Des écoles sur le site de l’ancien zoo de Québec [VIDÉO]

Éducation

Des écoles sur le site de l’ancien zoo de Québec [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé la construction d’e école secondaire et d’une école primaire sur les terrains de l’ancien Jardin zoologique de Québec dans le secteur Charlesbourg.

«L’arrondissement de Charlesbourg et la couronne nord de Québec sont des secteurs en développement et la question du manque d’espace dans les écoles existantes méritait qu’on s’y attarde. L’annonce d’aujourd’hui est destinée à toutes les familles de Charlesbourg qui auront la chance d’envoyer leurs enfants dans l’une ou l’autre de ces nouvelles écoles», a lancé le ministre, jeudi, flanqué des députés de Charlesbourg, Jonatan Julien et de Chauveau, Sylvain Lévesque.

COVID-19: une fermeture complète des commerces serait catastrophique à Lévis

La Capitale

COVID-19: une fermeture complète des commerces serait catastrophique à Lévis

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
Alors que les cas de COVID ne cessent d’augmenter dans la région de Chaudière-Appalaches et que le spectre de l’imposition de mesures plus restrictives afin de limiter la contagion du virus se pointe, Gilles Lehouillier est catégorique. Une fermeture complète des commerces serait catastrophique. Le maire de Lévis est d’avis que le gouvernement devrait plutôt y aller d’une façon plus pointue et ciblée afin de ne toucher que les récalcitrants.

«On ne peut pas se permettre de fermer les commerces qui agissent de façon exemplaire», a expliqué M. Lehouillier. «Si on ferme les petits commerces qui ont investi pour respecter les consignes et que l’on maintient ouvertes les grandes surfaces où, à mon avis, il y a plus de chances de propager le virus, on va avoir un problème d’iniquité. 

«Le défi de la deuxième vague c’est de savoir comment faire pour appliquer des mesures qui vont nous donner une équité et qui vont assurer que nos commerçants vont pouvoir faire du commerce. Ça va être ça un des enjeux majeurs.»

Le premier magistrat de Lévis n’a pas caché qu’un nouveau confinement causé par une seconde vague de la COVID serait également épouvantable pour l’économie de sa ville. Il a indiqué qu’elle serait plus difficile à traverser parce qu’il n’était pas certain que les gouvernements, malgré toute leur bonne volonté, auraient les reins assez solides pour soutenir aussi intensivement au niveau financier les travailleurs, les entreprises,  les villes et les municipalités comme ils l’avaient fait lors de la première vague.

«Ce qui fait que 90 % de gens jusqu’à maintenant ont payé leurs taxes à la Ville de Lévis, ce sont les milliards, les dizaines de milliards et même les centaines de milliards de dollars qui ont été investis par le gouvernement fédéral pour maintenir en place notre économie. Est-ce que ces moyens pourraient être au rendez-vous lors d’une deuxième vague?

«Ce qu’il va falloir faire, et on inclut la Ville, c’est responsabiliser davantage les citoyens à cette deuxième vague qui s’en vient et trouver des moyens pour que les gens soient vraiment solidaires au sein de la communauté pour respecter les consignes et faire en sorte que l’on ne retourne pas à des mesures massives qui, à mon avis, entraîneraient davantage de fermetures de commerces que les 43 que nous avons eues jusqu’ici, un chiffre dans les moyennes annuelles. Il ne faut jamais baisser la garde. C'est la clé du succès».

La clinique de dépistage déployée à l’école Sans-Frontière dans Vanier [VIDÉO]

COVID-19

La clinique de dépistage déployée à l’école Sans-Frontière dans Vanier [VIDÉO]

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
En raison d’une éclosion de cas de COVID touchant trois élèves et «moins de cinq membres du personnel», une clinique de dépistage a été déployée mercredi matin à l’école primaire Sans-Frontière, dans le secteur Vanier. Cette opération de prévention, une première dans une école de Québec, s’étendra jusqu’à jeudi, en fin de journée, afin de permettre de tester quelque 300 personnes.

Dès 7h, plusieurs parents se sont présentés à l’établissement afin que leurs enfants subissent un prélèvement par voie nasale, avec écouvillon. Tous avaient reçu la veille une lettre leur recommandant fortement de se prêter à l’exercice en raison de risques plus élevés de contamination.

«C’est stressant. On fait comme tout le monde, on est venus», lance une mère, accompagnée de sa fille. «Je l’ai retirée de l’école hier, alors on vient chercher ses choses.»

«Ça s’est bien passé, mais c’est sûr que c’est inquiétant», avouent Bruna et Andre Monteriro, rencontrés à leur sortie de l’école avec leurs deux fillettes de 4 et 7 ans.

Une autre mère s’enquiert de la situation auprès d’une employée avant d’aller chercher sa fille qui patiente dans son auto.

«On peut y aller tout de suite? Ce n’est pas trop le chaos en dedans?»

«Non, non, vous pouvez venir», lance une employée de l’école, masque et visière au visage.

Deux heures après l’ouverture de la clinique, une cinquantaine d’élèves et d’employés avaient subi un test de dépistage. Deux équipes de deux personnes seront à pied d’oeuvre, mercredi et jeudi, de 7h à 18h, afin de tester le plus grand nombre de personnes possibles.

À LIRE AUSSI : Dépistage massif dans une école de Québec

Excédée par les vélos barrés chez elle, une citoyenne riposte

La Capitale

Excédée par les vélos barrés chez elle, une citoyenne riposte

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
Les vélos étaient barrés chez elle. Sauf que ce n’était pas les siens.

Depuis qu’elle a emménagé dans un condo de la 3avenue, dans Limoilou, Maude Dechamplain doit fréquemment contourner des bicyclettes cadenassées à sa galerie ou à l’escalier qui monte jusque sur son perron. 

Parfois, des citoyens verrouillent aussi leurs poussettes ou attachent leurs chiens sur sa propriété. Mais les vélos sont encore plus problématiques. 

«L’an passé, j’ai eu quelqu’un qui a barré son vélo et qui l’a laissé là 17 jours avec le guidon qui embarque dans l’escalier et qui m’empêchait moi-même de monter avec mes courses», raconte Maude Dechamplain. 

Mme de Champlain a collé des petits papiers sur le vélo pour demander au cycliste de l’enlever. «Plus les jours avançaient, moins c’était poli. J’ai carrément écrit : “tu l’enlèves ou moi je le coupe en deux”». 

Maude Dechamplain n’a finalement pas mis cette menace à exécution. Mais elle a barré le vélo de l’inconnu avec son propre cadenas en indiquant au cycliste qu’il devrait venir sonner chez elle et s’expliquer s’il voulait retrouver sa bicyclette. 

«Quand j’ai vu l’énergumène qui avait juste laissé son vélo là, sans raison, j’ai débarré le vélo et je me suis dit :“je vais prendre des moyens”». 

Les policiers de Québec craquent pour les gros bolides

La Capitale

Les policiers de Québec craquent pour les gros bolides

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Les gros bolides ont la cote auprès des policiers de Québec. La flotte du SPVQ vient d’enfler d’une trentaine de véhicules supplémentaires, tous des Ford Explorer «Police Interceptor Utility 2021». Une commande de 2 millions $.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) est en pleine restructuration. Au coeur de la refonte se trouvent la nouvelle centrale qui sera érigée dans Charlesbourg ainsi qu’un poste satellite tout neuf dans le quartier Saint-Roch. Un projet qui est passé de quelque 40 millions $ à 124 millions $ au fil des ans, au fil des ajouts et des extras.

Cette rénovation du SPVQ touche aussi les horaires de travail, fait remarquer l’agent aux communications Pierre Poirier. «Suite à la réorganisation, il y a eu un redéploiement des effectifs sur le territoire avec plus de patrouilleurs à des périodes précises.»

Plutôt que les trois quarts de travail habituels jour-soir-nuit, il y en a plus en cours de journée, à des heures variables. Cela pour assurer une présence accrue durant les pointes.

Il fallait donc plus de véhicules pour le «Processus de surveillance du territoire», plaide-t-on dans un document remis aux élus pour expliquer l’achat de 2 millions $.

À l’hôtel de ville, le chef d’équipe aux communications David O’Brien ajoute : «Il s’agit d’un achat qui s’inscrit dans la croissance de la flotte en évolution avec les besoins opérationnels, avec une addition nette de 30 véhicules à la flotte et du remplacement de 2 autos-patrouilles en fin de vie utile», nous écrit-il. «L’évolution des besoins opérationnels du SPVQ veut dire que dans ce cas-ci, les 30 nouveaux véhicules sont acquis afin de répondre aux besoins en ressources véhiculaires qui évoluent pour mener à bien les opérations de surveillance du territoire.»

