Le Parc de la Chute-Montmorency se trouve parmi les quatre centres touristiques visés par une grève illimitée dès le 17 juillet.

300 employés de la SÉPAQ en grève

Le Parc de la Chute-Montmorency est parmi les quatre centres touristiques visés par une grève illimitée dès le 17 juillet, qui touche 300 employés de la SÉPAQ. Déjà, le syndicat menace d’étendre la grève aux parcs et réserves fauniques pendant les achalandées vacances de la construction.

«L’offre salariale déposée, jeudi, est presque insultante. Nous avons décidé de quitter la table de négociations.» C’est ainsi que le vice-président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Patrick Audy, explique le recours au mandat de grève obtenu ce printemps auprès de ses quelque 2000 membres dans une proportion de 94 %.

Dans un premier temps, la grève touchera le Parc de la Chute-­Montmorency et le Manoir, le Camping des Voltigeurs à Drummondville et les centres touristiques du Lac-Kénogami au Saguenay et du Lac-Simon en Outaouais.

Si cette première salve ne fonctionne pas, le SFPQ envisage d’étendre le mandat de grève illimitée à tous les établissements de plein air de la province. «S’il n’y a pas d’amélioration après le déclenchement de la grève, la prochaine étape, c’est les parcs nationaux, les réserves fauniques et le centre de réservation de la SÉPAQ», précise M. Audy.

Cette situation pourrait causer bien des maux de tête à la clientèle au moment où des centaines de milliers de Québécois entameront les vacances de la construction. 

«Les gens ne doivent pas s’attendre au même niveau de service», lance M. Audy, qui souhaite envoyer le message clair à l’employeur que l’écart entre l’offre et la demande salariale est beaucoup trop grand. 

«Les employés travaillent en moyenne 23 semaines pour 16 000 $. Après, c’est l’assurance emploi pour plusieurs», soulève celui qui ne veut pas entrer dans le détail des pourparlers en cours.

Le SFPQ avait déjà accepté de prolonger la convention collective au premier janvier 2019 pour accommoder l’employeur. En plus des membres des quatre centres touristiques déjà nommés, ceux du siège social de la SÉPAQ sont aussi en grève. 

Services réduits

«La société d’État fera tout en son pouvoir pour conserver l’accessibilité la plus large possible dans les établissements ciblés», a réagi la SÉPAQ par voie de communiqué, précisant que le fonctionnement se fera avec un effectif réduit.

Par conséquent, elle avise la clientèle que les débrayages risquent d’avoir un impact sur les services rendus comme la restauration, la location d’équipement nautique, les plages et les activités guidées. La SÉPAQ promet «d’appliquer une compensation à la facture des usagers dont le séjour serait affecté».