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Coup de grâce à la tour de l’église Saint-Cœur-de-Marie

La démolition de l’église Saint-Cœur-de-Marie s’accélère sur Grande Allée alors que des travaux étaient concentrés sur la tour du bâtiment dont la démolition a été amorcée fin juin.

La démolition s’est poursuivie à l’intérieur au cours de l’été. Ouverte en 1920, cette église, qui se distinguait par son style néo-byzantine, a été fermée au culte en 1997.

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Pari gagné pour le Grand Marché [VIDÉO]

Malgré le scepticisme et les craintes, il semble que c’est un pari gagné pour le Grand Marché de Québec à ExpoCité. Après un premier été d’activités, le chiffre d’affaires est en hausse pour une majorité de marchands.

«Certain que je suis content», le propriétaire de So-Cho, le saucissier, répond sans détour. «S’il y a quelqu’un pour qui ça ne marche pas, c’est qu’il a un problème avec son service ou son produit. En juillet et en août, j’ai fait en 14 jours un chiffre d’affaires que je faisais en un mois au marché du Vieux-Port», raconte Guillaume Saint-Cyr.

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Du vandalisme anticycliste à Limoilou?

Un acte de vandalisme a été commis contre un compteur à vélo sur une bande cyclable du quartier Limoilou. La Table de concertation vélo des conseils de quartier y voit le signe d’une certaine tension entre les cyclistes et leurs détracteurs.

La semaine dernière, les tubes de ce compteur situé sur la 3e Avenue, à l’angle de la 13e Rue, ont été volontairement sectionnés. «La Ville dénonce cet acte de vandalisme», dit son porte-parole, David O’Brien.

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D’autres assemblées publiques pour le tramway à l’automne

La Ville de Québec prépare une série d’assemblées publiques pour l’automne avec la promesse de fournir de nouvelles informations à la population sur l’implantation du réseau structurant de transport en commun.

«On travaille à planifier ça», a confirmé mardi le maire Régis Labeaume, en marge d’une conférence de presse. On peut imaginer que ces soirées seront courues si on tient compte du fait que plusieurs citoyens sont restés sur leur faim lors des trois premières tenues en juin.

Depuis l’annonce du projet en mai 2018, plusieurs ont accusé la Ville de ne pas fournir suffisamment d’information, d’où les nombreuses craintes exprimées en début d’été.

«On a travaillé fort cet été. Plusieurs études vont sortir. Quand on sera sûr que c’est final, on va aller présenter ça», promet le maire. Il fait notamment référence à l’étude sur le bruit et les vibrations émis par le tramway et celle très attendue qui doit venir valider le choix d’un tramway sur celui d’un métro ou tout autre mode de transport, comme l’a exigée le ministère de l’Environnement pour répondre aux préoccupations citoyennes lors de consultations publiques tenues en début d’année. 

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Villa Livernois: la Ville se défend d’être négligente

La Ville de Québec se défend d’avoir été négligente après l’incendie qui a ravagé dimanche la Villa Livernois, un bâtiment patrimonial en décrépitude que plusieurs rêvaient de voir préserver.

La résidence datant de 1905, qui a appartenu au photographe et homme d’affaires aisé Jules-Ernest Livernois, avait obtenu de la Ville de Québec le statut de maison patrimoniale de valeur supérieure. 

À LIRE AUSSI: Incendie majeur à la Villa Livernois: la Ville taxée de négligence

À la suite de l’incendie, des membres du groupe Facebook pour sauver la Maison Livernois ont tôt fait de pointer la Ville comme responsable de la détérioration du bâtiment et de sa destruction par les flammes.

La conseillère Marie-Josée Savard, responsable de l’aménagement du territoire, rappelle que la Ville a fait 25 inspections en deux ans. Elle a émis plusieurs avis en plus de trois constats d’infraction.

Pour sa part, le maire de Québec indique que la Ville manque encore d’outils pour préserver les bâtiments patrimoniaux. «Bien facile de dire que c’est la faute à la Ville. Tous les moyens ont été utilisés avec le pouvoir qu’on possède. Le droit le plus protégé après celui des personnes, c’est celui de la propriété privée. On aimerait avoir le droit d’imposer des choses aux propriétaires du genre une obligation de la remettre à niveau lorsque tu l’achètes.» 

Depuis 2015, la Villa Livernois du boulevard Masson était laissée à l’abandon, les portes et fenêtres étaient d’ailleurs placardées. L’année suivante, elle faisait l’objet d’une vente pour défaut de paiement de taxes.

L’incendie qui s’est déclaré dimanche est d’autant plus malheureux que deux promoteurs, Maryse Laurendeau et Bernard Poitras, avaient fait connaître en juin un projet de construction d’une quarantaine de logements qui aurait intégré la Villa Livernois, en y aménageant trois logements reliés par une passerelle au reste du complexe projeté.  

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Les commerçants de la route de l’Église seront indemnisés

La Ville de Québec mettra finalement sur pied un programme de compensation pour les entreprises affectées par la réalisation de grands travaux, incluant ceux subis par les commerçants de la route de l’Église.

Le programme annoncé, que le maire de Québec appelle pour l’instant une «intention politique», touchera principalement les entreprises de commerce de détail, d’hébergement, de restauration, de divertissement et certains services comme les salons de coiffure et les entreprises de location d’équipements divers, par exemple la location d’outils.

Les entreprises admissibles devront se situer dans un périmètre de 200 mètres de la zone de travaux. Ces travaux devront être d’une durée minimale de quatre mois consécutifs pour des travaux souterrains et de six mois consécutifs pour des travaux de surface. Dans chaque cas, ils doivent engendrer une entrave à la circulation, a expliqué Régis Labeaume. 

La Ville a élaboré ce programme en analysant les initiatives de 13 villes en Europe et en Amérique du Nord, dont Montréal.

Les commerçants admissibles auront droit à un premier versement forfaitaire de 5000 $ au début des travaux. Par la suite, ils devront fournir une preuve de pertes financières sur le bénéfice brut. La Ville remboursera les pertes supérieures au quinzième de pourcentage, jusqu’à un maximum de 30 000 $ pour l’aide totale annuelle.

«L’idée est que les commerçants peuvent subir une baisse d’achalandage, donc du chiffre d’affaires. Je ne pense pas que quelqu’un passe devant l’Industrie Alliance en disant : “Je vais arrêter m’acheter une petite police”», a imagé le maire pour décrire les limites du programme. De même, les commerces des centres commerciaux qui disposent de plusieurs voies routières ne seront pas admissibles. Tout comme ceux qui ont moins d’une année d’existence.

Le programme annoncé touche les travaux en cours, d’où la décision de rendre admissibles les commerçants de la route de l’Église. Il s’appliquera aussi aux travaux du réseau structurant de transport en commun pour les tracés du tramway et du trambus.

«Nous estimons chaque année devoir débourser 5 millions $ en compensation pendant la période d’implantation du réseau», commente le maire Labeaume.

Commerçants satisfaits

Le directeur général du restaurant Portofino, Bertrand de l’Épinay, s’est montré heureux de cette avancée même s’il s’agit d’une indemnisation partielle. 

«C’est loin de couvrir la totalité des pertes. Nous, on a perdu entre 90 000 $ et 100 000 $ depuis avril. Mais c’est une belle victoire. Je suis content. La plupart des commerçants seront contents.»

Les représentants des Sociétés de développement commercial (SDC) étaient présents pour l’annonce. Eux aussi se montrent satisfaits. «Je pense que c’est un programme qui a des améliorations par rapport à celui de Montréal. Déjà avec le 5000 $ attribué au début des travaux, c’est un atout majeur», soutient Jean-Pierre Bédard, directeur général de la SDC Montcalm. De plus, il se réjouit que les SDC vont obtenir un budget d’atténuation des travaux de 30 000 $, notamment pour faire de la promotion.

«Ce sont des mesures d’atténuation qui peuvent être mises en place autant avant, pendant, qu’après les travaux pour inviter les gens à venir nous voir», renchérit Jacques André Pérusse, directeur général de la SDC Vieux-Québec, qui aurait aimé disposer d’un tel budget pendant la réfection des travaux des trottoirs de la rue Saint-Jean l’été dernier.

