La Capitale

Fin du défilé de Charlesbourg: Dufresne fait confiance à Gélinas

Le président de l’arrondissement de Charlesbourg, le conseiller municipal Vincent Dufresne, n’a pas l’intention de s’immiscer dans la décision du Carnaval de Québec de laisser tomber le défilé à Charlesbourg pour plutôt en tenir deux en haute ville.

«Je l’ai appris en même temps que tout le monde, mais c’est dur de prendre position, car cette décision ne m’appartient pas. Le Carnaval a son propre conseil d’administration et prend ses propres décisions. Il a pris cette décision après de nombreuses analyses», a déclaré M. Dufresne, qui estime qu’il faut laisser aux changements le temps de prendre place .

Celui-ci dit avoir confiance en Daniel Gélinas, l’ex-directeur général du Festival d’été de Québec devenu conseiller spécial pour le Carnaval. «Avec Daniel Gélinas, je suis sûr que les décisions prises sont celles qui devaient être prises», poursuit-il, rappelant le travail fait par M. Gélinas pour redresser le Festival d’été.

«Ce qui me rassure, c’est que ces décisions ont été pensées et planifiées et qu’elles sont soutenues par un conseil d’administration qui veut que la fête continue.»

Le conseiller dit ne pas avoir reçu de commentaire de la part de citoyens de son district à propos de l’abandon du défilé de Charlesbourg. «Par contre, je sais que ma collègue Michelle Morin-Doyle en a reçu quelques-uns. J’invite d’ailleurs les gens de Charlesbourg qui auraient des commentaires à faire à s’adresser au Carnaval, car la valve est ouverte de leur côté.»

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La Capitale

Labeaume veut faire de Québec la ville la plus entrepreneuriale au pays

Régis Labeaume veut faire de Québec la ville la plus entrepreneuriale au pays d’ici cinq ans. Mais sans une forte hausse de l’immigration, c’est impossible. Le maire veut préparer l’homogène population blanche de Québec à ce changement «incontournable».

«Québec, une ville en transformation.» C’est le titre de la conférence du maire présentée jeudi devant des membres de la Chambre de commerce et d’industrie. Et cette transformation s’opère de deux façons. La première est d’apporter une plus grande aide aux entreprises en démarrage qui se font plus nombreuses.

«Il y a eu un bond spectaculaire dans le désir d’entreprendre dans la ville de Québec, soutient M. Labeaume. C’est rare qu’une ville connaisse un bond aussi important. Les mentalités changent. Chez les jeunes surtout. Mais ça ne peut arriver que s’ils sentent qu’ils ont le soutien», ajoute-t-il.

Même si des programmes d’aide aux entreprises existent déjà, le maire souhaite apporter un coup de pouce supplémentaire, en amont. «On veut sortir les entrepreneurs de leur sous-sol. On va aller aussi loin en tentant de les loger dans Saint-Roch. On veut louer ou acheter un édifice dans le quartier pour aider au démarrage. Quand il n’y a aucun coût de logement, ça aide.»

Évidemment, la capitale doit conjuguer avec une pénurie de main-d’œuvre. C’est ici que s’opère la seconde transformation. «Il faut comprendre que la ville va changer. Ça prend des immigrants. Il faut qu’on se parle», insiste le maire, qui veut échanger avec la population sur cette question parfois sensible.

Un plan

À cet effet, M. Labeaume a un plan qu’il ne voulait pas dévoiler, jeudi. Il en a quand même donné l’idée maîtresse. «Il faut aplanir les peurs et les craintes», croit-il en parlant de la fameuse «peur de l’inconnu».

«C’est un phénomène normal dans une population blanche d’obédience judéo-chrétienne, parlant français», reconnaît-il. Mais la discussion devra inévitablement se tenir», renchérit M. Labeaume. «Québec va changer d’ici 10 ans, c’est incontournable. Si on n’a pas la main-d’œuvre pour nos entreprises, on va avoir un méchant problème économique.»

