Des citoyens s'amusent avec les installations du Carnaval de Québec, samedi.

Bonhomme Carnaval, descendant de Montferrand?

Et si Jos Montferrand était l’ancêtre de Bonhomme Carnaval? Les ressemblances entre les deux pourraient certainement nous le laisser penser, mais tout le monde sait que Bonhomme est né d’un flocon de neige…

C’est ce qu’a rappelé au Soleil la directrice commercialisation au Carnaval de Québec, Marie-Ève Jacob, lorsque questionnée sur les similitudes entre les célèbres personnages. 

Deux géants de sept pieds portant la ceinture fléchée. Si, déjà, la comparaison se vaut, c’est leur signe distinctif commun qui corrobore la théorie. «La légende dit que quand Jos [Montferrand] entrait dans les tavernes, il levait la patte. Il aurait même laissé sa trace au plafond de certaines tavernes», raconte Mme Jacob. «On a tout de suite vu un lien.»

De ce lien est né en 2017 le Camp à Jos, ce petit village carnavalesque créé au cœur du parc de la Francophonie, et où tout est pensé en fonction de l’illustre homme fort et bûcheron.

Très populaire samedi lors du passage du Soleil, le champ de tir de haches a de quoi faire sortir le Montferrand en vous, tout comme sa version virtuelle, l’activité Bûche ta bûche. Même l’entreprise de Québec Défi-Évasion a créé une salle d’évasion en l’honneur de Jos Montferrand. «Un autre exemple de jeu très moderne, mais inspiré de Jos», mentionne Marie-Ève Jacob.

Et au centre du Camp à Jos, un arbre que l’homme fort aurait lui-même renversé, et duquel coule une sève plutôt de circonstance : du Caribou…

Une sécurité dans la continuité

Même si l’attentat à la Grande Mosquée de Québec s’est produit en plein Carnaval, l’organisation de l’événement n’a pas senti la nécessité de modifier ses mesures de sécurité en prévision des 64es célébrations. 

«Pour tous les événements, on a des plans de mesure d’urgence, qu’on ne communique pas pour des raisons évidentes, mais qui sont développées avec les autorités. Chaque année, c’est à refaire, peu importe ce qui arrive», explique Marie-Ève Jacob, directrice commercialisation au Carnaval de Québec. 

«Ça se fait de façon automatique, mais ça n’a rien à voir avec la [Grande] Mosquée. Ça n’a pas du tout changé la donne.» Elle ajoute que l’organisation a davantage de cas de premiers soins à gérer que de problèmes de sécurité.