Revirement de situation

Lors du conseil municipal qui a suivi l’annonce, l’opposition officielle s’est donné le crédit de la mise en place de ce programme, arguant avoir maintenu une pression politique. Le conseiller de Québec 21, Patrick Paquet, pense que l’Équipe Labeaume a fait preuve d’improvisation après avoir refusé d’indemniser les commerçants en milieu d’été. Le conseiller du district du Plateau, Rémy Normand, avait froidement accueilli les commerçants qui se plaignaient des travaux en répliquant que les baisses de revenus dépendaient peut-être de la façon dont ils menaient leurs affaires.

Le dossier des compensations est né pendant la saison chaude avec les travaux de transformation majeurs de 13,6 millions $ de la route de l’Église entre le chemin des Quatre Bourgeois et le boulevard Hochelaga.

Les difficultés des commerçants du secteur ont été mises au jour le 19 juillet, quand le propriétaire du Shack, Mathieu Girard, annonçait sur Facebook qu’il mettait la clef sous la porte à cause des travaux.

En revenant des vacances, le maire Labeaume avait confirmé que son administration avait commencé une réflexion sur le sujet.

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1,2 million $ pour l’ancien terrain de Gailuron [VIDÉO]

La Ville de Québec s’est portée acquéreur pour 1,2 million $ du terrain de l’ancienne boulangerie Gailuron de l’avenue Royale à Beauport pour mieux encadrer le développement résidentiel.

Le maire Régis Labeaume a confirmé que son administration avait conclu la transaction avec Canada Bread Company qui a déménagé sa fabrication de petits pains en 2017 à l’usine Vincent-Massey dans le parc Industriel Saint-Malo. 

«Depuis le déménagement, aucune proposition de développement ne cadrait dans ce secteur patrimonial», a fait savoir le maire Régis Labeaume. Le conseiller du district Robert-Giffard, Jérémie Ernould, précise que la Ville souhaite y voir lever des maisons unifamiliales et des jumelés. Le terrain de 172 000 pieds carrés pourrait accueillir entre 70 et 80 unités. Il a été acquis 800 000 $ sous la valeur de l’évaluation municipale.

Le souci du conseiller est de ramener de jeunes familles et revitaliser ce secteur où la population vieillissante présente un profil économique un peu sous la moyenne. 

L’acquisition permettra surtout à la Ville d’orienter le travail d’un futur promoteur. Le projet final déposé devra respecter les critères de mise en valeur architecturale de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec du ministère de la Culture. 

Enfin, la Ville espère préserver la Maison Salaberry-Juchereau-Duchesnay qui se trouve sur le site. Cette résidence de 1810 a une valeur patrimoniale jugée supérieure. 

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Casino privé à Québec: «Je trouve ça dangereux», dit Labeaume [VIDÉO]

«Je le souhaite du fond de mon cœur que ça n’arrive pas. Je trouve ça dangereux. Je trouve ça inutile.»

Le maire Régis Labeaume promet une farouche opposition à tout projet de casino privé de la nation huronne-wendat. Il a précisé sa pensée lundi sur les raisons de ses craintes même si vendredi, le grand chef Konrad Sioui réfutait l’information parue le matin même selon laquelle il voudrait construire un casino à Sainte-Foy, advenant que le fédéral lui cède les terrains vacants de la Défense nationale sur le boulevard Hochelaga.

«Depuis le début, j’anticipe ce problème potentiel là, reconnaît le maire. Konrad est très intègre, mais je ne connais pas les suivants [ses successeurs]. Je ne suis pas sûr. Je ne suis plus sûr. S’il y a un prochain chef, qu’est-ce qu’il va penser? On n’a pas le goût de prendre de chance. La meilleure garantie que ça n’existe pas c’est de mettre la main dessus», indique celui dont l’administration convoite aussi les terrains.

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Méga Relais de madame Labriski: courir ensemble pour renforcer l’esprit d’équipe au travail

Les employés de Duvaltex vous le diront, 287 km et 24h à courir en gang, ça renforce l’esprit d’équipe et les relations interpersonnelles.

Pas moins de 45 employés ont relevé le défi, tous supervisés par l’un des leurs, Érik Lévesque. Ils se sont entraînés pendant plusieurs mois pour le Méga Relais de Madame Labriski. Cette édition n’a d’ailleurs pas été facile, les coureurs ont eu droit à beaucoup de pluie.

«J’encourage toutes les compagnies à faire de même, c’est vraiment bénéfique pour les employés», indique un participant, André Poulin.

L’entreprise avait ajusté l’horaire de travail pour les entraînements du groupe.  

«Les entraînements ont vraiment changé la dynamique. On est dans différents départements, ça nous fait mieux nous connaître. On se parle de la course, on se donne des conseils et on s’encourage», ajoute Sandy Noonan.

Eux et plusieurs d’autres viennent tout juste de se mettre à la course. En plus de vivre une expérience nouvelle et stimulante, ils ont intégré de bonnes habitudes de vie à leur quotidien. 

«Dans le dernier bout, on s’est vraiment rendu compte qu’individuellement on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. Tous les liens qu’on a bâtis, qui sont autres que professionnels, sont extraordinaires», partage Joëlle Belley.

Méga édition

L’activité permet d’amasser des fonds pour Fillactive dont la mission est d’amener les adolescentes à être actives toute la vie. Madame Labriski pourra remettre plus de 50 000 $ à cette cause, l’objectif était de 25 000 $. L’an dernier, à sa deuxième édition, l’événement avait amassé que 8000 $, ce qui représente une augmentation des dons et de la participation considérable. 

Mériane Labrie, celle derrière Madame Labriski, était très satisfaite de son événement.

«On est excessivement contents, c’est l’édition la plus solide. Tout a fonctionné, tout a roulé. Malgré la pluie d’hier, tout était parfait. C’est tellement une expérience incroyable. C’est vraiment une course pour consolider un esprit d’équipe». Elle se dit motivée pour les années prochaines. 

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La SPA de Québec rassemble plusieurs pitous dans Sainte-Foy

Plusieurs chiens et leur maître se sont rassemblés à la base de plein air Sainte-Foy dimanche, pour la marche canine organisée par la Société protectrice des animaux (SPA) de Québec.

Quelque 500 personnes sont venues profiter de l’activité, on y a vu des chiens de toutes les races. 

Cette année, l’accès aux activités était gratuit, mais certains services et produits du site étaient payants. Un concept inversé à celui des autres années. La SPA souhaite amasser des fonds qui l’aideront à prendre soin des animaux, tous les profits de cette activité sont donc remis à cette cause. Il était trop tôt pour déterminer le montant exact qui a été amassé, mais le président de la SPA, Félix Tremblay, a indiqué qu’il s’agissait d’une très bonne édition.  

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Grand rendez-vous policier

Après la journée des pompiers la semaine dernière, c’était au tour des policiers d’en mettre plein la vue dimanche.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) organisait plusieurs activités pour les familles sur la place Jean-Béliveau. La journée se veut une occasion pour le corps policier de se rapprocher de la population dans un cadre festif. Les unités spécialisées étaient aussi sur place afin d’expliquer plus précisément en quoi consiste leur travail. Véhicules blindés, camions cinémomètre, motos et VTT ont assurément volé la vedette, plusieurs enfants ont pu voir les machines de plus près. L’équipe de basketball du SPVQ était aussi sur place pour faire quelques paniers avec les visiteurs sportifs. 

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Feu vert pour le cimetière musulman à Québec

La communauté musulmane de Québec aura finalement son cimetière. Après deux ans de discussions, le ministère de l’Environnement donne le feu vert.

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) a officiellement reçu jeudi l’autorisation d’utiliser le terrain vendu par la Ville de Québec en 2017 pour aménager son cimetière.

«C’est un grand “ouf” pour nous. Ce sont deux ans de démarches, c’est fort complexe quand on touche au sol. Nous nous sommes plusieurs fois réunis avec le ministère pour bien comprendre les détails et les aspects techniques concernant le sol, la nappe phréatique et la gestion», exprime Boufeldja Benabdallah, cofondateur et président du CCIQ.  

Les documents présentés par M. Benabdallah et son équipe devaient répondre à tous les critères de Loi sur la qualité de l'environnement. Il fallait entre autres respecter la profondeur à laquelle les dépouilles seraient mises en terre.

