La Ville défend «la place» des banlieues dans le projet de tramway

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La Ville défend «la place» des banlieues dans le projet de tramway

Après avoir abandonné le trambus pour financer le tramway, le maire de Québec a dû justifier, à la demande du premier ministre François Legault, les avantages du projet de réseau structurant pour les citoyens des banlieues.

«Il m’a appelé et m’a dit : “Écoute Régis, on me dit que, dans ton réseau, il n’y a pas de place pour les banlieues”», a expliqué le maire Labeaume, lundi, en marge du conseil municipal. Il a donc rencontré le chef de Cabinet du PM pour démontrer le contraire.

Selon des chiffres présentés par la Ville, 73 % des nouvelles voies réservées et accotements utilisés pour bonifier la desserte dans les banlieues sont situés sur le territoire des anciennes villes. Plus encore, des 22 kilomètres de rails aménagés pour le tramway, 13 km sont en banlieue. 

Du même souffle, M. Labeaume est revenu sur l’abandon du trambus annoncé la semaine dernière. «On aurait aimé tout construire, mais le tramway coûte plus cher. Il fallait faire des choix et être réaliste au point de vue financier.» 

Des économies nécessaires

La Ville économise 746 millions $ en remplaçant le trambus par des autobus articulés. Elle évite de construire une plateforme coûteuse sous laquelle on devait retirer toute infrastructure souterraine comme pour le tramway. Cet argent servira à l’implantation du tram qui coûte plus cher que prévu.

Sans nier qu’un trambus est «plus structurant», il croit que la perte d’achalandage de 1,6 % prévu avec le retrait de la composante trambus ne compromet pas la pertinence du projet. 

Au contraire, avance le conseiller Rémy Normand, président du RTC. Selon lui, le service de type Métrobus avec 110 places qui remplacera le trambus de 150 places convient mieux au besoin de déplacement sur l’axe prévu entre d’Estimauville et Charest Ouest. «La capacité offerte (avec le trambus) n’était pas en adéquation avec l’achalandage estimé», explique-t-il aujourd’hui.

De son côté, M. Labeaume dit comprendre avec le temps que le trambus est profitable quand il représente «l’épine dorsale de ton réseau». Dans le cas présent, le tramway joue ce rôle, soutient-il.

Une hausse, malgré tout

Au-delà des pertes, réitèrent les deux hommes, ils soulignent que le réseau structurant permettra une hausse de 4,9 millions de passages par année. 

Le premier ministre avait demandé quelques jours de réflexion pour analyser la nouvelle mouture du projet avant de donner son aval. Le maire de Québec soutient ne pas s’inquiéter de l’appui de M. Legault. Selon lui, le projet est loin d’être compromis comme estiment ses détracteurs.

Il ne craint pas davantage une explosion des coûts par rapport au budget initial même si l’implantation du tramway, dont le creusage du tunnel, est beaucoup plus dispendieuse qu’estimée au départ. «On a justement fait du travail pour ne pas avoir de surprises», lance-t-il au moment où la Ville s’apprête à recevoir des offres de qualification des consortiums intéressés à gérer l’implantation du tramway.

Au final, l’administration Labeaume doit obtenir l’autorisation par décret du conseil des ministres pour octroyer le contrat et débuter la première phase d’aménagement. M. Labeaume semble surtout préoccuper par de possibles retards à l’échéancier. Il espère une réponse positive du gouvernement Legault d’ici la fin d’août ou le début de septembre.

Transition Québec dénonce l’abandon du trambus dans le projet de réseau structurant

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Transition Québec dénonce l’abandon du trambus dans le projet de réseau structurant

Les changements au projet de Réseau structurant font encore des vagues. Transition Québec lance une pétition pour empêcher l’abandon du trambus.

Le parti critique le démantèlement du grand projet de Régis Labeaume. Les plans semblent avoir laissé tomber le trambus et les remontées mécaniques. 

«Alors que la pandémie devait nous plonger dans un mode de vie en accord avec le développement durable ce qui sous-entend, moins de congestion automobile, plus de transports actifs, une meilleure qualité de l’air, l’annonce de l’abandon des trambus et la création pure et simple d’une nouvelle banlieue sur le passage du tramway dans le secteur Chaudière viennent nous plonger plutôt dans un retour dans le passé», indique Jackie Smith, cheffe de Transition Québec.

Le parti lance donc une pétition «Non à l’abandon du trambus» sur son site Internet. 

Transition Québec juge que le projet privera les citoyens de Saint-Sauveur de services de transport en commun appropriés. La majorité des gens du quartier se promène en autobus, à vélo ou à pied.

«Ceux-ci s’attendaient à bénéficier d’une fréquence et d’une rapidité que les métrobus ne peuvent leur offrir.»

Transition Québec critique par le fait même le retrait des montées mécaniques, reliant la Basse et la Haute-Ville. Le parti estime que le projet doit naître comme il l’a été présenté aux citoyens au départ. 

«La disparition de ces remontées mécaniques va compromettre les bienfaits pour les transports actifs à pied ou en vélo pour une grande majorité des gens des quartiers centraux. Les besoins de mobilité durable de la population doivent être comblés, car la formule tout-à-l’auto nous dirige droit dans un mur avec un trafic incessant, des émissions de gaz à effet de serre, des élargissements d’autoroutes, de l’étalement urbain», ajoute-t-on dans un communiqué.

Les limitations économiques ne devraient pas privé le projet de Réseau structurant de ses atouts, explique aussi Transition Québec. 

Le tramway sous la loupe du BAPE

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Le tramway sous la loupe du BAPE

C’est ce lundi soir que débute la commission d’enquête du Bureau d’audience publique sur environnement (BAPE) concernant le projet de construction d’un tramway à Québec.

Les séances de la première partie de l’audience se déroulent au Centre des congrès de Québec. Divers moyens technologiques de participation ont été proposés aux citoyens par le BAPE. Toutes les séances seront retransmises en direct sur le site Web du BAPE et sur sa page Facebook. Il sera également possible de les suivre en direct à la télévision sur les ondes de MAtv Québec aux positions 9 et 609 pour les abonnés de Vidéotron.

Dans un questionnaire pré-consultation, 1608 citoyens ont fait connaître leurs préoccupations face au projet. Les sept principales concernent le choix du tramway au regard d’autres options, les coûts du projet, la justification des besoins, l’incidence sur la circulation, le tracé, les impacts sur l’environnent et ceux sur la qualité de vie. Ces thèmes seront abordés au cours de la semaine par les membres de la commission d’enquête présidée par Corinne Gendron et des citoyens.

Cinq cent cinq-neuf personnes se sont inscrites au registre entre le 25 juin et le 2 juillet pour soumettre une question au BAPE. Parmi elles, 70 prendront la parole devant la commission. Chaque participant peut poser une seule question.

La seconde partie de l’audience publique débutera dans la semaine du 3 août 2020. La Commission recueillera l’opinion et les suggestions du public. Elle entendra toute personne, organisme, groupe ou municipalité qui désire s’exprimer sur le projet sous forme d’un mémoire ou d’une présentation verbale. 

La date limite pour soumettre un mémoire est fixée à midi le 30 juillet 2020. Il faut au préalable remplir l'avis d'intention qui sera disponible sur le site internet du 6 au 23 juillet à 16h. Les modalités de participation relatives à cette deuxième partie de l’audience seront annoncées ultérieurement.

Le BAPE complètera son rapport au plus tard le 20 novembre 2020, accompagné d’une recommandation au conseil des ministres, qui devra rendre une décision. Le ministre de l’Environnement, Benoît Charrette, a quinze jours suivant la date de dépôt du rapport pour le rendre public.

Écoquartiers : la Ville s’apprête à passer le relais au privé

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Écoquartiers : la Ville s’apprête à passer le relais au privé

Après plus de 10 ans à bosser à la revitalisation des écoquartiers de la Pointe-aux-Lièvres et D’Estimauville, la Ville de Québec s’apprête à tourner la page, à passer le relais aux promoteurs privés qui compléteront la construction de logements et bureaux pour quelque 8 000 personnes sur les anciens secteurs industriels délaissés. La mairie, elle, concentrera maintenant ses efforts de développement dans le secteur Chaudière, autour du IKEA et du Décathlon.

«En 10 ans, on aura 5000 personnes qui y habitent et 3000 qui y travailleront», a célébré le maire de la capitale Régis Labeaume au cours d’un point de presse lundi matin. «On frise les 8000 personnes dans les deux écoquartiers.»

Il reste néanmoins du travail à faire pour que la transformation des terrains contaminés en milieux de vie moderne soit terminée. «Nous passons maintenant à une nouvelle phase du développement des écoquartiers […] d’Estimauville et de la Pointe-aux-Lièvres.»

D’Estimauville

À D’Estimauville, le réaménagement de 12 millions $ du boulevard est fait. La Ville peaufinera un parc, un jardin communautaire. Aussi 90 habitations ont été construites. 

Quelque 206 supplémentaires sont en train de sortir de terre. Et la vente des trois derniers lots du boulevard Sainte-Anne permettra l’érection de 200 appartements et commerces de plus.

Autour de 1 300 employés fédéraux travaillent déjà dans le coin. Auxquels s’ajouteront en 2021 les 1850 employés du nouveau siège social de la CNESST.

Une fois la vente des derniers lots conclue, Régis Labeaume juge que la Ville aura fait sa part. «On va laisser le privé faire son œuvre, parce que nous on aura fait notre travail.»

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Pointe-aux-Lièvres

Il y a un peu plus de boulot à abattre pour la Ville dans l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. Deux bâtiments industriels seront bientôt démolis, puis leurs terrains seront décontaminés. Aussi, les négociations de se poursuivent avec les propriétaires de deux ou trois autres immeubles qui font face à une menace d’expropriation. Ce seront les derniers vestiges du passé industriel des lieux à disparaître afin de faire place à des citoyens.

LIRE AUSSI : Deux bâtisses payées plus de 4 M$ bientôt rasées

Il faut constater que le secteur est aujourd’hui «convoité», se réjouit le maire Labeaume. Trois immeubles de plus de 200 ménages sont déjà debout. Et des développeurs sont très intéressés par les autres terrains décontaminés. 

