La Capitale

Mobilisation citoyenne pour sauver une maison de 150 ans à Saint-Malachie

Des citoyens passent à l’offensive pour sauver une maison patrimoniale de 150 ans à Saint-Malachie, dans Bellechasse. Ils réclament une intervention urgente de la ministre de la Culture.

Le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) s’inquiète du sort réservé à la résidence du 1201, avenue Principale, à Saint-Malachie. Le conseil municipal a décidé l’été dernier de la démolir pour faire place à un stationnement.

Située juste à côté de l’église du village, cette résidence en bon état possède trois lucarnes et est typique d’une maison de ferme. Elle a été construite avant même la création du village de Saint-Malachie.

Le 14 juin dernier, le conseil municipal a acheté la maison 40 000 $ dans le but de créer un stationnement pour accommoder les clients de l’Épicerie Boucherie Saint-Malachie, le bâtiment voisin. Des raisons de sécurité et de circulation ont été évoquées.

Pour Pierre-Paul Sénéchal, président du GIRAM, cette décision est un non-sens. «Je ne sais pas ce qui se passe, mais les maisons patrimoniales ces temps-ci, ça tombe comme des mouches. C’est un mouvement qui est généralisé à la grandeur du Québec», déplore-t-il.

Le GIRAM a décidé de se battre pour cette maison afin d’en faire «un exemple». Une plainte a été officiellement déposée au Commissaire à l’intégrité municipale et aux enquêtes (CIME), car selon M. Sénéchal, cette décision du conseil municipal est «carrément illégale».

En fait, la loi permet aux villes de se porter acquéreurs de terrains, mais seulement dans le but qu’un établissement public (de santé ou d’éducation, par exemple) puisse en bénéficier. Dans ce cas-ci, le stationnement servirait surtout à un commerce privé.

Décision préoccupante

Interpellé, le cabinet de la ministre de la Culture Nathalie Roy s’est saisi du dossier et examine les recours possibles. «Cette décision de la Municipalité nous apparaît prématurée et préoccupante», indique Brigitte Roussy, l’attachée de presse de Mme Roy.

Même si cette résidence n’est pas classée par le gouvernement, «cela ne veut pas dire que la maison ne représente pas un intérêt patrimonial», indique Mme Roussy.

Le ministère pas avisé

La municipalité de Saint-Malachie n’a jamais avisé le ministère de la Culture de son intention de démolir la maison.

L’été dernier, des citoyens et la Société historique de Bellechasse se sont mobilisés pour sauver la maison, en vain. En dernier recours, il a été recommandé que la maison soit cédée à Maisons traditionnelles des patriotes, une entreprise de Châteauguay spécialisée dans le démontage et la revente de maisons anciennes.

Pour la ministre, ce cas s’ajoute à ceux qui lui ont été soumis ces derniers mois. «Les cas de démolition et de négligence rapportés au cours des dernières semaines soulèvent des questions fondamentales en matière de protection et de préservation du patrimoine québécois», indique Mme Roussy.

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Labeaume annule une mission en Chine

Le climat politique tendu entre le Canada et la Chine a convaincu le maire de Québec d’annuler une mission qui y était prévue à la fin mars.

Régis Labeaume avait prévu se rendre dans l’empire du Milieu, accompagné de représentants de Québec international et de l’Office du tourisme de Québec, confirme Paul-Christian Nolin, attaché politique du maire.

La mission est annulée avant même d’avoir fait l’objet d’une annonce officielle. La délégation québécoise devait se rendre à Shanghai et à Xi’an. Cette dernière est une ville jumelle de Québec avec qui la capitale entretient des liens plus étroits. Pendant la dizaine prévue en Asie, M. Labeaume devait aussi aller en Corée du Sud. Ce voyage avait des visées économiques et touristiques.

La décision d’annuler a été prise sur les conseils des autorités canadiennes.

Les tensions entre les deux pays ont pris naissance avec l’arrestation le 1er décembre à Vancouver de la patronne du géant chinois des télécommunications Huawei à la demande des États-Unis. Les Américains la soupçonnent d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran.

Hasard ou réplique, la Chine a depuis procédé à l’arrestation d’un ex-diplomate, d’un consultant et d’une enseignante, tous Canadiens. La semaine dernière, un tribunal chinois commuait une peine d’emprisonnement de 15 ans en peine de mort contre un Canadien reconnu coupable de trafic de drogue.

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Le nouveau Méga Parc ouvre ses portes [VIDÉO+GALERIE]

Après 16 mois de fermeture pour des rénovations qui ont coûté 52 millions $, le Méga Parc des Galeries de la Capitale a ouvert de nouveau ses portes jeudi. La direction du centre commercial espère maintenant voir l’achalandage annuel de son parc d’amusement frôler le million grâce à cette remise à neuf.