Un seul modèle

Un appel d’offres a donc été lancé. Mais le SPVQ ne voulait pas n’importe quelle voiture, pas les Ford Taurus que nous voyons le plus souvent dans les rues (un modèle qui ne serait plus disponible). Seul le Ford Explorer «Police Interceptor Utility 2021» lui plaisait. En version V6 hybride à traction intégrale. Précis.

Deux concessionnaires Ford ont soumissionné. Desjardins Auto Collection de la rue du Marais a raflé la mise : 1716 608,00 $ plus les taxes pour 30 unités «Blanc Oxford» et 2 «Noir Agate», lit-on dans les documents municipaux.

La dépense n’est cependant pas terminée : «La somme de 2 M$ concerne l’achat des véhicules uniquement», précise David O’Brien. «L’installation de la signalisation d’urgence (gyrophares, etc.) se fera dans le cadre d’un autre appel d’offres à venir.»

Combien d’autos-patrouilles?

Au fait, en additionnant la trentaine de camions achetés récemment, le SPVQ comptera combien de véhicules?Nous pensions que la question était simple, mais nous ne pourrons vous fournir une réponse claire. C’est un secret, semble-t-il.

«Pour des raisons de sécurité publique et opérationnelles, nous ne pouvons dévoiler le nombre total de véhicules qui font partie de la flotte du SPVQ», répond David O’Brien.

«Pour des raisons de sécurité publique et opérationnelles, on ne dévoile pas le nombre total», réitère l’agent Pierre Poirier.

En 2015, le SPVQ disait ouvertement qu’il possédait 135 voitures pour la patrouille.

En novembre dernier, au cours de la présentation publique du plan de la réorganisation du SPVQ, on indiquait que le nouveau quartier général abritera environ 245 stationnements pour les autos du service.

Les policiers de la capitale possèdent déjà 17 VUS hybrides. Il a aussi 6 voitures électriques.

Des employés du RTC congédiés pour vente pyramidale

La Capitale

Des employés du RTC congédiés pour vente pyramidale

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a congédié six personnes et a imposé des sanctions à 21 autres pour leur implication dans un système de sollicitation financière de type Ponzi sur leur lieu de travail.

Le RTC a fait cette annonce mardi après-midi par voie de communiqué, sans vouloir accorder d’entrevue pour fournir plus de détails. 

L’enquête interne menée par la direction a débuté dès qu’elle a obtenu des indications sur la tenue de cette activité illégale, connu aussi comme de la vente pyramidale. Dans ce genre d’arnaque à la Ponzi, les profits des investisseurs reposent uniquement sur les mises de fonds des personnes recrutées. La pyramide s’effondre le jour où il n’y a plus de nouveaux investisseurs. Les derniers arrivés ne peuvent donc récupérer leur mise de départ.

«La décision de sévir envers les personnes concernées vise à protéger les employés d’activités frauduleuses et à maintenir un climat de travail sain, en droite ligne avec les valeurs organisationnelles du RTC», indique le communiqué.

Les activités financières du RTC ne sont aucunement impliquées dans le stratagème, qui visait plutôt les finances personnelles des employés.

Itinérance cachée: du divan au cabanon

La Capitale

Itinérance cachée: du divan au cabanon

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
En sortant du centre correctionnel communautaire, Aleks n’avait nulle part où aller dormir. Alors, il a fait comme d’habitude : il s’est trouvé un divan.

Depuis un mois et demi, l’homme de 28 ans a partagé ses nuits entre sept canapés de Beauport et Charlesbourg, à Québec. Il loge chez des amis le temps qu’il peut, puis demande à d’autres copains s’ils acceptent de l’héberger. 

À sa sortie du Centre jeunesse, il y a dix ans, Aleks s’était débrouillé comme ça. Dix ans et deux longs séjours en prison pour des agressions armées plus tard, le couchsurfing reste sa façon de se loger par défaut. Aleks en résume ainsi le fonctionnement : «dans le fond, tu squattes d’une place à l’autre sans dormir dehors». 

Comme une proportion insoupçonnée de Québécois, Aleks vit une forme méconnue d’itinérance — l’«itinérance cachée» — qui le place dans une situation précaire et freine sa réinsertion sociale. 

Tout juste publié, un rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) montre l’ampleur nationale de l’«itinérance cachée», un phénomène qui transcende les tranches d’âge et les classes sociales, mais frappe davantage les plus vulnérables. 

Au Québec, environ 7 % des personnes de 15 ans et plus vivant dans un ménage non institutionnel ont déjà vécu un épisode d’itinérance cachée au cours de leur vie, note le rapport. Cette «proportion est sensiblement plus élevée» que celle qui est estimée pour l’itinérance visible, soit 0,9 %, note l’ISQ. 

On parle d’itinérance cachée lorsqu’une personne est obligée d’habiter temporairement chez un membre de la famille, des amis, dans une voiture ou ailleurs parce qu’elle n’a nulle part ailleurs où habiter. L’itinérance visible consiste plutôt à vivre dans des lieux qui ne sont pas destinés à l’habitation humaine, comme dans la rue, les ruelles ou sur les trottoirs, dans des édifices abandonnés ou encore dans des centres d’hébergement et des refuges d’urgence. 

«L’itinérance, ce n’est absolument pas juste les gens qui vivent dans la rue», souligne Marie-Andrée Gravel, analyste à l’ISQ et autrice du rapport, réalisé à partir des données de l’Enquête sociale générale de 2014 de Statistique Canada. 

Derrière les murs des maisons ou des appartements, il y a aussi des gens qui n’ont pas d’adresse et qui doivent changer sans cesse de logis. L’itinérance qu’on voit dans la rue, c’est «vraiment la pointe de l’iceberg», dit Jimena Michea, coordonnatrice du Regroupement pour l’aider aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIC).

Chez les femmes, notamment, l’itinérance «commence avant la rue», souligne Mme Michea. Avant d’en arriver là et d’être séparées de leurs enfants, elles vont épuiser tout leur réseau, quitte, parfois, à dormir chez un conjoint violent. 

Chez les hommes, la majeure partie de l’itinérance est aussi invisible. À peu près personne, par exemple, ne savait qu’à l’automne 2016, Aleks dormait sur un petit matelas dans le cabanon chez un de ses amis. À côté de vélos, de pelles, de seaux et d’outils de jardin, il s’allongeait dans un sac de couchage et s’enroulait dans une couverture en espérant que les nuits d’octobre et de novembre ne soient pas trop froides. 

Même avec une chaufferette portative, il grelottait souvent. «Dans le cabanon, il y a avait trop de craques», dit Aleks. Il essayait de bloquer l’air avec des serviettes, en vain. «Le froid, il me réveillait pas mal», se souvient-il. 

Facteurs de risques 

Le parcours d’Aleks recoupe plusieurs des facteurs de risques de l’itinérance cachée identifiés par l’ISQ. Battu par son père, agressé sexuellement par son frère et placé en Centre jeunesse, Aleks a eu plus tard des problèmes de drogue et d’alcool et des démêlés avec la police et la justice, témoigne-t-il. 

La proportion de la population ayant déjà vécu un épisode d’itinérance cachée est significativement plus élevée chez les personnes ayant subi de la violence physique et sexuelle durant l’enfance, ayant été en contact avec le système de justice et ayant un faible niveau de confiance envers le service de police. 

L’ISQ a aussi détecté un lien significatif entre le fait d’avoir déjà vécu un épisode d’itinérance cachée et certaines habitudes de consommation d’alcool et de drogues. 

Directrice générale du SQUAT Basse-Ville, Véronique Girard constate que l’instabilité de l’hébergement a des répercussions dans plusieurs autres sphères de la vie des personnes qui vivent de l’itinérance cachée. 

«Quand t’as pas un toit au-dessus de la tête garanti à tous les soirs, c’est difficile d’envisager de te maintenir dans le réseau scolaire ou de prendre le temps d’étudier», dit Mme Girard. «C’est dur aussi d’envisager d’avoir un travail stable, parce que t’es jamais sûr d’avoir une place où coucher».