En février, Le Soleil avait d’ailleurs fait une recension des projets immobiliers à venir à l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. Trois entrepreneurs avançaient vouloir ériger quelque 300 logements.

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Des trois, Synchro immobilier a été le premier à se mettre au travail. Une bâtisse de 67 logements apparaît juste à l’arrière de la tour Origine.


Parfois, la Ville de Québec mange le territoire agricole par petites bouchées!

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Parfois, la Ville de Québec mange le territoire agricole par petites bouchées!

La Ville de Québec ne mange pas son territoire agricole seulement par gavage, comme lorsqu’elle voulait avaler d’une traite les terres des Sœurs de la Charité de Beauport. Elle se contente parfois de petites bouchées par-ci par-là…

Attention toutefois avant de pousser les hauts cris contre le dézonage de sols nourriciers; l’empiètement n’est pas toujours critiquable!

Prenons des exemples récents pour illustrer. Il y a peu, donc, les élus municipaux se sont prononcés en faveur des requêtes de deux citoyens : la mairie demande ainsi à la Commission de protection du territoire agricole de faire preuve de lâcher-prise.

Développement immobilier à Bourg-Royal

Transportons-nous d’abord dans le secteur de l’avenue Bourg-Royal. Sur la rue Carré de Tracy Est. «Cela fait déjà plusieurs années que la Ville planifie la réalisation d’un développement domiciliaire dans le secteur», apprend-on dans un document de la mairie.

L’administration municipale avait d’ailleurs évoqué l’expansion du quartier en 2013-2014. Elle avait alors mis la main sur le Camp Bourg-Royal avec l’intention avouée de faire pousser des maisons.

Les années ont passé sans que les travaux débutent. Mais le projet n’est pas mort. Le promoteur immobilier propriétaire de quelques lots du secteur poursuit ses démarches. 

Sauf que deux terrains convoités ont un zonage agricole; ils sont donc protégés. «Aujourd’hui, le propriétaire demande à la Ville d’effectuer une demande d’exclusion de la zone agricole à la Commission de protection du territoire agricole du Québec», nous explique la conseillère en communication Audrey Perreault.

Mme Perreault souligne que ces terrains «sont localisés à l’intérieur du périmètre d’urbanisation» prévu dans la Schéma d’aménagement de l’agglomération. Donc que leur avenir résidentiel était déjà annoncé.

Il faudra cependant obtenir le dézonage de la portion «agricole».

C’est grave? Il y a matière à protester? Nous avons posé la question à Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l’environnement. Celui-ci s’était notamment montré fort critique envers la Ville quand elle avait annoncé son intention d’éliminer quelque 567 hectares de terres agricoles, dont les 200 hectares des Sœurs de la Charité, afin d’y construire des logis pour ses futurs résidents.

Eh bien, en regardant le lot de Carré de Tracy Est occupé par une entreprise d’excavation et d’aménagement paysager, il n’a pas trouvé matière à combattre le dessein de la Ville.

En général, note M. Turgeon, il n’est pas nécessaire d’empiéter sur le territoire agricole. Il y a encore assez de grands stationnements et de friches pour combler la soif d’expansion des élus, selon lui.

Toutefois, en analysant chacune des demandes de dézonage, on constate que les lots agricoles n’ont pas tous la même valeur. Que tous ces lots ne méritent pas que les environnementalistes les défendent avec vigueur. Comme cette fois-ci.

Boulevard de la Colline

Alexandre Turgeon a eu une réaction similaire lorsque nous avons évoqué une autre croquée que la Ville veut prendre dans le territoire agricole, celle-là dans le secteur de Wendake. Sur le boulevard de la Colline.

Là, en face d’un gros garage, un grand-père a légué une parcelle à son petit-fils pour qu’il s’érige une demeure. Un bout de terre agricole.

Ici, il y a vraiment des activités fermières. «Le lot est utilisé à des fins agricoles pour la culture de céréales, de plantes oléagineuses et de légumineuses», lit-on dans un document municipal. En plus, le terrain n’est pas situé dans le périmètre d’urbanisation identifié par la mairie pour son expansion démographique.

Il y a cependant déjà quelques maisons dans le secteur. «Il n’y aura aucun impact sur les activités agricoles des lots avoisinants, les lots voisins sont utilisés à des fins autres qu’agricoles. Plusieurs sont utilisés déjà à des fins résidentielles», plaide d’ailleurs la Ville.

«Il s’agit d’une demande afin de respecter les volontés testamentaires du propriétaire décédé (don d’un terrain du grand-père au petit-fils)», fait valoir Audrey Perreault. «Le requérant désire subdiviser le lot afin de créer [un nouveau] lot qui sera dédié à des fins exclusivement résidentielles pour la construction d’un seul logement.» 

Dans ces deux dossiers, le Conseil régional de l’environnement ne devrait pas s’opposer, notamment parce que les lots ont une taille réduite. Aussi parce qu’ils ne semblent pas, a priori, avoir une valeur pour la collectivité, jauge Alexandre Turgeon.

Il souhaiterait cependant que la capitale et la Commission de protection du territoire agricole soient plus transparentes, qu’elles rendent publiques toutes les demandes de dézonage; il n’y a pas de mécanisme de diffusion obligatoire, regrette-t-il. Ainsi, les intervenants intéressés par la préservation du territoire agricole pourront intervenir, ou pas, en fonction de la valeur, ou de l’absence de valeur, des lots concernés.

Les marchés publics à proximité de leur communauté

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Les marchés publics à proximité de leur communauté

Une vingtaine de petites tentes blanches, des tables remplies de fruits et de légumes locaux gorgés de soleil, tout ça à quelques pas de chez soi. Bienvenue au Marché Saint-Sauveur, qui accueillera voisins et visiteurs au parc Durocher, tous les samedis jusqu’au 19 septembre.

Maraîchers, éleveurs de bœuf ou de porc, boulangers, fleuristes ou apiculteurs discutent avec les visiteurs. Ces derniers suivent le parcours à sens unique du marché de proximité, qui en est à sa huitième édition.

En raison de la pandémie, le Marché Saint-Sauveur a dû renoncer à ses événements musicaux, ses jeux pour les enfants et son animation colorée. L’équipe du Collectif Fardoche, groupe citoyen responsable de l’événement, a toutefois décidé de se recentrer sur sa mission première qui est de «soutenir la communauté» et de la nourrir. Elainie Lepage, coordonnatrice pour le marché, explique qu’il était important pour le groupe d’être présent. Le Marché Saint-Sauveur se définit avant tout comme «un événement permettant d’unir les gens», un lieu d’échange et de partage.

L’équipe du marché, composée d’une vingtaine de bénévoles, souhaite répondre aux valeurs environnementales, locales et biologiques des petites familles qui habitent le quartier. La mixité sociale est aussi un enjeu important pour l’équipe qui vise à ce que l’événement, situé en plein cœur de Saint-Sauveur, soit à l’image de son quartier : coloré, de tous âge et de toute origine. Bref, une communauté tissée serrée malgré la distance imposée par le nouveau coronavirus.

En créant le Marché Saint-Sauveur, le Collectif Fardoche souhaitait démontrer que tout le monde pouvait «acheter des produits frais et locaux à un prix abordable». Cette année, le collectif déploie davantage cette idée en créant un partenariat avec la Concertation Saint-Sauveur qui gère le nouveau «frigo partage» du secteur. Les invendus du marché seront déposés, chaque semaine, dans le frigo communautaire afin que tous aient accès à des aliments locaux, frais ou transformés.

Le Marché public de Limoilou

Limoilou aura aussi son marché public, pour un septième été, tous les dimanches de 11h à 15h dès le 19 juillet et jusqu’au 20 septembre. Plus d’une trentaine de producteurs locaux offriront à la population le fruit de leur labeur sur la 3e Avenue, entre la 8e et la 9e Rue.

«On est un marché de proximité, marché citoyen, marché fermier», énumère d’entrée de jeu Valérie Bélanger, présidente du Marché public de Limoilou.

Des rues plus piétonnes et festives pour Québec cet été [VIDÉO]

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Des rues plus piétonnes et festives pour Québec cet été [VIDÉO]

À partir de vendredi, le tronçon de la rue Raoul-Jobin situé entre les rues de l’Aqueduc et de Carillon, dans le quartier Saint-Sauveur, sera partagé. C’est-à-dire que les automobilistes devront laisser la place également aux piétons et aux cyclistes sur la chaussée.

«Nous annonçons aujourd’hui sept rues partagées, mais nous planifions en mettre sur pied jusqu’à 30 sur l’ensemble du territoire au cours de l’été», a annoncé le maire de Québec, Régis Labeaume. 

Sur ces sept nouveaux espaces, la vitesse est limitée à 20 km/h et le stationnement demeure permis selon les conditions habituelles. La signalisation a déjà été installée pour la sécurité des citoyens, mais la Ville souhaite développer des enseignes plus marquées et originales pour annoncer ces espaces en partie piétonniers. Ceux-ci seront en vigueur jusqu’au 15 octobre.

412e de Québec sans les célébrations: «Ça crée un vide»

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412e de Québec sans les célébrations: «Ça crée un vide»

En cet après-midi du 26 juin, Régis Labeaume est assis à une table bistrot près de l’horloge du Jura. Les Jardins de l’hôtel de ville sont déserts, à l’exception des quelques enfants dans les jeux d’eau. Dans une semaine, songe Régis Labeaume, l’endroit sera malheureusement tout aussi vide pour l’anniversaire de Québec qui devait être célébré aujourd'hui.

COVID oblige, la Ville de Québec ne célèbre pas sa date de fondation du 3 juillet 1608. Depuis les Fêtes du 400e en 2008, la population avait chaque année l’opportunité de participer à plusieurs activités au cœur du Vieux-Québec comme dans les arrondissements.

La tradition prend le bord

Cette année, il n’y a pas de messe commémorative à la Basilique-Cathédrale ni de cortège jusqu’au monument de Champlain. Il n’est pas plus possible d’assister au populaire Droit de cité du 22e Régiment ou encore de visiter l’hôtel de ville.

