAA Québec : revenir à la marche pour augmenter la sécurité des enfants et favoriser le transport actif. 

Le programme Brigade scolaire financé par la Fondation CAA Québec offre le matériel nécessaire pour que les élèves de 4e, 5e et 6e années, avec l’appui de leur milieu scolaire, assurent la sécurité de leurs camarades.

CAA Québec est d’ailleurs entrée en contact avec la Commission scolaire des Premières-Seigneurie et l’école primaire Saint-Vincent pour faire des recommandations sur le terrain.