Le maire se rendra à Montréal la semaine prochaine pour participer à un Sommet sur l’immigration. «On va leur dire qu’on existe. Il faut amener du monde à Québec et ça va commencer à urger. Une langue, ça s’apprend et Québec est appelée à se métisser», lance-t-il. Il en a profité pour déboulonner ce qui est, selon lui, des mythes tenaces. «C’est faux de dire qu’on ne retient pas les immigrants. On a un taux de rétention de 93,7% selon le recensement de 2016. De plus, le taux de chômage est de 7% chez les immigrants. C’est peut-être le double de la population en général. Mais c’est loin des 20% à 25% qu’on entend», a-t-il précisé.

La Capitale

Des religieuses demandent le droit d'exhumer 601 corps dans Beauport

Ce n’est pas tous les jours qu’un juge se fait demander la permission de déterrer 601 cadavres.

La congrégation des Soeurs servantes du Saint-Coeur de Marie a présenté une requête jeudi au palais de justice de Québec afin de pouvoir exhumer les restes humains et cendres de 601 personnes, principalement des religieuses, enterrées entre 1941 et 2016 dans le cimetière et l’ossuaire de la communauté, dans Beauport. Les autres défuntes sont des dames qui avaient choisi de vivre dans la communauté.

Les dépouilles, cendres et ossements seront ensuite inhumés à nouveau dans un lot du cimetière Saint-Charles.

Les Soeurs servantes du Saint-Coeur de Marie ont vendu leur propriété. Le terrain du cimetière sera utilisé à d’autres fins par l’acquéreur.

Les actuelles religieuses déménageront dans une résidence sur le site des Jardins d’Évangéline dans Beauport.

Tous les noms

L’avocat de la congrégation a présenté au juge Pierre Ouellet de la Cour supérieure une liste exhaustive des noms des 601 personnes à déplacer avec leur date de naissance et d’inhumation.

Soeur Gilberte Laflamme, l’économe provinciale, a fait une inspection des archives de la congrégation. Elle est en mesure d’assurer au tribunal qu’aucune des 601 personnes n’est décédée d’une des maladies contagieuses énoncées à la Loi sur les inhumations et les exhumations. 

L’article 8 de cette loi provinciale stipule que «le cadavre d’aucune personne décédée de choléra asiatique, de typhus, de variole, de diphtérie, de fièvre scarlatine, de rougeole ou de la morve ne peut être inhumé dans une église ou chapelle, ni déposé dans un charnier public».

Travaux jusqu’en 2020

Avant de se présenter à la cour, la congrégation avait obtenu l’aval du diocèse de Québec pour procéder à l’exhumation et au déplacement des restes humains.

Si la Cour supérieure accorde la requête, une compagnie de services funéraires commencera les travaux en septembre 2018. En raison du très grand nombre de dépouilles, les travaux pourraient se poursuivre jusqu’en 2020.

Soulignant le caractère sacré des cimetières, le juge Pierre Ouellet a pris la cause en délibéré et rendra jugement d’ici quelques jours. «Que ces gens-là continuent de reposer en paix!», a souhaité le juge.  

La Capitale

L'autobus à rabais pour des cégepiens de Québec

Les étudiants des cégeps Limoilou et de Sainte-Foy pourront se procurer dès l’hiver 2019 un laissez-passer à prix réduit pour la durée de leur session.

Cette offre est rendue possible grâce à la création d’un fonds de mobilité durable dans chaque cégep en collaboration avec leur association étudiante respective, à raison d’une cotisation par étudiant, par session. Le fonds du Cégep de Sainte-Foy pourrait s’élever entre 150 000 $ et 200 000 $ et celui de Limoilou, entre 100 000$ et 200 000 $.

Le partenariat avec le Réseau de transport de la capitale (RTC) est la première action posée en lien avec ce fonds. Ainsi, les étudiants pourront se procurer pour 155 $ un laissez-passer valide 17 semaines consécutives, soit la durée d’une session.

Le conseiller Rémy Normand, président du RTC, se réjouit de l’entente. «Ça introduit de la souplesse dans l’offre du RTC. Les étudiants bénéficient maintenant d’un avantage financier qu’ils n’avaient pas avec l’achat d’un laissez-passer annuel parce que l’été, plusieurs ne sont plus là.»