Pour le maire, c’est une fracture dans la tradition. «Je trouve ça plate. Je trouve qu’on passe droit. Ça crée un vide le 3 juillet», lance-t-il, visiblement déçu, tout en précisant qu’il n’a jamais été question d’organiser «quelque chose» à la dernière minute même avec le déconfinement en cours. 

«Je suis un peu traditionnel. En société, pour garder un peu d’équilibre, ce n’est jamais mauvais. Le monde aime ça, c’est beau. Il aime la musique», ajoute-t-il, en pensant aux activités qui attirent les foules comme le Droit de cité ou encore les spectacles gratuits en plein air. 

Satisfait du tricot

Cette déception représente bien ce qu’il voulait éviter de faire vivre aux citoyens de Québec avec les règles de distanciation en vigueur. À la mi-avril, il disait d’ailleurs : «On va tenter de se tricoter un été».

Réouverture des bibliothèques de Québec

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Réouverture des bibliothèques de Québec

Les amoureux des livres peuvent avoir accès depuis mardi à leur bibliothèque favorite sur le territoire de la Ville de Québec, selon l’horaire habituel et les désormais incontournables règles de distanciation. Pour leur part, les centres communautaires préparent une réouverture graduelle à partir du 6 juillet.

Dans un communiqué, la Ville indique que les services offerts en bibliothèque seront rétablis «de manière progressive». Les visiteurs peuvent avoir accès dès maintenant au service de prêts et de retours de documents, aux collections, au mobilier (tables et fauteuils) et à certains équipements à usage collectif (bornes en libre-service, photocopieurs, etc.)

Seuls les postes informatiques et les postes de consultation ne sont pas accessibles pour le moment. La reprise de la programmation culturelle est prévue pour septembre.

En raison des règles de distanciation, la capacité d’accueil a été fixée à 50 visiteurs simultanément. Par conséquent, la durée maximale de visite est limitée à une heure par personne, selon l’achalandage.

Une procédure identique sera également en vigueur dans les centres communautaires.

La Ville a également fait savoir que les Maisons du patrimoine présentant une programmation culturelle rouvrent leurs portes dès maintenant.

À noter que seules les bibliothèques Bon-Pasteur, Champigny et Chrystine-Brouillet ne sont pas accessibles à court terme en raison de travaux.

La transformation de Charest Ouest laissée de côté

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La transformation de Charest Ouest laissée de côté

N’ayant pas senti «d’appétit» pour la transformation immobilière résidentielle des rives du boulevard Charest Ouest, entre le quartier Saint-Sauveur et l’autoroute Robert-Bourassa, la Ville de Québec écarte le projet d’envergure de sa liste des priorités.

Il y a déjà plusieurs années, le maire de Québec Régis Labeaume jugeait que l’arrivée du réseau structurant de transport en commun dans le secteur commercial pourrait servir de bougie d’allumage à cette mutation vers un milieu de vie dynamique. Des consultations publiques avaient d’ailleurs été organisées l’an dernier afin de peaufiner la vision d’aménagement du secteur Charest Ouest; la version finale devait être publiée ce printemps.

Oubliez ça! «La priorité, ce n’est plus Charest, c’est Chaudière», a annoncé M. Labeaume durant un point de presse lundi. Il sera plus aisé de faire pousser un nouveau quartier dans les alentours déserts du IKEA et du Décathlon, juge-t-il. D’autant plus qu’il ne faudra pas y forcer le déménagement d’entreprises établies. «Le développement le plus payant le plus rapidement, c’est dans le secteur Chaudière.»

La conseillère municipale responsable de l’urbanisme, Marie-Josée Savard, ajoute que les consultations publiques n’ont pas permis d’observer une grande motivation à faire pousser des logements le long de Charest Ouest. «Il n’y a pas beaucoup d’appétit pour le résidentiel.» Ce qui n’exclura toutefois pas des interventions plus ciblées dans le parc industriel Saint-Malo.

Régis Labeaume ajoute que les besoins en habitations seront, pour l’instant, comblés ailleurs dans la capitale. Entre autres : les terrains des écoquartiers de la Pointe-aux-Lièvres et d’Estimauville sont populaires puis un grand chantier est attendu sur le site du centre commercial Fleur de lys.

Voici comment la mairie présente toujours sa «vision» pour Charest Ouest sur le Web : «La Ville tient à profiter de la mise en place du réseau structurant de transport en commun afin de doter le secteur Charest Ouest d’une vision d’aménagement. Elle souhaite favoriser la création d’une entrée de ville urbaine, moderne et dynamique, en soutenant le développement des grands terrains vacants ou sous-utilisés. Elle désire aussi se pencher sur les activités industrielles du secteur qui sont appelées à se transformer.»

Vision d’aménagement du secteur Charest Ouest 

Vision d’aménagement du secteur Chaudière

Le trambus abandonné pour financer le tramway plus cher que prévu

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Le trambus abandonné pour financer le tramway plus cher que prévu

Il n’y aura finalement pas de trambus dans le réseau structurant de transport en commun de Québec. Le bureau de projet réhabilite en lieu et place les moins dispendieux autobus articulés, ce qui lui permet d’économiser 700 millions $ qui seront investis dans le tramway, nettement plus coûteux qu’estimé.

Pour justifier la décision, les experts de la Ville avancent qu’il n’y aura pas assez de passagers entre Limoilou et l’Université Laval pour justifier l’investissement. «L’offre de trambus serait trop capacitaire pour la demande attendue», explique Alejandro Calderon-Quintero, responsable de l'intégration urbaine - Architecture et design urbain. «On passe d’un trambus articulé à un métrobus articulé.»

Une nouvelle ligne de métrobus fera donc son apparition en Basse-Ville, sur le boulevard Charest notamment. Puisque les véhicules circuleront sur des voies réservées, sans aménagements particuliers, l’implantation sera beaucoup moins dispendieuse que celle d’un trambus roulant sur une plateforme spéciale.

«Ce n’est pas que le trambus disparaît. C’est que le trambus est remplacé», insiste Daniel Genest, directeur du bureau de projet. Il répète : le métrobus articulé permettra de répondre amplement à la demande.

Surtout, il y a des économies importantes à la clé : autour de 700 millions $. Des millions requis pour construire une «colonne vertébrale super solide» au réseau structurant de transport en commun, plaide-t-il. Une colonne vertébrale se matérialisant dans le tramway de 22 km qui coûtera 3,1 milliards au lieu de 2,35 milliards $, selon les évaluations financières revues et corrigées.

«C’est le bon moment de faire des choix judicieux», note M. Genest, soulignant que le bureau de projet a multiplié les ajustements au cours des dernières semaines, avant d’inviter des entreprises à soumissionner.

Labeaume confiant

Le maire de Québec, Régis Labeaume, affirme d’ailleurs que l’abandon du trambus est le dernier changement majeur. Le temps serait venu de lancer les appels d’offres afin de profiter d’un marché de la construction qu’il juge favorable — il espère notamment épargner sur le coût du tunnel du tramway sous la Haute-Ville.

La mise de côté du trambus, une de ses composantes importantes du réseau structurant de transport en commun, n’affecterait donc en rien la valeur de l’entreprise : autant de passagers pourront être véhiculés, fait-il valoir. «Ce qui compte pour moi, c’est le résultat final.»

Et cela lui évite de devoir retourner vers les gouvernements supérieurs afin de demander plus d’argent. «Ce qui est écarté, c’est de dépasser 3,3 milliards $.»

https://www.reseaustructurant.info/

Québec insolite: à quoi sert ce socle de pierre à Beauport?

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Québec insolite: à quoi sert ce socle de pierre à Beauport?

Cet été, Le Soleil braque ses projecteurs sur certains détails inusités de la ville de Québec et de ses environs. Parce que notre belle capitale cultive sa part d’insolite, parce que derrière chacune de ces curiosités se cache une histoire qui mérite d’être racontée. Aujourd’hui : un monument, mais pourquoi?

Il s’élève au coin de la côte Saint-Grégoire et de la rue de la Terrasse-Cadieux, aux abords de la falaise. On l’a entouré de clôture et de béton afin que les passants puissent l’admirer en toute sécurité. Sur sa façade, une zone rectangulaire légèrement décolorée. Une plaque fantôme? Ou peut-être une statue disparue? Le petit socle de pierre semble important, mais qu’en est-il réellement?

À la Ville de Québec, on confirme au Soleil que le monument de pierre, inauguré en 1953, n’a jamais arboré de statue, mais plutôt une plaque commémorant la bataille de Montmorency. Événement historique majeur dans l’histoire de Beauport, cette bataille est survenue le 31 juillet 1759, soit quelques semaines avant la fameuse bataille sur les plaines d’Abraham. La bataille de Montmorency est «la plus grande victoire française au cours du siège de Québec». Elle a coûté la vie et blessé plus de 400 soldats anglais et 40 soldats français.

Si le socle semble bien nu actuellement, c’est parce que des malfaiteurs ont déjà volé, en 2014 et à nouveau en 2016, sa plaque commémorative en bronze. Bien que la colonne de pierre ainsi que sa structure soient la propriété de la Ville de Québec, la plaque qui commémore un événement du patrimoine canadien appartient quant à elle à Parcs Canada, qui collabore avec la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC).

Selon Parcs Canada, la plaque de bronze n’a pas été réinstallée depuis car, quand il y a vol, le remplacement de la plaque doit suivre tout un processus administratif qui varie «en fonction du temps et des ressources disponibles».

Après avoir déclaré le vol aux services de police, Parcs Canada fait la demande d’une nouvelle plaque auprès de la CLMHC. À travers le dédale administratif, la future plaque doit, dans certains cas, être revue afin de s’assurer que son texte corresponde bel et bien aux données que l’on possède aujourd’hui sur le sujet. «La préparation d’un texte de plaque révisé par des historiens nécessite un travail important de recherche, de rédaction et de politique, et peut impliquer des processus de consultation, d’examen et d’approbation externes», explique Kimberly Labar, relationniste pour Parcs Canada.

