96 % des marchands pour le déménagement du Marché du Vieux-Port

Largement contesté ces derniers jours, le déménagement du Marché du Vieux-Port vers ExpoCité fait l'affaire de 96 % des producteurs actuels. La Coopérative des horticulteurs de Québec a révélé que 67 de ses 70 membres sont d'accord avec la décision et ont signé une lettre d'intention afin de s'installer dans le nouveau Grand Marché.
Arthur Cauchon, président du conseil d'administration de la Coopérative des horticulteurs de Québec, et Daniel Tremblay, directeur général du Marché du Vieux-Port, ont convié la presse mercredi pour préciser que malgré certaines «appréhensions», les marchands voient dans le déménagement une occasion de faire grandir leurs entreprises agroalimentaires. «C'est une occasion de prendre de l'expansion, ce qui n'est pas possible dans l'espace actuel», a souligné M. Cauchon. 
Le Grand Marché d'ExpoCité, qui doit ouvrir ses portes à l'été 2018, sera trois fois plus grand que le marché existant, soutiennent MM. Cauchon et Tremblay. 
Arthur Cauchon, président du conseil d'administration de la Coopérative des horticulteurs de Québec, et Daniel Tremblay, directeur général du Marché du Vieux-Port, ont convié la presse pour souligner que malgré les craintes, les marchands voient dans le déménagement une opportunité de faire grandir leurs entreprises.
M. Tremblay a dénoncé le fait que de «fausses informations» ont circulé cette semaine, soit que la coopérative menaçait de représailles ses membres s'ils parlaient publiquement ou que le nouveau marché ressemblerait à un centre commercial. M. Tremblay réplique que le nouveau marché sera 100 % consacré à l'agroalimentaire et que la coopérative est une organisation «libérale», à l'écoute de ses membres. 
Selon lui, les détracteurs du nouveau marché sont «des gens qui, faut-il le préciser, défendent des intérêts qui sont soit politiques ou personnels» et qui ont une «connaissance très fragmentaire du dossier». 
Lundi, François Marchand s'est joint aux trois élus de Démocratie Québec pour dénoncer le déménagement du Marché du Vieux-Port. La semaine dernière, une coalition d'entrepreneurs de partout en ville, le chef Daniel Vézina en tête, a aussi critiqué la décision de la Ville de Québec. 
Pour M. Tremblay, une étude d'opportunité confirme que les chances de succès du Grand Marché sont «très grandes». Le loyer demandé aux marchands sera en légère hausse par rapport à ce qui est payé au Vieux-Port. Dès le début de l'année 2017, la coopérative lancera un appel de proposition pour attirer de nouveaux producteurs qui combleront l'offre actuelle. M. Tremblay parle d'une brûlerie, d'une boucherie, d'une charcuterie et d'une offre de «produits ethniques» diversifiée.
Les touristes, qui constituent entre 25 et 30 % de la clientèle actuelle du Marché du Vieux-Port, seront les plus difficiles à attirer une fois le déménagement effectué, convient M. Tremblay. «C'est là où il va falloir mettre le plus d'efforts pour les amener sur le site.»
Pour développer le Grand Marché, la coopérative compte sur la collaboration de partenaires comme Gestev, Arnaud Marchand, chef de Chez Boulay, la Faculté des sciences de l'alimentation de l'Université Laval et JEM Événements.
Labeaume confiant
Le maire de Québec, Régis Labeaume, est quant à lui confiant de l'adhésion populaire au Grand Marché à long terme. «Je pense que Québec est rendu là. Le marché qui est là n'est plus suffisant pour Québec», a-t-il commenté. Connecté sur Limoilou, le nouveau marché sera accessible à plus de gens en automobile, mais aussi à plus de gens à pied, croit le maire. Selon lui, la coopérative aura «l'embarras du choix» quant aux nouveaux marchands qu'elle accueillera dans ce qui devrait devenir une véritable attraction pour la ville. «Vous allez voir des autobus d'enfants débarquer là à l'année longue», promet-il. Avec Annie Morin

Lehouillier veut s'asseoir avec le Marché de Lévis

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, croit qu'il est temps de faire «un rapport d'étape» avec le Marché de Lévis et d'évaluer s'il «rencontre les objectifs» de la Ville. Un déménagement du Marché pourrait même être envisagé. 
M. Lehouillier compte s'asseoir avec la coopérative qui gère le Marché de Lévis au retour des Fêtes pour voir s'il n'y a pas «moyen d'améliorer les choses». La partie intérieure du Marché de Lévis a perdu beaucoup de producteurs ces derniers mois, si bien qu'ils ne sont plus que cinq aujourd'hui. 
«On va poser les bonnes questions là-dessus, mais on va le faire toujours en concertation avec ces gens-là», soutient M. Lehouillier. 
Ayant déposé son tout premier Plan de développement de la zone agricole (PDZA) en octobre, la Ville de Lévis mettra bientôt sur pied une table agro-urbaine en collaboration avec les producteurs agricoles de son territoire. Les gens qui siégeront à cette table seront chargés, entre autres, de proposer des solutions pour l'avenir du Marché de Lévis, a indiqué le maire. 
«Jusqu'à maintenant, ça a été plus difficile, il faut l'admettre. Mais on a bon espoir qu'à un moment donné le Marché va pouvoir lever.» La Ville de Lévis verse une subvention de 90 000 $ par année au Marché de Lévis.
Le maire rappelle que c'est la coopérative de producteurs agricoles, il y a deux ans, qui a choisi le site actuel du Marché de Lévis. Mais il est ouvert aujourd'hui à le déménager, si c'est ce que les gens du milieu souhaitent.
M. Lehouillier soutient qu'il n'y a pas de «lieu idéal» pour le Marché, mais est prêt à entendre toutes les propositions. 
À la suite de l'article de dimanche du Soleil, des lecteurs ont proposé l'ancienne gare, dans le secteur de la Traverse. M. Lehouillier doute toutefois de la faisabilité de cette idée, étant donné le nombre de cases de stationnement restreint dans le secteur.