Télé et radio

Numeris: victoire surprise de Radio-Canada à Québec

Habituel jour de stress jeudi dans le milieu radiophonique de Québec, avec la publication des résultats de sondage Numeris. Surprise ce printemps, ICI Radio-Canada Première détrône les habituels premiers de classement que sont FM93 et CHOI Radio X. Le diffuseur public récolte donc 165 200 auditeurs au total, suivi de FM93 (153 600) et de Rouge FM (142 900).

Aussi, une autre surprise, très grande celle-là: WKND se faufile en quatrième position avec 138 500 fidèles, et CHOI Radio X glisse en cinquième place (136 900).

Précisons, avant de vous détailler tout ça, que le Numeris du printemps ne mesure que le marché «central» (celui de la grande région de Québec), comparativement au sondage de l’automne qui analyse également le marché «total» (le rayonnement total de diffusion d’une station). Aussi, notons que nous suivons la «règle», et basons notre analyse de ce sondage avec les résultats obtenus à la même période l’an passé. On peut commencer.

D’abord, on constate bien sûr que le départ des ondes de deux joueurs importants du marché radiophonique local, Gilles Parent (FM93) et André Arthur (BLVD), a eu une incidence certaine sur les résultats des stations concernées. 

Congédié en octobre dernier dans les circonstances que l’on connait, Gilles Parent avait cédé (bien malgré lui) son micro à sa presque nouvelle co-animatrice, Ève-Marie Lortie. Celle-ci pilote donc maintenant l’émission rebaptisée Le retour du FM93 et rassemble, pour ce premier sondage complet lui appartenant, 12 200 auditeurs au quart d’heure, une baisse de 42 % comparativement au printemps dernier.

Un résultat qui n’enchante évidemment pas le directeur des programmes de la station, Pierre Martineau, mais qui ne le surprend pas. «Tu ne perds pas quelqu’un comme Gilles sans contrecoup. Disons que c’est une claque qui fait mal», admet M. Martineau, soulignant du même souffle être «très satisfait» du travail d’Ève-Marie Lortie (et de son équipe), qui a pris les commandes du retour à la maison du 93 «en pleine crise». Il est bien sûr trop tôt pour dire si Mme Lortie officiera à ce même micro lors du prochain sondage (répond-on à notre question), Pierre Martineau tenant cependant à rappeler qu'il ne remet nullement le travail de son animatrice et de son équipe.

Du côté de BLVD, on se souvient (ou pas) que la station a congédié André Arthur en janvier dernier. Résultat, entre midi et 13h, moment où M. Arthur dominait facilement ses concurrents, l’antenne a glissé de la première à la... neuvième place (sur 9). Au classement général, BLDV voit aussi son auditoire total passer de 120 500 adeptes (le printemps dernier) à 88 500.

Parlant de BLVD, l’animateur de l’émission du matin, Stéphane Gasse, a par ailleurs annoncé en ondes jeudi (avant même la sortie des résultats) qu’il accrochait ses patins radiophoniques, après plus de 32 ans de carrière. Avis aux intéressés. 

Résultats étonnants

On le disait au départ, ce Numeris printanier recelait deux grandes surprises: la première position au classement général de ICI Radio-Canada Première, et l’inattendue quatrième place de WKND. Ajoutons à cela la cinquième place de CHOI Radio X, un résultat également étonnant.

«Je crois que ces résultats reflètent la “valeur” de la marque globalement», estime Jean-François Rioux, directeur de Radio-Canada Québec au sujet de la marque radio-canadienne. Bien que très heureux de des bons chiffres obtenus (notamment ceux de l’émission du matin, encore première dans le marché), il reconnaît que la station n’a pas «profité» du départ de Gilles Parent dans la case horaire du retour, les résultats actuels étant légèrement en baisse par rapport au printemps dernier. 

À WKND, c’était l’euphorie, jeudi. «On est surpris... mais on attendait ce sondage-là!» se réjouissait jeudi Steven Croatto, directeur des programmes de WKND. La station, propriété de Leclerc Communication (qui possède également BLVD), «offre une radio différente, une radio positive, et c’est la preuve [ces bons résultats] que la radio positive répond à un besoin», analyse M. Croatto. WKND pouvait se réjouir de voir Martin Dalair en troisième place le matin, et d’occuper la deuxième position entre 15h et 18h.

