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 Le Piolet vient finalement de lancer les travaux d’un grand bâtiment sur le boulevard Hamel, à deux pas de l’hôpital Christ-Roi.
 Le Piolet vient finalement de lancer les travaux d’un grand bâtiment sur le boulevard Hamel, à deux pas de l’hôpital Christ-Roi.

Après les problèmes de contamination, place au bâtiment de 8,5 M$ du Piolet

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
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Retardé par la pollution du terrain plus importante que prévu, l’organisme communautaire d’aide aux jeunes adultes Le Piolet vient finalement de lancer les travaux d’un grand bâtiment sur le boulevard Hamel, à deux pas de l’hôpital Christ-Roi. Un projet de 8,5 millions $.

«On a eu des problèmes de contamination», explique le directeur général David Boivin. «Il a fallu travailler plus fort sur le montage financier.»

Les calculs refaits et approuvés par les financiers, les fonds requis pour le lessivage du lot ont été débloqués. Aussi, l’équipe de nettoyage vient de se mettre à l’ouvrage sur le terrain autrefois occupé par un restaurant Mikes, près de l’intersection du boulevard Pierre-Bertrand.

Le terrain autrefois occupé par un restaurant Mikes accueillera Le Piolet.

L’échéancier a cependant été allongé. La finalisation de la construction annoncée pour les derniers mois de 2020 ou le printemps 2021 s’étirera jusqu’à la fin de l’année. «On est supposé se faire livrer le bâtiment maximum à la mi-novembre. Donc on va être prêt à faire entrer les jeunes dans les logements avant les grands froids.»

30 apparts de plus

Le Piolet est connu dans le réseau communautaire. Implanté dans le quartier Loretteville depuis 35 ans, il soutient les 16-35 ans qui peinent à trouver leur place dans la société.

Au «siège social», la clientèle à faible revenu peut : habiter dans un des 22 «logements transitoires»; fréquenter le «milieu de vie», un lieu de rassemblement où s’amuser et trouver de l’aide; recevoir une formation dans le resto-école.

Le reste de la bâtisse sera aménagée en «maison de jeunes pour adultes» ou les 16-35 ans.

Forte de l’expertise développée là, l’équipe a voulu étendre ses services à d’autres secteurs de la capitale. Puis a jeté son dévolu sur le quartier Vanier.

Selon David Boivin, il n’y aura pas trop de deux adresses pour répondre aux besoins. «Il y a un gros manque de logement social pour les jeunes adultes. On s’attend à avoir une liste d’attente.»

Trois des quatre étages de la nouvelle bâtisse seront donc divisés en 30 logements destinés à des 18-35 ans ayant besoin d’un accompagnement. Une clientèle peu fortunée, à risque de désorganisation et d’errance, devant parfois surmonter des problèmes de santé mentale, ayant à l’occasion eu maille à partir avec les forces de l’ordre, voire sortant des centres jeunesses.

Une clientèle hétérogène, observe M. Boivin. Qui pourra apprendre la vie en appartement en bénéficiant de la présence d’intervenants durant le jour. «Le soir, le jeune est autonome dans son logement.»

Le tout à petit prix : loyer mensuel équivalant à 25% du revenu. Intéressé ? La sélection sera faite au cours de l’été.

Ouvert à tous

Le reste de la bâtisse sera aménagée en «maison de jeunes pour adultes» ou les 16-35 ans pourront se réunir, jouer de la musique, s’épuiser devant une console de jeux vidéo, s’essayer au billard, même manger gratuitement. «C’est pour occuper les jeunes du secteur»

Le local sera ouvert entre 5 et 7 soirs par semaine, de 14h à 21h. Deux intervenants et des animateurs essaieront de stimuler les visiteurs, note David Boivin.

Le projet est subventionné par la Ville de Québec et la Société d’habitation du Québec. Le Piolet assumera une hypothèque couvrant la moitié du budget.

À Loretteville, plus ou moins 400 jeunes passent par Le Piolet chaque année, dont environ 15% issus des Premières Nations, Wendake n’étant pas loin. Dans Vanier, M. Boivin pense qu’il y aura un peu plus d’immigrants.

Au fait, il n’y aura pas de restaurant-école sur le boulevard Wilfrid-Hamel. Mais celui de Loretteville est toujours ouvert et offre des menus pour emporter du lundi au vendredi de 11h30 à 13h30.

Le projet est subventionné par la Ville de Québec et la Société d’habitation du Québec. Le Piolet assumera une hypothèque couvrant la moitié du budget.

Pour des détails, rendez-vous dans le site Web du Piolet.