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Une soirée à la Bob Bissonnette

Il y avait foule au Stade Canac vendredi soir pour la présentation du film sur la vie de Roberto «Bob» Bissonnette. Plus de 6000 personnes sont venues rire, chanter et pleurer.

Bob Bissonnette : Rockstar. Pis pas à peu près. était diffusé pour la première fois devant public à la place d’Youville vendredi soir. Plus de 1000 personnes étaient présentes. Devant la popularité de l’événement, l’équipe derrière le long-métrage avait organisé une autre diffusion au Stade Canac, les billets offerts au coût de 10 $ se sont vendus dans le temps de le dire. La file pour entrer au stade était déjà très longue vers 18h. 

Famille, amis de loin ou de proche et les «fans crinqués» du chanteur et ancien hockeyeur se sont donc rassemblés pour une soirée spéciale en son honneur. Bob Bissonnette a perdu la vie dans un tragique accident d’hélicoptère au Nouveau-Brunswick en 2016. Il avait 35 ans. 

«C’est unique comme sentiment. On est 6000 à se retrouver pour chanter du karaoké, à écouter un film dehors. C’est Bob Bissonnette, c’est la même énergie. Merci d’être ici ce soir. Bob me disait : “Pat, les gens qui viennent voir mes shows, c’est pas des fans, c’est des crinqués”. Il était fier de ça. Vous faisiez partie de son équipe. On le voit encore, vous êtes malades», a exprimé le frère du chanteur, Patrick Bissonnette, avant le début du documentaire de Bruno Lachance.

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Que deviendra L’Hôtel-Dieu?

L’avenir de L’Hôtel-Dieu de Québec se précise. L’hôpital, qui sera déserté après la fusion de ses activités avec l’Enfant-Jésus, abritera finalement une pléiade d’équipes de soins, de recherche et d’enseignement. Beaucoup de travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux déménageront dans le Vieux-Québec. Découvrez lesquels.

Voilà quelques années que l’État québécois se demande quoi faire des bâtiments abandonnés au profit du mégahôpital de 1,9 milliard $ en construction dans Limoilou. Le départ de toutes les spécialités médicales du quartier historique vers les installations neuves créera un grand vide.

La recherche d’une vocation future pour L’Hôtel-Dieu aura été plus longue qu’annoncée. Mais, en entrevue avec Le Soleil, une porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, Mélanie Otis, évoque maintenant le dépôt du plan sur le bureau de la ministre de la Santé «début 2020». 

La réflexion est donc avancée. Assez pour que le CIUSSS lève aujourd’hui le voile sur «les grandes lignes», sur le «canevas». Assez avancée aussi pour que Mme Otis évoque une arrivée progressive des nouveaux occupants entre 2022 et 2026.

Volet 1

Les premiers arrivés logeront sous l’enseigne du «volet 1» du projet, un «pôle de recherche et d’enseignement» en santé, note Mme Otis. «Ça regroupe des équipes hyper diversifiées.»

Qui? Des employés de ces organisations devraient déménager dans le Vieux-Québec : l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la Direction régionale de santé publique, le centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), le centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHU), le Centre de recherche sur les soins et services de première ligne de l’Université Laval, le Département de médecine sociale et préventive, le Centre d’excellence sur le vieillissement de Québec, l’Alliance santé Québec et la Direction de santé publique du Nunavik.

«On les regroupe en un seul site», explique Mélanie Otis. «On fait des travaux en ce sens-là en ce moment. L’idée est de regrouper ces expertises-là dans un même lieu.»

Pour ceux qui douteraient, notre interlocutrice insiste : la «volonté de se regrouper» est «ferme».

Les travaux vont bon train. «L’échéance pour le volet 1 tourne autour de 2022.»

Les comités formés pour la renaissance de L’Hôtel-Dieu évaluent déjà le nombre de pieds carrés à octroyer aux partenaires. Et où chacun aimerait s’installer dans les bâtiments de l’hôpital. «On est à faire cette réflexion-là. On regarde avec eux leurs besoins.»

«L’idée c’est […] de faire en sorte d’avoir vraiment un centre d’excellence, où tous ces gens-là travailleraient dans leurs espaces respectifs, mais dans un lieu qui est commun.»

Il reste des ficelles à attacher, prévient néanmoins Mélanie Otis. «[Mais] il y aura assurément un regroupement de chercheurs et d’enseignants à cet endroit pour vraiment créer une synergie et un pôle de recherche.»

Volet 2

«Il va y avoir des services médicaux, des services de soins infirmiers», poursuit Mme Otis, mettant le pied dans le second volet du projet de conversion. Cela avait été évoqué. C’est confirmé : il y aura une clinique à vocation régionale à L’Hôtel-Dieu.

Il y aura cependant une gamme de soins bien plus étendue.

Mme Otis se lance dans une énumération de services qui devraient être offerts dans le Vieux-Québec.

Fort probablement une clinique en santé sexuelle, commence-t-elle. Assurément une en santé mentale, notamment pour les jeunes de 12 à 25 ans; aussi une unité d’accueil pour les patients en crise. «Il faut absolument que ce soit présent dans l’offre de services.»

Quoi d’autre? «C’est sûr qu’il va y avoir des […] soins palliatifs.» Aussi des lits de répit pour les proches aidants qui ont besoin de souffler : «On veut s’occuper de la personne malade, mais on veut aussi s’occuper des proches aidants».

L’Hôtel-Dieu déserté devrait par ailleurs être colonisé par une unité réservée aux personnes âgées en convalescence. Mélanie Otis a, en outre, évoqué des soins de fin de vie, un secteur dédié à la clientèle exclue socialement et des services de prévention.

«Pour le volet 2, on a plus un horizon de 2026.»

Consultation publique

Le CIUSSS et ses partenaires veulent maintenant présenter «l’ensemble» de leur projet «sur le terrain» pour s’assurer qu’ils avancent dans la bonne direction. Mme Otis annonce donc qu’une «foule de rencontres» auront lieu «au cours des prochaines semaines» : dans les conseils de quartier, chez des organismes communautaires, des regroupements de résidents, avec les Augustines…

La population sera également invitée à des présentations, ultérieurement.

Mélanie Otis indique que le budget final de cette ambitieuse entreprise n’est pas bouclé. Elle insiste toutefois sur le fait que les équipes qui seront déplacées vers le Vieux-Québec sont, pour la plupart, existantes. Donc que ce sera un déménagement de ressources déjà payées. Lorsqu’ils étaient au pouvoir, les libéraux prévoyaient décaisser au moins 500 millions $.

Il est toutefois clair que L’Hôtel-Dieu est plus grand que nécessaire. «Il y a certains bâtiments qui ne seront pas utilisés».

Le CIUSSS ne sait donc pas si des étages seront retranchés de la tour centrale ou si des édifices environnants seront mis en vente. «La décision finale n’est pas prise encore.» En fait, la primeur est réservée pour la ministre de la Santé.

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Pas de casino à Sainte-Foy

Le grand chef Konrad Sioui caresse toujours le projet de voir la nation huronne-wendat administrer une maison de jeu. Mais il réfute l’information selon laquelle il voudrait construire un casino à Sainte-Foy.

L’élu de Wendake réagissait vendredi à une nouvelle parue le matin même. «Les Hurons veulent un casino à Sainte-Foy», titrait Le Journal de Québec, après une entrevue obtenue avec M. Sioui. Le journaliste y indiquait que la nation souhaite opérer un casino sur les convoités terrains de la Défense nationale près des centres commerciaux, boulevard Hochelaga. 

Le maire de Québec, qui voudrait aussi acquérir ces terrains excédentaires du fédéral pour y faire du ensemble résidentiel, a même commenté la nouvelle en disant qu’il se battrait «à mort» contre ce projet.

«Il n’a jamais été question de construire un casino à Sainte-Foy», lance le chef Sioui au Soleil comme il l’avait fait un peu plus tôt à Radio-Canada. Il confirme que le développement projeté n’inclut aucun casino, ni salon de jeu, advenant qu’Ottawa choisisse les Hurons-Wendat comme cessionnaire des 12,3 hectares de terrains vacants.