«On vise une augmentation de l’achalandage de 50% sur un an. On recevait un peu moins de 500 000 visiteurs par année et maintenant, on s’attend à un achalandage entre 700 000 et un million», a déclaré jeudi le directeur général des Galeries, Stéphan Landry, lors de la conférence de presse d’inauguration du «nouveau» Méga Parc. 

Les visiteurs ont pu constater quelques disparitions, mais aussi plusieurs nouveautés dans le parc d’amusement intérieur qui se targue d’être le deuxième plus grand au Canada après celui du West Edmonton Mall. Exit la patinoire où, jadis, les Nordiques de Québec tenaient des entraînements publics de même que la présentation des joueurs au début de chaque saison. Histoire de gagner de l’espace, celle-ci a été remplacée par un anneau de glace, un circuit de 750 pieds qui se targue d’être le plus long sentier de patinage intérieur au Canada. La thématique du parc emprunte dorénavant beaucoup à l’esthétique «steampunk», qui glorifie la société industrielle du XIXe Siècle. 

Manèges

Parmi les 18 manèges, 14 sont des nouveautés, mais la direction a aussi pris soin de conserver quatre chouchoux du public: le caroussel, qui a dû être démonté en 1 500 pièces avant d’être remonté, la Force G, le Condor et le fameux «petit train vert», devenu la montagne russe Électro.

La grande vedette du Méga Parc est cependant la nouvelle grande roue sans rayon, une première en Amérique selon Jean Pelletier, directeur du Méga Parc, construite sur mesure pour les Galeries de la Capitale. Aux dires de MM Landry et Pelletier, c’est le manège qui a coûté le plus cher. Trois établissements de restauration sont aussi installés dans le Méga Parc: la chaîne victoriavilloise Fromagerie Victoria, dont c’est la dixième succursale, la chaîne Queues de Castor, qui possède 140 établissements dans cinq pays, et Jules crêpes et gaufres, qui appartient à la famille Couillard-Doré, qui gère également la Brasserie Chez Jules, la Crèmerie Saint-Crème, la Crêperie du Pain Béni, l’Auberge Place d’Armes, l’Hôtel Champlain, l’Hôtel C3 Art de vivre, l’Hôtel Jardin Sainte-Anne et l’épicerie fine Couillard fils dans le Vieux-Québec.

Ce nouveau visage du Méga Parc a cependant un prix: la tarification des manèges a également été augmentée de 20%. Le Méga Parc peut également toujours être loué pour des événements corporatifs en dehors des heures normales d’ouverture du centre commercial pour environ 10 000 $.

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Lévis devient un port d’attache pour les croisiéristes [VIDÉO]

Les installations portuaires du quai Paquet de Lévis passent sous la gestion du Port de Québec pour les cinq prochaines années afin d’accueillir les navires de croisière.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, était tout sourire jeudi pour l’annonce de cette entente quinquennale qui permettra aux navires de croisières d’accoster sur la rive sud.

Une première expérience concluante avait été menée avec l’amarrage du Saga Sapphire à l’automne 2017. Le quai de 218 mètres pourra accueillir des navires d’une longueur maximale de 200 mètres. 

«D’un côté, nous offrons aux passagers une vue sur les installations du quai Paquet, dont la fontaine avec les jets d’eau les plus puissants au Canada, et de l’autre, la magnifique vue sur Québec», se réjouit M. Lehouillier.

Pour le Port de Québec, ce partenariat aidera ses ambitions d’atteindre le chiffre de 400 000 croisiéristes dans la capitale d’ici 2025. L’an passé, Québec a accueilli 230 000 passagers.

«Si le projet-pilote du Saga Sapphire n’avait pas été un succès, on ne serait pas là aujourd’hui. Les commentaires [des passagers] et du capitaine ont été très positifs», a souligné le pdg du port de Québec, Mario Girard.

Le port travaille déjà auprès de compagnies de croisières pour qu’au moins un navire accoste au quai Paquet en 2019. S’il ne peut garantir une présence dès cette année, il est convaincu d’y parvenir d’ici les cinq prochaines années.

Profitabilité

Le maire Lehouillier rappelle que le quai a été conçu de manière à pouvoir accueillir des navires de plus grande envergure. Même s’il ne peut évaluer les retombées économiques pour sa ville, il maintient que ça ne peut être que profitable. D’autant plus qu’un hôtel de luxe lèvera bientôt de terre à proximité du quai et qu’un lien mécanique sera aménagé pour relier le quai au haut de la falaise. 

