Le nouveau maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a affirmé n'entretenir aucun lien autre que professionnel avec sa collaboratrice Véronique Bouchard, dont il a vanté le travail.

55 000 adresses à changer à Lévis en 2015

Grand changement à l'horizon à Lévis. À compter du 12 janvier 2015, fini les noms de quartiers dans les adresses. Les Charny, Saint-Romuald, Saint-Rédempteur, Saint-Jean-Chrysostome et compagnie céderont la place à Lévis, tout simplement. Douze ans après les fusions, la municipalité enclenche un «gigantesque» chantier d'harmonisation des adresses. Et si vous êtes Lévisien, vous avez 27 % de chances que votre nom de rue change.
«L'uniformisation des adresses est une étape essentielle pour assurer la cohésion dans la municipalité», a affirmé lundi le maire Gilles Lehouillier. Elle permettra aussi d'augmenter le sentiment d'appartenance à la ville, croit-il. De façon plus urgente, les noms dupliqués «peuvent causer de graves problèmes au niveau de la sécurité, et ça amène des pertes de temps et d'énergie».
Lévis est la ville québécoise qui détient le record du plus grand nombre de rues problématiques. Sur les 1759 noms de rues du territoire, 714 ont été analysés, soit parce qu'ils se retrouvaient en double, soit parce qu'ils étaient devenus caducs, soit parce que le même axe portait deux noms différents.
Pour corriger la situation, le comité de toponymie a effectué 472 changements, un travail de recensement et de recherche «colossal» qui a duré 10 ans. Il s'agit donc du plus important chantier d'harmonisation au Québec, a indiqué le conseiller en patrimoine et secrétaire du comité de toponymie, David Gagné.
En tout, ce sont 55 000 adresses qui seront touchées. Par le changement soit du nom de la ville, soit du nom de la rue, soit de la numérotation ou même du code postal, qui sera modifié dans certains cas.
La Ville a mis en ligne sur son site Web un outil de recherche pour que les citoyens puissent vérifier s'ils conserveront leur nom de rue. Au www.ville.levis.qc.ca, sous l'onglet Une ville organisée, en cliquant ensuite sur Toponymie, on peut chercher par quartier et par nom de rue. Ceux qui ne s'y trouvent pas ne seront pas modifiés. Pour chaque modification, on donne aussi la signification historique du nouveau nom. Car on a porté une attention particulière à choisir des dénominations qui mettent en valeur l'histoire de chaque quartier.
M. Gagné souligne que les citoyens et les entreprises ne doivent effectuer aucun changement d'ici un an, mais qu'ils doivent rester informés. «Vous ne changez pas d'adresse avant le 12 janvier 2015», a-t-il insisté. Mais en attendant, il conseille aux gens de ne pas faire d'importantes commandes de papeterie ou de chèques personnalisés.
Au moment opportun, les Lévisiens devront effectuer eux-mêmes leur changement d'adresse et en assumer les frais, le cas échéant. La Ville a cependant des ententes avec une vingtaine de fournisseurs - les principales banques et compagnies de crédit et d'assurances, la Société de l'assurance automobile du Québec, etc. - pour lesquels le changement se fera automatiquement. Postes Canada, Bell et la Commission de toponymie du Québec travaillent également en étroite collaboration avec Lévis.
Le montant inscrit au programme triennal d'immobilisations pour le changement des plaques odonymiques est de 265 000 $. Ces coûts incluent le remplacement de 35 % des poteaux qui sont arrivés à la fin de leur vie utile. «C'est peu pour régler 50 ans de problèmes du passé», a soutenu M. Lehouillier. En tout, le projet coûtera 300 000 $.
On en profitera pour changer la signature visuelle des plaques. Les noms de rue seront désormais écrits en blanc, sur fond bleu, accompagnés du nouveau logo de la Ville de Lévis.
Des soirées d'information sont prévues dans tous les quartiers à partir du 25 février jusqu'au 20 mars. L'horaire des séances est disponible au www.ville.levis.qc.ca/Fr/Citoyens_Urb_Top.asp Chaque foyer touché par un changement d'adresse recevra une communication par la poste, ainsi qu'un guide pour s'y retrouver dans les démarches à entreprendre.
Le boulevard de la Rive-Sud et la route 116 bientôt renommés
Pas de trace du boulevard de la Rive-Sud ou de la route 116 sur l'outil de recherche mis à la disposition des citoyens par la Ville de Lévis. Pourtant, ces deux artères majeures seront renommées au cours des prochains mois. «C'est à l'étude au comité exécutif et on devrait faire une annonce le plus rapidement possible», a avancé, lundi, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, lorsqu'il a été questionné sur ces absences notables. Pour le boulevard de la Rive-Sud, le comité de toponymie a recommandé «Guillaume-Couture» et l'ancienne mairesse Danielle Roy Marinelli affectionnait «de la Coopération». Comme la rue du Pont de Saint-Étienne conservera son nom, on doit s'attendre à une autre dénomination pour la route 116 qui porte en ce moment trois noms différents selon qu'on est à Saint-Étienne (Principale), à Saint-Rédempteur (1re Avenue) ou à Saint-Nicolas (du Pont).