La capitale

Équipe Labeaume s’attaque à la baisse des vols avec les É.-U.

Équipe Labeaume lancera un grand chantier pour comprendre l’abandon par les compagnies aériennes de nombreuses liaisons entre Québec et les grandes villes américaines. Pour le maire sortant, c’est un non-sens au moment où la capitale connaît une saison touristique sans égale.

Alors que l’économie et le tourisme roulent à fond dans la capitale, le nombre de vols avec les États-Unis est en chute libre à l’Aéroport de Québec. Il y a «quelque chose qui ne marche pas» et Régis Labeaume veut le découvrir.

Le maire sortant donnait l’impression d’être devant une énigme, lundi, lorsqu’il a annoncé son intention de réunir autour d’une même table les acteurs économiques et touristiques de la région pour comprendre ce qu’il appelle être un «non-sens».

«Notre économie fonctionne à plein régime [taux de chômage à 4,1 %], on accueille des touristes comme jamais. Dans ces conditions-là, pourquoi on n’a pas plus de vols avec les États-Unis et à l’international?» se questionne-t-il.

Au 31 décembre, de nombreuses compagnies auront abandonné des liaisons ou réduit leur offre. «Tout le monde dans la ville a le même sentiment que moi. Il faut qu’on se penche là-dessus [...] On ne peut pas être une ville qui va mieux qu’actuellement [...] et au lieu de gagner des vols, on en perd. C’est un dossier critique.»

Justice et faits divers

Procès du policier Simon Beaulieu: témoins sous le choc

De résidents du quartier, des travailleurs, des clients de la caisse populaire, des sans-abri; le parvis de l’église Saint-Roch grouillait de monde le midi du 3 septembre 2014 lorsque le policier Simon Beaulieu a frappé le cycliste Guy Blouin.

La caissière France Bédard profitait de son heure de lunch pour prendre du soleil, juste devant la caisse Desjardins du centre-ville, rue Saint-François Est.

Elle discute avec une collègue et regarde les clients entrer et sortir de l’institution financière.

Soudain, Mme Bédard entend un crissement de pneus. Elle voit une autopatrouille reculer, sans gyrophare ni sirène, et frapper un cycliste qui roulait en direction ouest. «Je suis restée figée sur mon banc, a expliqué Mme Bédard, lors du deuxième jour du procès de Simon Beaulieu. J’ai vu M. Blouin en dessous de la voiture.»

Les deux policiers sortent de la voiture. France Bédard entend Guy Blouin sacrer après les agents.

Un des policiers met un genou dans le dos du cycliste. Selon la témoin, il lui lance : «De toutes façons, tu es arrêté. L’ambulance s’en vient.»

Guy Blouin, 48 ans, va ensuite marcher, avec un peu d’aide, jusqu’au véhicule d’urgence. Son décès sera constaté tout juste après son arrivée à l’hôpital.

Jean Fortin, gardien de nuit dans une maison de thérapie et résidant du quartier Saint-Roch, a entendu plutôt que vu la collision. Mais quelques secondes plus tôt, il avait bien vu l’autopatrouille reculer rapidement, dit-il. «Il a eu un bon départ», a commenté M. Fortin.

Le cycliste Guy Blouin, lui, roulait normalement, sans faire mine de se sauver, ajoute-t-il.

Jean Fortin se rappelle encore de la colère et du choc des dizaines de personnes qui ont quitté le parvis pour s’aligner le long de la rue Saint-François. Il a lui-même participé à la création du Comité du 3 septembre, un regroupement de citoyens qui vise à dénoncer les infractions commises par les policiers.

Preuve close pour la poursuite

Après le témoignage du reconstitutionniste de la SQ, d’un mécanicien et des deux témoins civils, le procureur de la Couronne Me Michaël Bourget a déclaré sa preuve close lundi midi.

La défense a commencé sa preuve en déposant le rapport d’un expert en traumatologie. Ce médecin évalue que Guy Blouin est décédé d’une «super-fracture» de côte, qui empêchait ses poumons de se gonfler et de se dégonfler normalement.

