La bibliothèque Monique-Corriveau est située dans l'arrondissement Sainte-Foy.

Bibliothèque Monique-Corriveau: le comptoir-café fermé faute de rentabilité

Malgré son succès de fréquentation qui ne se dément pas, la nouvelle bibliothèque Monique-Corriveau a fermé son café, faute de rentabilité.
Au rez-de-chaussée de la bibliothèque toute neuve inaugurée en novembre, un réfrigérateur vide, un comptoir de service déserté et une caisse enregistreuse inutilisée témoignent de la présence du café exploité par l'organisme La Baratte jusqu'au 1er mai. Une affiche explique qu'une machine à café sera bientôt installée, signe que la Ville de Québec n'a pas l'intention de trouver un autre organisme pour prendre la relève.
«La Baratte a décidé de cesser l'opération pour une question de rentabilité», a expliqué le porte-parole de la Ville de Québec, David O'Brien.
Les profits des ventes de boissons et de viennoiseries revenaient à cet organisme de Sainte-Foy dédié à la préparation de repas pour les familles démunies. Malgré plusieurs appels, Le Soleil n'a pu recueillir les commentaires des responsables de La Baratte.
Au coeur du concept
Cette fermeture est forte en symbole à l'heure où faire des bibliothèques des lieux de rencontre et de rendez-vous est au coeur de la vision de l'administration Labeaume pour l'avenir des succursales.
L'aménagement d'un café était en effet partie intégrante du concept misant sur des lieux où les gens ne doivent pas hésiter à circuler et à discuter. «On ne veut pas de bibliothèques à l'ambiance monastique», avait illustré la conseillère responsable de la culture à la Ville de Québec, Julie Lemieux, au moment de l'inauguration de la succursale de la route de L'Église.
Mais même si le comptoir-café n'a pas fonctionné, la bibliothèque Monique-Corriveau connaît un vif succès depuis son ouverture dans l'ancienne église Saint-Denys-du-Plateau réaménagée au coût de17 millions $. Le taux de fréquentation, d'abonnement et de location de livres et de documents a explosé, rapportait Le Soleil en janvier.
Il faudra toutefois voir si l'échec de la rentabilité d'un café dans cette succursale-phare forcera la Ville de Québec à abandonner cette idée dans les prochaines bibliothèques qui seront rénovées, soit Étienne-Parent de Beauport et Gabrielle-Roy, dans Saint-Roch.