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Entrer dans la danse... de Noël

Chansons, danses et cultures d’un peu partout dans le monde se sont croisées le temps d’un repas de Noël, dimanche, au Club social Victoria. Une occasion d’échanger pour quelque 500 nouveaux arrivants, mais également une occasion pour le Centre multiethnique de Québec de montrer le visage accueillant de la Capitale-Nationale.

Qu’ils soient Syriens, Colombiens ou Congolais, jeunes ou vieux, les nouveaux arrivants qui participaient à la traditionnelle fête de Noël du Centre multiethnique de Québec, dimanche, avaient le sourire contagieux. 

«Aujourd’hui, j’aime beaucoup ça parce que c’est toutes les nations réunies. Les petits enfants de tous les pays jouent ensemble. Les gens se mélangent. Il n’y a pas de guerre», se réjouissait Nareem, une jeune Syrienne de 16 ans. 

Arrivée à Québec avec ses parents et son frère, il y a neuf mois, elle n’avait que de bons mots sur sa société d’accueil. «Je suis très contente d’être à Québec. Ça se passe bien pour moi et pour mon frère. Je suis à l’école et j’aime beaucoup étudier. Ma mère est malade, mais les gens sont très gentils à l’hôpital», racontait l’adolescente. 

Même son de cloche du côté de Etungano, un père de famille congolais qui s’amusait sur le plancher de danse lors du passage du Soleil. Ce dernier se disait particulièrement reconnaissant de l’aide reçue du Centre multiethnique depuis son arrivée dans la Capitale-Nationale, en mars, avec sa femme et ses trois enfants. 

«Le Centre est toujours là pour nous guider lorsque nous avons des difficultés. On espère qu’ils pourront le faire encore longtemps pour les immigrants qui arriveront après nous.»

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Les patinoires ouvrent à Québec

Les patinoires extérieures de la ville de Québec ouvrent officiellement ce lundi.

Certains organismes de loisir ont déjà fini la préparation des surfaces glacées, et quelques quartiers chanceux ont pu en profiter cette fin de semaine. 

Les glaces réfrigérées, comme celle des Plaines, de la place Jean-Béliveau et de la place D’Youville, accueillaient déjà les patineurs depuis quelques temps. 

Les heures d’ouverture des patinoires extérieures sont disponibles sur le site Web de la Ville de Québec

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6630 raccompagnements en une soirée pour Nez rouge

L’organisme Nez rouge s’attendait à vivre son week-end le plus achalandé de l’opération 2017, et la soirée de vendredi a confirmé cette prévision.

Pas moins de 4700 bénévoles se sont mobilisés à travers le Québec pour effectuer 6630 raccompagnements.

Alors que les partys de bureau du temps des Fêtes battent leur plein, les lignes téléphoniques de Nez rouge n’ont pas dérougi.

Parmi les bénévoles se trouvaient plus de 200 employés de la Société de l’assurance automobile du Québec. Ils ont prêté main-forte aux différentes centrales.

C’est le plus grand nombre d’employés d’une même entreprise ou société à participer bénévolement à l’opération.

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Des réfugiés s’amusent dans le froid

Dawa Tamang, originaire du Népal, était prêt à affronter le froid mordant, vendredi matin. Avec son épais manteau de fourrure et son casque de poil de style bison, le jeune homme de 21 ans participait en compagnie de quelque 300 autres immigrants au Noël des cultures qui se tenait à la place D’Youville.

«C’est mon cinquième hiver à Québec. Je suis un peu habitué à l’hiver, mais là, avec le vent c’est dur, c’est vraiment froid. Au Népal, je n’habitais pas dans la montagne, mais en ville où c’était plus chaud», lance le jeune homme de 21 ans rencontré près de la patinoire où de jeunes immigrants s’initient au patin à glace et au ballon-balai sous des airs de Noël. 

Avec son énergie contagieuse, la coordonnatrice Virginie Leblanc, de Motivaction Jeunesse, passe d’un à l’autre pour encourager, rassurer, épauler et donner confiance à ce protégé, timide à l’idée de découvrir une activité. Tous ces nouveaux arrivants, des réfugiés en majorité, originaires d’une quarantaine de pays, en sont à leur premier contact avec l’hiver québécois.