La CLMHC et Parcs Canada utilisent la plaque de bronze comme façon de commémorer un événement depuis 1920. Les organismes fédéraux expliquent toutefois explorer «présentement les options de nouvelles formes de commémoration afin d’élargir la portée des désignations et les façons dont l’histoire est rappelée et partagée.»

Retour historique

Lorsque les troupes anglaises entrent dans le fleuve Saint-Laurent afin de conquérir Québec, elles s’installent tout d’abord sur la pointe de l’île d’Orléans, à la pointe de Lévy et à l’est de la chute Montmorency. Les troupes françaises se déploieront alors sur la côte de Beauport.

La bataille est déjà bien amorcée lorsque, le 31 juillet 1759, le général anglais Wolfe décide d’ouvrir le feu avec plus de 80 canons au bas de la côte de Beauport. Les soldats français, accompagnés de miliciens canadiens et de leurs alliés autochtones, répliquent. Plus de mille soldats anglais tentent alors d’escalader la falaise.

En appui à l’armée française, le ciel se met à gronder et un orage éclate. Les soldats britanniques, assaillis par les balles, tentent en vain de gravir la côte abrupte et glissante. Le général Wolfe ordonne alors à ses troupes au front de se retirer rapidement. C’est la victoire pour le marquis de Montcalm et ses troupes françaises.

Quelques semaines plus tard, le 13 septembre 1759, ce sont les troupes anglaises qui crient victoire sur les plaines d’Abraham alors que Québec capitule.

Selon la Ville de Québec, l’intersection de la côte Saint-Grégoire et de la rue de la Terrasse-Cadieux est d’autant plus significative qu’on y a déjà retrouvé, dans la falaise, des vestiges de la fameuse bataille. 

Source : site Web de la Ville de Québec

Le retour des voitures sur Maguire la fin de semaine

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Le retour des voitures sur Maguire la fin de semaine

Les piétons seront dans l’obligation de réintégrer le trottoir sur l’avenue Maguire les samedis et dimanches. Après avoir testé pendant trois fins de semaine la «piétonnisation» de l’avenue, la SDC Maguire a décidé de ne pas poursuivre le projet.

Tous les consommateurs, qu’ils soient à pied, à vélo, à moto ou en auto, pourront à nouveau circuler les fins de semaine sur l’avenue Maguire à partir du 27 juin prochain, et ce, pour le reste de l’été, a décidé récemment la SDC Maguire. 

La société de développement commercial avait emboîté le pas aux autres SDC de Québec, le 6 juin dernier, en faisant de l’avenue Maguire la sixième rue commerciale piétonne de Québec. Dès le départ, la SDC avait qualifié cette initiative de projet-pilote. 

Quelques semaines plus tard, après avoir écouté en entrevue l’urbaniste Gérard Beaudet sur Ici Première, Bruno Salvail, directeur général de la SDC Maguire a senti le besoin de prendre le pouls de ses commerçants au sujet de la rue nouvellement piétonne. En effet, M. Beaudet affirmait en entrevue que ce ne sont pas tous les types de commerces qui tirent profit d’une rue piétonne. Selon lui, les commerces de destination en paie d’ailleurs souvent le prix. Après consultation, les commerçants de l’avenue Maguire se sont «prononcés en faveur du retour des automobilistes» sur la rue.

Pour la SDC Maguire, interdire l’accès de l’avenue aux automobilistes les jours de fin de semaine, n’était pas une solution adéquate. Dans la situation actuelle, la SDC ne souhaite pas «prendre des décisions qui pourraient nuire à l’achalandage de [ses] commerçants». 

Il est toutefois dans les plans, dès l’été prochain, selon la société de développement, de miser «sur le partage de la route entre piétons et automobilistes» afin de rendre l’artère plus conviviale.

À noter que la Ville de Québec, en collaboration avec la SDC Maguire, avait annoncé plus tôt cette année des travaux majeurs sur l’artère commerciale afin de la moderniser. Selon la Ville, le projet comprendrait, entre autres, «un élargissement des trottoirs, […] de nombreuses traverses piétonnes, des bancs publics, un verdissement d’importance et des aménagements favorisant les cyclistes.» 

Mise en place de rues piétonnes à Lévis

La Ville de Lévis annonce, quant à elle, que certaines rues pourront être piétonnes au courant de l’été. Les commerçants devront toutefois faire la demande eux-mêmes à la ville. Selon elle, les décisions seront prises au cas par cas et les demandes devront respecter les «règles minimales de sécurité, de circulation et de bon voisinage».

Afin de soutenir son secteur économique, Lévis indique également que les règles concernant l’installation ou l’agrandissement de terrasses et d’aires extérieures seront assouplies. La demande de permis sera notamment gratuite pour toute la saison 2020 et les « contrats de prêt » seront émis en moins de cinq jours ouvrables, soutient la Ville.

Un comité, créé spécialement pour la saison estivale 2020, aura la charge d’analyser ces types de demandes. Afin de faire une demande ou d’en suivre le traitement, la Ville de Lévis invite les commerçants à utiliser sa ligne téléphonique mise en place pour l’occasion : (418) 839-2002. Ce numéro dirigera directement les propriétaires de restaurants ou de commerces vers le centre de service à la clientèle de la Ville. 

Le RTC courtise la couronne nord de Québec

La Capitale

Le RTC courtise la couronne nord de Québec

Transport à la demande, utilisation des voies d’accotement des autoroutes, ajouts de services haute fréquence : Le Réseau de transport de la capitale bonifie son service dans la couronne nord de la Ville et facilitera la connexion avec les MRC voisines.

Le déploiement de ces nouveaux services prévus entre 2021 et 2027 se fait en marge de la construction du réseau structurant de transport en commun (tramway). Il s’adresse aux citoyens «qui pourraient avoir la perception qu’ils ne bénéficient pas suffisamment de l’investissement majeur» de 3 milliards $ consenti par Ottawa et Québec, reconnaît le maire de Québec.

Depuis un an, l’appui de la population au projet de tramway est en baisse. Régis Labeaume avoue que les ajouts au service de transport en commun en périphérie sont «une réponse aux résidents de ces secteurs qui se demandent comment ils profiteront» du projet de tramway.

«La question de ben du monde est de savoir ce que ça va leur donner. C’est légitime. Notre réponse est que s’il n’y a pas de réseau structurant, il n’y a pas d’annonce comme ça aujourd’hui.»

Ainsi, la bonification du service permettra en 2026 à 38 % de la population au nord de l’autoroute Félix-Leclerc d’avoir accès à un parc-0-bus ou à un Métrobus à moins de 800 mètres de leur résidence alors que ce pourcentage est actuellement de 18 %.

Parmi les innovations pour augmenter la rapidité et la fiabilité du service, le plan propose l’ajout de voies réservées sans «enlever un kilomètre de voie aux automobiles» se félicite Régis Labeaume. Pour y arriver, le RTC souhaite notamment utiliser 34 km d’accotement des autoroutes comme ça se fait dans d’autres villes. Des discussions sont en cours pour obtenir l’autorisation du ministère des Transports. 

Projets-pilotes

Dès l’an prochain, le RTC mettra en place les premiers projets-pilotes de transport à la demande, explique le président du RTC, le conseiller Rémy Normand. Il s’agit d’un service de «microtransit pour effectuer de très courts déplacements à l’intérieur d’un secteur donné ou un rabattement vers les services fréquents du RTC» dans un rayon de 15 km. Le service est jugé avantageux pour les secteurs de plus faible densité et offre surtout plus «de flexibilité», se réjouit M. Normand. Les secteurs de Charlesbourg Nord, Val-Bélair, Saint-Émile et Lac-Saint-Charles seront les premiers à en bénéficier.

Ces mesures et d’autres permettront de créer ce que le maire appelle une «véritable toile régionale pour le transport en commun». L’ajout de 250 places dans les Parcs-O-Bus, créera un total de 6000 places disponibles pour les utilisateurs des MRC adjacentes dont des représentants assistent à l’annonce de vendredi.

«C’est historique, a lancé Claude Lebel, maire de Stoneham-et-Tewkesbury et préfet de la MRC de la Jacques-Cartier. J’y vois un symbole d’union des régions. Je n’avais jamais pensé à un projet aussi vaste. Ce sont 140 000 clients supplémentaires affectés (positivement) par l’annonce. Ma fille n’aura pas son auto pour aller au cégep», rigole-t-il pour vanter l’efficacité des ajouts présentés.

Il se réjouit notamment de l’aménagement d’un Parc-O-Bus de 50 places à Lac-Saint-Charles. Un second de 200 places sera construit à Saint-Émile. 

Le budget d’exploitation additionnel requis pour l’ensemble des mesures est de 34,1 M$ par an pour le RTC, soit 10 M$ pour le transport à la demande et 24,1 millions $ pour le projet de bonification de la couronne périphérique. Un montant additionnel de 144 millions $ est requis pour le plan d’infrastructures.

La pandémie freine des projets d’infrastructures municipales

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La pandémie freine des projets d’infrastructures municipales

Qu’ont en commun la Nation huronne-wendat, la Ville de Beaupré et le gouvernement fédéral? Le premier doit donner son accord pour que le second répare ses rues avec l’argent du troisième. Vous suivez? Éclaircissements.

Actuellement, au moins six municipalités de Charlevoix et de la Côte-de-Beaupré doivent mettre un frein à la réalisation de travaux d’infrastructures, totalisant 17 millions $. Il s’agit de Clermont, Saint-Férréol-les-Neiges, Beaupré, Boischatel, Château-Richer et L’Ange-Gardien. La valeur des projets oscille entre 800 000 $ et 6,5 millions $.

C’est qu’une entente intervenue entre Ottawa et les communautés autochtones intègre une obligation de consulter les premières nations pour la réalisation de travaux financés par le Fonds pour l’infrastructure municipale d’eau (FIMEAU).

La Nation huronne-wendat pourrait, par exemple, vouloir faire des fouilles archéologiques à Beaupré avant la réalisation des travaux puisque la municipalité est située sur le territoire traditionnel huron, appelé Nionwenstïo. Il s’étend d’ouest en est de Trois-Rivières à Rivière-du-Loup et du Saguenay à Lac-Mégantic du nord au sud. Au Québec, ce sont 106 projets dont l’échéancier est compromis. 