«Il y a une quinzaine de villages au Québec où il y a un casino», indique-t-il, disant vouloir poursuivre les discussions pour ouvrir ce qu’il appelle plutôt un salon de jeux. «Ouvrir un casino, ça demande d’immenses terrains et beaucoup d’argent. On avait plutôt pensé à un salon de jeux à même nos infrastructures hôtelières», précise M. Sioui. En 2014, il avait déjà évoqué l’idée d’un casino sur les terres des Premières Nations.

Il va plus loin, se disant prêt à démarrer des pourparlers avec Loto-Québec. «Ça peut même être à l’extérieur de nos terres. Par exemple, si c’était dans le Vieux-Port, est-ce que la nation pourrait être impliquée», questionne-t-il. 

M. Sioui précise aussi avoir discuté avec Michel Couturier (maire de La Malbaie). «Je ne veux pas porter atteinte à leur économie. Est-ce qu’on pourrait faire un projet dans lequel les gens de Charlevoix seraient impliqués», lance-t-il, sans vouloir élaborer davantage sur la forme que pourrait prendre une redistribution des profits entre chaque collectivité.

«Tout ça peut amener des problèmes sociaux si ce n’est pas bien géré. C’est pour ça que ça prend l’assentiment populaire. Il faut que ça appartienne à tout le monde», conclut le grand chef.

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Le Salon de jeux de Québec ne sera pas transformé en casino

La Coalition avenir Québec (CAQ) renonce à l’idée de transformer le Salon de jeux de Québec en casino. La concurrence avec le Casino de Charlevoix et les casinos déjà présents à l’intérieur des navires de croisières en escale à Québec ont fait reculer le gouvernement.

«Je peux indiquer et dissiper les inquiétudes de Charlevoix que ce ne sera pas un casino. Nous ne bonifierons pas l’offre [de jeu à Québec]», a commenté le ministre des Finances Éric Girard jeudi, en marge du caucus du parti à Rivière-du-Loup.

Même s’il n’a pas encore entre les mains l’étude d’opportunité finale commandée à Loto-Québec, le ministre a pris la décision de mettre de côté l’idée lancée il y a un peu plus d’un an, par les candidats de la CAQ à Québec. 

M. Girard dit avoir écouté les élus de Charlevoix quant aux répercussions négatives qu’un casino à Québec pourrait avoir sur les revenus de l’établissement situé à La Malbaie. «J’ai compris qu’il y avait des inquiétudes et ma collègue Émilie Foster notamment m’a sensibilisé.» 

Le ministre rappelle que le gouvernement du Québec est propriétaire du Casino de Charlevoix et actionnaire de l’hôtel du casino. «C’est tout dans notre intérêt que ça se passe bien.»

En se fiant à une étude préliminaire qu’il a reçue en juin, le ministre Girard arrive à la conclusion que la création d’un nouveau casino pourrait même être nuisible à l’industrie des croisières à Québec. «L’étude a démontré que la plupart de ces bateaux-là ont déjà leur propre casino et verraient d’un mauvais œil la concurrence d’un casino de Québec. Il y a une espèce d’entente mutuelle. Les bateaux de croisières ont leur propre casino et les villes ne sollicitent pas ces clients-là.»

Le ministre croit même que Québec pourrait «perdre des croisières pour essayer de gagner quelques joueurs.»

Déménagement

En mai 2018, les caquistes s’étaient toutefois engagés à déménager le Salon de jeux pour le sortir du secteur de Vanier, afin d’éloigner les machines de loterie vidéo des citoyens les plus démunis de la capitale. En engagement que la CAQ n’est pas certaine de réaliser. «Les décisions ne sont pas prises quant au déménagement ou non-déménagement», indique le ministre Girard. 

À l’époque, le député François Bonnardel disait qu’il fallait «corriger une erreur historique» d’installer le Salon de jeux dans ce secteur. Le Salon de jeux est situé depuis 2014 au centre commercial Place Fleur de Lys, un endroit critiqué par la Santé publique de la Capitale-Nationale, étant donné l’accès facile pour des populations plus vulnérables. 

Aujourd’hui, le ministre Girard indique que le critère socioéconomique de l’endroit sera étudié, mais que des critères comme le coût d’un déménagement, l’accès au Salon de jeux et sa rentabilité seront également évalués. L’étude finale concernant le déménagement du Salon de jeux de Québec sera rendue publique dans les prochaines semaines. 

Soulagement 

À La Malbaie, l’annonce du ministre Girard a été accueillie par un soupir de soulagement. «Ça nous rassure. On a fait valoir un argumentaire qui était logique, qui n’était pas misérabiliste, alors je suis très content», commente le maire Michel Couturier. 

Inquiets de ne pas avoir de nouvelles du gouvernement de la CAQ sur cette idée d’ouvrir un casino à Québec, les élus et gens d’affaires de Charlevoix étaient en train de se mobiliser. Une marche populaire en appui au Casino de Charlevoix et à ses travailleurs était prévue pour le 21 septembre. 

«Maintenant, on tend la main au gouvernement pour bonifier l’offre de jeu dans Charlevoix. Les touristes internationaux, trouvons une stratégie pour les amener dans Charlevoix, car on fait aussi partie de la grande région de la Capitale-Nationale», commente M. Couturier.

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Les guichets Desjardins dans le Vieux-Québec fermés jusqu'au 20 septembre

La caisse populaire Desjardins du Vieux-Québec a fermé ses portes en janvier. Voici que les guichets automatiques ont disparu…

Une cliente de l’institution financière, résidente du quartier historique «depuis 23, 24 ans», a fait face à des ouvriers lorsqu’elle s’est présentée sur la rue des Jardins, jeudi matin. «Je voulais chercher des sous… plus rien! Il n’y a plus aucun, aucun guichet.»

La dame affirme ne pas avoir été avertie par la caisse : «Je trouve que c’est un manque de respect.» Elle a choisi de contacter Le Soleil parce qu’elle craint de perdre un autre service de proximité.

Qu’en dit Desjardins? En appelant au numéro de la caisse locale, nous avons été transférés à un centre d’appel localisé à Montréal. La préposée a fait des vérifications pour nous dire : «C’est fermé».

Nous nous sommes rendus sur place. Des ouvriers ont démoli l’intérieur de l’ancienne caisse, incluant l’espace réservé aux guichets automatiques. Lorsque nous les avons interpellés, ceux-ci semblaient excédés de répondre aux clients qui entraient par la porte pour effectuer des transactions. Ils nous ont indiqué qu’un guichet sera réinstallé, mais qu’ils ne savent pas quand, peut-être cet hiver.

Surpris, nous avons contacté le service des relations publiques de Desjardins qui affirme plutôt qu’au moins un guichet de nouvelle génération apparaîtra d’ici le 19 septembre. C’est d’ailleurs la date affichée dans une fenêtre du local de la rue des Jardins. «Dès le 20 septembre, il sera accessible», insiste le conseiller en communication Jean-Benoît Turcotti.

Un «intrus» à l’hôtel-Dieu

M. Turcotti souligne que, en attendant, il y a un autre guichet dans l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, pas trop loin.

Nous l’avons cherché. Nous n’avons pas vu d’affiche à l’extérieur annonçant la présence du précieux et rare distributeur de billets. En suivant les instructions fournies par un agent de sécurité, nous l’avons finalement trouvé au sous-sol, près d’une salle de casiers. 

C’est à ce moment qu’une autre agente de sécurité, zélée, a repéré le journaliste qui photographiait ledit guichet. Un crime grave, semble-t-il. Après avoir noté nos coordonnées, elle nous a demandé de quitter affirmant que nous n’avons pas le droit de circuler dans l’hôpital. En peu de temps, nous étions encerclés par trois agentes contentes d’«être au bon endroit au bon moment» et de nous avoir coincés. Elles voulaient même effacer nos photos dans notre cellulaire! Quelques minutes plus tard, notre cellulaire a d’ailleurs sonné. L’équipe de communication de la direction du Centre hospitalier universitaire de Québec avait été rapidement avertie de notre «intrusion». Tout ce branle-bas pour une photo de guichet automatique...

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Aéroport de Québec: fini la jalousie pour Konrad Sioui! [VIDÉO]

Konrad Sioui n’est plus jaloux! L’aéroport de Québec a dévoilé jeudi l’hommage permanent rendu à la nation huronne-wendat entre ses murs. La zone des arrivées internationales est désormais parée d’un aménagement inspiré de cette culture autochtone.