Une expertise toxicologique déposée par la défense démontre que Guy Blouin avait dans son urine des résidus de cocaïne, de métamphétamines et de cannabis.

Jugement du policier

La défense a fait témoigner l’officier superviseur de Simon Beaulieu concernant les nombreuses plaintes visant les piétons et les cyclistes au centre-ville. «On demande aux patrouilleurs d’être très interventionnistes au niveau du partage de la route lorsqu’ils constatent des infractions», a indiqué l’inspecteur David Fillion.

Le juge René de la Sablonnière qui entend le procès a pu apprendre que sur les 120 directives administratives et procédures opérationnelles de la police de Québec, aucune ne concerne les interceptions de cycliste.

Et de toutes façons, s’il y avait une procédure, le patrouilleur devrait l’adapter aux circonstances, a affirmé le lieutenant Marko Mercier.

«Les directives n’ont pas pour but d’empêcher de réfléchir le patrouilleur?» lui a demandé le procureur de la Couronnne, Me Michaël Bourget. Non, concède l’officier.

«Ça ne l’empêche pas de juger de ce qui est dangereux?» Non à nouveau.

«Et vos directives ne viennent pas supplanter le Code de la sécurité routière?» Pas du tout.

Le procès sera suspendu jusqu’à mercredi pour donner le temps à la Couronne de lire l’expertise de l’ingénieur Jean Grandbois, mandaté par la défense pour reconstituer l’accident, et préparer le contre-interrogatoire.

Le policier Simon Beaulieu et son ancien partenaire de patrouille témoigneront par la suite.

Affaires

Fermeture de cinq mois pour Le Capitole

Le Capitole de Québec subira une importante cure de jouvence. Un investissement de 40 millions $.

Afin de réaliser les travaux, l’établissement hôtelier fermera ses portes pour une période de cinq mois à partir du 8 janvier. 

L’édifice, le restaurant Il Teatro et la salle de spectacle seront entre autres rénovés. Le nouveau plan d’aménagement prévoit que le restaurant sera notamment sur deux étages, selon des informations de Radio-Canada, et l’offre hôtelière sera bonifiée jusqu’à 120 chambres. Actuellement, le Capitole compte une quarantaine de chambres.

Il s’agit d’une première métamorphose majeure depuis l’ouverture du bâtiment en 1992 par un groupe de promoteurs issus du domaine du disque, du spectacle et de la télévision.

Dans une entrevue avec la société d’État, le président-directeur général de l’établissement et aujourd’hui propriétaire, Jean Pilote, a indiqué que «la mise à niveau est essentielle parce que l’enveloppe extérieure est dans un état dangereux, à la limite dans un état de délabrement important. Il y a des éléments structuraux qu’il faut faire».

Des esquisses devraient être présentées à la population au cours des prochaines semaines. Un événement de presse est prévu pour le mois de novembre.

Étant à l’extérieur du pays, M. Pilote n’a pas été en mesure lundi d’accorder une entrevue au Soleil.   

En 2015, en raison du développement du théâtre Le Diamant, le Capitole avait été contraint de fermer ces restaurants Chez l’Autre-Brasserie française et la pizzeria Il Teatro ainsi que Le Cabaret du Capitole à la place D’Youville.

Depuis plusieurs années, M. Pilote ne cache pas son intérêt pour rénover l’édifice en même temps que les travaux pour la construction du Diamant.  

Éducation

Avoir la force de se reprendre en main

Ils ont en commun d’avoir tout perdu à cause de l’alcool et des drogues. Mais aussi d’avoir eu la force de reprendre leur vie en main.

Ils s’appellent Maxyme, Alexis, Thomas et Élizabeth. Cette force qui les habitent, ils l’ont trouvée en eux, aidés par l’organisme Le Portage, qui reconnaissait dimanche le chemin vers l’abstinence parcouru par 202 participants inscrits à l’un des ses programmes.