À 5,9 millions $, la maison la plus chère mise en vente à Québec [PHOTOS]

La Capitale

À 5,9 millions $, la maison la plus chère mise en vente à Québec [PHOTOS]

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
La maison la plus chère à avoir été mise en vente à Québec est disponible si vous êtes prêt à allonger aussi peu que… 5,9 millions$. La résidence, située sur un domaine de quatre acres bordé par un parc, en bordure du lac Saint-Augustin, à Saint-Augustin-de-Desmaures, compte 38 pièces totalisant près de 1400 mètres carrés.

Au bout du fil, la courtière Patricia Deguara, chargée de la vente, manque de qualificatifs pour décrire cette demeure de prestige, située sur la rue de l’Hêtrière. «C’est une réussite architecturale hors du commun. Je n’ai jamais vu une maison aussi bien pensée», glisse-t-elle. Pour quelqu’un qui veut s’offrir ce qu’il y a de meilleur, c’est la propriété parfaite.»

Lévis dégage un surplus malgré la COVID-19

COVID-19

Lévis dégage un surplus malgré la COVID-19

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La Ville de Lévis dégage un surplus de 7,4 millions $ à la lumière de sa plus récente mise à jour économique.

Gilles Lehouillier a dévoilé ces résultats, lundi, quelques heures avant la séance du conseil municipal. «Nous avons réussi grâce a une gestion serrée des dépenses et à une reprise économique vigoureuse», a fièrement lancé le maire.

Ce surplus est rendu possible malgré la pandémie qui a provoqué une baisse des revenus et des dépenses additionnelles de 5,6 millions $. Pour équilibrer le budget, la Ville a principalement coupé 4,8 millions $ dans la masse salariale et 2,2 millions dans d’autres dépenses courantes.

Transport en commun

La Ville s’en tire bien même au chapitre du transport en commun, qui a pourtant subi une diminution radicale de revenus au printemps. «Au pire, nous allons terminer l’année avec un manque à gagner de 250 000 $», a précisé M. Lehouillier.

Selon lui, Lévis peut maintenant compter sur l’effervescence du marché immobilier pour aider les finances de la Ville. Signe que la reprise est bien réelle, le maire souligne que 89 % des contribuables respectent les délais de paiement de taxes.

Des voisins dans la cour arrière... à moins de payer 3,3 millions $

La Capitale

Des voisins dans la cour arrière... à moins de payer 3,3 millions $

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Quelque 125 propriétaires du secteur Neufchâtel risquent de voir pousser des maisons de bon volume pratiquement dans leur cour arrière… À moins qu’ils trouvent rapidement 3,3 millions $ pour racheter de grands lots dont veut se débarrasser Hydro-Québec.

Cindy Ouellet et sa famille font partie des résidents concernés. Elle sent l’urgence : «Le temps joue contre nous.»

Il faut dire que l’appel d’offres pour la mise en vente sera diffusé le 15 septembre, confirme au Soleil Marc-Antoine Ruest, conseiller relations avec le milieu chez Hydro-Québec. Toutes les promesses d’achat devront être reçues avant le 4 novembre. 

Et il est tout à fait probable que des développeurs immobiliers soient intéressés.

Où est-ce?

Avant de poursuivre, dessinons le quadrilatère qui stimule les convoitises afin de nous situer géographiquement. Nous sommes donc dans le quartier Neufchâtel. D’un côté, il y a le boulevard de l’Ormière, à l’autre extrémité la rivière Saint-Charles. La rue Pincourt représente le troisième côté, les rues Bazire et Arbour forment le dernier.

Nous sommes dans un quartier typique de la périphérie avec ses bungalows et ses maisons jumelées.

Mais au cœur du rectangle allongé que nous venons de tracer se trouve un vaste gazon de grande valeur appartenant à Hydro-Québec. Les 125 cours des 125 maisons plantées sur les quatre côtés donnent sur cette friche.

Dans le groupe, il y a la maison familiale de Cindy Ouellet. Et depuis aussi loin qu’elle se souvient, peut-être 30 ans, ses parents et elle louent une parcelle du gazon à Hydro-Québec qui leur a ainsi permis de repousser leur horizon, d’installer une haie. D’autres voisins ont fait de même en signant un «bail de location à des fins d’embellissement et de jardinage».

Sauf que le 30 juin dernier, au lieu de recevoir un avis de renouvellement pour le bail, comme chaque 5 ans, Mme Ouellet et ses voisins ont plutôt reçu un avis de «vente prochaine des terrains adjacents à votre propriété». 

C’est que les trois lots qui forment le spacieux rectangle vert sont aujourd’hui classés «excédentaires» par Hydro-Québec, explique Marc-Antoine Ruest. «Sur ces trois lots passait une ligne à haute tension. On a démantelé cette ligne de 25 kilomètres il y a quelques années, […] en 2018.»

La société d’État avait cependant conservé le gazon de Neufchâtel. Elle l’a d’abord proposé à la Ville, qui a décliné. Il sera finalement cédé au plus dépensier.

Tout ou rien

Quand ils ont pris connaissance du dessein, certains riverains ont saisi leur téléphone et demandé à la société d’État comment procéder pour acquérir leur parcelle. «On pensait, nous les résidents, qu’on aurait l’occasion d’acheter. […] J’aurais voulu qu’Hydro-Québec nous offre le terrain.»

Impossible, à moins qu’ils se regroupent afin d’acquérir chacun des trois lots dans leur ensemble, leur a-t-on répondu.

Pourquoi? La réponse est venue dans une nouvelle lettre postée en août. Puisque les lots «présentent un potentiel de développement», puisque des constructeurs pourraient s’y intéresser pour ériger de nouveaux bâtiments et une rue, «[ils] seront vendus dans leur entièreté, ensemble ou séparément».

«On ne peut pas vendre le terrain par morceaux, on ne peut pas morceler les lots», ajoute Marc-Antoine Ruest. Sinon, il ne pourra plus être «développé».

Leur valeur au rôle d’évaluation municipal : 1980 000 $. Prix demandé par Hydro-Québec : 3265 000 $.

Pourquoi un tel écart? La société d’État doit gérer les fonds publics avec efficience, explique Marc-Antoine Ruest. Elle doit exiger la valeur marchande. 

Pas tous intéressés

Cindy Ouellet, enseignante, a pris le taureau par les cornes. Elle a cogné aux portes pour former un groupe d’achat. Mais tous ne sont pas intéressés, tous n’ont pas les moyens, surtout en ces temps de ralentissement économique, affirme-t-elle.

À proximité de sa maison, le taux d’appui à son projet tourne autour de 77 %. Un peu plus à l’ouest, il tombe à 56 % pour remonter à 76 % à l’autre extrémité du gazon, a-t-elle calculé.

La citoyenne n’a pas lâché pour autant. 

Mme Ouellet a interpellé le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles, responsable du territoire québécois. Là, le relationniste de presse Sylvain Carrier, renvoie la balle vers la société d’État : «Hydro-Québec est un propriétaire et, à ce titre, elle gère de façon indépendante ses propriétés.»

Elle a aussi contacté la mairie de la capitale; peut-être serait-ce un beau site pour aménager un parc? a-t-elle fait valoir. La citoyenne est restée avec l’impression que la cause est entendue, que la Ville rêve de nouvelles constructions, de taxes.

«La Ville n’a pas manifesté son intérêt d’acquérir les lots», fait d’ailleurs remarquer Audrey Perreault, conseillère en communication municipale. Elle ajoute : «Le zonage actuel permet le développement résidentiel.»

À moins d’un revirement, une nouvelle rue, avec de nouvelles maisons, pourrait donc apparaître dans Neufchâtel, là où trônaient des pylônes. Il y a de la place : 49 274 mètres carrés ou 530 381 pieds carrés.

Un développement résidentiel «menace» l'avenir du Boisé Neilson [PHOTOS]

La Capitale

Un développement résidentiel «menace» l'avenir du Boisé Neilson [PHOTOS]

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Des citoyens sont inquiets pour l’avenir du Boisé Neilson. Le projet de développement résidentiel de la Ville de Québec dans ce secteur de Sainte-Foy leur fait craindre la disparition de 60% du boisé au profit de la construction de nouvelles unités.

«Nous nous opposons au projet de la Ville de Québec qui permettrait la construction de plus de 1000 logements dans des tours allant jusqu’à huit étages sur 60% du Boisé Neilson, un milieu naturel d’intérêt répertorié par la Ville.» Telle est la position d’un nouveau regroupement de citoyens, Les Amis du Boisé Neilson, sur le projet planifié par l’administration Labeaume.  