«C’est un grand jour aujourd’hui. Une grande, grande émotion vibre dans mon coeur ce matin, depuis que je me suis réveillé», a témoigné le grand chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui, qui admet avoir longtemps été «jaloux» des autres nations autochtones canadiennes, souvent honorées dans certains grands aéroports du pays. «Je ne suis plus jaloux de personne. Je pense que c’est les autres qui vont être jaloux», a-t-il ajouté.

«On est tous fiers. Ici, dans la capitale nationale, on a démontré à travers des centaines d’années comment on peut être unis, et comment la coexistence peut s’exprimer. […]», a aussi affirmé M. Sioui.

Le Soleil vous présente en images ce nouvel aménagement, l’Espace Wendake.

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Grand élan d’amour pour Le Soleil [VIDÉOS]

Tout Québec était présent mercredi soir pour soutenir le quotidien centenaire de la capitale. Plus de 200 personnes, dont des élus, des journalistes, des employés du Soleil, des lecteurs, et des gens d’affaires, s’étaient donné rendez-vous à l’événement organisé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) section Québec aux Salons d’Edgar dans Saint-Roch.

Si certains ont pu croire que l’annonce du 19 août sonnait le glas du Soleil, on a pu voir mercredi soir qu’il n’était pas question de baisser les bras. «Ce qui nous tient tous unis dans la tourmente : fabriquer un journal tous les jours pour nos lecteurs. Et garder haut et fort le désir de continuer à raconter des histoires d’ici, de Québec, notre ville, pour longtemps encore», a souligné la rédactrice en chef, Valérie Gaudreau.

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Un coup de pouce concret du Conseil de la culture au Soleil

Le conseil d’administration du Conseil de la culture a voté, mercredi, l’achat d’une pleine page dans Le Soleil pour soutenir l’information régionale. L’organisme invite les autres ténors de la région de Québec à faire de même.

L’annonce de la mise sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité du Groupe Capitales Médias (GCM), le 19 août, a eu l’effet d’une bombe dans la communauté de la capitale nationale. À quoi ressemblera le paysage médiatique à Québec si Le Soleil disparaît? 

Pour le président du C.A. du Conseil de la culture, Marc Gourdeau, il a été très vite entendu que la fermeture du Soleil serait «dangereuse» pour la couverture médiatique de la scène culturelle à Québec. 

«Il ne doit pas avoir un seul quotidien qui dessert la grande région de Québec. C’est essentiel qu’il y ait plusieurs points de vue et une diversité dans les articles», insiste M. Gourdeau.

«C’est ce qui permet une couverture exhaustive. Une couverture qui ne se contente pas de rendre compte des tendances culturelles les plus rassembleuses, mais qui va laisser une place à des modes d’expression plus marginaux. Et une nouvelle culturelle qui n’émane pas seulement de la métropole», poursuit-il.

Le vote de l’aide financière avec l’achat d’une grande publicité a donc été une «formalité». «Le Soleil a toujours historiquement couvert et donné écho à une assez grande diversité de manifestations culturelles», explique-t-il. 

Contre la concentration de la presse

Selon M. Gourdeau, au-delà du soutien au Soleil, l’achat envoie également un message à l’ensemble des médias régionaux. «Le Soleil couvre notre territoire culturel, mais on en profite également pour souligner que les médias régionaux revêtent une grande importance pour le maintien d’une vitalité culturelle, que ce soit en termes d’art vivant, d’art visuel, de patrimoine, de littérature dans les communautés.»

Ce n’est un secret pour personne, Pierre Karl Péladeau, propriétaire de Québecor, a fait une offre pour mettre la main sur Le Soleil et les cinq autres journaux de GCM. Offre refusée par le gouvernement du Québec, car elle mettait en péril de nombreux emplois.

Pour Marc Gourdeau, la concentration de la presse serait une mauvaise chose. Il milite pour une pluralité des médias et des propriétaires. «Le lectorat du Soleil n’est pas le même que celui du Journal de Québec. Le ton et le type de couverture sont également différents, fait-il valoir. Plus il y a de journaux, plus il y a de probabilités que la chose artistique et culturelle soit couverte dans son entièreté», plaide M. Gourdeau. 

M. Gourdeau espère que le geste posé mercredi par le Conseil de la culture «stimulera» d’autres poids lourds de la région de Québec à intervenir également pour sauvegarder Le Soleil et la presse régionale.  

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Airbnb inquiète dans Saint-Sauveur

Le Comité des citoyens et citoyennes de Saint-Sauveur s’inquiète de l’expansion de Airbnb vers la périphérie du cœur historique de la capitale. Plus de 300 logements du quartier seraient offerts en location de courte durée.

«Au début, ça se concentrait plus dans le Vieux-Québec et Saint-Jean-Baptiste», observe Gabriel Plante, mandaté pour effectuer une recension. La demande importante et les prix exigés en haute-ville auraient cependant favorisé l’émergence d’un marché excentré. 

En se fondant sur des sites Internet spécialisés dans les statistiques sur Airbnb, M. Plante a dénombré quelque 320 adresses du quartier Saint-Sauveur. Du lot, 175 chambres et logements sont plus populaires, sont loués plus fréquemment, selon lui.

Voilà qui permet à des habitants de la basse-ville d’arrondir leurs fins de mois, non? Gabriel Plante remarque que certains utilisateurs de la plate-forme de location en ligne louent effectivement leur logis à l’occasion. Mais que plusieurs sont disponibles pratiquement à longueur d’année. «Plus un quartier a de Airbnb, moins il y a d’habitants. […] Et ce sont les personnes les plus vulnérables qui vont être frappées en premier.»

Il a aussi remarqué que plus du tiers des annonceurs ne louent pas qu’une habitation. Ce qui brise le mythe collaboratif, évalue-t-il.

Animateur-coordonnateur au CCQSS, Éric Martin ajoute que les visiteurs ne sont pas toujours sensibles à la quiétude du voisinage. «Les propriétaires font de l’argent, mais c’est une nuisance pour les gens à côté.»

Illégal

Aussi, dans la capitale, il est toujours illégal de louer une chambre ou un logement pour de courts séjours, rappelle la conseillère en communication municipale, Audrey Perreault. La règlementation est restrictive : «L’hébergement touristique collaboratif n’est pas autorisé sur l’ensemble du territoire de la ville de Québec».

D’ailleurs, les inspecteurs distribueraient encore des amendes : «Du 1er janvier 2019 à aujourd’hui, 51 avis et 74 constats d’infraction ont été remis concernant de l’hébergement touristique illégal».

Mais l’administration voulait ouvrir la porte. En gros, le propriétaire ou le locataire d’un appartement aurait eu le droit de louer son «lieu de résidence principale» pour des périodes de moins de 31 jours consécutifs totalisant moins de 90 nuitées par année.

C’était avant que le gouvernement québécois annonce à son tour son intention de légiférer en la matière cet automne. La Ville a donc suspendu son règlement en attendant. Voilà pourquoi il est toujours illégal d’offrir son chez-soi sur Airbnb dans la capitale.

Préoccupé, le Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur organise une assemblée publique le 25 septembre, 19h, dans ses locaux de la rue Carillon. On veut discuter des risques et des opportunités du développement de la location touristique.

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Dézonage des terres des Sœurs de la Charité: QS appréhende une décision imminente de la CAQ

Appréhendant une décision imminente quant au dézonage des terres agricoles des Sœurs de la Charité du secteur Beauport, Québec Solidaire (QS) lance une campagne populaire pour faire pression sur la ministre des Affaires municipales.

«L’association de QS dans Jean-Lesage est en train de préparer une mobilisation citoyenne», annonce l’élu local, Sol Zanetti, en entrevue avec Le Soleil. «On a passé des tracts dans tous les quartiers environnants. […] On va continuer à augmenter la pression.»

La Ville de Québec avait présenté un premier Schéma d’aménagement et de développement en 2018, rappelle-t-il. Celui-ci permettait notamment à Groupe Dallaire d’ériger quelque 6500 logis sur les quelque 211 hectares de champs. Fraîchement au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait toutefois exigé que la Ville retravaille son projet. Ce qu’elle a fait, sans modifier la portion sur le dézonage des terres agricoles de Beauport. 

