Archéologues, ces enseignants d’histoire [VIDÉO]

L’artiste Samian, originaire de la communauté Pikogan en Abitibi-Témiscamingue, tient à remercier tous ceux qui pratiquent le métier d’archéologue. «Grâce à eux, je sais d’où je viens. C’est une richesse et je les remercie de nous en apprendre autant.»

Le mois de l’archéologie est lancé; plus de 80 événements se tiendront dans une quarantaine de sites partout au Québec du 1er au 30 août. Samian est le porte-parole de la 15e édition, et Archéo-Québec a vu juste : il tient un immense respect pour la profession et saura la promouvoir.

«C’est un métier extrêmement noble. C’est un métier inépuisable. Quand on décide de s’intéresser à quelque chose, ça devient super inspirant. Il y a plusieurs façons d’apprendre, plusieurs façons d’enseigner. Je veux inviter les gens à en apprendre un peu plus sur leur propre histoire. Si ça peut inspirer les jeunes à s’intéresser à l’archéologie, ce sera ça de gagner pour moi en tant que porte-parole.»

Le rappeur de la Première Nation Abitibiwinni a eu la chance d’interpréter le rôle d’un archéologue dans le film de François Girard Hochelaga, terre des âmes, il a été entouré par des gens du domaine pendant près d’un an.

«C’est une belle façon que ces gens-là ont de nous raconter l’histoire, de nous confirmer certaines choses. Il faut prendre le temps de les remercier», soutient-il.

Chantier sous la grange

Les festivités ont été lancées mardi lors d’une conférence de presse au Domaine de Maizerets. Des fouilles archéologiques sous la grange y sont entamées depuis lundi, l’équipe espère déterrer entre autres les vestiges d’anciennes fondations pour déterminer les occupations d’autrefois sur le territoire.

«On sait qu’il y a eu une concession en 1652. Un siècle plus tôt, on sait que le site a été visité par des groupes amérindiens pour la chasse et la pêche. On anticipe du matériel de cette époque, au niveau de la préhistoire. Ça nous permet de documenter l’utilisation des bâtiments agricoles au XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, notamment l’occupation domestique d’auparavant sous le château de Maizerets. La probabilité de découverte est évaluée à 95 %», a indiqué Serge Rouleau, archéologue pour la Ville de Québec. 

Quelques heures après le début des recherches, une fondation structurale avait déjà été dégagée. M. Rouleau a bon espoir de bonifier le tout au courant de la semaine. 

La grange où les fouilles sont effectuées a été construite en 1755, des travaux de restauration ont été réalisés en 1990. Puis sa rallonge, qui couvre l’emplacement des plus anciens bâtiments, elle a été construite en 1920. Ce qui s’y passait autrefois pourra mener à la découverte de petits trésors.

En plus des fouilles, de multiples activités sont organisées sous le thème de «Découvrez vos racines» : des simulations de fouilles, des ateliers, des conférences et même du théâtre. Il est possible de consulter la programmation des activités pour tout le mois dans chaque région sur le site Web de Archéo-Québec.