Depuis juillet, quelques dizaines de personnes se mobilisent pour assurer la conservation «intégrale» du boisé. Samedi, des membres se sont portés à la défense de l’«écosystème forestier exceptionnel» en tenant une corvée de nettoyage et un kiosque d’information.  

Les élus municipaux de l’arrondissement ont même accepté de les rencontrer, lundi prochain. Le porte-parole des Amis du Boisé Neilson, Daniel Desroches, souhaite entamer avec eux un «dialogue constructif».  

Le cimetière St. Patrick s’agrandit [VIDÉO]

La Capitale

Le cimetière St. Patrick s’agrandit [VIDÉO]

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
Sa capacité presque atteinte, le cimetière St. Patrick, l’un des plus anciens de Québec, lance un projet d’agrandissement qui accueillera à terme quelque 200 lots de sépulture supplémentaires. Si tout va comme prévu, les travaux devraient être terminés au printemps prochain.

Plans et croquis en main, le surintendant Robert Beaudoin montre au Soleil l’endroit où ont été amorcés les travaux, à droite, au sortir du chemin ombragé qui serpente depuis le chemin Saint-Louis. Une grille en fer forgé, en face de la rue Sheppard, indique l’une des deux entrées. «Il n’y a pas beaucoup de personnes qui savent qu’il y a un cimetière ici. C’est un endroit caché, très isolé des routes passantes.»

Le cimetière St. Patrick est intimement lié à l’histoire de la communauté irlandaise catholique de la capitale. Sur les stèles, les noms évoquent ces racines celtiques qui courent ici depuis 1879. Y dorment pour l’éternité les McGrath, Connell, Walsh et autres O’Connor, inhumés aux côtés de défunts aux patronymes québécois de souche. Au total, l’endroit compte plus de 15 000 morts répartis dans quelque 5000 lots.

Au cœur du chantier du Hilton Québec [PHOTOS ET VIDÉO]

La Capitale

Au cœur du chantier du Hilton Québec [PHOTOS ET VIDÉO]

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Le Hilton Québec aura été fermé durant une année complète pour procéder à des rénovations majeures. Un moment bien choisi, direz-vous, alors que l’industrie hôtelière tourne au ralenti. Avec ses chambres neuves et  ses espaces conviviaux dans un décor contemporain, l’hôtel du Vieux-Québec sera méconnaissable. Incursion au cœur du chantier de l’un des plus gros hôtels de la Capitale.

Près de l’entrée principale, les travailleurs fourmillent. Ils sont partout, pour parvenir à accueillir les premiers visiteurs en janvier 2021. Un véritable chantier est en cours entre les murs du Hilton Québec. Au total, pas moins de 70 M$ ont été investis dans la refonte majeure de l’intérieur et de l’extérieur du bâtiment. Les plus gros travaux de l’histoire du bâtiment de 1974, dit-on.

Un monument de la rue Cartier n’est plus

La Capitale

Un monument de la rue Cartier n’est plus

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
L’un des plus anciens et illustres personnages de la rue Cartier, Camille Drouin, ancien propriétaire de l’épicerie Provisions inc. de la rue Cartier, est décédé mardi à l’âge de 81 ans. Tous les habitants du quartier ont croisé un jour ou l’autre ce bourreau de travail qui avait toujours un bon mot pour ses clients.

Depuis l’annonce de sa mort, les commentaires abondent sur la page Facebook de cette épicerie indépendante que le disparu avait fondée en 1949 avec son père Albert. Tous ont rappelé sa bienveillance, son souci des clients, son sens de l’humour, sa persévérance au travail.

«Tout le monde le connaissait. Moi j’appelle ça un monument, je ne me sens pas gêné de le dire. C’en était un», confie avec émotion l’un de ses trois fils, Vincent, qui a pris la relève du commerce.

Camille Drouin n’a jamais compté ses heures. Tôt le matin, il donnait un coup de main aux livreurs. Pendant la belle saison, il sortait fruits et légumes frais devant le commerce. On le retrouvait parfois à la caisse enregistreuse. Chaque soir, il venait fermer l’épicerie. Un vrai bourreau de travail, confie son fils.

«Il a commencé à 17 ans. Depuis sept ou huit ans, il venait le matin et prenait congé l’après-midi, mais il revenait toujours le soir. Il restait en haut de l’épicerie. C’est en bas qu’il se sentait bien. Il a toujours travaillé, il n’a rien fait d’autre, il n’a même pas voyagé.»

Depuis quelques années, sa santé avait décliné. L’octogénaire était affligé de trois cancers. Il demeurait depuis un moment au pavillon Saint-Dominique où il a rendu l’âme, à quelques jours de ses 82 ans.

Vincent Drouin conserve du défunt l’image d’un homme sociable, qui connaissait tout le monde dans le quartier Montcalm. «Mon père était aimé de tout le monde, ça c’est certain. Personne pourrait parler en mal de lui. On perd un gros morceau, mon morceau à moi...»

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L’ouverture du Centre de glaces de Québec remise à l’automne 2021 [VIDÉO]

La Capitale

L’ouverture du Centre de glaces de Québec remise à l’automne 2021 [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La construction du Centre de glaces de Québec respectera l’enveloppe budgétaire de 68,7 millions de dollars. Mais la pandémie a eu raison de l’échéancier des travaux qui seront terminés à l’hiver 2021.  

Promis d’abord en août/septembre, puis en octobre 2020, le futur haut lieu du patinage de vitesse longue et courte piste sera terminé en février 2021. Le centre dont l’érection a débuté en septembre 2018 pourra rouvrir ses portes au public et à l’entraînement seulement à l’automne 2021.

Un propriétaire d'un salon de Québec craint une éclosion dans le monde des quilles

La Capitale

Un propriétaire d'un salon de Québec craint une éclosion dans le monde des quilles

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
Le propriétaire d’un salon de quilles de Québec, Jocelyn Faucher, qui se dit très strict sur les mesures sanitaires, craint une éclosion du coronavirus dans son secteur d’activités au vu du laxisme démontré par certains de ses collègues.

«Il faut se réveiller, sinon il va y avoir une éclosion dans les quilles. C’est moi qui vais payer, et ça me tente pas», laisse tomber M. Faucher, propriétaire depuis 13 ans du salon Quillorama Frontenac, sur le boulevard Charest.

Depuis la réouverture de son établissement, le 7 juillet, Jocelyn Faucher n’a pas lésiné sur les moyens afin de rendre l’endroit le plus sécuritaire possible pour les quelque 2000 amateurs de quilles qui font partie de ses ligues, dont plusieurs sont d’un âge vénérable. «J’ai un monsieur de 97 ans qui vient jouer trois fois par semaine.»

Port du masque, mesure de distanciation, gel désinfectant, personnel supplémentaire, autant de mesures qui lui font dire qu’il est «sur la coche» en la matière, prenant à témoin des inspecteurs de la CNESST.

M. Faucher tient même un registre de toutes les personnes qui fréquentent son salon. «Je peux te dire qui est venu chez nous depuis le début de juillet, jour par jour, date par date», mentionne-t-il.

Or, la situation qui prévaudrait dans d’autres salles de quilles de la capitale, où les joueurs sont presque laissés libres de faire ce qu’il leur plaît, l’incite à appréhender le pire. Des vidéos en sa possession témoigneraient d’un laisser-aller. «C’est le free for all dans les quilles, c’est épouvantable.»

Projet Laurentia: «Ce n’est pas les Nordiques contre le Canadien» [VIDÉO]

La Capitale

Projet Laurentia: «Ce n’est pas les Nordiques contre le Canadien» [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le leader parlementaire du gouvernement Trudeau, Pablo Rodriguez, soutient que les projets de terminal de conteneurs de Montréal et Québec peuvent «se faire en parallèle».

Le lieutenant du premier ministre au Québec était de passage dans la capitale, mercredi. Il en a profité pour calmer les craintes du maire Labeaume. Ce dernier accuse le travail fait en coulisse par des acteurs économiques de Montréal pour faire avorter le projet de terminal de conteneurs du Port de Québec au profit de celui de Contrecoeur sur la Rive-Sud de Montréal. 

Et quoi de mieux qu’une bonne analogie sportive pour se faire comprendre ? «Il n’y a pas d’opposition entre Montréal et Québec. Ce n’est pas les Nordiques contre le Canadien. C’est plutôt l’équipe Canada contre les Russes en 1972», a-t-il indiqué.