Enfin, du côté de CHOI, pas question de se laisser démoraliser par ces «apparents» moins bons sondages. «Tout est une question de perception», croit Philippe Lefebvre, dg de CHOI. En chiffre général absolu, l’antenne a peut-être glissé de la troisième à la cinquième place, mais «comme gestionnaire, ce sont les meilleurs résultats de la station depuis 2015!» affirme M Lefebvre. On ne peut que constater que CHOI fait très bien quand on regarde le classement des émissions, celle du midi (Fillion) étant première dans le marché, de même que celle du retour à la maison (Gravel dans le retour), qui elle, a largement «profité» du départ de M. Parent.

Terminons avec un mot sur POP 100,9 (ex-Radio X2), dont Philippe Lefebvre est aussi le directeur-général, qui voit son auditoire passer de 44 500 auditeurs (le printemps passé) à 71 700, des chiffres dont ne s’est même jamais approchée Radio X2, explique M. Lefebvre. Un changement qui a donc été avantageux pour RNC Media (les propriétaires, anciennement appelés Radio Nord), même si à la suite de celui-ci, Philippe Lefebvre a reçu... des menaces de mort, le forçant à fermer sa page Facebook. Ça ne s’invente pas.

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Classement général - Marché central – Printemps 2018

  • ICI Radio-Canada Première: 165 200
  • FM93: 153 600
  • Rouge FM: 142 900
  • WKND: 138 500
  • CHOI Radio X: 136 900
  • Énergie: 118 900
  • M FM: 116 100
  • BLVD: 88 500
  • POP 100,9: 71 700
  • Radio classique: non-participant

Classement général - Marché central – Printemps 2017

  • FM93: 183 100
  • ICI Radio-Canada Première: 154 600
  • CHOI Radio X: 140 700
  • Énergie: 132 500
  • Rouge FM: 132 400
  • M FM: 121 700
  • BLVD: 120 500
  • WKND: 111 100
  • Radio classique: 51 900
  • POP 100,9: 44 500

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Émissions du matin les plus populaires (6h-9h) (12 ans +) 

Émission – Station – Moyenne d’auditeurs au quart d’heure

  • Première heure – ICI Radio-Canada Première: 31 700
  • Bouchard en parle – FM93: 22 300
  • Dalair le matin - WKND: 20 100
  • Maurais Live – CHOI Radio X: 18 700
  • Dupont le matin – Énergie: 17 300

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Émissions du midi les plus populaires (12h-13h) (12 ans +) 

Émission – Station – Moyenne d’auditeurs au quart d’heure

  • Fillion – CHOI Radio X: 25 900
  • Midi info – ICI Radio-Canada Première (réseau): 21 400
  • Duhaime-Ségal le midi – FM93: 16 700
  • Tapis Rouge –  Rouge FM: 10 900
  • La Playlist WKND - WKND: 10 800

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Émissions du retour les plus populaires (15h-18h) (12 ans +)  

Émission – Station – Moyenne d’auditeurs au quart d’heure

  • Gravel dans le retour  – CHOI Radio X: 21 000
  • Les Retours – WKND: 15 400
  • Rouge au travail/ Le retour des Fantastiques – Rouge FM: 12 800
  • Radio-Canada cet après-midi – ICI Radio-Canada Première: 12 500
  • Le retour du FM93 – FM93: 12 200

Toutes les données présentées dans ces tableaux sont tirées du sondage printanier réalisé par Numeris. Les chiffres détaillés ont cependant été gracieusement fournis par Bambou Communication Marketing.

*Les résultats de ce sondage ont été recueillis par Numeris entre le 26 février et le 22 avril 2018, auprès d’auditeurs qui ont accepté de remplir des cahiers d’écoute. Mentionnons à nouveau que l’exercice printanier ne mesure que le marché central de la grande région de Québec, contrairement à l’automne, qui analyse également le rayonnement total d’une station.

Restaurants

Le Café Krieghoff sur Maguire ferme ses portes

La succursale du Café Krieghoff située sur l’avenue Maguire fermera ses portes à 16h dimanche, la propriétaire Kathy Rioux étant déçue de l’achalandage huit mois après son ouverture.

