L'hôtel de ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

53% des citoyens de Saint-Augustin favorables à l'entente avec Québec

Plus d'un citoyen de Saint-Augustin-de-Desmaures sur deux aurait été favorable à l'entente sur le partage de la quote-part d'agglomération qui a été rejetée par le conseil municipal la semaine dernière. C'est ce que révèle un sondage Léger commandité par un regroupement de commerçants de l'endroit.
Réalisée auprès de 301 répondants et avec une marge d'erreur maximale de plus ou moins 5,6 %, la collecte de données du sondage a eu lieu 17 au 19 février, soit quelques jours après le rejet de l'entente. Le sondage avait été commandé par 25 commerçants qui se sont donné le nom de Groupe de résidents et citoyens corporatifs de Saint-Augustin-de-Desmaures.
Au total, 53 % des répondants estiment que leur conseil municipal aurait dû accepter l'entente avec Québec alors que 19 % croyaient qu'il aurait dû la rejeter et que 27 % disaient ne pas savoir. Parmi les 217 personnes qui se disaient plutôt ou très intéressées par le dossier, le pourcentage de personnes favorables à l'acceptation grimpait à 61 % alors que le pourcentage de personnes opposées demeurait le même.
Le sondage révèle aussi que 87 % des sondés avaient entendu parler du dossier dans les médias et que 72 % se disaient très intéressés ou plutôt intéressés. Seulement 12 % s'étaient dits peu intéressés et 3 % pas du tout intéressés, sans oublier les 13 % qui ne savaient pas ou qui ont refusé de répondre.
Réactions
Pour le maire Sylvain Juneau, seul autour de la table du conseil à avoir appuyé l'entente, les résultats du sondage ne sont pas une surprise. «C'est le pouls que j'ai dans la population. Quand je me promène dans la rue, les gens m'en parlent sans arrêt et il y a une vaste majorité qui est en faveur de l'entente. Et plus les gens sont informés, plus ils sont intéressés, plus ils sont en faveur», a-t-il déclaré au Soleil.
Le maire en a profité à nouveau pour pointer du doigt les cinq conseillers qui ont rejeté l'entente. «Ça dénote une incapacité à écouter de la part des conseillers, qui donnent l'impression de mieux connaître les besoins de la population que la population elle-même.»
La conseillère France Hamel ne voit évidemment pas les choses du même oeil, mettant en doute la méthodologie et les résultats du sondage. «Vous savez, 301 personnes, ce n'est pas beaucoup, et 27 % d'indécis, c'est beaucoup! Nous avons toujours dit que la population n'avait pas été suffisamment informée des tenants et aboutissants de l'entente et de pourquoi nous la rejetions», a-t-elle déclaré.
«Notre position ne change pas. On a pris une décision réfléchie, on a eu l'avis d'un expert qui a confirmé nos craintes, notamment voulant que la quote-part de départ était trop haute», conclut la conseillère du district de Portneuf.