Tout au plus, précise-t-il, les députés défendent comme il est normal de le faire les projets de leur territoire, de leur comté. «Il faut regarder les deux comme des projets qui peuvent se faire en parallèle. Les deux sont importants pour le Québec. On appuie l’avancement de toute forme économique que ce soit.»

Le matin de la venue de M. Rodriguez, Radio-Canada diffusait un avis de Pêches et Océans Canada selon lequel le projet Laurentia de 775 millions $ du Port de Québec détruirait le site de reproduction du bar rayé à Beauport. 

Ni M. Rodriguez ni le maire n’ont voulu commenter cette nouvelle, prétextant ne pas détenir suffisamment d’information. Même sans un appui ferme, M. Labeaume semblait satisfait des commentaires de M. Rodriguez.

«La bonne nouvelle est que Pablo a dit que les deux projets peuvent se construire, a commenté le maire. On va les laisser travailler un peu. On ne peut pas péter les plombs aux deux jours.»

Le maire et le PDG du Port de Québec, Mario Girard, martèlent que les deux projets sont complémentaires et s’adressent à deux marchés différents. Celui de Québec peut accueillir des navires de plus grande taille en raison de la profondeur du fleuve à cet endroit. Sans projet, M. Labeaume évoque une perte économique pour le pays du fait que des marchandises prendront la route de ports de la côte est américaine.

Appel à projets pour des ruelles plus vertes [VIDÉO]

La Capitale

Appel à projets pour des ruelles plus vertes [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La Ville de Québec lance un appel aux citoyens de Limoilou pour des projets de verdissement de leur ruelle dont 80 % des coûts peuvent être remboursés.

«À la fois, cours arrières, terrains de jeux, lieux de passage et de rencontre, les ruelles font partie intégrante du paysage de Limoilou», a souligné le maire. Cet appel à projets vise le contrôle des îlots de chaleur. 

Selon des données compilées en 2015, les indices de canopée des quartiers de Lairet, Maizerets et du Vieux-Limoilou représentaient respectivement 18 %, 17 % et 13 %. En comparaison, les indices des quartiers Montcalm et Sillery se situaient à 22 % et 42 %.

COVID-19: la Capitale-Nationale passe au code jaune [PHOTOS]

COVID-19

COVID-19: la Capitale-Nationale passe au code jaune [PHOTOS]

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
La Capitale-Nationale est, avec les régions de l’Outaouais, de l’Estrie et de Laval, passée en mode «préalerte», ou au jaune, selon le nouveau système de surveillance de la COVID-19 établi par le gouvernement. Cela signifie que «des feux sont allumés» et qu’il faut redoubler de vigilance, a résumé mardi le ministre de la Santé, Christian Dubé. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a d’ailleurs annoncé l’ouverture mercredi d’un troisième centre de dépistage sans rendez-vous dans l’ouest de la ville de Québec.

Pour le ministre Dubé, une région en préalerte signifie notamment qu’il «va y avoir plus de communication et d’actions de santé publique, plus d’inspections, plus de gens sur le terrain». «Les gens vont le voir qu’ils sont dans une région qui est plus à risque, ils vont le sentir», a-t-il expliqué en conférence de presse. 

«Ensuite on va inviter plus de groupes spécifiques à se faire tester. Vous l’avez vu dans la région de Québec, ce qui est arrivé [avec le karaoké au bar Kirouac], malheureusement, c’est rendu à avoir un impact sur les écoles. C’est triste ce qui arrive là!» a laissé tomber le ministre, précisant qu’il y aura aussi «des contraventions supplémentaires, ça, c’est sûr». «On avait été indulgent à date, on va en donner plus», a-t-il prévenu.

Vérification faite auprès du Service de police de Québec (SPVQ), les enquêtes entourant le bar Kirouac, son tenancier et le ou les client(s) infecté(s) par le virus qui aurai(en)t fait fi des consignes d’isolement en visitant d’autres établissements n’auraient révélé «aucune infraction criminelle». 

Le SPVQ a également indiqué qu’aucun constat d’infraction n’avait été remis lors des patrouilles préventives effectuées dans les bars de Québec durant le long congé de la Fête du Travail. 

La semaine dernière, la Direction de santé publique de la Capitale-Nationale avait dû émettre des ordonnances pour forcer un individu à s’isoler et un autre à collaborer à une enquête épidémiologique.

À propos du niveau de préalerte attribué à la Capitale-Nationale, le directeur régional de santé publique par intérim, le Dr Jacques Girard, a tenu à souligner mardi que «nous avons tous une responsabilité pour limiter la transmission du virus».

«Il faut aujourd’hui se reconnecter rapidement à la réalité, appliquer plus vigoureusement et renforcer les mesures de base, tout en limitant nos contacts dans les prochaines semaines. C’est une invitation à la vigilance et à la prudence, surtout lors de rassemblements. J’invite tous les citoyens à prendre cette préalerte très au sérieux et à assumer leurs responsabilités pour limiter la transmission de la COVID‐19 dans notre région», a déclaré par voie de communiqué le Dr Girard, tout en réitérant «l’importance pour ceux qui ont des symptômes d’aller se faire dépister rapidement et de demeurer isolés en attendant leur résultat».

39 nouveaux cas

Dans son bilan de lundi, le CIUSSS de la Capitale-Nationale faisait état de 51 nouveaux cas de COVID-19 en 24 heures, un record depuis le début de la pandémie. 

Mardi, 39 nouveaux cas se sont ajoutés dans la région, pour un total de 144 depuis vendredi. Pour une sixième journée, la Capitale-Nationale était mardi au-dessus de la barre des 20 cas quotidiens par million d’habitants fixée par le ministre Dubé, qui considère ce seuil comme une reprise de la pandémie, après l’accalmie estivale.

Déneigement: la Ville de Québec mise sur la fréquence du grattage

La Capitale

Déneigement: la Ville de Québec mise sur la fréquence du grattage

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La Ville de Québec augmentera dès cette saison la fréquence de grattage des trottoirs et du réseau routier entretenus en régie. C’est la priorité des priorités qui se dégage de la nouvelle politique de déneigement maintenant connue sous le nom de politique de viabilité hivernale.

Même si le nouveau vocable n’en fait pas mention, c’est bien de déneigement dont il est question avec cette politique issue de consultations menées depuis 2018 avec les citoyens, divers organismes et des représentants de l’industrie. 

«C’est le résultat de plusieurs mois de travail. C’est une politique progressive, mieux adaptée aux réalités de chaque quartier, dont les premiers effets se feront sentir dès cet hiver», explique le conseiller Jérémie Ernould, responsable des travaux publics, qui se donne trois ans pour la même en application dans tous les secteurs de la Ville.

Priorité aux trottoirs

Chaque hiver, la piètre qualité du déblaiement des trottoirs fait l’objet de nombreuses plaintes. La Ville veut y remédier en augmentant la fréquence de grattage. «On va gratter plus souvent. Les chenillettes vont sortir plus tôt, à 3 cm plutôt que 5 cm,  pour éviter qu’une couche de neige se forme», explique Simon April, directeur par intérim de la division de l’entretien des voies de circulation.

De plus, 100% des trottoirs seront déneigés plutôt que 75% comme actuellement. Seuls ceux qui présentent des contraintes techniques resteront enneigés pendant les précipitations.

Aussi, plusieurs trottoirs classés en priorité un seront grattés au béton, dont 50% des cheminements scolaires et des parties du centre-ville. D’ailleurs, la classification passe de trois à deux niveaux de priorité. Certains trottoirs grimpent d’un échelon avec la nouvelle classification.

Enfin, la Ville introduit le critère de la vulnérabilité de la clientèle, et non seulement d’achalandage, pour classer un trottoir dans la catégorie un. Le manque d’accessibilité aux personnes âgées, handicapées et aux enfants, est une critique souvent formulée.

L’accessibilité aux cyclistes sera aussi améliorée. D’ici trois ans, la Ville souhaite entretenir une cinquantaine de kilomètres de pistes cyclables. Dès cet hiver, celles dans les axes Père-Marquette et  Pierre-Bertrand entre Desrochers et Lebourgneuf seront déneigées.

7,5 cm plutôt que 10

Les automobilistes ne sont pas en reste. Le déclenchement des opérations d’enlèvement de la neige sera donné à 7,5 cm plutôt que 10 cm sur les artères commerciales entretenues en régie: Maguire, Cartier, Saint-Joseph (de Dorchester à Du Pont), Saint-Jean (à partir de Salaberry) et Saint-Paul.

