La transformation du Pavillon du commerce en marché public doit débuter en cours d'année en vue d'une ouverture à l'automne 2018.

Artisans recherchés pour le Grand marché d'ExpoCité

Recherchés: boulanger, boucher, chocolatier, microbrasseur... La Coopérative des horticulteurs de Québec lance dix appels de propositions pour occuper le futur marché public d'ExpoCité à partir de l'automne 2018.
La coopérative, qui rassemble les marchands du marché public du Vieux-Port, se met en quête de «concepts de services agroalimentaires novateurs et attractifs» qui constitueront l'offre permanente du Grand Marché. Une vingtaine de kiosques sont projetés, auxquels s'ajouteront une trentaine d'espaces commerciaux fermés et 80 à 90 étals saisonniers. 
Les catégories annoncées mercredi sont : boucherie, boucherie spécialisée, boulangerie, pâtisserie, chocolaterie et glacerie, quincaillerie de cuisine et librairie gourmande, microbrasserie, brûlerie, détaillant de bières québécoises, et plus largement «autres concepts». 
Bref, «tous les commerces qu'on n'a pas au marché» actuel, résume le directeur de la coop, Daniel Tremblay. Il y aura donc aussi un fromager, des poissonniers, des charcutiers, mais ils sont déjà trouvés car ils tiennent kiosque dans le Vieux-Port. La Société des alcools du Québec (SAQ) a été approchée pour vendre des alcools distillés, dont elle détient le monopole de la commercialisation. Mais il n'est pas question de faire concurrence aux produits alcoolisés artisanaux, assure M. Tremblay. 
Proximité favorisée
Les projets soumis seront analysés en fonction de six critères : la situation géographique, la vision, l'offre alimentaire, le concept proposé, l'expertise et l'investissement. Les artisans de la région de la Capitale-Nationale, qui inclut Portneuf et Charlevoix, ainsi que de la ville de Lévis seront ainsi favorisés. S'ils sont du coin, ils récolteront automatiquement 10 points sur une possibilité de 100. 
Les loyers initiaux seront comparables à ceux pratiqués au marché public du Vieux-Port et les mêmes pour tous, soit 70 $ le pied carré sur une base annuelle. La superficie proposée étant de 300 pi2 par kiosque, la dépense représente 21 000 $ par année. Cela inclut l'électricité, le téléphone, l'internet, l'entretien, la sécurité et les frais de publicité communs. L'aménagement des lieux et les équipements demeurent à la charge de l'occupant. M. Tremblay n'ose estimer la facture supplémentaire car elle variera en fonction des installations. 
«On voulait garder ça accessible pour les producteurs et les transformateurs. Pour nous, c'était un point essentiel. On ne voulait pas créer un frein à cause du prix. Là, les gens savent combien ça leur coûte et ils sont capables de faire des prévisions», insiste le directeur. Les baux initiaux seront d'une durée de trois ans. 
M. Tremblay reconnaît que ça n'a jamais été «une aubaine» de vendre au marché, mais il fait valoir que «ça vient avec un achalandage». Selon les enquêtes réalisées pour la coopérative, la fréquentation devrait pratiquement doubler pour atteindre 2 millions de visiteurs par année au Grand Marché d'ici 2023. La dépense moyenne par visite est estimée à 30 $. 
Heures d'ouverture
Avis aux consommateurs, les documents d'appel de propositions donnent également les heures d'ouverture du futur marché : de 9 h à 19 h du lundi au mercredi, de 9 h à 20 h le jeudi et le vendredi et de 9 h à 17 h le samedi et le dimanche. 
Les artisans intéressés aux kiosques permanents ont jusqu'au lundi 20 février pour se manifester. Un comité de sélection composé de cinq personnes (membres de la coop, représentants de la Ville de Québec et d'organismes agroalimentaires régionaux) fera ensuite l'analyse des propositions. 
Les soumissionnaires qui obtiendront le plus haut pointage seront contactés ce printemps. La liste sera transmise aux architectes, le consortium Bisson et associés et L'Atelier Pierre Thibault, afin qu'ils achèvent leurs plans en fonction des commerces attendus. 
Un autre appel de candidatures devrait suivre à l'été ou au plus tard à l'automne pour les étals saisonniers. 
La transformation du Pavillon du commerce doit débuter en cours d'année en vue d'une ouverture au public à l'automne 2018. L'administration Labeaume a réservé un budget de 20 millions $.