Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le Carrefour des enfants de Saint-Malo s’est offert de nouveaux locaux, agrandis afin d’accueillir plus de jeunes.  
Le Carrefour des enfants de Saint-Malo s’est offert de nouveaux locaux, agrandis afin d’accueillir plus de jeunes.  

20 ans et de nouveaux locaux pour le Carrefour des enfants de Saint-Malo [PHOTOS]

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
Le Carrefour des enfants de Saint-Malo fête ses 20 ans. Pour l’occasion, il s’est offert de nouveaux locaux, agrandis afin d’accueillir plus de jeunes et de répondre aux besoins criants de sa communauté.  

«Entendre de nouveau les cris heureux des enfants qui entrent dans la maison, ça a mis un baume», note le directeur de l’endroit, Steven Ouellet. 

Les travaux du centre communautaire de loisirs et d'apprentissages se sont terminés en début d’année. Grâce à l’agrandissement, le Carrefour peut servir les 75 enfants de niveau préscolaire et primaire dont il s’occupait déjà avant la pandémie, dans le quartier Saint-Sauveur. Tous portent un masque et gardent la distance appropriée.  

Pour l’instant, les activités d’éducation sont privilégiées, comme l’aide aux devoirs. Les jeux de groupe ou les séances de cuisine devront attendre quelque temps avant d’être organisés, afin de respecter toutes les consignes de la santé publique.  

«On a doublé les espaces pour les activités des jeunes, on se sent privilégiés d’avoir ces espaces-là, on sait que les organismes ont souffert durant la pandémie», explique le directeur. 

Les travaux ont commencé au mois d’août. En attendant, les jeunes du Carrefour étaient redirigés vers le centre communautaire Durocher pour les activités, grâce à un «précieux partenariat». 

«Les sous s’accumulent depuis trois ans. Et on est passé à l’action. On n’a pas reculé avec la pandémie et ça a été gagnant. C’est très beau cadeau, nous sommes pleins de gratitude», ajoute M. Ouellet. 

Le Carrefour des enfants de Saint-Malo s’est offert de nouveaux locaux, agrandis afin d’accueillir plus de jeunes.  

Le projet d’agrandissement et de revitalisation a nécessité plus de 350 000 $, montant amassé grâce à une importante campagne de financement lancée en 2019. 

Pendant ces temps troubles, les intervenants et leur directeur sont heureux de continuer l’accompagnement auprès de leurs jeunes. Pour la suite des choses, l’équipe voit grand. Lors d’un déconfinement plus marqué, elle se mettra en action : doubler l’équipe et développer l’offre de services. 

«Maintenant, on peut se permettre de rêver. Avec nos locaux et les réflexions de la dernière année. Après une période comme celle-là, on peut recommencer à imaginer. On va essayer des choses», exprime Steven Ouellet. 

Grandir 

Grâce à l’agrandissement, le Carrefour peut servir les 75 enfants de niveau préscolaire et primaire dont il s’occupait déjà avant la pandémie.

Au moment de la création du Carrefour de Saint-Malo, l’objectif premier se voulait la réussite éducative des jeunes, peu importe leur milieu. Plusieurs enfants de réfugiés sont aussi débarqués dans le quartier, avec certains retards d’apprentissage, le Carrefour voulait les aider à rattraper le retard. 

Ensuite, la mission s’est développée, le Carrefour est rapidement devenu un lieu de fréquentation incontournable pour beaucoup d’enfants. 

«On veut donner le goût aux jeunes d’apprendre en dehors de l’école, on veut que le concept soit dynamique. La clé là-dedans est de permettre le rassemblement entre amis. C’est accrocheur de développer un sentiment d’appartenance, ça peut faire la différence. Peu importe leur situation à la maison, ils peuvent venir ici.» 

Le Carrefour offre aussi de l’encadrement aux parents, afin d’assurer la réussite de leurs enfants lors des devoirs à la maison, par exemple. 

Steven Ouellet, directeur du Carrefour des enfants de Saint-Malo, Emmanuel L’Hérault et sa fille Frédérique qui fréquente l'endroit.

Frédérique L’Hérault souffle sept bougies, elle fréquente le Carrefour deux fois par semaine depuis la maternelle. 

«C’est une gang de jeunes qui vient de tous les milieux, ils se retrouvent au Carrefour et il n’y a pas de différence quand ils sont là. C’est rassembleur et on y partage de bonnes valeurs. Ça lui permet d’agrandir ses horizons», confie son père, Emmanuel L’Hérault. 

Pour Frédérique, il s’agit d’une «prolongation de la période de jeux», même si elle peut apprendre autant qu’à l’école. L’approche du Carrefour s’éloigne du cadre académique.  

«Ils découvrent autre chose que ce qui est véhiculé à l’école. Ils traitent des aspects sociaux, culturels et développent l’ouverture d’esprit, avec des gens de partout», termine M. L’Hérault.