«Il ne se sentait plus heureux dans son emploi», a brièvement expliqué le maire Émile Loranger à propos du départ subi du greffier de L’Ancienne-Lorette.

Allégations de «congédiement déguisé» à L’Ancienne-Lorette

Le départ du greffier de L’Ancienne-Lorette, Me Claude Deschênes, ressemble à un «congédiement forcé», allèguent des conseillers.

Une autre séance du conseil de ville a tourné au vinaigre mardi. Les élus étaient réunis pour adopter une résolution mettant fin au lien d’emploi avec le greffier qui occupait ses fonctions depuis 2005.

«Il ne se sentait plus heureux dans son emploi», a brièvement expliqué le maire Loranger à propos de ce départ subi. Me Deschênes a obtenu une indemnité de 66 351 $.

Le conseiller Gaétan Pageau a voté contre la résolution. Il dit ne pas comprendre les véritables motifs derrière ce départ. «Jamais avant la convocation reçue hier, on n’a entendu parler que Me Deschênes voulait quitter ses fonctions. J’ai l’impression que c’est un congédiement déguisé ou une démission forcée que vous nous présentez», a ajouté l’élu.

«M. Deschênes est la courroie de transmission entre la Ville et tous les paliers du gouvernement qui enquêtent sur vous [M. Loranger] dans au moins trois dossiers. Des dossiers où vous et le directeur général semblez être en conflit d’intérêts», a-t-il ajouté. Dernièrement, MDeschênes a confié avoir eu des menaces de suspension de votre part. C’est très troublant», a-t-il voulu faire savoir à la population. 

Le conseiller Charles Guérard a renchéri, en affirmant que le greffier démissionnaire lui avait «partagé ça également», au sujet de menaces de suspension.

M. Pageau conclut que la convention de fin d’emploi présenté, incluant une indemnité de départ, semble avoir pour but de faire «taire le greffier». Le maire Loranger a réagi promptement. Il compte «vérifier avec ses avocats» si ses allégations faites pendant une séance du conseil sont passibles de poursuites. 

La conseillère Sylvie Falardeau, maire suppléante pendant la suspension de 60 jours de M. Loranger à l’automne pour des manquements au code d’éthique des élus, a été la seule à se porter à la défense de la résolution. «J’ai parlé directement à Me Deschênes. Il m’a dit de ne pas m’inquiéter parce que ça s’est fait correctement», a-t-elle soutenu.