«C’est une décision d’affaires. L’achalandage n’était pas au rendez-vous et quand on est dans les affaires, on ne veut pas s’embourber. J’ai décidé de me concentrer sur ce qui fonctionne, c’est-à-dire le Café Krieghoff de la rue Cartier qui est en place depuis 40 ans», a expliqué Mme Rioux, indiquant que le Krieghoff de Cartier n’était aucunement en danger.

Mme Rioux insiste également pour dire que, contrairement à d’autres établissements, ce n’est pas la pénurie de main-d’oeuvre dans la restauration qui a eu raison du Krieghoff sur Maguire.

Personne sans emploi

«Nous avons tout ce qu’il faut en matière d’employés. D’ailleurs, certains seront relocalisés sur Cartier alors que tous les autres ont déjà trouvé du travail ailleurs. D’autres restaurants ont été très heureux de les accueillir», précise-t-elle, fière de ne laisser personne sans emploi. 

Alors que plusieurs commerçants de l’avenue Maguire déplorent la présence de parcomètres qui nuiraient à l’achalandage, Mme Rioux a refusé de mettre cette fermeture uniquement sur le dos de ces gobe-sous.

«Ça va bien au-delà des parcomètres... Je ne veux pas dénigrer Maguire, c’est une super belle rue avec de beaux commerces, mais il faut que ça lève. J’ai tout essayé : des soirées jazz, des déjeuners et des brunchs durant le Carnaval, j’ai fait venir le Père Noël, mais une fois les activités terminées, l’endroit se vidait. Contrairement à Cartier où ça bouge beaucoup, ici, c’est davantage un quartier résidentiel», analyse la propriétaire.

Pas généralisé

Même s’il a qualifié l’annonce de «triste nouvelle», Patrick Lemaire, directeur général de la Société de développement commercial (SDC) de l’avenue Maguire, a tenu à préciser que la fermeture de Krieghoff n’était pas le portrait généralisé de la restauration dans le secteur.

«À l’heure actuelle, j’ai parlé à plusieurs propriétaires de restaurants et la dernière année a été très bonne, notamment pour Pizzeria NO.900, le Montego, Tapas & Liège et Bagel Maguire. Il y a même un nouveau restaurant portugais, Lio Festa, qui s’en vient et qui croit beaucoup à Maguire», indique-t-il.

Le projet immobilier et commercial d’Immostar inspire aussi beaucoup la SDC. «On parle d’un «mix» avec des condos haut de gamme et des commerces en bas. Maguire a vraiment repris sa vitesse de croisière. Je sais aussi que le local du Café Krieghoff pourrait être très prisé puisque le propriétaire discute déjà avec un commerce qui pourrait être intéressé», poursuit M. Lemaire.

Par ailleurs, la propriétaire du Café Castelo, qui possède aussi des établissements sur Maguire et Cartier, estime elle aussi que les affaires sont bonnes sur l’avenue Maguire. «Ça fait 21 ans qu’on est sur Maguire et 16 ans sur Cartier et on ne voit aucune différence entre la clientèle des deux commerces. Ce sont des gens qui recherchent la qualité. On a aussi de plus en plus de jeunes familles et d’étudiants, donc non, on ne sent pas que la clientèle de l’avenue Maguire est vieillissante», a déclaré Mme Anya Okuka.

«C’est dommage pour le Krieghoff, mais nous, au contraire, on adore Maguire et Cartier et les affaires vont bien dans les deux établissements», conclut-elle.

La Capitale

Les Ursulines inaugurent leur pôle culturel

C’est en fin de semaine que les Ursulines de Québec inaugureront leur nouveau pôle culturel créé l’an dernier pour préserver et mettre en valeur le patrimoine de cette communauté religieuse.

La communauté propose trois jours de rencontres et de découvertes sous le thème «Dialogues avec les Ursulines» les 25, 26 et 27 mai. Les activités débutent avec une visite libre du Musée des Ursulines vendredi avec deux nouvelles expositions, celle de la photographe Geneviève Thibault qui présente la vie quotidienne au monastère, et une autre qui ouvre les portes de l’atelier de broderie des Ursulines avec une zone créative où les visiteurs pourront s’y initier. 

Samedi, ce sont les portes du monastère qui s’ouvriront avec des visites guidées toutes les 15 minutes afin de mieux comprendre l’histoire des religieuses et le quotidien de cette communauté fondatrice de la Nouvelle-France.