À terme, la politique compte également améliorer la pratique de soufflage dans les quartiers résidentiels, qui consiste à pousser la neige de façon optimale sur le côté pour limiter les dégâts sur les terrains des résidents et réduire le temps d’interdiction de stationnement. Le projet-pilote mené la saison dernière a connu des résultats mitigés, mais mérite de se poursuivre dans certains quartiers.

Résultats mitigés

Une autre expérience menée est le déneigement en alternance, surtout dans les quartiers centraux, pour améliorer l’offre de stationnement «près de chez-vous» pendant les opérations d’enlèvement de la neige. Les résultats ne sont pas ceux espérés. Par exemple, les délais de déneigement sont plus longs et créent de l’insatisfaction. La Ville devra identifier les endroits où il y a un gain réel. D’autres avenues pourraient être envisagées.

Enfin, le projet-pilote de déblaiement des abribus prend fin puisque les usagers n’ont constaté aucune amélioration.

Plus d’argent

Ces améliorations ont un coût. Le conseiller Ernould prévoit une hausse du coût d’entretien annuel de 6,8 millions $. Cette somme s’ajoute au budget de 61,6 millions $. La Ville devra aussi faire l’acquisition de 20 chenillettes supplémentaires et de 500 nouveaux feux de déneigement pour 8 millions $.

La Ville débute les améliorations sur les travaux faits en régie pour éviter de rouvrir des contrats déjà octroyés. Pour l’heure, Québec entretient 54% du réseau alors que 46% sont sous la responsabilité du privé.

En février, la Ville de Québec allongeait 103 000 $ pour réaliser une étude économique et financière sur l’évolution de l’industrie du déneigement. Elle déterminera les principaux enjeux liés à la transformation de l’industrie du déneigement. À l’automne 2019, la Ville observait une explosion des coûts des soumissions avec une hausse moyenne observée de 19 % pour 11 des 45 zones déneigées par des entrepreneurs. 

Les résultats de l’étude seront connus en octobre. D’ici là, la Ville ne démontre aucune intention ferme de reprendre plus de contrats en régie étant donné la montée des prix. Il faut dire que les hausses subies en 2020 sont moindres qu’à l’automne 2019.

Les citoyens ont jusqu’au 28 septembre pour participer à la période de consultation en ligne. Les citoyens sont invités à déposer leurs commentaires sur le projet de politique de viabilité hivernale à l’adresse suivant: https://participationcitoyenne.ville.quebec.qc.ca/

Tramway: la CAQ doit lâcher le <em>brake</em> à bras, martèle Zanetti

La Capitale

Tramway: la CAQ doit lâcher le brake à bras, martèle Zanetti

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
À la veille de son caucus de pré-session qui s’amorce ce mardi à Wendake, Québec solidaire (QS) réitère ses priorités. Le transport structurant à Québec demeure au cœur des batailles qu’entend mener le député de Jean-Lesage, Sol Zanetti, dans la région.  

Septembre devait être le mois où l’appel de propositions pour le projet de tramway serait lancé, selon l’échéancier initial. Depuis que le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) maintient sa position d’attendre le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour aller de l’avant, le projet risque de prendre du retard, craint Sol Zanetti. La parution des recommandations n’est prévue qu’en novembre.  

«Il faut que gouvernement aille de l’avant et arrête de ralentir ce projet-là. On lui demande de retirer sa main du brake à bras et de le laisser suivre son cours normal», martèle le député solidaire en entrevue avec Le Soleil.  

Tout comme la Ville, QS dénonce le gouvernement de «retarder inutilement» l’avancement du dossier du tramway. Sol Zanetti déplore particulièrement le «faux prétexte» défendu par la CAQ avant de se prononcer.  

«Leur prétexte, c’est d’attendre le BAPE. La réalité, c’est qu’il n’est absolument pas nécessaire d’attendre les résultats du BAPE, on pourra les intégrer en cours de route les conclusions. C’est un faux argument qui ralentit énormément le processus du projet [...] et qui donne l'impression que la CAQ n'a jamais été un sincère partenaire du projet, même si le parti s'est du bout des lèvres engagé à le supporter, en campagne électorale», regrette-t-il.  

«Deux poids, deux mesures» 

La CAQ avait pourtant montré sa volonté d’accélérer les projets d’infrastructures, avec le dévoilement en grande pompe de son projet de loi 61 au printemps. Face aux critiques des partis d’opposition, le gouvernement de François Legault l’a abandonné, mais doit déposer un nouveau projet de loi toujours dans l’optique d’accélérer les chantiers. 

«Deux poids, deux mesures», estime Zanetti, alors que la CAQ «met sur la glace» le projet de tramway. «D’un côté, on a un gouvernement qui est pressé quand il s’agit de construction d’autoroutes, mais quand il s’agit de transport en commun et de l’environnement, il ose utiliser des prétextes faussement environnementaux pour le ralentir.» 

«Si le but [de la CAQ] c’était vraiment de se concentrer sur l’environnement et d’accélérer la relance économique, ils appuieraient le tramway à fond la caisse. Ils mettraient dans le projet les 700 M$ qui manquent pour qu’on ait un trambus qui dessert bien les banlieues», réitère le député de Jean-Lesage, qui estime que les gens de Québec ont «besoin» d’un réseau de transport structurant. «Mais le gouvernement fait tout le contraire: il dit qu'il n'y aura pas de dépassement de coûts et il abandonne des morceaux du projet.»

«Québec est une ville qui, du point de vue du transport en commun, est en retard par rapport aux villes similaires d’Amérique du Nord», maintient-il. 

Télétravail? 

Et l’engouement pour le télétravail, en contexte de pandémie, ne changera pas la donne, selon lui. Même s’il pense que le travail à la maison pourrait contribuer à remettre en question la nécessité d’un troisième lien, le tramway, lui, s’avèrera tout aussi pertinent lorsque les mesures de déconfinement auront cessé, prévoit-il. 

«On n’en fera jamais trop pour limiter les gaz à effet de serre dans nos déplacements dans une ville comme Québec, une ville en expansion. Là où le tramway va être installé, il y a déjà un fort achalandage et c’est certain qu’il va y avoir un regain.»  

«Le tramway, on en a tout autant besoin sinon plus qu’au début [du projet]. On est en 2020, c’est l’année charnière identifiée par les climatologues où il faut mettre de l’avant des politiques de lutte aux changements climatiques drastiques si on veut avoir une chance de limiter le changement climatique», conclut Sol Zanetti.  

Rentrée parlementaire 

La nouvelle session parlementaire s'entame le 15 septembre. 

Elle sera toutefois bien particulière, alors que pas plus de 37 des 125 députés pourront siéger en même temps au Salon bleu, incluant le président. La mesure sera révisée après quatre semaines de travaux parlementaires, le 9 octobre. 

Pont de Québec: un rachat du fédéral est la seule solution

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Pont de Québec: un rachat du fédéral est la seule solution

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La recommandation faite au gouvernement fédéral de racheter le pont de Québec pour le restaurer est «la seule solution», soutient Régis Labeaume. De son côté, le président du Conseil du Trésor, Jean-Yves Duclos, estime que la destination est «de plus en plus claire».

Le maire et le ministre fédéral commentaient vendredi l’article publié le matin même dans le Journal de Québec. On y apprenait que le rachat par Ottawa du pont de Québec était la seule solution «viable», estime Yvon Charest, ex-grand patron de l’Industrielle Alliance, négociateur nommé il y a un an pour trouver la meilleure solution afin de pérenniser l’ouvrage, symbole de la Ville de Québec.

«C’est la seule solution. Yvon Charest a raison. C’est un bien patrimonial. Il faut que le fédéral achète le pont de Québec, a laissé tomber Régis Labeaume. 

Ça fait quinze ans qu’on en parle. Plus on tarde, plus ça coûte cher.»

Le ministre Duclos appuie Labeaume dans le dossier du Port [VIDÉO]

La Capitale

Le ministre Duclos appuie Labeaume dans le dossier du Port [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le ministre fédéral Jean-Yves Duclos se désole du travail fait en coulisse par des acteurs économiques de Montréal pour faire avorter le projet de terminal de conteneurs du Port de Québec au profit de celui de la métropole.