Élizabeth, 25 ans, témoigne à la fois de la fragilité de l’être et de sa persévérance. «La toxicomanie, c’est insidieux. Quand on a perdu beaucoup de plumes, on n’a pas le choix d’accepter l’aide offerte. C’est ma troisième thérapie», avoue-t-elle. 

Pourquoi trois? Parce qu’elle s’est mise à risque après les deux premières. Son travail dans la restauration l’exposait à des tentations. Aussi peut-être parce qu’elle suivait les thérapies pour les mauvaises raisons. «Il faut que ça vienne de nous. Il ne faut pas le faire pour les autres. L’amour m’a motivé à suivre cette thérapie parce que je voulais renouer avec mon copain. Mais en cours de route, j’ai aussi découvert autre chose qui venait de moi», explique-t-elle encore.

Dimanche, elle était abstinente depuis maintenant cinq mois, a-t-elle pris soin de souligner, visiblement fière. Elle projette maintenant de compléter un baccalauréat en orientation dès janvier.

Tout perdre en une semaine

Il n’a que 18 ans et Maxyme peut dire qu’il a déjà perdu son emploi, son appartement et son statut d’étudiant... la même semaine. Il parle ouvertement de ce qu’il inspirait pour ses proches. «J’étais rendu lourd pour tout le monde autour de moi. Il y a des gens qui se sont épuisés à vouloir m’aider. Ils ont fui. Ils se demandaient si le vrai Maxyme n’était pas celui que j’étais devenu», reconnaît-il.

Maxyme version 2017, le vrai souhaite-t-il, est abstinent depuis sept mois et demi. La demie compte ici parce que tous savent que les démons peuvent ressurgir. Heureusement, il y a les projets. Et ça aussi, tous en ont.

C’est le cas de Thomas qui était rendu «invivable» avant son entrée à Portage en 2016. Aujourd’hui, il a des rêves pleins la tête et la capacité de les articuler. «Je ne veux plus retourner là-dedans. Je travaille et je vais à l’école. Je veux devenir entrepreneur. Je fais des choix de vie qui ne sont plus compatibles avec qui j’étais auparavant», lance-t-il du haut de ses 17 ans.

Alexis, 19 ans, est sobre depuis maintenant 20 mois. Il a lui aussi des projets, mais son abstinence tient également de l’amour pour sa mère, à qui il a rendu hommage. «Avant que j’entre à Portage, elle vivait une dépression. Mais elle ne m’a jamais abandonnée. Aujourd’hui, elle est décédée. Avant qu’elle meure, j’ai pu renouer une relation normale avec elle. Je sais qu’elle me regarde d’en haut. C’est vraiment la femme de ma vie.»

La capitale

Le sacrifice des colistiers

Des conseillers risquent de céder leur siège s’ils sont élus à l’élection du 5 novembre à la Ville de Québec. Accepter d’être colistier d’un candidat à la mairie, c’est aussi faire preuve d’esprit d’équipe.

Jean Rousseau, candidat dans Cap-aux-Diamants, est le colistier de la chef de Démocratie Québec (DQ), Anne Guérette. Nancy Piuze exerce la même fonction dans Sainte-Thérèse-de-Lisieux pour le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin. Le maire sortant n’a pas senti le besoin d’en désigner un, contrairement à ses principaux adversaires.

Mais qu’est-ce qu’un colistier? C’est un genre de police d’assurance pour un candidat défait à la mairie. Si le candidat désigné comme colistier est élu dans son district, il doit céder la place à son chef défait. 

«Je l’assume pleinement, lance d’entrée de jeu M. Rousseau. J’ai beaucoup travaillé à l’élaboration du programme de DQ. Ce n’est pas le parti d’une seule personne. Je vais continuer mon implication même si je devais céder ma place.»

