La Commission des champs de bataille nationaux a installé un radar éducatif au milieu de la côte Gilmour visant à inciter les conducteurs à ralentir à 30 km/h.

Attention, côte glissante

La dernière courbe dans le bas de la côte Gilmour a continué d’être le lieu de plusieurs accidents en 2017. La signalisation a été renforcée pour inciter les automobilistes à ralentir.

Depuis qu’elle est ouverte à l’année, donc depuis l’automne 2014, la côte Gilmour est le lieu de plusieurs accidents. Il y en a eu huit en 2015 et plus d’une vingtaine en 2016 alors qu’il y en avait un ou deux par an auparavant. Pour l’année en cours, une compilation fournie par la Commission des champs de bataille nationaux fait état de 17 accidents en date de la mi-octobre.

Comme en 2016, les mois d’hiver ne sont pas les plus problématiques. Une douzaine d’accidents ont ainsi été recensés dans le seul mois d’août alors que le bilan était vierge de janvier à mai. 

Les sorties de route surviennent presque toujours dans les courbes. Depuis le début de l’année, une douzaine d’accidents ont eu lieu dans le bas de la côte Gilmour et quatre autres dans la courbe de l’avenue George-VI plus près des Plaines. En prévision de l’hiver, l’asphalte a d’ailleurs été gratté dans ces secteurs pour augmenter l’adhérence des pneus à la chaussée. 

La CCBN a également installé un radar éducatif au milieu de la côte. Cela «afin de sensibiliser les gens au respect de la limite de vitesse suggérée à 30 kilomètres/heure», indique Nathalie Allaire. Les automobilistes qui croisent l’appareil voient ainsi leur vitesse s’afficher et clignoter. Un peu plus loin, il y a aussi un panneau jaune avec des clignotants indiquant une courbe prononcée.

La météo n’aide pas

Mme Allaire n’a pas d’explications à offrir pour le nombre élevé d’accidents enregistrés au moins d’août. Elle refuse aussi de faire une corrélation entre ce pic et la nouvelle signalisation apparue au début de septembre. 

Même si elle est ouverte à l’année, la côte Gilmour est parfois fermée à l’automne quand il y a des feuilles mortes sur l’asphalte et qu’il pleut en plus. La combinaison est considérée comme doublement dangereuse, plus encore qu’une bonne bordée de neige. 

La Ville de Québec a classé Gilmour côte de «niveau 0 (zéro)». Les déneigeurs doivent intervenir dès le premier flocon, puis gratter et saler en continu jusqu’à la fin des précipitations. Si bien qu’on se trouve sur l’asphalte la très grande majorité du temps.