Le maire Sylvain Juneau jure que s’il y a hausse des taxes en 2018, elle ne sera pas majeure.

Agglomération: Juneau exige une entente tripartite

Si une nouvelle entente est conclue avant le procès sur le partage de la quote-part de l’agglomération de Québec, elle devra inclure L’Ancienne-Lorette. Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, n’a pas l’intention de tenter à nouveau sa chance pour une entente bipartite avec la Ville de Québec.

«À l’approche d’un procès, il y a souvent des rapprochements et des appels à régler hors cour et c’est mon souhait, mais à trois et non pas seulement à deux», a déclaré le maire Juneau en marge d’une assemblée du conseil d’agglomération à laquelle ses homologues de Québec et de L’Ancienne-Lorette, Régis Labeaume et Émile Loranger, n’ont pas participé.

Le procès de L’Ancienne-Lorette contre l’agglomération de Québec relativement au partage de la quote-part débutera le 8 janvier. 

«À court terme, je ne prône pas l’idée de ramener une entente bipartite. Nous avons cinq nouveaux membres sur sept au conseil de Saint-Augustin et les nouveaux venus doivent assimiler plusieurs choses en peu de temps. S’il y a une nouvelle entente avant le procès, elle sera tripartite», a-t-il repris.

En novembre 2015, le maire Juneau avait négocié avec la Ville de Québec une entente  de principe sur le partage de la quote-part, mais les conseillers municipaux issus de l’administration de l’ex-maire Marcel Corriveau l’avaient rejetée en février 2016. Émile Loranger avait participé aux négociations, mais avait finalement décidé de ne pas ratifier l’entente de principe, préférant aller de l’avant avec le procès.

L’entente négociée par le maire Juneau fixait à près de 24 millions $ la quote-part de départ à verser par Saint-Augustin. Elle incluait aussi dans le schéma d’agglomération deux zones de développement résidentiel longeant la route de Fossambault et en retirait une autre.

De son côté, le maire Émile Loranger s’est toujours dit ouvert à la négociation et à une entente hors cour qui répondrait aux attentes de ses contribuables. Le premier magistrat de L’Ancienne-Lorette a toutefois fixé la barre haute puisqu’il a promis une baisse de taxes de 600 $ et 34 millions $ à redistribuer aux citoyens une fois que la cause sera réglée.

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PAS DE HAUSSE DE TAXES

Malgré la dette de 104 millions $ à Saint-Augustin-de-Desmaures, les contribuables devraient éviter encore cette année une hausse de taxes majeure, selon le maire Sylvain Juneau.

En cette année électorale, les municipalités ont jusqu’au 31 janvier pour adopter le budget, et le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, a déclaré mercredi qu’il serait surpris que ce soit fait avant 2018. «Il devrait être adopté au début janvier. Nous avons cinq nouveaux conseillers qui doivent comprendre la fiscalité municipale et prendre connaissance des différents dossiers.»

L’an dernier, Saint-Augustin-de-Desmaures avait adopté un cadre financier avec des projections sur cinq ans qui prévoyaient une hausse du compte de taxes limitée à 2,2% par année. Les anciens conseillers issus de l’administration de l’ex-maire Marcel Corriveau avaient cependant ramené la hausse à 0,7%.

«Je crois encore que c’était une fausse bonne idée», a répété le maire mercredi, rappelant son souhait de s’attaquer à la dette titanesque de sa municipalité. 

Sans dire si la hausse pourrait se limiter à 2,2% ou si la Ville tenterait d’aller chercher la hausse de 1,5% éliminée l’an dernier, le maire jure cependant que, s’il y a hausse des taxes en 2018,  elle ne sera pas majeure. «Ce ne sera pas une grosse hausse de taxes», affirme-t-il, d’autant plus qu’un surplus est de nouveau prévu cette année. 

Si le nouveau conseil abonde dans le même sens, une partie des surplus accumulés, qui se chiffraient déjà à 10 millions $ au 31 décembre 2016, pourrait même être affectée à la dette.

Les résidents de Saint-Augustin avaient subi des hausses de leur compte de taxes de 25% en 2015 et de 4,9% en 2016 alors que la dette municipale s’élevait à 114 millions $.