«Il y a à Montréal, malheureusement, c’est à la fois incompréhensible et contreproductif, des intérêts qui font valoir que le projet du Port de Québec serait mauvais pour le Québec. Ce qui est totalement faux.»

Le président du Conseil du Trésor du Canada et député de Québec joint donc sa voix à celle du maire de Québec. Lundi, Régis Labeaume l’invitait à donner son appui au projet Laurentia de 775 millions $ du Port de Québec. Mais surtout, il levait un drapeau rouge quant à l’opposition qui s’organise dans la métropole pour que se concrétise le projet de terminal de conteneurs de Contrecoeur sur la rive sud de Montréal au détriment de celui de la capitale.

La capacité d’inscription aux loisirs fond à 50 % à Québec [VIDÉO]

La Capitale

La capacité d’inscription aux loisirs fond à 50 % à Québec [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La Ville de Québec offrira seulement la moitié des places habituellement disponibles pour sa programmation des loisirs de l’automne. C’est la faute à la COVID, pourrait chanter Plume.«Il y a moins de places disponibles, c’est inévitable», laisse tomber le maire de Québec.

«Il y a moins de places disponibles, c’est inévitable», laisse tomber le maire de Québec. Évidemment, il fait référence aux règles sanitaires et de distanciation imposées par la COVID. Et les loisirs n’y échappent pas.

Par exemple, 40% des cours aquatiques pour jeunes seront offerts et 30% des places seront disponibles. Chez les adultes, le pourcentage grimpe à 86 % des cours et 65 % des places disponibles. La programmation culturelle et artistique écope aussi avec 75 % des cours offerts et 50 % des places disponibles.

Guilbault et Labeaume affichent leur désaccord

La Capitale

Guilbault et Labeaume affichent leur désaccord

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
La ministre responsable de la capitale, Geneviève Guilbault, affirme que le projet de tramway et celui de desserte de la périphérie de Québec sont deux projets distincts alors que le maire de Québec les juge indissociables.

C’est la première fois, jeudi, que les deux élus exprimaient leur point de vue différent sur la même tribune depuis que le gouvernement du Québec a décidé en juillet d’analyser la nouvelle mouture du réseau structurant avant d’y donner son aval. 

La question est venue d’un journaliste qui demandait à Mme Guilbault si le projet de desserte des banlieues dans la capitale s’apparentait à celui entériné plus tôt cette semaine par le ministre des Transports à Montréal. Il prévoit des voies réservées pour le transport en commun et le covoiturage sur des tronçons autoroutiers dans le but de créer un corridor vers les stations du REM.

Mme Guilbault n’a pas voulu se prêter au jeu des comparaisons. «Est-ce qu’on faire le parallèle avec Montréal? La question se pose. Je ne suis pas en mesure de répondre oui ou non parce qu’il faut voir tous les tenants et aboutissants de ce qui se fait à Montréal.»

Pour le projet de couronne périphérique à Québec, elle reste sur sa position. «Le projet de réseau structurant c’est une chose et le projet de couronne périphérique est intéressant. Il faudra l’analyser comme le reste. On le fait en parallèle du projet de transport structurant. C’est deux projets différents, parce que c’est deux enveloppes différentes», réitère-t-elle, en ajoutant que la desserte des banlieues est une condition sine qua non au financement du projet de tramway.

Le maire réplique

«Geneviève dit que c’est un projet à part. Moi, je vous dis que ça fait partie de l’ensemble des choses. On n’est pas obligé d’être d’accord là-dessus, a répliqué le maire à la même question. Notre projet de couronne périphérique, c’est le développement de 56 kilomètres de voies réservées et d’accotements qui s’accrochent au projet de tramway. C’est un tout, cette affaire-là. Montréal le fait exactement comme nous. Si c’est bon pour Montréal, ça doit être bon pour Québec.»

Le gouvernement du Québec analyse la nouvelle mouture du tramway sans le trambus comme annoncé à la fin juin. Il a notamment commandé une nouvelle étude d’achalandage qui devrait être terminée au début de 2021. Le retrait du trambus était rendue nécessaire pour respecter l’enveloppe de 3,3 milliards de dollars. Se faisant, la Ville épargne 700 millions de dollars qui seront réinjecté dans les 22 km de rails du tramway, beaucoup plus coûteux que prévu.

L’usine de biométhanisation complétée à 40% [PHOTOS ET VIDÉO]

La Capitale

L’usine de biométhanisation complétée à 40% [PHOTOS ET VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Malgré l’arrêt du chantier pendant deux mois au printemps en raison de la COVID, l’usine de biométhanisation de 190 millions $ de la Ville de Québec sera en fonction comme prévu en 2022.

C’était visite de chantier, jeudi, sur le site de construction de l’usine qui permettra, enfin, la récupération des résidus alimentaires dans les foyers de la capitale.

Le maire de Québec se réjouit de l’avancement des travaux complétés à 40% même si la pandémie y a mis un frein momentanément au printemps. Il se réjouit surtout que l’ouverture des soumissions permet de croire au respect de l’enveloppe initiale de 190 millions $.

Une «haute» saison touristique à oublier pour les amuseurs publics

La Capitale

Une «haute» saison touristique à oublier pour les amuseurs publics

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
La longue fin de semaine de la fête du Travail mettra un terme à une «haute» saison à oublier pour les musiciens de rue et autres amuseurs publics qui étaient, comme les touristes, bien moins nombreux cette année.

Le férié du début septembre est synonyme de retour au bercail pour les vacanciers, de retour au travail et aux études, fait remarquer Marc Lavigne de l’Association des amuseurs musiciens. «Ce sera très très tranquille.»

Pas qu’il y avait foule durant les mois chauds. «C’était au ralenti c’est le moins qu’on puisse dire.» Mais il y a eu des estivants québécois dans les rues, surtout durant les deux semaines des vacances de la construction, a-t-il observé.

Rien cependant pour réchapper la saison qui a débuté… à la maison. «On a été confiné une bonne partie de l’été.» Mai et juin ont été perdus; les artistes de la rue ont finalement obtenu l’autorisation de s’offrir en spectacle dans le coin de la Saint-Jean-Baptiste.

En plus, note M. Lavigne, peu de passants avaient de la monnaie en poche, le paiement par carte de plastique s’étant généralisé afin de freiner la COVID-19. «Le monde n’ont pas d’argent, ils ont des cartes de crédit… C’est dur de recevoir des sous.»

C’est aussi pour contenir le coronavirus SARS-CoV-2 que les musiciens comme lui n’avaient pas la permission, jusqu’à récemment, de vendre leurs enregistrements, leurs CD, dit-il. 

«Quelques-uns»

«On était quand même quelques-uns», tempère Marc Lavigne. Lui à jouer dans le Petit-Champlain à l’occasion. Rien à voir avec les années fastes, cependant.

Les données compilées par la Ville confirment. En moyenne, autour de 200 personnes acquièrent un permis d’amuseurs chaque année dans la capitale. En 2019, ils étaient 186, indique au Soleil David O’Brien, chef d’équipe aux communications.

Cet été, ils étaient 90 : 75 musiciens et 15 amuseurs d’animation. «Tous résidents du Québec, majoritairement de la ville de Québec.»

L’administration municipale tenait à leur présence dans les rues. Les élus ont voté un rabais sur le coût des permis cet été. «Les permis toutes catégories confondues ont été délivrés au coût exceptionnel de 10 $, au lieu du prix habituel oscillant entre 65 $ et 324 $, afin d’encourager les amuseurs de rue dans le contexte de la COVID-19», explique David O’Brien. Ils sont valides jusqu’au 31 mai 2021.»

En recommandant cette réduction de prix, les fonctionnaires du Bureau des grands événements de la Ville avaient souligné que les amuseurs publics égaient la cité.

Alors, ont-ils offert beaucoup de spectacles cet été, ces amuseurs? La mairie n’a pas de statistiques à ce sujet. Elle évalue néanmoins qu’«ils se sont présentés sur les sites au moins une fois par semaine, certains de manière quotidienne».

«Parenthèse»

Dans le paysage depuis un bout, Marc Lavigne demeurait joyeux durant notre entretien. Pour lui, l’été 2020 aura été «pas payant, mais agréable».

Il s’est offert une «parenthèse». Il a pu prendre l’apéro avec des amis. Il a pu travailler sur ses compositions, raconte-t-il.

Mais il aimerait bien discuter avec nous de nouveau au cours de l’été 2021 et dresser un bilan bien différent… «Espérons qu’on va se parler l’année prochaine : “Yé! ça explose!”»