Le comité exécutif d’Équipe Labeaume a adopté le nouveau document en mai. Le Conseil d’agglomération a voté en faveur en juillet.

Une copie a dès lors été transmise à la ministre Andrée Laforest, explique Audrey Perreault, conseillère en communication à la mairie. «L’entrée en vigueur […] est prévue au plus tard 120 jours suivant la réception […]. Ainsi, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a jusqu’au 4 novembre 2019 pour se prononcer.»

Sol Zanetti s’attend donc à ce que la ministre tranche d’ici peu. Et, il veut faire pencher la balance. «J’ai bon espoir qu’on ait une oreille attentive de sa part.»

Le temps serait venu pour la population favorable à la préservation des terres agricoles de se manifester, selon lui. 

«On va créer à Québec un immense quartier qui va être dépendant à l’automobile», plaide-t-il. Mieux vaudrait transformer l’autoroute Laurentienne en boulevard et en profiter pour densifier le centre-ville; là, les éventuels résidents pourraient utiliser le transport en commun et profiter des infrastructures déjà en place.

Assemblée publique

Québec solidaire convie les citoyens intéressés par le débat à une assemblée publique le 18 septembre, 19h, au campus de Charlesbourg du Cégep de Limoilou. Le parti politique demande également aux sympathisants d’écrire à la ministre (appuyez.quebecsolidaire.net/jean-lesage).

Soulignons que l’Union des producteurs agricoles du Québec est aussi contre le dézonage des terres des Sœurs de la Charité. 

S’il advenait néanmoins que le souhait de la Ville de Québec soit exaucé par le gouvernement national, il faudra normalement que la Commission de protection du territoire agricole se prononce à son tour.

Soulignons que le Schéma d’aménagement et de développement rejeté l’an dernier ne visait pas que les terres des Sœurs de la Charité. Il prévoyait le dézonage, au total, de 567 hectares agricoles dans l’agglomération de Québec, tel que le rapportait le collègue François Bourque.

La version 2019 du projet, que nous avons consultée, n’a pas été modifiée à ce chapitre. La Ville veut agrandir son «périmètre d’urbanisation de 712 hectares, dont «567 sont en zone agricole, soit 162 dans le territoire de Saint-Augustin-de-Desmaures et 405 dans celui de Québec».

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Nouvel hôpital à l’Enfant-Jésus: pas de tramway, mais le trambus

La Ville de Québec n’entend pas refaire ses plans du tramway, même si le gestionnaire de la Société québécoise des infrastructures (SQI) pour la construction d’un nouvel hôpital de 1,9 milliard $ sur le site de l’Enfant-Jésus pense que ce serait une bonne idée.

«Plusieurs organismes publics ou entreprises ont exprimé le souhait d’être desservis par la composante tramway du réseau structurant», nous écrit un porte-parole municipal, David O’Brien. Mais ils ne peuvent tous être contentés.

Mardi, au cours d’une visite du mégachantier, le directeur général du bureau de projet, Robert Topping, a souligné qu’environ 5500 personnes vont éventuellement travailler dans l’établissement hospitalier. Sans compter les patients. Choisissant ses mots pour ne pas froisser les élus et les fonctionnaires, il a jugé opportun que le tramway desserve ce pôle important : «Si j’étais citoyen, j’aimerais bien que le tramway passe par ici.»

Nous avons transmis la requête à la Ville qui a rapidement tranché. C’est non. «Le réseau est un ensemble de composantes où une analyse détaillée, raffinée à plusieurs reprises, a permis de définir le choix le plus optimal pour chaque tracé et secteur desservi, ainsi que le mode utilisé», écrit David O’Brien.

Le secteur ne sera pas délaissé, fait-il remarquer. «L’hôpital de l’Enfant-Jésus aura sa propre station et sera desservi par plusieurs composantes majeures du Réseau structurant de transport en commun, dont le trambus électrique, une des deux colonnes vertébrales du réseau, et les parcours Métrobus.»

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«Comment ça va, vous autres, au Soleil?»

«Comment ça va, vous autres?» Cette question, lancée avec un mélange de curiosité et de sincère compassion, les artisans du Soleil se la font beaucoup poser ces dernières semaines, alors que votre journal traverse une crise financière qui va jusqu’à rendre son avenir incertain.

Dire que tout va bien serait mentir. Oui, il y a de l’incertitude, mille questions. Mais aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ce qui va bien, de ce qui nous tient tous unis dans la tourmente : fabriquer un journal tous les jours pour nos lecteurs. Et garder haut et fort le désir de continuer à raconter des histoires d’ici, de Québec, notre ville, pour longtemps encore.

Des histoires comme celle où, il y a quelques jours, des enfants d’écoles de la région commençaient l’année scolaire avec une mauvaise nouvelle : ils seront privés de collation. L’info n’a pas échappé à notre chroniqueuse Mylène Moisan, qui y a consacré un texte jeudi dernier. Le lendemain, les collations étaient rétablies. Des exemples comme ça, par la magie de l’écoute, de l’écriture et du journal, arrivent à faire bouger les choses. Parfois, ça paraît petit. Une collation à la fois. Parfois, ce sont des reportages fracassants qui font modifier un règlement municipal, une loi. Des histoires qui ne sauvent pas toujours des vies, mais qui les changent souvent.

C’est pour ça que l’information locale est précieuse et qu’elle doit rester forte.

Et mercredi soir, plus de 200 personnes nous ont confirmé lors d’une activité de soutien dans des Salons d’Edgar pleins à craquer qu’ils tenaient à ces histoires et à ceux qui les débusquent et les racontent.

Voir le soutien manifesté est aussi un véritable carburant dans les temps durs.

Merci à la section Québec de la Fédération professionnelle des journalistes et à son président Alexandre Duval qui a organisé cette soirée dans la foulée de la campagne Je soutiens mon journal.

Car si on a beaucoup parlé de la situation du Soleil mercredi soir, ce mouvement de soutien ressenti ces dernières semaines est pour toute la presse régionale mise à mal. Dans les cinq autres journaux de Groupe Capitales Médias, mais aussi dans les hebdos et journaux de quartier qui subissent tous les contrecoups de la baisse des revenus publicitaires vampirisés par les géants américains du Web.

Mercredi soir, les personnes présentes ont prouvé qu’un journal, ce n’est pas qu’une entreprise ou une salle de rédaction. C’est un acteur de sa communauté artistique, politique, académique, économique, sportive.

Tous unis parce que la force de l’information dans une ville est la diversité des idées qui y circulent.

Certains se demandent parfois si on a su s’adapter. Je réponds que l’équipe du Soleil n’a fait que ça, s’adapter. Faire plus avec moins, garder le cap sur une information de qualité, pertinente, diversifiée. Même avec moins de moyens. Je peux témoigner que nos bibittes créatrices d’infos sont belles à voir. Et croyez-nous, on ne lâchera pas.

Pour nous aider, il y a des rassemblements d’amour comme mercredi soir, mais aussi des centaines de messages de lecteurs.

On dit qu’acheter, c’est voter. Plus de 1200 lecteurs ont contribué jusqu’à maintenant à notre campagne d’abonnements numériques à contribution volontaire.

Tout ça donne l’énergie pour continuer, pour travailler à trouver un modèle d’affaires différent, créatif.

Une de mes citations préférées est «Journalism is the first rough draft of history» (Le journalisme est le premier jet de l’Histoire).

Ce «premier jet», Le Soleil l’écrit depuis 123 ans.

Aujourd’hui, il faut que l’histoire, et les histoires, continuent à s’écrire dans les pages de cette institution. Merci pour tout, merci pour votre soutien. Le Soleil continue.

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Campagne 2019: Centraide veut rejoindre les gens... droit au cœur [VIDÉO]

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches a donné mercredi le coup d’envoi de sa campagne 2019. Pour l’organisme, plus qu’une collecte de dons, cette campagne se veut d’abord «une occasion de sensibilisation».

Dans son communiqué, Centraide Québec et Chaudière-Appalaches souligne que les dons sont évidemment importants puisqu’ils permettent de soutenir pas moins de 214 organismes et projets qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion dans la région. Des organismes qui, précise-t-il, sont «exemplaires à la fois dans l’efficacité de leurs services, leur gouvernance et leur reddition de compte». «Sans ces organismes et sans l’expertise de Centraide qui possède une vision globale des besoins et des meilleures solutions pour les combler, le filet social serait fort endommagé», expose Centraide Québec et Chaudière-Appalaches, qui a mis l’espoir et l’entraide au cœur de sa campagne 2019. 