«Une des obligations pour le complexe hôtelier est d’avoir un restaurant panoramique sur le toit. Ça veut dire bar, restaurant, etc. Pour les croisiéristes, il y a une attraction.» Dans l’esprit de M. Girard, il est aussi clair que des passagers en escale resteront à Lévis pour profiter des attraits.

Le pdg ajoute que la demande pour des croisières à l’automne est toujours en croissance. Québec devient l’alternative aux Caraïbes où les tempêtes sévissent à cette période de l’année. Dans ce contexte, le quai Paquet devient un atout supplémentaire.

La Ville de Lévis demeure propriétaire de ses installations. Elle devra acquérir une passerelle et des barrières de foules pour 145 000 $, dont 30 % sont remboursés dans le cadre d’un programme provincial.

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Trois entrepôts du secteur D’Estimauville démolis pour le futur «pôle d’échange» du RTC

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne perd pas de temps. Sitôt complété l’achat de trois entrepôts du secteur D’Estimauville, il entreprend leur démolition pour laisser le champ libre à la construction d’un futur «pôle d’échange» où les usagers pourront transférer d’un trajet d’autobus à l’autre ou sauter dans un trambus.

Ces édifices forment un grand carré bordé par le boulevard Monseigneur-Gauthier et l’avenue Jean-de-Clermont, puis complété par le Parc-O-Bus D’Estimauville du boulevard Sainte-Anne. Et leurs jours sont comptés.

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Une patinoire sur le tard à la place Jean-Béliveau

Il y aura finalement une patinoire à la place Jean-Béliveau, devant l’amphithéâtre de Québec, cet hiver. La Ville, qui a décidé de ne pas réfrigérer la surface cette année, a attendu la fin janvier pour livrer une surface glacée format réduit.

«L’arrosage de la patinoire est commencé, donc tout dépendamment de la température à venir nous visons une ouverture au courant de la semaine prochaine, ou même plus tôt si possible», nous indique une des conseillères en communication de la mairie, Rose-Marie Ayotte. «La patinoire sera de forme traditionnelle, soit ovale, et il n’y aura pas de sentier de glace.»

Moins ambitieux

La Ville a donc ravalé ses ambitions. C’est qu’au cours de la saison froide précédente, elle avait vu pas mal plus grand. Des artistes du Cirque du Soleil de passage à l’amphithéâtre avaient inauguré officiellement le site sportif dès le deuxième lundi de décembre. Réfrigérée, l’installation était toujours solide en mars pour la relâche scolaire.

Une glace de 20 mètres sur 70 mètres avait été aménagée. Elle pouvait recevoir des matchs de «pond hockey», ou «hockey d’antan», dans lesquels des équipes de 4 s’affrontent amicalement. Il y avait, au surplus, le sentier de patinage autour. Des équipements qui accueillaient les patineurs sept jours sur sept jusqu’à 22h

Pas cette année. La mairie a décidé que la dépense pour le tapis refroidissant n’est pas opportune. «La Ville a préféré conserver l’idée du système de réfrigération pour l’an prochain [saison de patinage 2019-2020], alors que le Grand Marché sera ouvert et en opération», fait valoir Mme Ayotte.

Est-ce dire que l’administration municipale juge que la popularité du site est trop faible pour justifier l’investissement de quelque 300 000 $? «La décision de ne pas avoir de système de réfrigération pour cette année n’est pas basée sur la fréquentation de l’an passé», assure-t-elle.

N’empêche, puisque la Ville a décidé de s’occuper elle-même de la patinoire et que la glace naturelle réclame plus de froidure, l’ouverture a été repoussée. Repoussée bien plus tard que les nombreuses autres glaces naturelles de la cité, toutes accessibles.

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Bourrasques de neige: une vingtaine d’accidents à Québec

La bourrasque de neige qui tombe sur Québec rend les déplacements très difficiles sur les routes. La neige forte et la poudrerie réduisent considérablement la visibilité des automobilistes.

Entre 6h50 et 14h, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a dénombré 4 accidents avec des blessés mineurs et 17 accidents matériels sur son territoire. Plusieurs d’entre eux sont survenus durant les dernières heures. 

Selon Environnement Canada, les «bourrasques de neige occasionnent des conditions météorologiques très changeantes; il n’est pas rare de passer d’un ciel dégagé à une zone de forte neige en quelques kilomètres à peine. La visibilité pourrait devenir soudainement réduite à presque nulle». 

Porte-parole du SPVQ, Mélanie Jobin rappelle aux automobilistes d’adapter leur conduite aux conditions hivernales. Elle recommande notamment de garder une bonne distance entre les véhicules et de prévoir une distance suffisante pour freiner avant les arrêts.  