La Capitale

Un lieu fixe pour le service d’injection supervisée

EXCLUSIF / Une adresse fixe au centre-ville, dans les quartiers Saint-Roch ou Saint-Sauveur, davantage qu’une unité mobile. Un site avec des infirmières, des intervenants et des pairs aidants, plus près du communautaire que de l’établissement de santé. Le projet de service d’injection supervisée (SIS) à Québec prend forme. Et il répondra aux besoins des utilisateurs de drogues injectables (UDI), tout en respectant l’incontournable critère d’acceptabilité sociale.

L’organisateur communautaire Marc De Koninck et la médecin conseil à la Direction régionale de santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale Nathanaëlle Thériault ont accepté cette semaine de livrer au Soleil les grandes lignes du projet de SIS, dont quelques ficelles restent encore à attacher. Le projet fera l’objet d’une ou deux séances de consultation publique qui devraient vraisemblablement avoir lieu en novembre, une fois les élections municipales passées.

M. De Koninck et la Dre Thériault ne nous diront d’ailleurs pas tout en entrevue, non seulement parce que tout n’est pas encore arrêté, que l’étape de la consultation n’a pas encore eu lieu et qu’ils veulent d’abord échanger avec la population concernée, mais aussi pour éviter toute récupération politique pendant la campagne électorale.

Ce qui est clair, c’est qu’il y aura bel et bien un SIS à Québec en 2018. La preuve n’est plus à faire qu’il y a un réel besoin pour ce genre de services à Québec, soulignent M. De Koninck et la Dre Thériault. Réduction des méfaits et des nuisances, diminution des surdoses, risques moindres de contracter et de transmettre l’hépatite C et le VIH : les bénéfices d’un SIS pour les UDI et la communauté sont indéniables. Et avec la crise des opioïdes qui menace le Québec, un tel service dans la capitale s’impose plus que jamais, observent nos deux interlocuteurs.

Groupes de discussion

Pour s’assurer que ce service réponde réellement aux besoins des utilisateurs de drogues injectables, trois groupes de discussion ont été formés avec 22 d’entre eux cet hiver. «Ce qui est ressorti de ces discussions, c’est que les utilisateurs souhaitent avoir un site situé à proximité d’où ils sont, dans Saint-Roch ou Saint-Sauveur, parce qu’ils n’ont pas de moyen de transport et se déplacent à pied. Comme ils ont eu de mauvaises expériences dans le réseau de la santé, ils veulent un endroit où ils se sentiront bien accueillis, avec des services infirmiers, oui, mais aussi avec des intervenants communautaires et des pairs aidants. Ils ont besoin d’avoir des gens avec qui ils peuvent échanger et développer des liens de confiance», résume Marc De Koninck.

Selon la Dre Thériault, les UDI interrogés n’ont pas vraiment exprimé le besoin d’avoir une unité mobile. «Certains en ont parlé un peu, mais ce qu’ils veulent d’abord et avant tout, c’est un site fixe», témoigne la médecin, ajoutant que le SIS ne pourrait donc pas être seulement une unité mobile (comme le souhaitait la Société de développement commercial du centre-ville).

De même, il est beaucoup plus plausible que ce SIS soit situé au sein d’un organisme communautaire ou dans un nouveau local entièrement consacré à cette mission que dans un établissement de santé (le maire Régis Labeaume avait déjà fait part de sa préférence pour qu’il soit situé près ou à l’intérieur d’un établissement de santé). 

«La méfiance [envers le réseau de la santé] est là», dit Marc De Koninck, précisant que peu importe le lieu choisi, l’entrée devra être exclusive et bien identifiée, tout comme les salles d’accueil, d’injection et de répit.

«Il y a une hypothèse très sérieuse que ce soit des locaux opérés par un organisme communautaire [Point de repères, pour ne pas le nommer], mais que ce ne soit pas nécessairement dans les locaux actuels», mentionne M. De Koninck, tout en insistant sur le fait que d’autres organismes communautaires, dont MIELS-Québec et le PIPQ, et le milieu de la santé seront, dans tous les cas de figure, mis à contribution.