«Que ce soit une collègue qui vit du harcèlement, un vieil homme seul, une femme isolée ou un jeune qui a besoin de parler, nous pouvons tous faire la différence dans la vie des gens qui nous entourent», rappelle-t-il. 

Cette année, la campagne sera coprésidée par Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval, Alain Girard, président de l’Hôtel Château Laurier Québec, Kathy Argall, vice-présidente régionale, services aux particuliers pour l’Est-du-Québec, de BMO Banque de Montréal, et François Dion, pdg de Levio. 

Sur son site Internet, Centraide Québec et Chaudière-Appalaches indique que pour l’année 2019-2020, ce sont près de 13 millions $ qui seront investis en dons et en services auprès de 214 ressources des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches. Ces organismes viennent notamment en aide aux personnes et aux familles aux prises avec des problèmes d’insécurité alimentaire, de décrochage scolaire, de dépendances, de délinquance, de violence, de santé mentale et d’isolement, entre autres. 

Pour donner ou pour savoir où vont vos dons: centraide-quebec.com

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Au moins quatre nouveaux jardins communautaires à Québec ce printemps

La construction du jardin communautaire D’Estimauville débutera cet automne, en même temps que celle d’au moins trois autres jardins, qui verront le jour un an plus tard que prévu. Les quatre projets, qui porteront à 33 le nombre de jardins communautaires et collectifs à Québec, seront tous complétés au printemps prochain, indique la Ville.

La Ville de Québec a lancé la semaine dernière un appel d’offres pour la construction du Jardin D’Estimauville, qui sera aménagé dans l’écoquartier du même nom, sur un terrain de la municipalité situé sur le boulevard Sainte-Anne. Le jardin comprendra quelque 80 jardinets. 

L’aménagement d’au moins trois autres jardins communautaires débutera aussi cet automne. Il s’agit des jardins de la Comtoise, dans l’arrondissement des Rivières (100 lots), du domaine Maizerets, dans Limoilou (84 lots) et de la Cité Verte, sur le chemin Sainte-Foy (36 lots). 

La Ville n’était pas en mesure lundi et mardi de préciser si la construction du jardin communautaire de La Ruche Vanier débutera elle aussi à l’automne, pour être complétée au printemps. L’aménagement de ce jardin, tout comme celui des jardins de la Comtoise, du domaine Maizerets et de la Cité Verte, devait initialement débuter à l’automne 2018. 

«Pour ce qui est des jardins du domaine Maizerets, de la Comtoise et de la Cité Verte, les premiers concepts ont été révisés et peaufinés pour respecter le budget alloué», précise un porte-parole de la Ville, David O’Brien, pour expliquer le retard. 

En mars 2018, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait dit vouloir que le jardin du domaine Maizerets serve de «vitrine» afin que les citoyens puissent s’en inspirer pour proposer des projets. Il disait également souhaiter que les jardins communautaires deviennent «des espaces collectifs animés qui aideront à briser l’isolement». 

La Ville a prévu un budget de 4,3 millions $ d’ici 2020 pour différentes initiatives d’agriculture urbaine. Elle a dans sa mire 44 lieux sur son territoire où des jardins communautaires pourraient pousser d’ici 2023. 

Il y a actuellement 29 jardins communautaires et collectifs sur le territoire de la ville de Québec. «La Ville prévoit poursuivre la construction de nouveaux jardins, tout comme elle continue de développer de nouvelles formules pour augmenter le nombre de citoyens desservis par un jardin», indique David O’Brien. 

Populaires

Les jardins communautaires sont populaires. Seulement dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou, pas moins de 3675 personnes étaient en attente d’un lot à cultiver en date du 28 août dernier, précise le porte-parole de la Ville de Québec. Un lot coûte par été entre 20$ et 30$, voire 35$ ou 40$, selon la grandeur du lot. 

Selon les Urbainculteurs, la popularité des jardins communautaires «s’inscrit dans un engouement plus général pour l’alimentation de proximité, l’agriculture, le DIY, les villes à échelle humaine». 

«Les gens ont envie de se réapproprier une partie de leur alimentation et de reprendre contact avec la nature», analyse la porte-parole de l’organisme, Marie-Hélène Dubé.

Mme Dubé croit également que la montée en popularité d’émissions comme «Les Fermiers», qui mettent de l’avant l’agriculture biodiversifiée, «donne envie à celles et ceux qui l’écoutent de mettre les mains à la terre et d’essayer par eux-mêmes de faire pousser des légumes».

Selon elle, la quantité actuelle de lots dans les jardins communautaires et collectifs «ne répond pas à cette forte demande». 

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Chantier du mégahôpital à l’Enfant-Jésus: 700 000 $ par jour [PHOTOS et VIDÉO]

Le chantier du nouveau complexe hospitalier (NCH) de 2 milliards $ en construction sur le site de l’Enfant-Jésus prendra de l’ampleur à partir de l’hiver alors que la phase 2 du projet sera lancée.

Actuellement, la Société québécoise des infrastructures «décaisse» entre 600 000 $ et 700 000 $ chaque jour, a lancé Robert Topping, directeur général pour le bureau de projet, au cours d’une visite de presse organisée mardi. «On est rendu à près de 400 travailleurs sur le chantier.»

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Au plus fort de l’entreprise, dans un an environ, autour de 1000 ouvriers s’activeront. «On va parler de 1 million $ à 1,2 million $ par jour», jauge M. Topping.

La phase 1 est complétée à 60 %, évalue-t-il. La centrale énergétique, le Centre intégré de cancérologie (CIC) et le stationnement sont donc avancés, ont pu constater les journalistes.

Des patients devraient d’ailleurs être accueillis dans les nouvelles installations dès l’an prochain, même si les travaux seront au plus fort juste à côté. «[Le CIC], c’est le premier bâtiment qui va être livré en mars 2020», observe Luc Gagnon, directeur clinique pour le NCH au sein du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Québec.

Les 14 voûtes où les malades recevront des traitements de radiothérapie et les deux voûtes d’imagerie médicale spécialisée sont presque terminées. Les tireurs de joints font la finition des salles de béton dont les murs et le plafond font entre 1,5 et 2 mètres d’épaisseur pour bloquer les radiations nucléaires. La clientèle sera officiellement reçue en décembre 2020, après le rodage.

Il faudra cependant protéger les usagers de la poussière, du bruit. Aussi trouver un moyen pour les transporter entre les installations de l’Enfant-Jésus, toujours en activités, et les locaux neufs en passant à travers le chantier.

Le défi logistique est important, insiste Robert Topping : «C’est comme changer un moteur d’avion en vol». Il fait remarquer que des sismographes ont été installés «un peu partout» dans l’hôpital pour s’assurer qu’un patient opéré au cerveau, par exemple, ne se mette pas à bouger sur la table tandis que le médecin joue du scalpel.

Il faut dire que la seconde phase du NCH s’annonce retentissante; la machinerie sera très active. L’entrepreneur érigera alors les bâtiments pour les soins critiques, les salles d’opération, le centre de recherche... La plus haute construction fera 11 étages.

Les premiers appels d’offres devraient être publiés dès la semaine prochaine, note M. Topping. «Ces travaux vont commencer normalement en janvier 2020.»

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L’Ancienne-Lorette: suspension et lettre d’excuses confirmées pour Émile Loranger

Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, subira finalement une suspension en plus de devoir lire une lettre d’excuses publiques après s’être désisté d’une demande d’acquittement et d’arrêt des procédures formulée à la fin juillet pour sa cause devant la Commission municipale du Québec.

Autre revirement de situation mardi au palais de justice du Québec au moment où le procureur du maire Loranger devait plaider une «requête en suspension du délibéré, en retrait du plaidoyer de culpabilité et en arrêt des procédures» déposée le 18 juillet. Il estimait alors que les agissements de la commission avaient contribué à lui faire subir un «véritable procès sur la place publique».

