Le maire de Lévis Gilles Lehouillier

Au tour du maire Lehouillier de s'en prendre au commissaire au lobbyisme

Après le maire de Québec, Régis Labeaume, et l'ex-mairesse de Lévis Danielle Roy-Marinelli, au tour de l'actuel maire de Lévis, Gilles Lehouillier, de demander au commissaire au lobbyisme de revoir ses façons de faire.
En marge d'une conférence de presse mercredi, le maire a déploré le climat qui règne entre les dirigeants citoyens et les villes à l'heure actuelle. «J'ai des attachées politiques qui demandent constamment aux gens qui veulent me rencontrer de s'inscrire au registre des lobbyistes, juste pour être sûr», raconte-t-il. 
Selon lui, le représentant d'une entreprise qui veut obtenir de l'information de la Ville sur des terrains qui lui appartiennent ou sur des politiques qui le concernent devrait le faire sans aucune gêne. Le Registre des lobbyistes ne devrait servir que lorsqu'un promoteur tente de faire changer un règlement ou veut mousser un projet. «Ça veut-tu dire qu'on ne peut plus parler à personne?» se demande le maire.
M. Lehouillier s'est dit très heureux que le promoteur immobilier Michel Dallaire ait été acquitté lundi de quatre accusations de lobbyisme illégal envers sa prédécesseure, Mme Roy-Marinelli. Mais selon lui, le mal a été fait et la réputation de son entreprise a été entachée. 
Le maire Lehouillier demande au commissaire François Casgrain de «revoir ses façons de faire», en collaboration avec les maires. «Le commissaire au lobbyisme, ça ne doit pas être un préfet de discipline», croit-il.