L'origine de l'incendie est indéterminée.

Appel d'offres pour l'achat de camions d'incendie: la Ville reporte la date limite

La Ville de Québec reporte la date limite de l'appel d'offres pour trois camions d'incendie, une dépense de plusieurs millions de dollars, afin de réévaluer la clause qui a pour effet d'empêcher les fabricants canadiens de soumissionner.
L'appel d'offres publié à la mi-décembre se terminera le 31 janvier au lieu du 21. Ces 10 journées supplémentaires constituent «une période de réflexion» pour le Service des approvisionnements, a indiqué vendredi le porte-parole de la Ville, David O'Brien. Les fonctionnaires réévalueront la clause 4.1.20 précisant que «seuls seront considérés les soumissionnaires ayant fourni une soumission démontrant que le camion, l'échelle et la carrosserie sont d'un même et unique fabricant».
Comme Le Soleil le rapportait vendredi, cette exigence a pour effet d'écarter tous les fabricants canadiens, car ils achètent les principaux composants (châssis, pompe, échelle, etc.) de différents fournisseurs, puis assemblent et complètent les camions selon les directives des clients. Seules trois compagnies américaines conçoivent leurs camions pompe-échelle d'un bout à l'autre.
Carl Thibault, propriétaire des Camions Carl Thibault, manufacturier de camions d'incendie situé à Pierreville, entend profiter de ce délai pour convaincre Québec d'ouvrir le jeu. Il a déjà tenté une approche, sans succès, avant de dénoncer la situation dans nos pages.
Problèmes de communication
La Ville a répondu qu'elle privilégiait un fabricant unique pour éviter des problèmes de communication entre les modules électroniques du camion et de l'échelle. Éric Gosselin, président de l'Association des pompiers professionnels de Québec, a confirmé, vendredi, que la fiabilité des camions pompe-échelle était un enjeu il y a quelques années. «Les camions étaient toujours au garage», se rappelle-t-il, sans pouvoir dire si le problème perdure.
M. Thibault réplique que «c'est de l'histoire ancienne». Selon lui, tous les fabricants ont éprouvé des difficultés avec l'électronique dans les années 80 et 90 - tout se faisait mécaniquement auparavant -, mais «c'est un faux problème aujourd'hui», car «tout le monde s'est amélioré», pas seulement les Américains.
Le fabricant, qui dit pouvoir faire économiser entre 300 000 et 400 000 $ à la Ville de Québec, a 10 jours pour faire valoir ses arguments. À l'expiration du délai, si le Service des approvisionnements maintient son orientation, les soumissions reçues seront ouvertes. Si correctif il y a, la date limite sera de nouveau reportée.