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C’est l’heure du Noël des grands

Le Noël des grands

Le concept du bar éphémère de Noël (pop-up bar) est né à New York en 2014. Depuis, The Miracle on 9th Street a gagné le Québec : d’abord Montréal, en 2016, puis Québec et Sherbrooke, cette année.

Le principe est simple : c’est comme si le père Noël avait éternué dans un bar existant. Tout est contaminé — mais dans le bon sens du terme — par l’esprit des Fêtes : la déco, la musique, les cocktails, la bouffe et l’animation.

Ici, le bar éphémère a pris forme au Maelstrøm, dans Saint-Roch. Et là, on nous promet que «tout vous rappellera ce bon vieux temps où le Kitch était légion!»

Au concept de base s’ajoutent également des activités spéciales, parmi lesquelles une soirée des chandails de Noël les plus laids et une partie de hockey bottines. Ce dimanche, c’est la soirée des pères Noël, durant laquelle une surprise attend ceux qui se présenteront ainsi vêtus.

Jusqu’au 31 décembre au Maelstrøm Saint-Roch

Info : facebook.com/maelstromstroch

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Centrale de police : un manque de communication explique la hausse des coûts

C’est finalement un manque de communication entre le service de la gestion des immeubles et le service de police qui explique la hausse du coût de construction de la nouvelle centrale de police à Lebourgneuf et la transformation de l’édifice F.-X. Drolet en poste de quartier et Cour municipal dans Saint-Roch.

Le directeur du service de la gestion des immeubles a donné les détails jeudi de la hausse qui fait passer le projet de 40 millions $, selon la première annonce faite en 2016, à 72 millions $.

«En fait, c’était plutôt 50 millions $ initialement. À l’époque, nous avions donné le coût de construction et non pas le coût de projet», explique Jean Rochette. Première erreur. Reste quand même une différence de 22 millions $.

La plus grande partie de ce montant, 36 %, est attribuable à l’ajustement des besoins. «Il y avait une volonté d’obtenir le prix plancher. Bien qu’on a requis les services de la police et de la Cour municipale, on a fait des coupures importantes et une interprétation de leurs besoins sans les consulter», admet M. Rochette. Après vérification des coûts réels dans les palais de justice et autres centrales en province, il a fallu réajuster le prix à la hausse.

Comme l’avait mentionné le conseiller Jonatan Julien cette semaine, l’ajout d’équipements liés à la sécurité a fait grimper le prix de construction au mètre carré. À elle seule, la Cour municipale représente 11 % de l’augmentation.

À cela, il faut ajouter 7 % pour la décontamination du terrain, 20 % pour l’ajout d’espaces et 26 % de frais indirects comme les taxes, les frais administratifs et les honoraires.

Malgré la hausse, ce projet est moindre qu’un précédent projet de 85,2 millions $ annoncé en 2014, puis mis sur la glace, parce que jugé trop onéreux.

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Déneigement: la Ville intervient pour mettre fin aux chicanes de ruelles

La Ville de Québec tente de mettre fin aux chicanes de ruelles sur le déneigement dans Limoilou. Un règlement oblige, sous peine d'amende, tous les propriétaires riverains d'une ruelle à participer financièrement au déneigement.

Dorénavant, tout propriétaire riverain d'une ruelle dans le Vieux-Limoilou pourrait recevoir un constat d'infraction de 1000 $ (2000 $ pour un commerce) s'il refuse de participer au déneigement lorsque «la ruelle fait l’objet d’un contrat de déneigement signé par plus de 50 % de l’ensemble des propriétaires riverains», spécifie le règlement adopté par le comité exécutif de la Ville, rendu public jeudi.

«Depuis ma première élection en 2009, j’ai eu plusieurs plaintes de citoyens à cause de mauvais payeurs», explique la conseillère de Limoilou, Suzanne Verreault. En 2013, nous avons mis sur pied un comité de travail pour savoir jusqu'où la Ville peut aller pour aider les citoyens», ajoute-t-elle.

Pour l'heure, la Ville n'a aucun intérêt à acquérir et entretenir les ruelles, précise la conseillère. Elle voulait quand même trouver une solution aux sempiternelles querelles de ruelles. «Le règlement, c'est un facilitateur pour parvenir à une bonne entente», précise Mme Verreault.

Il faut dire que le montant de l'amende est très supérieur à ce que peut coûter la quote-part d'un propriétaire pour le déneigement. Il a de quoi convaincre. Mme Verreault indique aussi que cela pourra éviter de perdre temps et énergie devant la Cour des petites créances dont une majorité de jugements donne raison aux propriétaires qui défendent une répartition égale de la facture de déneigement.