«Notre mandat, ce n’est pas de développer une offre de services pour servir les intérêts d’un organisme, mais pour répondre aux besoins des UDI. Le SIS, ce n’est pas juste une adresse civique, c’est une opportunité de développer un corridor de services, de permettre aux UDI d’avoir accès à d’autres services de santé ou psychosociaux», insiste M. De Koninck.

Selon lui, outre les infirmières, des professionnels de la santé (médecins, psychiatres, ergothérapeutes, dentistes et travailleurs sociaux, par exemple), pourraient éventuellement offrir des services sur place. La clinique SABSA, dont les patients sont pour la plupart des personnes vulnérables, pourrait aussi être appelée à jouer un rôle, avance-t-il. «Le projet sera évolutif. On veut se concentrer sur une première offre de services et la bonifier selon les besoins. On va se mettre en mode veille, regarder les impacts pour les UDI et la communauté, et s’ajuster au besoin», explique M. De Koninck.

Déclaration d’empathie

Au cours des discussions avec les UDI, un aspect a particulièrement marqué Marc De Koninck. «Ils ont vraiment une préoccupation vis-à-vis la population. Ils sont conscients que leur façon de consommer peut déranger et poser des risques pour elle, et ils ne souhaitent pas ça. On peut le voir comme une déclaration d’empathie pour le reste de la population», dit l’organisateur communautaire. 

Le CIUSSS assure que le SIS ne sera pas situé à côté d’une école, comme celui de Spectre de rue, à Montréal, qui soulève l’inquiétude chez les parents des élèves. «Notre projet ne sera pas un copié-collé de ce qu’il y a à Montréal ou ailleurs. Il sera développé en fonction de la réalité et de l’environnement de Québec», souligne une porte-parole du CIUSSS, Catherine Chagnon.

Au terme de la consultation comprenant assemblées publiques, rencontres avec la Ville et les commerçants et rencontres «de proximité» avec les voisins du futur SIS, le projet sera présenté au ministère québécois de la Santé. «On vise toujours le 31 décembre comme date d’échéance», précise Mme Chagnon. Le projet sera ensuite transmis à Santé Canada pour approbation, de sorte que le SIS pourrait voir le jour quelque part en 2018. «C’est une priorité au CIUSSS, et le plus tôt sera le mieux. Mais il faut prendre le temps de bien faire les choses», souligne la porte-parole. 

+

La capitale

Québec 21 invite à voter «pour le 3e lien et contre le SRB»

Je vote pour le 3e lien et contre le SRB. Après l’avoir dit et redit au cours des derniers mois, Québec 21 l’écrit maintenant sur de nouvelles affiches électorales qui ont fait leur apparition sur le territoire de la Ville de Québec depuis quelques jours.

«Pendant les trois premières semaines de campagne, on voulait montrer qu’on était capable de gérer une ville, mais le thème principal de la campagne, c’est ça», explique au Soleil le chef de QC21, Jean-François Gosselin.

«Ça», c’est l’élection référendaire qu’il réclame depuis le début de la lutte électorale, même avant. Le message est maintenant véhiculé sur huit immenses affiches de 4 X 8 pieds à raison d’une par district. On peut lire «Je vote pour le 3e lien» accompagné d’une case cochée avec un crochet bleu au-dessus de la tête du chef. Elle est suivie d’une case avec un X rouge au côté de la mention «contre le SRB» sous laquelle se trouve la tête du candidat du district.

«La stratégie était prévue dès le départ, confirme M. Gosselin. D’ici le vote par anticipation, on va en parler davantage», poursuit-il. Comme quoi Québec 21 veut remettre de l’avant l’un de ses engagements phares.

«On n’a pas spécifié que le 3e lien doit être à l’est parce que tout le monde veut que ça soit là à part Régis Labeaume», poursuit M. Gosselin.

Thème majeur

Le thème de la mobilité prend de plus en plus d’espace depuis vendredi. La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, a pris l’initiative avec l’annonce d’un projet de tramway de 11,5 kilomètres entre Sainte-Foy, la Colline parlementaire et Saint-Roch. 