Dimanche, des visites extérieures du monastère avec une historienne de l’architecture et consultante en patrimoine, Rosalie Mercier-Méthé, permettront au public de découvrir une autre facette de cet établissement.

Une mini-exposition d’œuvres réalisées par des élèves de première et troisième année de l’École des Ursulines sera également en montre dans le grand parloir de l’école alors que des dentellières et des brodeuses seront sur place pour faire des démonstrations en direct.

Des lectures publiques de textes liés aux Ursulines par des comédiens professionnels, des interprétations chantées de manuscrits des Ursulines par Suzie Leblanc et Elizabeth MacIsaac et un concert d’œuvres musicales de Vivaldi par le claveciniste et organiste Richard Paré à la chapelle compléteront le programme de cette journée qui se déroulera sous le signe des arts. Les festivités prendront fin à 16h par un goûter offert par le Château Frontenac dans la cour extérieure du monastère. 

La Capitale

Place aux transports actifs à Lévis

La Ville de Lévis entend développer davantage les transports actifs sur son territoire et leur faire une place de choix dans son plan de mobilité durable en cours d’élaboration. Des pistes cyclables et piétonnes en site propre sont planifiées sur le boulevard Guillaume-Couture (132) et la route des Rivières (116) avec raccordement des grands axes nord-sud pour favoriser le vélo utilitaire.

Le maire Gilles Lehouillier a convoqué la presse, mercredi, après une rencontre de son équipe de mobilité durable avec les représentants des grands générateurs de déplacements de Lévis.

Reprenant des mots qu’il a maintes fois employés, le politicien a déclaré que les discussions confirmaient «l’urgence d’agir» pour améliorer les transports à Lévis. Cela passe toujours par le transport en commun, l’amélioration des axes routiers existants et un troisième lien routier entre les deux rives, selon lui. 

À la suggestion des entreprises et des institutions consultées, M. Lehouillier a ajouté un autre volet : le développement des transports actifs. «Nous allons sur le boulevard Guillaume-Couture et la 116 nous assurer qu’on a des circuits cyclables sécurisés, entièrement hors rue. Et par la suite, le plan va contenir toutes les interconnexions qui devront être faites de façon utilitaire sur le plan nord-sud», a-t-il expliqué, identifiant notamment la route du Président-Kennedy, le boulevard Alphonse-Desjardins, l’avenue Taniata et le chemin des Îles. 

«Au niveau récréatif, on a parmi les plus belles pistes cyclables, on a fait des efforts considérables. Mais au niveau des transports actifs… On va en profiter pour ajouter dans notre plan de mobilité durable une section complète», a ajouté le maire, lui-même un grand cycliste. 

Lors des consultations publiques sur les transports qui devraient se tenir au début de 2019, l’administration Lehouillier promet d’ailleurs d’organiser une «soirée cycliste» pour recueillir les suggestions de trajets utilitaires efficaces. 

La Capitale

Lévis: règlement temporaire sur les immatriculations

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) met le couvercle sur une des marmites bouillonnantes du maire de Lévis, Gilles Lehouillier. La Société de transport de Lévis (STLévis) recevra une subvention de 1,9 million $ sur deux ans à titre de compensation pour les contributions des automobilistes lévisiens au transport en commun.

C’est une réponse temporaire à une demande récurrente de la Ville de Lévis. Depuis plus d’une décennie, celle-ci réclame que les 30 $ payés par les Lévisiens lors du renouvellement des immatriculations soient entièrement versés à la STLévis. Pour le moment, la moitié de la somme prend le chemin de Québec.

Le manque à gagner est estimé à 1,3 million $ par année environ. Cela correspond à 4 % du budget qui atteint maintenant 26,4 millions $. 

Entre 2009 et 2014, le gouvernement du Québec a donné 1 million $ en compensation en attendant la révision des critères de partage des sommes versées au Fonds des contributions des automobilistes au transport en commun. Mais la subvention n’était plus versée depuis, sans qu’une solution permanente n’ait été trouvée et sans que la moindre explication n’ait été fournie par le ministère des Transports. 