Le projet pilote s'étend de la rivière Saint-Charles au sud à la 26e rue au nord; et du boulevard des Capucins à l'est à l'autoroute Laurentienne à l'ouest. S'il est concluant, il pourrait s'étendre aux autres secteurs de la ville où existent aussi des ruelles.

Exaspéré par les critiques

Le maire Labeaume pourrait trouver l'hiver long si, à chaque tempête, les critiques s'abattent autant que la neige. Il a profité d'une mêlée de presse, jeudi, pour mettre les balises d'une critique acceptable.

«Dorénavant, chaque élu aura les coordonnées de M. Lirette, responsable du déneigement. Ils pourront le joindre 24 heures par jour par courriel pour savoir quel est le problème et où il est. Si un élu parle de neige ici et qu'il n'a pas communiqué le problème à M. Lirette, ça sera un mensonge», a-t-il dit, exaspéré.

Il réagissait à des commentaires formulés par l'opposition officielle sur la piètre qualité du déneigement lors la tempête de mardi. «Il faut arrêter de dire que le déneigement à Québec, ça va bien. Il faut que l'administration dise que ça a été difficile et qu'elle n'avait pas livré la marchandise», a réitéré, jeudi, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.

Le maire a également invité les élus à suivre une formation auprès des membres du service du déneigement pour comprendre la politique et constater par eux-mêmes qu'elle est respectée. Bon joueur, M. Gosselin a dit qu'il la suivrait, mais demeure convaincu qu'il a raison de décrier la qualité du service.

«Ça fait 50 ans que les politiciens démagogues parlent du déneigement qui va toujours mal, clame pour sa part le maire. C'est très payant pour les médias et les politiciens démagogues. Québec est la ville la mieux déneigée au pays», conclut-il.

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La Ville prévoit 15 M$ pour lutter contre l'agrile du frêne

La Ville de Québec injectera au moins 15 millions $ sur un minimum de 15 ans pour faire face à l’agrile du frêne. Si la disparition de cette essence d’arbre est inévitable d’ici 20 ans, la somme investie permettra d’étaler la mortalité, éviter des coupes massives et de voir apparaître des rues dénudées de toute verdure.

«On peut contrôler pour étaler la mortalité. Mais tant qu’on ne trouve pas de nouveaux débouchés, on va tout perdre nos frênes d’ici 15 à 20 ans.» Le constat du directeur de la division foresterie urbaine et horticulture, Michel Légaré, est irréversible, tenant compte de l’état actuel de la recherche.

Au printemps, la Ville fera connaître un plan d’action à long terme pour minimiser l’impact de la disparition annoncée des frênes dans la trame urbaine. Un programme de subvention permettra de vacciner les frênes pour prolonger leur durée de vie, couper ceux dont l’état de dégradation est trop avancé et replanter des arbres d’autres essences. Dès 2018, 790 000 $ sont disponibles. 

La tâche est immense. Québec compte 13 000 frênes en alignement de rues et il y en a le double sur les terrains privés, calcule M. Légaré. C’est sans compter les frênes dans les parcs et les boisés du territoire.

Selon l’expert, la vaccination permet de prolonger la durée de vie d’un frêne de 10 à 12 ans. «On pense vacciner 25 % des arbres. On crée une blessure mécanique dans l’arbre en injectant un biopesticide qui monte dans l’écorce, s’en va jusqu’aux feuilles et repousse l’agrile», explique le directeur.

Chaque injection coûte 200 $ et est à refaire aux deux ans. «Nous allons offrir aux propriétaires qui tiennent à leur arbre de faire vacciner leur frêne à un tarif intéressant. L’intérêt, c’est de maintenir la canopée [couvert feuillu].»

Les arbres trop infectés par l’insecte ravageur seront abattus. Pour chaque arbre coupé, deux seront plantés, précise M. Légaré. Il estime que le coût d’abattage ou de vaccination est sensiblement le même. 

«On va commencer dans Montcalm où est le premier foyer d’infestation à Québec. Après, ce sera Limoilou, où un arbre sur quatre est un frêne en alignement de rues. Imaginez, si on décidait de tous les abattre», insiste le directeur pour démontrer l’importance de ce programme.