«Ça pourrait être un exercice très rapide et purement administratif, sauf que 106 dossiers qui arrivent sur une table avec un grelot urgence accroché après, ça met une pression immense sur l’expertise et les ressources humaines de la nation», explique le chef du Bloc Québécois, Yves François Blanchet. Il était de passage à Wendake jeudi pour demander à Ottawa d’aider la nation huronne-wendat à analyser rapidement les dossiers.

«Nous sommes heureux que le fédéral nous implique à ce niveau-là. Mais la logistique s’installe, reconnait le Grand chef Konrad Sioui. Il faut trouver une façon de ne pas échapper les projets. C’est important pour les municipalités. On entretient des relations précieuses avec elles. On ne veut pas se chicaner. Il faut trouver une formule (efficace)», ajoute-t-il, joignant sa voix à celle de M. Blanchet pour qu’Ottawa dégage des ressources supplémentaires.

«On ne fait pas de travaux d’infrastructures l’hiver. On fait ça l’été. Pour les appels d’offres, il y a des dates à respecter», lance le maire suppléant de Beaupré, Serge Simard, présent au point de presse.

Il comprend que la pandémie ralentit le processus, mais il ne souhaite pas remettre la réfection prévue à l’an prochain, d’autant plus que le site des travaux n’a aucun intérêt archéologique. «On a reçu l’approbation du fédéral et du provincial. Il ne manque que celle de Wendake. Nous, on refait dix rues. Les chances sont inexistantes de retrouver des artéfacts dans des rues faites il y a cinquante ans», fait-il valoir.

Le chef du BQ espère une intervention rapide d’Ottawa pour faire débloquer les projets.

La Ville de Québec achète un vieux dépotoir de Beauport pour 1 $

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La Ville de Québec achète un vieux dépotoir de Beauport pour 1 $

La Ville de Québec a décidé d’acheter pour 1 $ un vieux dépotoir du secteur Beauport, donc de devenir officiellement responsable du site contaminé. Voici pourquoi.

Le terrain en friche est situé sur le boulevard Louis-XIV, près du centre plein air de Beauport. Le boulevard Raymond n’est pas loin. Ce lot de presque 50 000 mètres carrés appartient à CSL-Loma, qui exploite notamment une sablière dans le même secteur.

«[Il s’agit de] l’ancien site d’enfouissement de l’ex-Ville de Beauport où des matières résiduelles avaient été enfouies», nous écrit Mireille Plamondon, conseillère en communication municipale. «Ce site a été en exploitation de 1979 à 1983.»

Fermé depuis 1984, il est aujourd’hui recouvert de plantes. Mais même si du vert pousse à la surface, sous terre les déchets en décomposition produisent des émanations à effet de serre nocives.

Au début des années 2000, l’administration municipale a pris en charge cette pollution atmosphérique : «C’est la Ville de Québec qui gère les biogaz qui s’échappent du site par un réseau de captation, de mesures de gaz, etc.», note Mme Plamondon.

Un document joint à un ancien appel d’offres fournit quelques informations supplémentaires : «Le site d’enfouissement de Beauport sur le boulevard Louis-XIV a été exploité au début des années 80 comme lieu d’enfouissement sanitaire et dépôt de matériaux secs. À la suite d’études de caractérisation ayant confirmé la génération de biogaz et sa migration en bordure du site, la Ville de Québec a procédé à l’installation d’un système de contrôle de migration du biogaz au cours de l’année 2004, pour la phase 1, et au cours de l’année 2008, pour la phase 2.»

«Les infrastructures du réseau de captation de biogaz installées au lieu d’enfouissement de Beauport […] visent uniquement le contrôle de la migration du biogaz en périphérie du site afin de protéger les résidences le long de la rue Bertrand et les commerces situés le long du boulevard Louis-XIV», précise-t-on. «Elles n’ont pas pour objectif de capter le biogaz sur la totalité du site d’enfouissement.» 

Au fil des ans, la Ville a toutefois investi afin d’améliorer sa technologie. Dès 2012, le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) a mis à l’essai un système de biofiltration pour améliorer le bilan environnemental du site. Puis, au cours des années suivantes, des travaux de «mise à niveau» ont été effectués.

L’administration municipale veut donc maintenant s’assurer que ses investissements dureront dans le temps, que ses installations de récupération des gaz toxiques demeureront sur place longtemps. Ce qui est difficile à garantir lorsqu’on n’est pas propriétaire du terrain.

«Afin d’assurer la pérennité de son système de captation des biogaz, le Service des projets industriels et de la valorisation a mandaté le Service du développement économique et des grands projets afin que celui-ci procède à l’acquisition du lot», lit-on dans un document récemment remis aux élus de la mairie.

«L’achat du site vise à poursuivre les activités de fermeture en étant sur une propriété appartenant à la Ville», ajoute Mireille Plamondon. «Le projet se limite à poursuivre les activités de suivi et de fermeture de ce site dans le respect des normes. À court terme, on ne prévoit aucun projet de développement ou de décontamination du site.»

Jusqu’en 2018, le terrain était évalué à 325 000 $ au rôle municipal. Il est ensuite passé à 100 $ et vient d’être acquis pour 1 $ plus les taxes.

Marcel Landry, pilier de la vie communautaire de Saint-Roch, n’est plus

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Marcel Landry, pilier de la vie communautaire de Saint-Roch, n’est plus

Un ancien pilier de la vie communautaire du quartier Saint-Roch, Marcel Landry, a rendu l’âme le 18 juin, à l’âge de 86 ans, à la suite de complications liées à la maladie d’Alzheimer. Il laisse le souvenir d’un homme attachant, à l’engagement inébranlable, qui aimait mettre de la beauté et de l’émerveillement dans la vie des citoyens.

«Il habitait le coeur de la ville et il se souciait de ce coeur. C’était quelqu’un d’extrêmement dynamique, de très chaleureux, avec sa belle voix de basse», témoigne l’historien Jean Provencher, qui l’a bien connu, notamment comme président du comité de citoyens de Saint-Roch et membre du conseil d’administration de la station CKRL.

Dans les années 80, le sociologue de formation s’était fait connaître pour avoir contribué à la naissance de ce qui a été surnommé l’Îlot Fleurie, en compagnie de son ami, Louis Fortier, décédé il y a 20 ans. Laissé à l’abandon à l’époque, l’endroit, occupé aujourd’hui par le parc Jean-Paul-L’Allier, avait accueilli des fleurs, des plantes et de sculptures pour le plus grand plaisir des passants.

Résident de la rue Arago, le disparu continuait récemment à embellir son quartier. Il y a quatre ans, avec sa compagne Michèle Renaut, il avait eu l’idée de décorer un poteau, près de chez lui, «de brindilles, de fleurs, de lumières et d’amour», comme l’avait relaté dans un reportage l’ex-collègue du Soleil Alexandra Perron.

Devenu un personnage en soi dans le secteur, le poteau était orné différemment selon les fêtes du calendrier : Noël, l’Halloween, Pâques, la Saint-Valentin, la Saint-Patrick… M. Landry avait même rendu hommage à la France, le 14 juillet, en y installant des géraniums et des rubans bleu blanc rouge. Par effet d’entraînement, d’autres poteaux s’étaient mis à fleurir dans le quartier.

«Impossible de tout dire de la vie très riche de Marcel, a écrit Jean Provencher sur son blogue Les quatre saisons. Chose certaine, il était l’homme de l’engagement social. […] Rien ne ralentissait Marcel, dévoué et tenace. À Québec, il nous fut fort précieux.»

L'Aquarium de Québec rouvrira le 29 juin

Actualités

L'Aquarium de Québec rouvrira le 29 juin

Les morses Lakina et Arnalia, la pieuvre Kanva et leurs 10 000 amis mammifères, poissons, reptiles, amphibiens et invertébrés seront de nouveau prêts à accueillir petits et grands à l’Aquarium de Québec. Dès le 29 juin prochain, l’établissement sera en mesure d’offrir aux familles la « quasi-totalité » de sa programmation habituelle tout en respectant les mesures sanitaires émises par la santé publique.

Afin d’offrir une «expérience agréable et sécuritaire» pour tous, l’équipe de l’Aquarium de Québec a décidé de rouvrir son site en mettant en place les directives sanitaires communes, comme la distanciation sociale et le lavage des mains.

Pour bien respecter ces mesures, l’établissement se voit dans l’obligation de réduire son achalandage. Les visiteurs devront donc acheter leur billet en ligne afin que celui-ci soit scanné à l’entrée de l’Aquarium, sans contact. En attendant que le système de réservation à plage horaire soit disponible sur le site de l’établissement, l’Aquarium prévient qu’il pourrait y avoir de l’attente à l’entrée du site sauf pour ceux ayant un abonnement annuel.

Une fois l’entrée passée, les visiteurs devront tout simplement suivre le parcours à sens unique indiqué au sol et respecter la distanciation entre tous. Aucune partie du site n’est en confinement.

Les curieux auront donc accès à tous les animaux dont ceux du pavillon des profondeurs ainsi que ceux du pavillon du Grand Océan. On pourra donc toujours observer les bassins colorés où dansent les méduses et se promener sous l’océan aux côtés des grands poissons d’eau douce et d’eau salée. Des guides animaliers présenteront également des animations devant les bassins des morses et des phoques.

Seuls les bassins de contact auront un accès réduit. En effet, il ne sera pas possible, jusqu’à nouvel ordre, de toucher aux raies ou aux étoiles de mer. Le pavillon n’est toutefois pas fermé. On devra regarder avec les yeux et surtout ne pas toucher.

Un site à explorer

Outre les bassins et les pavillons marins, le site de l’Aquarium de Québec sera complètement ouvert aux visiteurs. Les tout petits auront accès aux aires de jeu ainsi qu’aux jeux d’eau. La piste d’hébertisme devrait, quant à elle, être accessible dans les jours suivants l’ouverture de l’établissement.

