La bibliothèque Étienne-Parent

Bibliothèque Étienne-Parent: trop de projets de front

Le manque de ressources pour gérer simultanément deux chantiers majeurs expliquerait, en partie, la décision de la Ville de Québec de reporter à plus tard la rénovation de la bibliothèque Étienne-Parent de Beauport.

La directrice du service de la culture, Rhonda Rioux, a apporté un éclairage nouveau sur la décision de la Ville, critiquée par l’opposition officielle. Lors du plus récent conseil municipal, le conseiller du district de la Chute-Montmorency-Seigneurial, Stevens Mélançon, se demandait pourquoi l’administration Labeaume avait pris 6,5 million $ destinés à la rénovation de la bibliothèque Étienne-Parent pour l’attribuer à la rénovation de la bibliothèque Gabrielle-Roy. Il se questionnait même à savoir si Régis Labeaume punissait les citoyens qui n’avaient pas «voté du bon bord».

«Un chantier à la fois»

En comité plénier, Mme Rioux, a soulevé le fait que l’ambitieux projet de 40 millions $ en basse-ville prenait toute l’énergie et les ressources de son unité administrative. «On a réalisé qu’on avait la capacité de gérer un chantier à la fois.»

Le ministère de la Culture a accepté ce transfert de subvention, diminuant du même coup la quote-part de la Ville dans ce projet majeur, qui obligera la fermeture de Gabrielle-Roy de novembre 2019 à décembre 2021.

Les 6,5 millions $ s’ajoutent donc 7,4 millions $ déjà octroyés par le ministère de la Culture et des Communications. 

«Je comprends que les citoyens à Beauport sont impatients. On retarde Étienne-Parent, mais n’oubliez pas qu’on a attendu 15 ans pour Gabrielle-Roy, a rappelé M. Labeaume. À un moment donné, quand le train est parti, tu prends tout l’argent et tu pèses sur la pédale à gaz au lieu de t’éparpiller.»

Il rappelle aussi la portée sociale que possède Gabrielle-Roy par rapport à d’autres bibliothèques. «On est dans Saint-Roch, Saint-Sauveur. Pour du monde, c’est la seule lecture qu’ils ont. Y’en a qui n’ont même pas d’ordinateur», conclut-il.