Lorsque notre voiture devient difficile à voir, Mme Jobin conseille conseiller d’allumer les feux clignotants. Si la visibilité devient presque nulle, vaut mieux prendre la première sortie possible et se stationner dans un endroit sécuritaire. Il faut toutefois éviter de s’immobiliser ou de se ranger sur l’accotement, poursuit la porte-parole. 

Et si le déplacement est évitable, «autant que possible, on reste à la maison», dit Mélanie Jobin. 

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La résidence Le Royaume des Aînés mise à l’amende [VIDÉO]

Pour une très rare fois au Québec, une résidence privée pour aînés écope d’une amende pour avoir fermé ses portes de façon précipitée.

Il s’agit du Royaume des Aînés, située sur le boulevard de la Faune à Québec. Cette résidence a annoncé le 7 janvier qu’elle fermait ses portes sans délai, obligeant 28 personnes âgées à déménager très rapidement.

Déçue de la tournure des événements, la ministre responsable des Aînés Marguerite Blais a décidé d’utiliser le pouvoir que lui confère la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour exiger que les propriétaires de cette résidence paient une pénalité, qui peut varier entre 2400 $ et 9600 $ pour une entreprise. 

C’est que les propriétaires du Royaume des Aînés n’ont pas donné un préavis de 6 mois au ministère de la Santé avant de fermer leurs portes, ce qui est exigé par la loi. «J’ai décidé que dans ce cas-là, on va imposer une pénalité», lance Mme Blais. 

C’est le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale qui a pris en charge ces résidents et a été en mesure de leur trouver chacun une place dans de nouvelles résidences. Tous les déménagements ont été complétés le 15 janvier. 

La ministre Blais déplore que les équipes de soins ont «tout fait pour être en mesure d’aider l’entrepreneur à garder sa résidence ouverte. Ça s’est pas produit».

«Les gens qui travaillent dans les CISSS et les CIUSSS, ils accompagnement énormément les résidences privées. Ils ont été sur place, ils sont encore sur place, ils veulent être sur place pour reloger les personnes correctement. C’est pas drôle pour personne quand il y a une fermeture de résidence privée.»

Plus coercitif

À son cabinet, on explique qu’il y a une volonté d’être plus coercitif envers les propriétaires de résidences privées pour aînés, qui ont été nombreux à baisser les bras et à fermer leurs portes de façon subite dernièrement. De tels types de fermetures ont notamment eu lieu à Vallée-Jonction, à Sherbrooke et sur la Côte-de-Beaupré au cours de la dernière année. 

La ministre Blais espère que cette amende aura un effet dissuasif. «Si jamais il faut augmenter les pénalités, on va revoir le règlement», avertit la ministre Blais. 

Le CISSS de la Capitale-Nationale ne veut pas commenter l’imposition d’une amende dans ce cas précis, mais il confirme que ses équipes ont réussi «un tour de force» ces derniers jours en déménageant tout le monde. «C’est sûr qu’on le fait dans des délais qui ne sont pas faciles», indique l’agente d’information Mélanie Otis. 

Les équipes d’infirmières et de préposés du CIUSSS ont assumé deux quarts de travail sur trois au Royaume des Aînés à partir du 17 décembre. Mais les propriétaires ont décidé de fermer parce qu’ils n’arrivaient pas à recruter de nouveaux employés. Ayant déjà encaissé les loyers du mois de janvier, les propriétaires se sont engagés à les rembourser aux résidents, ajoute Mme Otis. 

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) n’a pas voulu commenter pour le moment cette amende imposée à l’un de ses membres, mais précise qu’elle ne cautionne pas la façon dont les choses ont été faites au Royaume des Aînés. «On ne souhaite pas qu’il y en ait, des fermetures comme ça», indique la responsable des communications Marie-Claude Dion.

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Une plus grande autonomie pour les Hurons-Wendat

Le grand chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui et la ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones, Carolyn Bennett, signeront, mercredi matin, une entente, qui donnera plus d’autonomie à la communauté de Wendake.

Cette entente permettra aux Hurons-Wendat de fonctionner comme une véritable nation. Il sera question entre autres de territorialité, des droits des autochtones, du traité et des travaux bilatéraux avec le fédéral. «C’est un nouveau départ, une capacité d’agir avec plus d’autonomie, une garantie aussi que le fédéral ne va pas être là pour juste nous superviser, mais pour nous appuyer», a expliqué M. Sioui.