En campagne électorale à l’automne, le maire Lehouillier a perdu patience et exigé réparation. Cela peut être fait sans nécessairement dépouiller le Réseau de transport de la Capitale (RTC), a-t-il insisté. 

En janvier, le président de la STLévis, Mario Fortier, y est allé de menaces de coupes dans les services car il n’était plus question pour lui d’accumuler les déficits. «Il faut arrêter de tourner en rond. On a décidé de mettre de la pression. Si le gouvernement n’est pas au rendez-vous, on va prendre les décisions qui vont avec et on le tiendra pour responsable», a-t-il balancé. 

«Iniquité»

Fin janvier, le député caquiste des Chutes-de-la-Chaudière, Marc Picard, a déposé un projet de loi pour corriger ce qu’il considère comme une «iniquité». De gros employeurs et des établissements d’enseignement de Lévis ont également appuyé publiquement la Ville de Lévis dans ses revendications. 

Les discussions ont manifestement progressé depuis. Un décret gouvernemental daté du 28 mars fait état du versement d’une subvention de 950 000 $ à la STLévis pour l’année financière 2017-2018 et autant pour la suivante «afin de maintenir l’offre de service du transport en commun sur le territoire de la ville de Lévis». 

Il n’a pas été possible d’en apprendre plus au cabinet du ministre des Transports, André Fortin, mercredi. «Une annonce sera faite en temps et lieu», s’est borné à dire son attachée de presse, Marie-Pier Richard. 

Le maire de Lévis n’était pas davantage en mesure de commenter le dossier. On sait toutefois qu’il était à la recherche d’un dédommagement pour toutes les années de 2015 à aujourd’hui et qu’il se retrouve avec deux ans non comblés et une solution toujours temporaire. 

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La Capitale

Carnaval: adieu duchesses, bougie et défilé en basse ville

Les prochaines présentations du Carnaval de Québec se conjugueront avec une semaine de festivités en moins et sans le traditionnel concours de sculptures sur neige, sans défilé en basse ville, sans bougie et sans les fameuses duchesses, qui passent à la trappe pour la seconde fois.

L’ex-directeur général du Festival d’été de Québec devenu conseiller spécial du Carnaval, Daniel Gélinas, a présenté mercredi la vision de l’événement pour les prochaines années. On souhaite mettre l’accent sur les productions qui ont un potentiel commercial élevé et un calibre international, les défilés qui seront bonifiés et se dérouleront uniquement en haute ville et les activités partenaires qui prendront différentes formes, dont la coproduction.

«Les trois intouchables étaient Bonhomme Carnaval qui représente le branding de l’événement, le palais de Bonhomme qui est quelque chose qu’on ne voit pas ailleurs, et les défilés, qui sont la colonne vertébrale du Carnaval. À côté de ça, tout pouvait bouger», a expliqué M. Gélinas.

Éliminées en 1996 puis ramenées 18 ans plus tard en 2014, les duchesses disparaîtront de nouveau en 2019. «Nous avons analysé la question des duchesses de façon rationnelle. Les duchesses et les activités qui les entouraient amenaient un retour plus faible, suscitaient moins d’intérêt dans les sondages et moins d’achalandage», a expliqué Daniel Gélinas.

Le président du Carnaval, Alain April, a indiqué que cette question avait suscité beaucoup de discussions au conseil d’administration. «On est juste rendu à une autre étape», a-t-il résumé.

Les tournées régionales se poursuivront, mais avec Bonhomme Carnaval. Une autre tradition associée aux duchesses, la vente de la bougie, passe sous le couperet également, le Carnaval préférant concentrer ses efforts de vente sur l’effigie qui est aussi le laissez-passer officiel du Carnaval.

Quant aux sculptures sur neige, elles ne disparaîtront pas de l’environnement du Carnaval mais seront concentrées autour du palais de Bonhomme, qu’on veut élargir et rendre plus majestueux à l’image des constructions qu’on peut voir au Festival de sculpture sur glace et de neige de Harbin, en Chine. 

«Il y aura des sculptures sur neige, mais on n’en fera plus un concours», a expliqué M. Gélinas, confirmant que le festival de Harbin avait inspiré l’organisation. «Là-bas, des villages complets sont créés avec la neige et la glace.»