L'usine Anacolor de Cap-Rouge

Anacolor toujours ouverte à Cap-Rouge

NDLR: Des informations erronées nous ont laissé croire que l’usine Anacolor poursuivrait peut-être ses opérations à partir du 1er octobre. Ce n’est pas le cas. L’usine peut demeurer ouverte, par exemple pour de l'entreposage, mais toutes les opérations liées à la peinture sont bel et bien terminées. Nos excuses.

Les membres du Regroupement pour la qualité de l’air à Cap-Rouge (RCQAC) se réunissent mardi matin, à 7h, devant l’usine Anacolor. Sauf que ça ne sera pas pour fêter le départ de l’entreprise spécialisée dans la peinture de pièces métalliques. L’usine sera toujours en service pour des activités autre que la production de peinture.  

Selon l’entente signée avec le Regroupement, Anacolor devait cesser ses opérations de peinture au plus tard le 1er octobre. La direction d’Anacolor négocie toujours avec la Ville de Québec concernant le rachat du terrain et du bâtiment.

Les deux parties ne s’entendent pas sur la servitude de Vidéotron qui n’est pas écrite dans le contrat selon la Ville, ce que conteste Anacolor. «La servitude apparaît dans les documents de la vente», avait affirmé au Soleil le président d’Anacolor, Éric Nadeau, il y a quelques jours.

Lundi en fin de journée, la Ville de Québec a confirmé que la date du 1er octobre «ne sera pas respectée». «L’intention de la Ville demeure la même, et les négociations avec le propriétaire vont bon train. Nous sommes confiants d’arriver à un point d’entente», a écrit par courriel la conseillère en communication de la Ville de Québec, Wendy Whittom.

Cette situation a fait bondir la porte-parole du RCQAC, Zeina Constantin, lorsque Le Soleil lui a appris que l’usine serait ouverte mardi matin. «On a une entente signée, il n’y a rien qui justifie l’ouverture de l’usine mardi», a-t-elle dénoncé.

Selon Mme Constantin, le désaccord entre la Ville et Anacolor n’a rien avoir avec l’entente signée. «On dirait que le président d’Anacolor [Éric Nadeau] se sert de l’entente avec nous pour négocier avec la Ville. On réalise à quel point on ne peut pas se fier à la signature d’un propriétaire», a-t-elle pesté.

Mme Constantin s’est dite «inquiète» que l’usine puisse continuer ses opérations à Cap-Rouge. L’entente spécifiait que le RCQAC stoppait son recours collectif si l’usine fermait à Cap-Rouge. Anacolor s’engageait également à verser une indemnité de 150 000 $ au Regroupement pour payer les frais d’avocat et nettoyer le parc Provancher, situé à proximité de l’usine. L’entente doit être entérinée par un juge le 21 octobre.