En lieu et place de l'immeuble de l'ancienne boucherie W.E. Bégin, le comité populaire Saint-Jean-Baptiste réclame la construction de logements sociaux.

Ancienne boucherie Bégin: pétition déposée, toujours pas d'acheteur

Le propriétaire de l'édifice abandonné de l'ancienne boucherie W.E. Bégin n'a toujours pas trouvé un acheteur pour son immeuble, source grandissante de mécontentement dans le Faubourg Saint-Jean depuis plus de cinq ans.
«Il y a des gens intéressés à acheter, mais ils veulent que les choses soient claires. Il y a toutes sortes de problèmes reliés à cet immeuble», indique Luc Massicotte, citant entre autres l'exigence par la Ville d'un cautionnement d'exécution pour assurer une éventuelle démolition dans les délais requis. «C'est devenu une patate chaude», ajoute-t-il.
Lundi soir, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste a déposé une pétition de 655 noms au Conseil d'arrondissement de la Cité-Limoilou réclamant «l'expropriation pure et simple» du propriétaire de l'édifice afin de permettre la construction de logements sociaux en lieu et place.
Même si le projet de loi 122, entériné le 16 juin et donnant plus de pouvoir aux municipalités, comporte une «lacune majeure» en ce qui concerne le pouvoir d'expropriation, le Comité soutient qu'il existe d'«autres options» pour régler le dossier. «La Ville peut exproprier un édifice, même s'il est inoccupé, si celui-ci représente des risques pour la santé et la sécurité de la population», estime la porte-parole du Comité, Marie-Ève Duchesne. À son avis, l'état de délabrement du bâtiment, les odeurs et la présence de vermine sont autant de facteurs qui nécessitent une intervention de la Ville.
Luc Massicotte rétorque qu'en cas d'expropriation, la Ville va devoir «payer le juste prix». Pour le reste, l'homme d'affaires déclare avoir remis le dossier dans les mains de son courtier immobilier.