Le lendemain, le maire sortant s’est positionné contre un tramway. Il préfère parler d’un réseau structurant de transport en commun qui devra desservir l’est et le nord de la ville. M. Labeaume a promis des consultations après l’élection et refuse de définir ce réseau.

QC21 demeure convaincu que le maire sortant reviendra avec un projet de SRB. Pour sa part, il préfère améliorer le réseau de transport en commun existant et insiste plutôt sur la nécessité d’un 3e lien dans l’est.

La Capitale

La tradition des sacrements s’étiole

À peine le quart des jeunes nés et baptisés dans le diocèse de Québec en 2008 ont fait leur première communion en 2016. Une situation qui n’inquiète cependant pas l’archevêque de Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. Il estime toutefois qu’il faut amener l’Église à changer ses méthodes et à être plus présente dans la communauté.

Des 7272 bébés nés et baptisés en 2008 dans le diocèse de Québec, seulement 1876 faisaient leur première communion huit ans plus tard. Le nombre total de premières communions dans le diocèse a chuté de plus de 50 % en huit ans.

Pour ce qui est des confirmations, il y en avait eu 3765 en 2008, un nombre qui est passé à 2430 l’an dernier. Même les funérailles religieuses sont passées de 5372 en 2008 à 2430 seulement en 2016.

«Auparavant, les sacrements, c’était quasiment automatique. C’était supporté par la société et le système scolaire. Tout ça a changé avec la déconfessionalisation des écoles», explique le cardinal Lacroix. «Pour beaucoup de jeunes familles, il n’y a pas tant que ça de contact avec l’Église. Elles ne la connaissent pas et ce n’est pas un réflexe de demander les sacrements pour leurs enfants», ajoute la coordonnatrice de la pastorale, Marie Chrétien.

Mgr Lacroix ajoute également que l’Église fait de plus en plus face à des parents qui, eux-mêmes, n’ont jamais fait leur première communion. Il note cependant que le nombre de confirmations d’adultes a augmenté de 87 à 406 en huit ans. «On peut dire que l’éveil de la foi est plus tardif car de plus en plus de gens n’ont jamais été exposés à la foi, ni dans leur famille, ni à l’école. Pour nous, le défi est de proposer ou de renouveler la rencontre avec Jésus Christ», commente-t-il.

La Capitale

Beau succès pour le 4e Comiccon

Pour une troisième année en quatre ans d’existence, le Comiccon de Québec, foire commerciale pour l’amateur de personnages fantaisistes, se vante d’avoir attiré autour de 10 000 fidèles. «C’est sûr qu’on revient l’année prochaine», annonce déjà la porte-parole, Leeja Murphy.

Vous ne savez pas de quoi il est question ici? Il s’agit d’un congrès éclectique visant une clientèle cible variée : «Les amoureux de bandes dessinées, de comic books, de films de superhéros, de concerts, de combats médiévaux, de lutte, d’horreur, de jeux vidéo, de manga [bande dessinée japonaise] et de costumade», dixit la prose communicationnelle.

Le fana s’y présente parfois dans les atours de son personnage préféré, y rencontre des acteurs ayant joué des rôles du genre pour leur acheter un autographe, magasine ou assiste à un match de lutte voire un combat en armure.

Assignation libre

Assignation libre

Lors de la journée de célébrations du centenaire du pont de Québec, le 23 septembre, Yan Doublet a capté cette image bucolique de la célèbre structure mal-aimée, au soleil couchant, alors que deux jeunes se reposent sur la rive et qu’un navire fait route vers Montréal.

Notre photographe a également fait en sorte de dissimuler la travée du pont Pierre-Laporte, ce qui fait croire à la présence d’un seul lien entre Québec et Lévis… 

Données techniques : Nikon D4. Focale 195 mm, ISO 100, ouverture f.10, vitesse 1/500e seconde