Les services de restauration, y compris le bar laitier, serviront de la nourriture. Les visiteurs pourront également, comme à l’habitude, faire un pique-nique sur le site. Le parc des Chênes est accessible à tous. De nouvelles ruches y ont d’ailleurs été installées.

À noter qu’en raison de la situation actuelle, il n’y aura pas de prêts de poussettes ni de casiers.

Feux d’artifice interdits à Québec

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Feux d’artifice interdits à Québec

Vous vouliez souligner la Fête nationale des Québécois avec des feux d’artifice. Faites-vous rembourser ou gardez-les pour la Fête du Canada.

La Ville de Québec a décrété une interdiction d’utiliser des feux d’artifice sur l’ensemble de l’agglomération de Québec de 18h ce mardi 23 juin à 18h le jeudi 25 juin. 

«L’interdiction est en vigueur en raison du potentiel d’incendie élevé occasionné par le temps particulièrement sec qui sévit actuellement. La Ville demande également aux citoyens d’être extrêmement vigilants s’ils font des feux à l’extérieur dans des installations avec pare-étincelles», explique-t-on par voie de communiqué.

Comme ailleurs en province, rappelle la Ville, la «chaleur extrême et les faibles précipitations des dernières semaines font que le danger d’incendie dans la région de la Capitale-Nationale est qualifié d’extrême selon les données de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU)».

Pour en savoir plus sur l’utilisation des foyers extérieurs, la Ville de Québec invite la population à consulter les conseils de prévention disponibles sur son site Internet. 

En plus, l’interdiction d’arrosage et d’utilisation de l’eau potable à des fins de nettoyage, d’arrosage et de remplissage des piscines est toujours en vigueur. 

Les contrevenants peuvent recevoir une amende minimale de 150$.

La limite des rues piétonnes

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La limite des rues piétonnes

Le concept de rue piétonne sept jours sur sept comme l’envisagent les commerçants de la rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec est difficilement exportable sur d’autres artères ou ne fait pas suffisamment consensus.

La SDC Vieux-Québec, rue Saint-Jean intra-muros, a obtenu l’autorisation de la Ville pour rendre l’artère commerciale piétonne en semaine, comme la fin de semaine, dès le mercredi 24 juin. Le Soleil a voulu savoir si ce mouvement amorcé en mai sur d’autres rues de la capitale dans le contexte de la pandémie ralliait des adeptes.

Les commerçants de la 3e Avenue aiment suffisamment l’expérience pour que leur SDC demande à la Ville de pouvoir fermer l’artère de Limoilou entre les 6e et 11e rues les jeudis et vendredis d’été de 18h à 23h. «Ça se passe assez bien la fin de semaine pour qu’on prolonge ces deux soirs, confirme la directrice Isabelle Madrid. Le fait de laisser les intersections libres pour le passage des véhicules sur les rues transversales aide à bien gérer le trafic. On a remarqué que les piétons comme les conducteurs sont très prudents.»

La directrice de la SDC Centre-ville, Alexandra Leconte, explique avoir fait la même démarche pour prolonger la fin de semaine. Ainsi, la rue Saint-Joseph sera piétonne le vendredi de 18h à 23h des rues Caron à Saint-Dominique, en plus du week-end comme actuellement.

«C’est ce qu’on a pu faire de mieux pour satisfaire tous nos membres. C’est quand même la plus longue artère commerciale piétonne. Il y a des commerces, dont certains de destination, qui comptent sur le trafic automobile. Il y a aussi plusieurs immeubles de bureaux.»

L’avenue Cartier, pourtant la première a amorcé le mouvement, ne deviendra pas piétonne en semaine. «On maintient juste le samedi et le dimanche jusqu’à 22h30. Le taux de réponse [favorable] n’était pas suffisant», explique le directeur de la SDC Montcalm, Jean-Pierre Bédard.

Selon lui, des gens d’affaires, surtout ceux propriétaires d’un commerce de destination, ont «encore des perceptions que sans véhicule, ça tue l’achalandage».

Même décision du côté de la SDC Faubourg, mais pour d’autres raisons. La directrice générale de l’organisme, Marie-Noëlle Bellegarde-Turgeon, explique que la configuration de la rue rend difficile sa transformation en artère piétonne en semaine. 

«Il faut penser qu’on connecte à Honoré-Mercier et que les rues transversales du faubourg ne traversent pas Saint-Jean, mise à part Sainte-Geneviève qui est à sens unique. »

Cependant, l’expérience menée la fin de semaine se poursuivra tout l’été et les heures sont maintenant prolongées à 21h30.

Sur Grande-Allée, l’affluence actuelle ne justifie pas de fermer la rue la semaine pour laisser la place aux piétons, explique le président d’Action promotion Grande-Allée, Jonathan Ollat. «La fin de semaine, l’expérience est très concluante. Cependant, il n’y a pas suffisamment de visiteurs la semaine qui entraînerait le non-respect des règles de distanciation sociale», souligne-t-il.

Sur la rue Saint-Vallier, la SDC Saint-Sauveur se contentera tout autant d’une rue piétonne seulement la fin de semaine. «Il est trop tôt pour vouloir prolonger sur semaine, soutient sa directrice, Marilou Boulianne. Je pense que l’habitude n’est pas encore là même si ç’a été concluant la première fin de semaine avec des terrasses et les efforts des commerçants pour verdir la rue et ajouter du mobilier. On va attendre à la fin de l’été pour porter un meilleur jugement.» 

Le Port de Québec s’associe au plus grand port européen

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Le Port de Québec s’associe au plus grand port européen

Le Port de Québec s’est associé à sept grands joueurs de l’industrie et de la recherche, dont le Port de Rotterdam, pour faire de Québec un des chefs de file mondiaux de l’innovation technologique en transport maritime.

L’administration portuaire de Québec a annoncé lundi la signature d’ententes d’association avec le plus grand port européen (celui de Rotterdam), l’opérateur portuaire Hutchison Ports, le CN, l’accélérateur international de jeunes pousses PortXL, Québec International, l’Université Laval et la Ville de Québec. 

Ces partenariats sont étroitement liés au projet de terminal de conteneurs en eaux profondes Laurentia (anciennement Beauport 2020) qui agrandira le port de Québec. Par le biais de ce projet, le port de Québec veut voir naître un carrefour technologie entourant le transport maritime dans la future zone d’innovation du Littoral Est prévue par la Ville de Québec. 

«Un terminal de conteneurs comme Laurentia met en quelque sorte la ville de Québec sur la map mondiale des routes de commerce maritime et on peut, sans jeux de mots, faire beaucoup de millage avec ça», a dit Mario Girard, président-directeur général de l’Administration portuaire de Québec. 

La signature des sept partenariats branchera les entreprises technologiques locales à une réseau international qui leur donnera «un accès plus direct et plus rapide» aux clients potentiels à travers le monde, a expliqué M. Girard. 

Le Port de Québec s’est notamment associé au Port de Rotterdam pour partager les meilleures pratiques des deux côtés. «En reliant les écosystèmes d’innovation des ports de Québec et de Rotterdam, nous créerons des opportunités à la fois pour le port de Québec et pour celui de Rotterdam», a déclaré René van der Plas, directeur du Port of Rotterdam International, qui était présent à l’annonce par visioconférence.

Après Singapour, Rotterdam et Anvers, Québec devient la première antenne nord-américaine de PortXL, un accélérateur de jeunes pousses en matière d’intégration technologique dans les secteurs portuaires et logistiques. PortXL contribuera à faciliter les liens entre les opérateurs internationaux du secteur maritime et les établissements universitaires. 

Dans le partenariat, l’Université Laval contribuera notamment au développement de la recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’optimisation des chaînes d’approvisionnement, des technologies vertes et des études nordiques. 

La rectrice, Sophie D’Amours, a expliqué que l’institution n’avait pas hésité à faire partie de ces ententes avec, entre autres, le port de Rotterdam et PortXL, «pour faire du port de Québec le terminal le plus vert, le plus technologique au monde». 

«L’université, qui se fait offrir un plateau d’argent de cette nature, dit oui et répond présente», a-t-elle dit. 

BAPE sur le tramway: dès le 6 juillet, en direct sur le Web et à la télé

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BAPE sur le tramway: dès le 6 juillet, en direct sur le Web et à la télé

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) lancera sa commission d’enquête sur le projet de tramway de Québec le 6 juillet au Centre des congrès. Pour s’ajuster à la réalité pandémique, les travaux seront diffusés sur le Web ainsi qu’à la télévision.

«Toutes nos séances publiques seront présentées en direct», explique Pierre Turgeon, coordonnateur au développement des communications. «Ça commence le 6 juillet, c’est un lundi, à 19h. […] Le mandat dure 4 mois.»

Les citoyens et groupes intéressés pourront donc visiter la page Web du BAPE, la vitrine de l’organisme sur Facebook ou regarder MAtv pour les clients de Vidéotron.

Afin d’intervenir il faudra cependant y penser à l’avance. Entre le 25 juin et le 30 juin, un registre sera mis en ligne par le BAPE. «Deux possibilités s'offrent à vous. La commission suggère de soumettre votre question par écrit et elle en tiendra compte dans son propre questionnement», détaille-t-on dans un communiqué de presse. «Il est aussi possible de s'inscrire pour poser une question en personne en séance publique. Comme c'est toujours le cas lors des séances publiques de la première partie et compte tenu du temps dont dispose la commission, seul un nombre limité de personnes pourront intervenir à chacune des séances.»Au cours de la première ronde de travaux, la commission du BAPE étudiera  quatre thématiques :

• la justification du projet, l'achalandage et la technologie retenue;

• le tracé, l'intégration au réseau de transport, le développement urbain;

• la gouvernance, les finances, les politiques gouvernementales, le cadre réglementaire et la participation publique;

• les répercussions sur le milieu naturel et humain pendant la construction et l'exploitation.

Deuxième étape en août

Il y aura ensuite une pause de trois semaines, pour une reprise début août. «La commission recueillera l'opinion et les suggestions du public. Elle entendra alors toute personne, tout organisme, tout groupe ou toute municipalité qui désire s'exprimer sur le projet, que ce soit sous forme de mémoire ou de présentation verbale.»

