Le maire de Québec, Régis Labeaume, à Rome

Anneau de glace: Labeaume fustige Lebel

Trois jours à Rome à se côtoyer au Vatican et dans les réceptions pour le cardinal Gérald Cyprien Lacroix n'ont pas permis de dénouer l'imbroglio sur le projet d'anneau de glace.
Le ton semble au contraire s'envenimer entre le maire Labeaume et le ministre fédéral Denis Lebel, responsable du Québec.
«La taxe d'accise sur l'essence pour payer un anneau de glace, oubliez ça, c'est un miroir aux alouettes. C'est pas de l'argent neuf», plaide le maire de Québec.
Il rejette le scénario du fédéral de financer sa part du projet par la taxe d'accise sur l'essence. L'argent (32 millions $ sur deux ans) est déjà budgété pour d'autres projets d'infrastructures, soutient le maire.
Quand M. Lebel dit que Québec peut prendre l'argent de la taxe pour un anneau de glace, «c'est faux», tranche M.Labeaume. «Ils nous disent depuis trois ans que c'est dans le nouveau programme d'infrastructures, que l'argent va venir pour l'anneau de glace. Qu'ils s'organisent.»
Le maire Labeaume s'interroge par ailleurs sur la décision du gouvernement du Québec d'inclure le projet d'anneau de glace dans son récent budget. «Ça se peut pas que le gouvernement du Québec ne le savait pas» que le programme fédéral excluait ce type d'équipement.
Était-ce une «stratégie politique?» se demande-t-il. «J'ai pas le goût d'être dans la stratégie politique. J'ai pas le goût d'être éjarré entre deux programmes.»
Le maire Labeaume met en doute l'affirmation du ministre Lebel voulant que d'autres maires aient demandé que les équipements de loisirs soient exclus du nouveau programme d'infrastructures.
«Je connais les maires, ça m'étonnerait ben gros. J'ai jamais vu un maire demander à ce qu'on retire des projets d'un programme d'infrastructures», dit M. Labeaume.
Ou alors les maires auraient «complètement changé d'idée depuis trois jours». «Ce que les maires veulent, c'est avoir la liberté de dépenser le plus possible», perçoit-il.
M. Labeaume tentera de tirer cela au clair à son retour de Rome, où il a rendez-vous à Ottawa avec ses homologues des grandes villes canadiennes.