Appel régional pour un troisième lien dans l'est

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, invite les maires de la rive nord à se prononcer pour la construction d'un troisième lien à l'est, promesse phare de sa formation politique.
«Je leur tends la main. Qu'ils se prononcent et ils peuvent compter sur un allier», lance celui qui brigue la mairie de Québec. C'est le message un peu plus nuancé lancé par M. Gosselin jeudi en fin de conférence de presse après avoir affirmé en début d'allocution que tous les maires de la région de Québec, sauf Régis Labeaume, étaient pour un troisième lien dans l'est.
Mené par le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, il est vrai que le groupe d'élus de la rive sud s'est déjà prononcé en faveur d'un lien dans l'est. Toutefois, pressé par les questions des journalistes, M. Gosselin a réalisé en cours d'entretien qu'il ne pouvait prétendre connaître la position des maires de la rive nord, demeurés silencieux sur la question d'un troisième lien.
Selon lui, seule la crainte d'affronter Régis Labeaume les fait taire. «On voit des maires qui commencent à sortir, qui n'ont plus peur de Régis Labeaume. C'est à eux à nous dire ce qu'ils pensent du troisième lien à l'est. Je les invite à me rejoindre. Ils sont en campagne électorale eux aussi, qu'ils se prononcent.»
Le chef Gosselin promet d'être le leader qui portera ce dossier, supporté par les maires des municipalités environnantes. «S'ils se prononcent publiquement et que je suis élu le 5 novembre maire de Québec, ils pourront compter sur un allier. Ça va être un vrai poids politique régionale qui va faire avancer le dossier», soutient-il, précisant que les gouvernements provincial et fédéral n'auront d'autre choix que d'embarquer dans le projet.
Le candidat maintient que la seule raison pour laquelle le maire sortant milite pour un troisième lien à l'ouest est qu'il sait que ça ne pourra jamais se faire dans ce secteur de la ville. «Si vous votez pour Régis Labeaume, vous n'aurez pas de troisième lien. Si vous votez pour nous [QC21], nous livrerons la marchandise.»
Québec 21 affirme toujours qu'un troisième lien dans l'est est le seul moyen de désengorger le réseau routier. «Il y a 75 000 véhicules lourds qui traversent chaque semaine le pont Pierre-Laporte. S'il y a un accident, tout est bloqué parce qu'ils ne peuvent emprunter le pont de Québec. Je veux régler ça à l'automne», dit-il, insistant sur la perte de temps et d'argent que doivent subir les travailleurs et les entreprises de la région.
Labeaume demeure campé sur ses positions
En marge d'une conférence tenue en après-midi, Régis Labeaume demeure camper sur ses positions. «Moi, mon seul souci c'est que si on fait la preuve qu'on ne rempire pas le trafic pour les gens de à Québec, vous allez avoir un gars très ouvert, je vais être preneur. Mais c'est clair pour nous autres que ça rempire le trafic. Les premiers qui vont payer, c'est Beauport et Charlesbourg», conclut-il, laissant au bureau de projet le soin d'analyser les données.