Les mémoires devront être déposés avant le 23 juillet.

«La commission d'enquête dispose d'un délai maximal de quatre mois pour accomplir son mandat», précise-t-on. «Le rapport du BAPE sera remis au plus tard le 5 novembre 2020, au ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charette. Par la suite, le ministre dispose de 15 jours pour rendre public le rapport.»

Des détails sur le site Web du BAPE par ici.

Le dossier constitué par le ministère de l’Environnement est ici. 

233 000 $ d’honoraires d’avocats pour se défendre contre un seul citoyen

La Capitale

233 000 $ d’honoraires d’avocats pour se défendre contre un seul citoyen

Certains citoyens de Québec sont plus tenaces que d’autres… Dont un résident qui n’a pas apprécié recevoir trois amendes pour des infractions au Code de la sécurité routière à la fin de l’été 2018. Depuis, il multiplie les plaintes, réclamations et poursuites contre des policiers, avocats, juges. En un an et demi, la Ville a versé des honoraires de près de 233 000 $ à des juristes privés pour défendre ses employés contre ce seul plaignant.

«L’origine du litige pour lequel la Ville a mandaté des procureurs d’une firme externe date [de] septembre 2018, au moment où [monsieur] se voit remettre trois constats pour des infractions au Code de la sécurité routière», relate la conseillère en communication, Wendy Whittom. «Il en paie un et conteste les deux autres.»

L’homme n’aurait pas eu gain de cause — «Ces contestations ont été refusées.» — mais aurait persisté. La Ville dit avoir reçu un dossier de protestation de 189 pages. Aussi, quatre avocates municipales font face à une série de plaintes au Barreau. Et la mairie se fait réclamer 320 000 $ dans une mise en demeure. Entre autres.

L’administration de la capitale s’abstient de se prononcer sur le bien-fondé, ou l’absence de bien-fondé, des récriminations. «Le dossier suit son cours devant les tribunaux et la Ville ne commentera pas le dossier», indique simplement Mme Whittom.

Elle souligne cependant que l’individu est persistant. «[Monsieur] est le demandeur dans plusieurs litiges qui l’opposent à la Ville de Québec et ses représentants (officiers de police et avocats). Le demandeur est aussi à l’origine de plusieurs autres litiges qui l’opposent à des juges et des officiers de justice pour des préjudices qu’il prétend avoir subis. En quelques mois, le demandeur a déposé plus d’une vingtaine de procédures telles que des demandes introductives d’instance, des déclarations d’appel, des demandes de jugement par défaut, divers autres recours devant plusieurs tribunaux ou organismes administratifs et des plaintes à l’endroit notamment de plusieurs juges.»

Puisque les avocates du service juridique municipal sont elles-mêmes poursuivies, la mairie a choisi de confier la défense de ses travailleurs à la firme Beauvais Truchon. «La Ville de Québec donne un mandat à l’externe puisqu’elle a l’obligation d’assurer la protection juridique de ses employés, et en raison de l’inclusion de 4 procureures de la Ville visées par la mise en demeure, la ville n’a pas d’autre choix que de confier ce dossier à des procureurs externes.»

Le mandat initial confié en 2019 était évalué à 26 092,63 $ plus les taxes. Le temps a passé, la facture a été ajustée deux fois. Dans le plus récent décompte remis aux élus de Québec, le contrat a grimpé à 202 275,23 $ plus les taxes, soit environ 232 615 $. Et ce n’est pas fini.

Nous avons tenté de joindre le plaignant via un média social connu. Au moment de publier cet article, il n’avait pas répondu.

Ça recommence à bouger dans le Vieux-Port

La Capitale

Ça recommence à bouger dans le Vieux-Port

Le quartier du Vieux-Port, cet endroit habituellement bondé de touristes dès le printemps, recommence à bouger avec l’ouverture des restaurants. «Une pompe de désinfectant pour les mains, pas de symptômes, pas de voyages récents? Bienvenue!»

C’est avec cette phrase qu’on accueille les clients un peu partout — si le restaurant n’est pas fermé pour l’été.

Les gérants se réjouissent de voir leur terrasse remplie (même à moitié de sa capacité), par des gens de Québec qui redécouvrent leur quartier, en majorité. «Ils sont solidaires, c’est tellement plaisant», exprime la gérante du restaurant Le Don, Vicky Poulin.

Les Montréalais rendent aussi beaucoup visite, le 514 est bien présent dans le livre de réservations, leur ville est toujours sur pause. Et puis il y a eu quelques tables en anglais, des touristes venus de l’Ontario.

«C’est plaisant ce qui arrive avec la Grande Tablée, le monde arrivait et voulait s’installer. On a sorti le plus de tables dans les rues. Avec la température, on est chanceux. Même que les gens préfèrent avoir plus d’espace», ajoute Vicky Poulin.

Vers midi samedi, lors du passage du Soleil, les rues se remplissaient tranquillement. Quelques soirées achalandées ne feront toutefois pas réapparaitre les chiffres d’affaires habituels, disparus avec l’arrivée de la COVID.

«C’est plaisant les tables dehors, mais on s’ennuie de la file en avant, d’habitude on n’arrête pas», avoue la gérante du Buffet de L’Antiquaire.

Des petits événements comme la Grande Tablée ne feront pas de miracles, mais pourront faire la différence pour beaucoup de restaurateurs du secteur, qui ne verront pas débarquer les bateaux de croisière au port cette année.

Des sourires

Depuis jeudi, les restaurants peuvent s’installer dans la rue. La Grande Tablée du Vieux-Port de Québec leur permet de regagner l’espace perdu dans leur salle intérieure. La circulation automobile est donc bloquée et les rues Saint-Paul (tronçon entre les rues des Navigateurs et Saint-Pierre), Sault-au-Matelot, Saint-Antoine et la Place FAO sont laissées aux commerçants et leurs clients.

«Ça donne de l’espace et ça sécurise les clients, Ça leur fait découvrir le quartier, il est fantastique. Ça fait la différence entre un été correct et une catastrophe... Les marchands du Vieux-Port se fiaient beaucoup aux touristes, il faut redonner le quartier à la population locale», indique Richard Samson, directeur général de l’Association des gens d’affaires du Vieux-Port de Québec

On répètera l’expérience tous les jeudis, vendredis, samedis et dimanches jusqu’au 27 septembre.

«C’est une initiative de la ville qu’on apprécie vraiment, plusieurs fonctionnaires ont travaillé fort pour permettre ça. D’habitude, chaque commerçant doit avoir son permis et ça devient compliqué. Tu vois l’été s’en venir, les hôtels et les rues sont vides... ce n’est pas drôle. Mais il y a de la lumière au bout du tunnel. Après ce qu’on a vécu, on voit finalement des sourires», ajoute M. Samson.

Les premiers jours de l’événement ont été un succès.

Ville de Québec: plus de 12 ans pour régler un grief syndical

La Capitale

Ville de Québec: plus de 12 ans pour régler un grief syndical

C’est fou comme la conclusion d’une entente entre la Ville de Québec et ses syndicats peut prendre du temps. Un exemple : il a fallu plus de 12 ans à la mairie et à l’Alliance des professionnels pour régler un grief évalué à 100 000 $.

Voici comment on a résumé le dossier dans un document récemment remis aux élus municipaux : «Le 29 novembre 2007, l’Alliance des professionnels et des professionnelles de la Ville de Québec déposait le grief 0028-2007 dans lequel elle réclamait l’inclusion des sous-facteurs d’encadrement hiérarchique ou fonctionnel dans le plan d’évaluation, et ce, comme le prévoyait la lettre d’entente no 1 de la convention collective.»

Ceci mérite une traduction ! David O’Brien, chef d’équipe aux communications, est bilingue; il maîtrise à la fois la langue administrative et le français. Donc : «Durant la période visée par le litige (27 mai 2007 au 1er décembre 2009), certains professionnels exerçaient des tâches qui auraient dû être réalisées par des gestionnaires.» 

Fin 2009, tout le monde a convenu qu’il fallait clarifier les rôles de chacun et ajuster la rémunération des salariés au besoin.

Il semble cependant que ce dossier n’était pas prioritaire. «Les discussions ont été entreprises à compter de 2013 et une entente est intervenue au printemps 2020», lit-on dans un document municipal.

Les belligérants ne s’entendaient pas sur un point, semble-t-il. Fallait-il accepter que des syndiqués exercent officiellement et définitivement des tâches «hiérarchiques», des tâches de cadres, et les payer en conséquence. La mairie ne voulait pas ajuster la «valeur» des postes, ce qui les auraient fait grimper dans la classification salariale.

L’administration municipale a donc reconnu que du 27 mai 2007 au 1er décembre 2009, des syndiqués ont «réalisé des actions d’autorité hiérarchique». Mais ne veut pas inclure définitivement ces tâches dans la liste de ce qui est attendu de ces employés.

Pour clore le dossier, la Ville accepte de décaisser environ 100 000 $ pour les compenser pour le litige de 2007. Cette entente a été entérinée par les élus. «La Ville estime qu’une soixantaine de personnes sont touchées», note M. O’Brien.

La Ville de Québec doit abandonner son projet de ciné-parcs pour l’été [VIDÉO]

Actualités

La Ville de Québec doit abandonner son projet de ciné-parcs pour l’été [VIDÉO]

Il n’y aura pas de ciné-parc à l’aéroport Jean-Lesage cet été, ni sur le site d’ExpoCité. L’entente impossible entre la Ville de Québec et les distributeurs de films aura eu raison du projet, cher aux yeux de Régis Labeaume.

Le problème principal : le maire refusait d’installer une billetterie à l’entrée des ciné-parcs, il souhaitait coûte que coûte que l’activité soit gratuite. 

Le président du Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec (RDIFQ), Andrew Noble, et le président des Films Séville, Patrick Roy, avaient donc refusé de rendre disponibles les œuvres de leur catalogue respectif. Ils avaient pris cette décision «par solidarité avec les salles de cinéma». 

Pour M. Roy, la conférence de presse de vendredi ressemblait au «festival des fausses nouvelles». M. Labeaume dénonçait entre autres le «monopole» des distributeurs de films au Québec.