Pour le grand chef Sioui, qui travaille sur cette entente depuis deux ans avec le gouvernement fédéral, «reconnaître le territoire» des Hurons-Wendat est important. «Maintenant, quand il y a des développements sur le territoire, la nation sera maître à bord et le promoteur devra s’asseoir avec nous autres et s’entendre avec nous sur les questions environnementales, économiques ainsi que sur l’implication de la nation huronne-wendat dans le développement du territoire.»

Konrad Sioui profitera également de la visite du premier ministre Justin Trudeau à Québec, les 25 et 26 janvier pour le rencontrer. «On va parler du territoire, de la chasse et aussi des terrains de la Défense nationale à Sainte-Foy», a-t-il mentionné. Le grand chef n’a jamais caché son intérêt pour les 12,3 hectares restants des terrains de la Défense nationale. Plusieurs promoteurs ont d’ailleurs l’œil sur ces terrains excédentaires de l’armée, dont la Ville de Québec.

M. Sioui a déjà rencontré le ministre responsable de la région, Jean-Yves Duclos. Celui-ci s’était dit ouvert à discuter avec les représentants de Wendake.   

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Tous ne sont pas égaux pour le stationnement les soirs de déneigement

Les citoyens de Québec ne sont pas égaux quand la neige envahit les rues! Surtout quand vient le temps de tasser leurs bolides pour libérer le passage aux déneigeuses.

La réglementation municipale varie d’un arrondissement à l’autre. Il y a même parfois des différences d’une rue à l’autre dans un même quartier.

Des automobilistes doivent, par exemple, mettre la main dans leur poche pour payer une surtaxe de tempête, tandis que d’autres se voient offrir gracieusement des sites où déplacer leurs véhicules.

Les résidents de l’arrondissement des Rivières en manque d’espace où stationner leur voiture les soirs d’opération de déneigement sont les plus pénalisés. Il faut y débourser quelque 115 $ pour obtenir une des rares vignettes donnant droit d’accès aux stationnements municipaux. Les 39 laissez-passer mis en vente ont vite trouvé preneur. 

Dans le centre-ville, beaucoup plus populeux, c’est un peu moins cher. Même si la demande est nettement plus grande. Il faut verser 103,48 $, sans garantie qu’il restera de la place dans le stationnement le plus près de son domicile. Il y a néanmoins presque 550 vignettes en vente.

Et ailleurs dans la cité? C’est gratuit. Même dans les secteurs parfois denses de l’arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge. Ici, des centaines de places offertes autour des édifices publics et dans certains parcs sont disponibles gracieusement.

L’arrondissement de Beauport a la même politique, soit de mettre à la disposition des citoyens des espaces où parquer les bagnoles. Sans frais.

Les autres? «En périphérie, la majorité des stationnements appartenant à la Ville ne sont pas réglementés et les citoyens ont, dans la majorité des cas, accès à un stationnement hors rue. La Ville met tout de même des espaces de stationnement à leur disposition en guise de service», répond Isabelle Drouin.

Comment expliquer les disparités entre les arrondissements? «Des vignettes Tempête ont été mises en place dans les quartiers centraux en raison de leur forte densité de population, du fait que plusieurs citoyens n’ont pas accès à des stationnements hors rue [ils doivent garer leur véhicule dans la rue] et du manque de stationnements publics dans certains quartiers», précise Mme Drouin. «Les stationnements appartenant à la Ville dans ces quartiers étant réglementés et tarifés, il est possible d’offrir aux citoyens des vignettes saisonnières.»

À quelle heure?

Partout, la réglementation exige d’enlever les véhicules des voies publiques les soirs où chasse-neige et souffleuses sortent de leur tanière. Mais encore faut-il savoir à quelle heure.

«Dorénavant, le stationnement est interdit de 22h à 7h [auparavant de 23h à 6h30] dans les rues munies de feux clignotants lorsqu’ils sont en fonction», lit-on sur le site Web de la Ville. Mais lorsqu’il n’y a pas de feux orangés clignotants, l’interdit débute une heure plus tôt.

Sauf qu’il y a des exceptions! Dans certaines rues de La Cité-Limoilou, les feux clignotants peuvent fonctionner le jour. Ce qui prive les automobilistes de stationnement dans la rue entre 8h et 16h.

Et dans d’autres artères de La Cité-Limoilou ainsi que de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, même si c’est soir de déneigement, il est permis de rester au-delà de 21h ou 22h. Le long de ces voies commerciales, la remorqueuse ne peut saisir votre voiture avant minuit! S’agit de le savoir…

Pour des informations supplémentaires, dont la liste des stationnements ouverts les soirs de déneigement, c’est par ici : bit.ly/2LBdkrh
bit.ly/2Cx4dVp