Tous les quartiers de L'Ancienne-Lorette seront touchés par des travaux d'infrastructures en 2017.

35 millions $ de travaux et «enfer» routier à L'Ancienne-Lorette

La Ville de L'Ancienne-Lorette projette de réaliser pour 35 millions $ de travaux d'infrastructures dans les rues de la ville en 2017, soit l'équivalent de 12 à 14 ans de travaux routiers en un an.
«Ça va être l'enfer de circuler ici», a déclaré, réaliste, le maire Émile Loranger en entrevue avec Le Soleil. «Tous les quartiers seront touchés, mais on n'est pas idiot. On ne fera pas tous les quartiers en même temps ni toutes les rues d'un même quartier en même temps.»
C'est l'argent rendu disponible par le gouvernement fédéral avec le Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU) qui a poussé L'Ancienne-Lorette à soumettre tant de projets dès 22h lundi soir. Ce programme d'infrastructures permet de réaliser des travaux défrayés à 50 % par le gouvernement fédéral, 33 % par le gouvernement provincial et 17 % par l'autorité municipale.
Le maire Émile Loranger
«C'est premier arrivé, premier servi, et on nous a confirmé qu'ont était les premiers à déposer au Québec. Si on répond aux critères, et on estime y répondre, on devrait pouvoir aller de l'avant», explique le maire Loranger, qui désire commencer les travaux dès le mois d'avril.
«Les travaux visés par le programme doivent être complétés le 31 mars 2018, alors en raison des contraintes liées à l'hiver, nous voulons commencer tôt», explique M. Loranger, dont le conseil a adopté lundi soir un règlement d'emprunt décrétant des dépenses en immobilisations et un emprunt de 4 millions $.
«C'est un règlement d'emprunt parapluie pour ces travaux, notamment les plus de 2 millions $ pour les plans et devis, et il faudra probablement en adopter un autre en janvier», a-t-il conclu.
Belle occasion
Selon le maire Loranger, l'opportunité du FEPTEU était trop belle pour passer à côté, ce qui explique qu'il a décidé de réaliser en un seul été l'équivalent des travaux qu'il aurait réalisés au cours des 12 à 14 prochaines années dans les rues de sa ville.
«Ce ne sont que des rues et il y aura des travaux du printemps jusqu'à la fin de l'automne. Tous les citoyens vont être emmerdés l'été prochain, mais ce sera un emmerdement à temps partagé», a-t-il illustré pour montrer ce qui attend les automobilistes qui se risqueront dans son fief l'an prochain.