«C’est complètement farfelu. Je ne sais pas d’où il tient ses informations. C’est maladroit, les gens de Québec vont penser qu’il dit la vérité sur le dossier. C’est malheureux», a-t-il exprimé en entrevue avec Le Soleil, 

Le maire furieux

Vendredi, le maire a lu de nouveau publiquement une lettre envoyée à Patrick Roy.

«Le contenu de la lettre que vous m’avez transmise le 16 juin confirme à nouveau un manque flagrant d’empathie et de reconnaissance pour la population de Québec», a écrit le maire. 

Il a défendu son projet, expliquant qu’il avait été imaginé pour encourager le cinéma québécois et pour offrir un divertissement sympathique en temps de crise. Les salles de cinéma auraient été consultées et une entente faisait que les ciné-parcs n’allaient pas présenter les mêmes films ni les nouveautés. 

«C’est malheureux pour tous les gens de Québec. Les gens adoraient l’idée. Visiblement, on ne vit pas sur la même planète», a-t-il martelé, furieux.

Le maire ne lâche pas le morceau : selon lui, il y avait possibilité de s’entendre pour que le projet soit bénéfique pour tout le monde. 

M. Labeaume a aussi rappelé qu’il ne demandait pas un cadeau, que la Ville avait prévu payer tous les droits de la diffusion des films qu’elle allait décider de présenter.

À qui la faute?

Cette lettre, M. Roy ne l’avait même pas reçue avant de l’entendre en même temps que tout le monde vendredi, en conférence de presse.

«Je trouve que c’est un manque de courtoisie, un manque d’éthique. Et pour moi, c’est quelque chose d’important, je traite les gens de la façon dont j’aimerais être traité.»

Par transparence, Patrick Roy a aussi transmis aux médias les lettes qu’il avait envoyées à l’intention de M. Labeaume.

Le projet de ciné-parcs tombe à l’eau, alors que M. Labeaume met le blâme sur le dos des distributeurs, spécialement le président des films Séville Patrick Roy, ce dernier réplique que la Ville n’a pas parlé de la proposition qui leur avait été lancée. 

«Afin de dénouer l’impasse, j’ai soumis une ébauche de solution à M. Ian Gailer, directeur général et artistique du Festival de cinéma de la ville de Québec et maître d’œuvre du projet, lors d’un appel téléphonique mercredi matin. Cette solution combinait la présentation de films dans les deux ciné-parcs déjà confirmés, mais également dans les salles de cinéma de la région de Québec, afin de répondre aux intérêts des deux parties. [...] Malheureusement, je n’ai eu aucun retour de la part de M. Gailer ni de la Ville de Québec», a expliqué Patrick Roy dans un communiqué.

M. Roy tient à préciser qu’il n’y a pas d’anicroche avec Ian Gailer et qu’aucune menace n’a été faite envers son festival. 

«Je n’ai eu aucun échange acrimonieux avec Ian, j’ai beaucoup de respect pour lui, seulement avec le maire. Je ne travaille pas comme ça. Ça fait 30 ans que je suis dans la distribution, je n’ai jamais vécu de situation comme celle-ci. Je n’ai jamais crié des injures à qui que ce soit et je ne travaillerai jamais comme ça, je n’irai pas sur ce terrain-là avec le maire. Il veut trouver un bouc émissaire dans l’histoire parce que son projet a été mal géré, et je refuse de l’être.»

Rectifications

Concernant ce fameux «monopole» évoqué par le maire, M. Roy rectifie les choses.

«Il dit qu’on représente 80 à 90 % du cinéma à Québec, c’est ridicule. Notre part de marché peut atteindre 20 % maximum lors des bonnes années, et Andrew Noble travaille pour une boîte encore plus petite que nous. Sincèrement, je ne vois pas comment on peut arriver avec un chiffre comme celui-là», soutient le président des Films Séville. 

En terminant, Patrick Roy rappelle poliment qu’il a plus d’expérience derrière la cravate dans le milieu cinématographique. Même si le maire jure le contraire, les ciné-parcs auraient eu un impact sur les salles. 

Finalement, le communiqué des Films Séville, une filiale d’Entertainment One, conclut : «La fermeture d’esprit de l’administration de la ville de Québec, avec laquelle Les Films Séville étaient prêts à collaborer afin de réfléchir à des propositions qui ne nuiraient pas indûment à tout un secteur de l’économie culturelle déjà durement atteint par la COVID-19, est seule responsable de l’annulation du projet de ciné-parcs».

LIRE AUSSI : Le projet de ciné-parcs de Québec torpillé par les distributeurs

Les distributeurs se disent solidaires des salles de cinéma

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Tramway: la localisation des stations souterraines est revue [PHOTOS et VIDÉO]

La Capitale

Tramway: la localisation des stations souterraines est revue [PHOTOS et VIDÉO]

Le tracé du tramway évolue encore. Le Bureau de projet du réseau structurant a revu la localisation des stations souterraines et le scénario d’un tracé court est toujours à l’étude : on parle d’une sortie du tunnel à l’avenue Turnbull, plutôt que celle envisagée à l’avenue des Érables.

Dans le dernier tracé présenté, une station souterraine était envisagée à la Place d’Youville. Or, la présence de courbes et le passage en profondeur sous le stationnement D’Youville engendraient des contraintes d’exploitation. Un enjeu archéologique fort pouvait aussi freiner les travaux le temps d’analyser les possibles trouvailles.

La station sera donc déplacée sous l’avenue Honoré-Mercier, mais conservera le même nom : station D’Youville. Le nouvel emplacement conserve sa proximité avec le Vieux-Québec et implique une meilleure correspondance pour les autobus. 

«Il y aura des propriétés impactées, les discussions sont déjà initiées avec les propriétaires», informe le directeur du projet Daniel Genest. 

Le maire Labeaume tenait depuis le début du projet à une station à la Place D’Youville. 

«Les gens habitent du côté de Saint-Jean-Baptiste, la station doit être où ce que les gens habitent. C’est plus sensé. Je pense que c’est un choix judicieux, en même temps, ça aide à la performance du tramway», a-t-il exprimé à ce sujet.

La Baie de Beauport réaménagé pour 7 millions $

La Capitale

La Baie de Beauport réaménagé pour 7 millions $

Le Port de Québec investira 7 millions $ d’ici 2024 pour réaménager la baie de Beauport. On y retrouvera notamment l’ajout d’une rampe de mise à l’eau et de quais. L’aire de jeux actuelle sera refaite à neuf.

Le président-directeur général du port, Mario Girard, était visiblement heureux d’annoncer le plan de réaménagement issu d’échanges avec les habitués de la baie. «C’est le fruit d’une merveilleuse collaboration avec le forum des utilisateurs de la baie de Beauport. «Ce n’est pas parfait, mais c’est un bon compromis et tout le monde est satisfait de ça», indique-t-il.

Il faut dire que le réaménagement se fait en lien avec le projet de terminal de conteneurs Laurentia, adjacent au site de loisirs aquatiques. À l’annonce de ce mégaprojet industriel, les utilisateurs avaient des appréhensions quant à la préservation de la baie de Beauport et la coexistence possible des différents usages.

Parmi les améliorations prévues, il y a «l’ajout d’une rampe de mise à l’eau, d’une aire agrandie de stationnement des embarcations, d’une nouvelle capitainerie, d’espaces requis pour animer une école de voile, d’une nouvelle vigie pour la sécurité nautique et des quais supplémentaires», énumère M. Girard.

Le réaménagement visait aussi à atténuer les effets du terminal de conteneurs. Entre autres, la qualité des vents pourrait interférer dans la pratique des sports de voile. «Nous allons baliser le secteur, fournir une carte pour guider les usagers et les sensibiliser en amont, afin de leur offrir une meilleure expérience sur le fleuve Saint-Laurent», illustre le PDG.

Autres améliorations, les jeux d’eaux et la pataugeoire seront reconstruits et il y aura un accès pour les personnes à mobilité réduite. Le stationnement sera agrandi. Au final, le nouvel espace récréoaquatique sera plus grand que l’actuel.

Les travaux s’échelonneront de 2021 à 2024 parallèlement à la construction du terminal de conteneurs. Jamais le site ne sera fermé, promet le grand patron du port.

Les piscines de Québec accessibles… sur réservation 

La Capitale

Les piscines de Québec accessibles… sur réservation 

La Ville de Québec ouvre dès le vendredi 19 juin ses 42 piscines et pataugeoires. Toutefois, il faudra user de patience, car leur capacité diminue à moins de 25% en raison de la COVID.

Les mesures sanitaires liées à la pandémie du coronavirus force la Ville à restreindre le nombre d’usagers au quart de la capacité habituelle. Où il y avait 100 baigneurs, il ne pourra s’en trouver que 25. Pour pallier à la restriction, la Ville bonifie le temps de baignade de plusieurs piscines. 

Tous les bassins seront ouverts sept jours par semaine, de 11 h à 20 h, à l’exception des piscines de Courville et de l’Apprenti-Sage, qui ouvriront le 24 juin en raison de travaux et de la nouvelle Piscine Victorin-Beaucage qui ouvrira plus tard en juillet.

«Les citoyens souhaitant se rafraîchir dans les installations aquatiques devront réserver leur place en se rangeant dans la file d’attente sur place en vue d’avoir un accès pour l’heure à venir ou pour s’inscrire sur une liste d’attente pour une autre heure de la journée», indique-t-on par voie de communiqué.

Une seule réservation possible par jour par famille ou groupe de six personnes maximum. La durée de la baignade sera de 50 minutes par plage horaire. La Ville souhaite mettre en place un service de réservation en ligne prochainement. 

Certaines périodes de la journée seront réservées aux aînés, aux camps de jour et, dans certaines piscines, à la nage en longueur. Les vestiaires seront fermés, mais les blocs sanitaires seront ouverts sur demande avec un contrôle des accès, afin de respecter les règles de distanciation. 

Pour plus de détails, consulter la page: https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/loisirs_sports/installations_sportives/piscines_exterieures/piscines_exterieures.aspx