L'accusé a reconnu sa culpabilité à deux agressions sexuelles envers deux adolescentes.

200 heures de travaux pour un ado agresseur

Un adolescent grand consommateur de «pot» plaide coupable d'avoir agressé sexuellement deux copines. Il devra effectuer 200 heures de travaux bénévoles.
Pierre-Louis (prénom fictif), aujourd'hui âgé de 16 ans, était au départ accusé de trois agressions sexuelles. Il a reconnu sa culpabilité à deux d'entre elles et la Couronne a déclaré ne pas avoir de preuve à offrir pour la troisième.
Au printemps 2015, Pierre-Louis rencontre une adolescente via les réseaux sociaux. À la troisième rencontre, les deux jeunes s'embrassent. La fois suivante, la jeune fille accepte de suivre Pierre-Louis chez lui, à Lévis.
Une fois dans la chambre, l'adolescent la touche avec insistance et la force à avoir une relation sexuelle complète. 
Après, la jeune fille se rhabille et quitte, sans ajouter une parole.
En janvier 2016, Pierre-Louis récidive avec une copine de classe. Les deux jeunes vont d'abord se retrouver dans le stationnement souterrain de Laurier Québec pour fumer du cannabis. 
Ils se rendent ensuite chez Pierre-Louis où ils continuent à consommer.
Nauséeuse et étourdie, l'adolescente s'asseoit sur le lit de son ami. Ce dernier en profite pour la toucher, la déshabiller et, finalement, la pénétrer malgré sa résistance.
Quelques heures plus tard, Pierre-Louis accepte d'aller la reconduire à l'arrêt d'autobus.
La jeune fille a dit aux policiers avoir ressenti de la douleur durant quelques jours.
Lorsque les policiers sont venus l'arrêter en avril 2016, Pierre-Louis leur a fermé la porte au nez. Les policiers ont dû user de la force physique pour maîtriser l'adolescent. Pierre-Louis a reconnu avoir commis une entrave au travail des policiers.
Sobre depuis un an
Pierre-Louis se dit sobre depuis un an, date de son arrestation et du déménagement chez ses grands-parents. Il a décroché son premier travail à temps plein.
L'avocate de défense Me Geneviève Bertrand a plaidé que son jeune client reconnaissait ses gestes et voulait réparer les torts faits aux adolescentes. Elle a ajouté qu'en raison de son propre état d'intoxication, Pierre-Louis «n'était pas en état d'apprécier» le non-consentement des adolescentes au moment des agressions.
Les deux jeunes plaignantes étaient au courant de la suggestion de peine faite par les parties. Aucune n'a voulu venir à la cour.
Le procureur de la Couronne Me Christian Trudel souligne que Pierre-Louis a un grand besoin d'encadrement afin de surmonter pour de bon son problème de consommation. Jusqu'à son arrestation, l'adolescent vivait chez sa mère, qui l'avait initié à la consommation de cannabis.
La juge Fannie Côtes de la Cour du Québec a estimé raisonnable la proposition faite par la Couronne et la défense d'imposer à l'adolescent 200 heures de travaux bénévoles (le maximum étant de 240 heures). Pierre-Louis devra aussi suivre une formation de 56 heures au centre jeunesse et sera en probation pour 18 mois.