Plus exactement, M. Loranger reprochait à la CMQ d’avoir rendu publique aux médias la déposition faite à l’enquêteur de la commission en février, seulement quelques heures après avoir formulé ses aveux de culpabilité.

«Cette diffusion ou publication des éléments d’une preuve potentielle sans l’accord de M. Loranger et même à son insu vicie l’intégrité du processus contrairement à la règle du franc-jeu, prenant ainsi le risque que le juge administratif soit contaminé», écrivait son avocat.

Jeudi dernier, la direction du contentieux et des enquêtes de la CMQ a fait parvenir un argumentaire détaillé pour contester cette requête jugée «sans fondement, abusive et dilatoire». Elle fait valoir, contrairement aux allégations de M. Loranger, que la preuve communiquée aux médias n’était pas une preuve potentielle, mais qu’elle avait bel et bien été déposée devant le tribunal. De ce fait, «donner droit à la requête de M. Loranger reviendrait à exiger une justice secrète, qui se ferait dans l’ombre, à l’abri du regard du public», estime le procureur au dossier pour la CMQ, Me Nicolas Dallaire.

Le juge administratif Thierry Usclat, qui entend cette affaire, a lui-même déploré le fait que la requête a empêché la justice de rendre une décision avec célérité, en plus de mobiliser beaucoup de ressources humaines et matérielles.

Ce désistement oblige M. Loranger à revenir à la case départ. L’élu avait plaidé coupable le 9 juillet à des accusations réduites pour avoir contrevenu au code d’éthique et de déontologie de la Commission municipale du Québec (CMQ). 

Les manquements reprochés au maire de L’Ancienne-Lorette sont en lien avec une plainte de harcèlement psychologique déposé par son ex-cheffe de cabinet, Marie-Ève Lemay. Au conseil municipal du 11 décembre 2018, il avait voté contre une proposition, réclamant une enquête de la CMQ sur ses agissements. Il s’était ainsi placé dans une situation de conflit d’intérêts.

À l’audience du 9 juillet, les parties avaient fait la suggestion commune d’une suspension de 60 jours sans salaire et la lecture d’une lettre d’excuses à une séance du conseil. 

Mardi, le juge Usclat a confirmé que la lettre d’excuses sera lue lors de la prochaine séance régulière du conseil municipal prévu le mardi 24 septembre. Il se prononcera plus tard s’il entérine ou non la suggestion commune d’une suspension de 60 jours.

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Le processus de démolition du Colisée Pepsi enclenché

Les jours du Colisée Pepsi sont comptés. Le processus de démolition est officiellement commencé.

«Je sors d’une réunion de quatre, cinq heures. La décision, c’est de le déconstruire. On en a parlé cet après-midi. On travaille là-dessus.» Le maire de Québec a confirmé lundi que son administration avait entamé le processus de démolition du vieil édifice construit en 1949. Une décision prise dès février 2015.

«La prochaine étape, on est rendu à mettre le Colisée à terre», a-t-il indiqué, suggérant qu’il était logique de procéder à la déconstruction après l’inauguration du Centre Vidéotron, l’implantation du Grand Marché et l’aménagement de la Place Jean-Béliveau.

À bas prix

Sans dévoiler d’échéancier, le maire se montre ouvert à laisser partir à bas prix, sinon pour rien, les vestiges de l’ex-temple du hockey à Québec. «On est prêt à donner tout ce qu’il y a là-dedans», a-t-il d’abord indiqué. «S’il y en a qui veulent des sièges, c’est le temps de nous appeler. Il y a le tableau indicateur. Je ne sais pas si ça vaut quelque chose? On n’est pas chérant. Ça ne coûtera pas cher», a conclu M. Labeaume.

Au cours des derniers jours, le lettrage extérieur de l’édifice maintenant désert a été retiré. Il a été officiellement fermé le 16 septembre 2015 lors d’un spectacle d’adieu donné par le groupe Metallica. 

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Sortez vos pelles ou payez plus cher

Déneiger votre entrée ou la ruelle coûtera, en moyenne, entre 5 % et 10 % de plus cet hiver. Les entreprises de déneigement ajustent leur prix vers le haut pour compenser l’augmentation des coûts de main-d’oeuvre et d’entretien. Et ce n’est pas fini.

«On n’a plus le choix. On est rendu là.» David Gosselin est depuis six ans propriétaire de Déneigement des Tropiques à Beauport. Chaque hiver, il déneige les stationnements résidentiels commerciaux d’environ 700 à 800 clients. Il ne veut pas revivre le même hiver que la saison dernière. 

«On a travaillé pour rien l’an passé, laisse-t-il tomber. Une entrée pour deux véhicules qui était à 325 $ grimpe à 340 $ cette année. L’hiver dernier, j’aurais pu appliquer la clause pour charger un extra lorsque les précipitations dépassent 350 centimètres. J’ai commencé à en parler à des clients résidentiels qui étaient mécontents. Finalement, je n’ai pas voulu taponner et perdre du temps avec ça», explique-t-il.

Cependant, il n’a eu d’autre choix que de facturer le surplus à ses clients commerciaux parce qu’il donne à forfait le transport de la neige, un poste budgétaire important. «L’hiver dernier, on a sorti 170 voyages de neige comparativement à une centaine les années précédentes. C’est moi qui ai assumé ces coûts supplémentaires», indique-t-il.

En fin de compte, le client résidentiel paiera quand même plus cher. «Je n’ai pas voulu faire une augmentation sur un an par ce que les clients auraient capoté. Je le fais sur deux ans», ajoute le jeune entrepreneur.

«La pénurie de main-d’oeuvre a fait bondir les salaires de 30% depuis deux ans, évoque pour sa part François Coulombe, propriétaire de Déneigement Coulombe, qui mène ses opérations dans Limoilou et à Charlesbourg. «On demande à des gens s’ils veulent travailler à toute heure du jour ou de la nuit, tout en restant sur un pied d’alerte pour entrer au travail à la dernière minute», illustre-t-il, pour expliquer la forte pression sur les salaires.

L’hiver dernier, il a appliqué pour la seconde fois en 26 ans la clause qui lui permet de facturer un extra en raison du dépassement des précipitations prévues au contrat. «L’autre fois, c’était en 2008. Je n’aurais pas fait d’argent, sinon, avoue-t-il. C’est certain que le client finit par payer plus cher, mais le service est là», donne-t-il en garantie.

Même son de cloche pour M. Gosselin. «Toute mon équipe d’opérateurs de l’an passé revient cette année. Ça consolide mon équipe qui connaît les particularités de chaque entrée. Oui, je suis plus cher, mais j’offre un bon service.» 

Trop de joueurs

Il fait référence, comme tous les entrepreneurs contactés par Le Soleil, à ceux qui essaient de prendre des parts de marché, en réduisant les prix. «Le gars arrive sans machine de remplacement. S’il subit un bris, il est cuit. Il n’est plus capable de continuer ses opérations et il abandonne après un an», raconte M. Gosselin.

«Ils tirent le marché vers le bas. Ils sont nombreux un peu partout sur le territoire et empêchent l’augmentation normale du coût de la neige», renchérit M. Coulombe, qui croit que les prix ont trop long stagné dans le temps.

Gétro Fontaine, propriétaire de Déneigement Fontaine à Val-Bélair, va plus loin. «Y’en a qui tuent le marché. Je connais quelqu’un qui fait ça comme un à côté. Il n’a clairement pas les mêmes frais que moi», s’indigne celui qui déblaie les stationnements d’un millier de clients résidentiels et commerciaux.

Lui aussi a utilisé l’hiver passé la clause lui permettant de facturer un montant en extra. Et cette année, ses clients subiront une hausse entre 5% et 10%. «On a eu un hiver de fou. À part travailler, je n’ai pas fait grand-chose. Si je n’ai pas ma clause, je ne fais pas d’argent. Tout augmente : le coût de la machinerie, des pièces, les salaires parce que c’est difficile d’avoir du personnel», énumère-t-il, sans compter que le mélange de précipitations et les changements de températures ont, selon lui, aussi un impact sur la machinerie.

Vendredi, la Ville de Québec a annoncé le démarrage d’une étude économique et financière sur l’évolution de l’industrie du déneigement. Une étude rendue nécessaire après avoir constaté une hausse de 19 % du prix des soumissions pour 11 des 45 zones déneigées par des entrepreneurs.