À LIRE AUSSI: Les amuseurs publics confinés pour une durée indéterminée

Pas de bains libres avant le 14 septembre à Québec

La Capitale

Pas de bains libres avant le 14 septembre à Québec

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Les amateurs de baignade à l’abri des intempéries devront patienter au minimum jusqu’au 14 septembre avant de se tremper le gros orteil dans une piscine intérieure de la Ville de Québec.

Un baigneur a signalé au Soleil que les piscines intérieures demeuraient fermées alors que le mercure rafraîchit. Il se sent oublié par l’administration municipale.

La Ville explique que se déroulent «des travaux de réaménagement et de marquage des vestiaires dans les différentes piscines intérieures, dans le but de respecter les recommandations de la Santé publique (…) Elle travaille également aux modalités d’utilisation des bains libres, qui seront annoncées dans les prochains jours. Compte tenu de l’échéancier nécessaire aux travaux, il n’était pas possible d’ouvrir la totalité des piscines intérieures plus tôt», répond David O’Brien du service des communications.

Les clubs de natation sont les seuls à pouvoir fréquenter actuellement les piscines intérieures ouvertes en raison «des ententes avec les clubs et parce que leur composition en groupes fixes permettait de procéder avec des modalités particulières», ajoute-t-il.

La Ville donnera dans les prochains jours plus de détails sur sa programmation des loisirs automnale, incluant celle des piscines intérieures. 

Il est toujours possible de faire une «saucette» dans l’une «des 19 piscines extérieures chauffées encore ouvertes aux bains libres jusqu’au lundi 7 septembre lorsque le mercure se situe au-delà de 18 Cº.

Bar Kirouac: 50 personnes contaminées, dont trois élèves [VIDÉO]

COVID-19

Bar Kirouac: 50 personnes contaminées, dont trois élèves [VIDÉO]

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Trois des cas de COVID-19 recensés dans les écoles depuis le début de la rentrée sont liés à l'éclosion au bar Kirouac, a révélé mercredi le directeur de santé publique de la Capitale-Nationale par intérim, le Dr Jacques Girard. Cette éclosion a jusqu’à maintenant mené à la contamination d’une cinquantaine de personnes et à la mise sous surveillance de six bars de Québec. 

Selon le Dr Jacques Girard, une quarantaine de personnes auraient contracté la COVID-19 à l’établissement du quartier Saint-Sauveur, vraisemblablement à la suite d’une soirée de karaoké qui s’y est déroulée le 23 août.

Difficile cohabitation entre itinérants et commerçants du Vieux-Port

La Capitale

Difficile cohabitation entre itinérants et commerçants du Vieux-Port

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
La cohabitation se vit difficilement entre quelques commerçants de la rue Saint-Paul et les itinérants qui gravitent autour des refuges de Lauberivière. Ces dernières semaines, des actes de vandalisme ont été commis à la terrasse d’un pub, laissant son propriétaire perplexe sur la façon de remédier à la situation.

«Au moins une fois par semaine, il y a de quoi qui se passe. J’ai toujours de mauvaises surprises» laisse tomber Yves Ledoux, dont le pub irlandais Claddagh jouxte les deux locaux de Lauberivière qui accueillent des itinérants, de jour comme de nuit.

Les images des caméras installées à l’extérieur de son établissement du Vieux-Port témoignent de certains faits et gestes malencontreux. Certains itinérants ont été surpris en train de se soulager sur la terrasse de l’établissement. Une clôture a été brisée. Régulièrement, les déchets s’accumulent sur le trottoir.

«Chaque fois qu’ils s’installent, c’est un campement», ajoute le propriétaire, exaspéré. «Ç’a un impact sur la clientèle. Le midi, les gens ne veulent pas s’asseoir de ce côté, sur la terrasse.»

Pas sexy

Dimanche, Le Soleil faisait état de plaintes de résidents d’un immeuble à condos du secteur, au sujet de sans abris venus se réfugier dans le portique, après avoir pénétré par infraction. Deux ou trois sont évincés chaque semaine. De toute évidence, le problème n’est pas un cas isolé.

La semaine dernière, une colonne de la terrasse du resto Mille et une pizzas, voisin du Claddagh, a été renversée par un itinérant. «Le gars était en crise, il cherchait à se défouler», témoigne Yves Ledoux à partir des images captées par sa caméra de surveillance.

«Ça fait plusieurs années que je travaille ici et c’est la première fois que je vois autant d’itinérants», témoigne Nancy, la gérante de Mille et une pizzas, consciente que certains d’entre eux viennent squatter la terrasse du restaurant une fois la nuit tombée. Elle ne compte toutefois pas porter plainte à la police, considérant avoir eu «plus ou moins de problèmes» jusqu’à maintenant.

«C’est sûr que ce n’est pas agréable, que ce n’est pas super sexy, je ne vous le cacherai pas, mais on s’acclimate, on comprend leur situation.»

Attroupements

Avant l’aube, mardi matin, Le Soleil a pu constater le va-et-vient qui règne sur cette portion de la rue Saint-Paul, entre les rues Saint-Nicolas et Vallière. Devant le local Le Crépuscule, une unité de débordement où une quinzaine d’itinérants peuvent trouver refuge la nuit, le va-et-vient est incessant. Malgré la COVID, personne ne porte de masque ou respecte la distanciation physique.

Dans le portique de la boutique d’art André Bouchard, un jeune couple tente de dormir malgré les bruits ambiants. Il est rejoint par un homme, arrivé à vélo. Des attroupements se forment. L’un quête une cigarette, l’autre vient rejoindre un ami. Plus loin, un homme va uriner dans un bosquet, près de la terrasse du Claddagh. Un homme arrive avec tous ses effets personnels dans un panier à roulettes. Ici et là traînent des sacs et des canettes vides.

«C’est sûr que les gens qui restent dans le coin peuvent être tannés, parce que des fois, on en a qui sont bruyants quand ils ne sont pas à jeun», mentionne Luc, un travailleur de Lauberivière.

Robert, un itinérant de 56 ans, le visage buriné par le soleil, trouve au Crépuscule un endroit pour dormir dans un lit quelques heures. «C’est mieux que rien. Quand il fait beau, je me promène, je prends un café. Mais je pense que je vais essayer de me trouver un petit loyer cette semaine», glisse cet ancien employé des Forces armées canadiennes.

Contre la répression

Le directeur général de Lauberivière, Éric Boulay, indique être au parfum des problèmes vécus par quelques commerçants du secteur. «Si j’étais à leur place, je me plaindrais aussi. Ton commerce, c’est ton gagne-pain. Des comportement colorés, causés par des gens en situation d’itinérance, c’est sûr que c’est dérangeant.»

Par contre, plaide-t-il du même souffle, son organisme n’a pas ménagé les efforts ces dernières années pour trouver une solution à l’augmentation du nombre d’itinérants et au manque de ressources. Au local Le Crépuscule, ouvert il y a deux ans, s’est ajouté en juin un «drop-in», un centre d’hébergement «à haut seuil de tolérance» qui accueille les démunis, peu importe leur degré d’intoxication ou leurs problèmes de santé mentale.

Un comité de citoyens et de représentants de la Ville a été formé, explique M. Boulay, afin de trouver une façon de construire un «vivre ensemble» où tout le monde y trouverait son compte. Deux agents de mixité se promènent dans le secteur. Les policiers sont appelés à patrouiller fréquemment. Des employés municipaux viennent faire le ménage chaque matin.

M. Boulay ne croit nullement que la solution passe par la répression. «Si tu tasses un itinérant du devant d’un commerce, il va y en avoir deux le lendemain matin, parce que tu viens de lui dire que tu ne vaut pas la peine, que tu ne mérites pas d’estime.»

Pensée magique

«La ville de Québec est devenue assez grande, ce qui fait que l’itinérance est de plus en plus visible, un peu comme à Montréal. Mais c’est une pensée magique que croire que des lits supplémentaires vont régler le problème. Un lit c’est un moyen d’intervention dans un continuum d’interventions. C’est ensemble, collectivement, qu’on doit réfléchir»

Quant à l’absence de couvre-visage chez les itinérants pour éviter la propagation du coronavirus, le patron de l’organisme communautaire ne se berce pas d’illusions. «On les invite à venir à Lauberivière parce que c’est le tremplin pour s’en sortir. Si on les contraint à porter le masque, on va les perdre, ils ne viendront plus. Ce serait dommageable.»