L'Aéroport de Québec

Accessibilité aérienne: le comité poursuivra ses travaux... sans l’Aéroport de Québec

Il n’y a plus un, mais bien deux comités de travail sur l’accessibilité aérienne de la région de Québec. Au moment où celui créé par la Ville annonce qu’il poursuivra ses travaux avec ou sans l’aéroport de Québec, l’organisation aéroportuaire invite le milieu des affaires à se joindre à son propre comité.

On croyait qu’un changement de garde allait rétablir le dialogue entre les administrateurs de l’Aéroport et les acteurs socio-

économiques de la région. Il semble en être tout autrement.

Dans une lettre transmise jeudi aux membres du comité, le directeur de l’Office du tourisme de Québec les informe que le comité (CTAA) «a décidé de continuer le mandat pour lequel il a été constitué sans représentant de YQB respectant ainsi votre position». Les membres ont aussi convenu de devenir un comité permanent.

Ce comité a été créé pour améliorer les liaisons aériennes à l’Aéroport de Québec. Il est composé de représentants du milieu du tourisme, des affaires et de la Ville de Québec, ainsi que d’un représentant de l’Aéroport.

La bonne entente a tourné au vinaigre lors des travaux parce que le comité a pointé du doigt la gestion des administrateurs de l’Aéroport pour expliquer la perte de certaines liaisons aériennes au fil des ans. Le conseil d’administration de l’Aéroport a demandé à son représentant de se retirer du comité. Il a ensuite fait parvenir 24 mises en demeure aux membres du comité et autres employés qui ont pris connaissance des conclusions du rapport pour empêcher sa sortie publique ou en dévoiler la teneur.

Jeudi, lors de l’assemblée publique annuelle de l’Aéroport, le président du C. A., Jean-Claude Labbé, a invité les représentants des milieux d’affaires à se joindre à un comité mis en place par l’aéroport plutôt que de poursuivre sur le comité actuel mis en place par la Ville. De plus, il a dit que les menaces de poursuite, les mises en demeure, «sont derrière nous et que YQB veut maintenant regarder vers l’avenir».

Confiance brisée

Le Soleil a informé M. Roy de l’existence de ce second comité. «Vous me l’apprenez. Je ne comprends pas l’utilité. Nous avons toutes les instances déjà autour de nous. Pour faire du développement aéroportuaire, ça prend trois choses : des vols, un aéroport et une communauté d’affaires mobilisée. Et ça, nous l’avons déjà sur notre comité», lance-t-il.

«Le lien de confiance est brisé, mais nous les invitons toujours à revenir sur notre comité. Ça leur appartient», ajoute M. Roy. 

Ce dernier se réjouit de l’embauche du nouveau pdg, Stéphane Poirier. Son arrivée pourrait changer la donne alors que le comité était à couteaux tirés avec l’ancien chef de la direction, Gaëtan Gagné. 

«C’était une des premières recommandations de notre rapport d’embaucher un gestionnaire qui a de l’expérience. Laissons-lui une chance d’arriver», conclut le président de l’office. 

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, Rémy Normand, a aussi commenté la nomination de M. Poirier. «On espère que ce sera le début d’une nouvelle ère de relations. On espère que cette personne qui, semble-t-il, a beaucoup d’expérience aura au moins une des compétences pour ce poste-là. C’est-à-dire de se mettre en lien avec les parties prenantes de la communauté.» avec Baptiste Ricard-Châtelain

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