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QU'EST-CE QUE L'AGRILE DU FRÊNE?

C’est un insecte vert métallique de moins de 1 cm de long originaire d’Asie. Il a été introduit en Amérique vers la fin des années 90. Les frênes américains sont sans défense devant lui et meurent systématiquement quand ils sont infestés. L’envahisseur a été détecté pour la première fois à Québec l’été dernier, dans le quartier Montcalm. Dans la province, Montréal en a été victime la première. Le transport du bois d’une région à l’autre est responsable de l’apparition de l’agrile dans la capitale.

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Deux scènes sur Grande Allée pour «défoncer l'année»

La soirée du 31 décembre sera doublement animée dans le secteur de la Grande Allée alors que deux scènes seront en place pour divertir à la fois les férus de musique traditionnelle et les amateurs de musique électronique.

La scène du parc de la Francophonie accueillera des artistes spécialisés dans la chanson traditionnelle et les classiques du temps des Fêtes avec violonistes, percussionnistes, danseurs et tapeurs de pieds. 

Quant à la scène du Parlement, à la place de l’Assemblée-Nationale, elle accueillera l’ABC Tour qui réunit trois étoiles montantes de l’électro : le Québécois Angelz, l’Américain Ben Dorman, alias Bijou, et le Brésilien Ciszak. Le trio a présenté des spectacles dans les plus grandes boîtes de nuit du monde et se chargera cette fois de faire danser les fêtards de la capitale.

À minuit, les feux d’artifice seront également doublés cette année avec deux zones aménagées : l’une derrière l’Hôtel Le Concorde et une autre sur l’avenue George-VI, près de l’édifice H. Les gens pourront s’y rendre sans devoir passer par la zone de festivités.

La Ville de Québec permettra de nouveau la consommation d’alcool sur le site des festivités à partir de 20h le 31 décembre, mais seules les boissons achetées aux différents points de vente seront permises. 

Des festivités se dérouleront dans l’espace situé entre le Parlement et le Concorde, en incluant le parc de la Francophonie et place George-V, dès le 27 décembre, de 13h à 23h. Bars de glace, terrasses chauffées, grande roue, manèges, stations de chaleur, cuisine de rue et tire sur la neige devraient ainsi contribuer à réchauffer le corps et les coeurs.

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Cannabis: Labeaume rejette un système de facturation

Régis Labeaume poursuit son combat pour obtenir le tiers des profits que générera la vente du cannabis. Il veut maintenant éviter que le gouvernement du Québec exige des factures des villes pour leur rembourser les coûts liés à la légalisation.

«On ne marchera pas par facturation. C’est l’autre écueil», avise le maire. On veut un pourcentage parce qu’eux [le provincial] ont eu un pourcentage [du fédéral].»

M. Labeaume réagissait à une déclaration du premier ministre Philippe Couillard qui se disait prêt à négocier le partage des profits du cannabis avec les villes. 

Le maire se réjouit de ces propos. Il se dit aussi heureux que Québec ferme la porte à la création d’une nouvelle taxe municipale sur le cannabis, qu’il aurait refusé de percevoir. 

Juillet 2018 arrive rapidement. Il souhaite donc entamer les pourparlers dès après les Fêtes.

«On veut une réponse assez vite parce que quand ça s’étire, la bureaucratie embarque là-dedans et ils veulent garder leur argent», soutient-il.

M. Labeaume explique qu’un système de facturation est impensable puisqu’il est impossible de déterminer certains coûts sociaux liés à la légalisation du cannabis.

«Est-ce que le fédéral a demandé au provincial ses factures? Non. Nous, on n’embarquera pas dans un système de factures parce que le coût social, on n’est pas capable de le facturer.» 

Mardi, Régis Labeaume avait réagi une première fois à l’annonce du gouvernement fédéral qui remettra aux provinces 75 % des profits générés par la taxe d’accise sur le cannabis.

Selon l’entente de deux ans, le fédéral gardera 25 % jusqu’à concurrence de 100 millions $ par année. Les revenus supplémentaires seront remis aux provinces. Le ministre des Finances du Québec estime que la province recevra 60 millions $ par année.

Le maire de Québec réclame le tiers de la TVQ et de la taxe d’accise perçue par Québec et le tiers des bénéfices de la Société québécoise du cannabis. Selon lui, un partage équitable pourrait se faire en proportion de la population.