30 M$ pour un second terminal de croisières au Port de Québec

Le Port de Québec construira un second terminal de croisières à l’embouchure de la rivière Saint-Charles pour recevoir des navires qui ne peuvent actuellement accoster, faute d’installations d’accueil appropriées.

Le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, était de passage mercredi au Port de Québec pour annoncer une aide financière de 15 millions $ à ce projet qui en coûtera le double.

L’argent permettra de construire d’ici 2020 un second terminal de croisières d’une superficie de 100 000 pieds carrés au quai 30, derrière les silos de la Bunge, pour faciliter le débarquement et l’embarquement des passagers qui voguent sur des navires de grand gabarit, pouvant accueillir de 4 000 à 5 000 personnes.

«À l’époque, on ne pensait pas avoir des bateaux de plus de 2 000 passagers», lance le président-directeur général du Port de Québec, Mario Girard, en faisant référence au début des années 2000, au moment où le port accueillait 56 000 croisiéristes annuellement. 

«Aujourd’hui, les bateaux de grande taille avec 4 000 à 5 000 passagers sont de plus de plus en plus nombreux. Je peux vous dire que certains ont montré leur intérêt pour venir à Québec en 2019 et on ne peut les accueillir. Vous devriez voir le Royal Princess. C’est de la logistique de faire débarquer ce monde-là, illustre le PDG, à propos du navire qui a une capacité de 5 400 passagers avec l’équipage.

Cet investissement s’inscrit dans la vision de développement du produit des croisières. «On reçoit actuellement 200 000 personnes annuellement et 2019 s’annonce déjà comme une année record. On vise toujours atteindre 400 000 croisiéristes d’ici 2025», ajoute-t-il.

Le projet, tel que présenté mercredi, diffère de celui de 89,5 millions $ annoncé en 2015. En plus de l’aménagement d’un second terminal mobile en toile blanche au quai 30, on souhaitait doubler la superficie du terminal de croisières Ross-Gaudreault (près du musée) et en réaménager les abords. À l’époque, le gouvernement du Québec avait promis 35 millions $. Les 60 millions $ restants devaient venir de «partenaires», du fédéral et de la Ville de Québec. Le projet a été revu à la baisse, l’argent n’étant visiblement pas au rendez-vous.

Première phase du projet

En plus des 15 millions $ de Québec, le port injecte 10 millions $ et 5 millions $ proviennent de la Ville. «On peut voir le projet de ce matin comme une phase un», explique M. Girard, précisant que la structure du second terminal sera permanente contrairement aux plans de 2015. Parlant plans, ils seront soumis aux citoyens une fois réalisés.

Le maire de Québec se réjouit de cette annonce qui complète les infrastructures d’accueil pour que Québec demeure parmi les meilleures destinations au monde. 


« Aujourd’hui, les bateaux de grande taille avec 4000 à 5000 passagers sont de plus de plus en plus nombreux »
Mario Girard, président-directeur général du Port de Québec

«On n’acceptait pas que les croisiéristes arrivent sur un stationnement. C’est pour ça qu’on a fait la place des canotiers. On a aussi réglé la piste cyclable avec l’aménagement de la passerelle», énumère-t-il.

Selon lui, il reste maintenant à «penser» la construction d’un lien mécanique qui faciliterait l’accès de la haute ville aux croisiéristes. «Ce n’est pas tous des jeunesses, ce monde-là. C’est quelque chose qui est demandé. Et ça servira aussi pour la population locale», conclut-il.