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L’heure du conte avec Bonhomme Carnaval [VIDÉO]

Le Bonhomme Carnaval a passé une partie de sa journée, vendredi, à se faire raconter de belles histoires. Près de 20 enfants de 7 et 8 ans de l’école Joli-bois de Valcartier lui avaient préparé un conte.

«Vous êtes extraordinaire! Ce que j’ai remarqué dans cette histoire, c’est que les enfants ont du plaisir dans la neige. Et de vivre avec cette belle neige, on est chanceux d’avoir l’hiver!», s’est réjoui la mascotte à la ceinture fléchée.

«Moi, je trouve que c’est la plus belle saison! C’est celle qui me fait le plus sourire et ce que j’ai remarqué, c’est que quand les enfants viennent jouer avec moi, en plus du sourire, ça colore leurs joues», a ajouté Bonhomme.  

L’activité s’est déroulée dans une suite thématique de l’Hôtel de Glace consacrée au Carnaval de Québec et à Bonhomme.

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Des employés de la Ville de Québec payés sans occuper un poste

À la Ville de Québec, il y a plus d’employés que de chaises disponibles. Ainsi, au cours des cinq dernières années, 58 travailleurs ont été rémunérés sans occuper un poste, a constaté Le Soleil. Et au moins une douzaine de fonctionnaires supplémentaires ont été «prêtés» à d’autres employeurs tout en demeurant sur la liste de paie municipale.

Nous voulions savoir si l’administration de la capitale a dans ses rangs des «tablettés». Nous avons donc posé la question à la direction des communications qui nous a invités à faire une demande en vertu de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics. Après deux requêtes, l’avocat responsable, Julien Lefrançois, nous a écrit : «Nombre d’employés ayant eu un statut de surnombre entre le 1er janvier 2015 et le 18 novembre 2019 : 58». Du groupe, plusieurs ont finalement été installés devant un nouveau bureau après être demeurés un temps assis entre deux chaises. Mais pas tous : «Cinq employés sont présentement en surnombre.»

Me Lefrançois n’a toutefois pas été en mesure de chiffrer la rémunération totale versée à ces travailleurs excédentaires. Ni de nous dire pendant combien de temps chacun d’eux a conservé son étiquette «surnombre» avant qu’on leur déniche une autre mission.

Tablettés ou pas?

L’appareil municipal use donc du qualificatif «en surnombre» quand vient le temps d’identifier un employé permanent dont le poste a été aboli, mais pour qui il n’y pas de chaise libre. Aussi, David O’Brien, porte-parole de la Ville, nous met en garde fermement : il ne faut pas les affubler du terme tabletté. «Ce ne sont pas des gens tablettés. Ce sont des personnes dont le poste a été transformé qui sont placées sur des tâches de façon temporaire, qui par la suite peuvent être affectées à un autre poste.»

Sans lancer un débat linguistique, citons l’Office québécois de la langue française qui définit ainsi une tablette et un tabletté : «Salarié, souvent de niveau supérieur, qui est écarté de ses fonctions habituelles pour des motifs d’ordre professionnel, personnel ou politique, tout en conservant son traitement et les avantages liés à son statut initial.» D’aucuns pourraient peut-être juger que cette définition sied bien à la mise en «surnombre» d’un fonctionnaire municipal.

Par contre, M. O’Brien insiste sur le fait que ces surnuméraires ont du boulot, qu’on leur attribue un rôle provisoire. Ils ne chôment pas, dit-il.

«[La mise en surnombre] survient lorsque le poste d’origine qu’ils occupent subit un changement et doit être libéré administrativement ou lorsque leur condition médicale ne leur permet plus de remplir certaines tâches», précise-t-il. «Cette réaffectation se fait en regard de leurs qualifications et de leurs limitations médicales selon le cas.»

Il s’agirait donc d’«une mesure temporaire de réaffectation à d’autres tâches, l’objectif étant de replacer rapidement l’employé dans un nouveau poste régulier de façon permanente».

«Prêtés» à d’autres employeurs

Par ailleurs, Me Julien Lefrançois nous a écrit qu’une douzaine d’employés de la Ville ont été «prêtés» à d’autres organisations au cours des cinq dernières années, mais étaient néanmoins rémunérés par la Ville. 

En octobre, Le Soleil évoquait le cas de la directrice de la Division du patrimoine et des relations internationales de la Ville de Québec, nommée professeure invitée à l’Université Laval. Un poste qu’elle occupera durant trois ans, jusqu’à sa retraite, tout en continuant de recevoir son salaire de la mairie.

Elle n’est pas la seule. Me Lefrançois nous a envoyé d’autres exemples. Il y a notamment le directeur du Service de l’aménagement et du développement urbain, Denis Jean, prêté à la Communauté métropolitaine de Québec. Également le directeur de la Division de la qualité de l’eau qui est aussi professeur à la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l’Université Laval depuis septembre 2018; un contrat qui se terminera à sa retraite fin 2024.

La douzaine de «prêts» recensés par Me Lefrançois excluent cependant les employés du Service de police, nombreux à être «prêtés», entre autres à des escouades mixtes regroupant plusieurs corps policiers. Nous avons reçu des exemples : deux constables qui bossent comme prof à l’École nationale de police du Québec; un autre constable travaillant pour la Croix-Rouge au Tribunal international pour l’ex-Yougoslavie.

Plus de 4400 permanents

La Ville de Québec a dans ses rangs quelque 7300 personnes : 4427 occupent un poste permanent, 872 un emploi temporaire et 2025 ont un statut occasionnel. Ils occupent l’équivalent de 5116 postes à temps plein. Ils cumulent en moyenne 14,2 années de service.

Près du quart de ces employés réguliers seront admissibles à la retraite au cours des cinq prochaines années; quelque 1050 postes pourraient donc être disponibles.

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Jean-François Gosselin se prépare pour les élections de 2021

Jean-François Gosselin et son équipe sont déjà en «mode pré électoral», le chef de l’opposition à la Ville de Québec effectue une tournée des 27 conseils de quartier du territoire afin de recueillir les divers commentaires des citoyens.

M. Gosselin espère en savoir plus sur les principaux enjeux de chaque quartier, les problèmes qu’ils rencontrent ainsi que les besoins spécifiques.

«C’est très important pour moi de voir les élus des conseils de quartier qui représentent les citoyens et de parler avec eux, surtout de les écouter. Ce sont des gens passionnés, qui connaissent leur coin», indique-t-il. 

Ces conseils sont composés de 11 citoyens du district, ils ne possèdent pas de pouvoir décisionnel, mais peuvent faire des recommandations au conseil municipal.

L’année 2020 en est une de préparation pour l’opposition officielle, l’équipe continue de fixer les bases de sa plate-forme électorale en vue des prochaines élections. M. Gosselin a d’ailleurs confirmé qu’il sera candidat à la mairie pour Québec 21, les conseillers Stevens Mélançon et Patrick Paquet seront toujours de la partie dans leur district respectif.

«Je m’inspire beaucoup des idées de projets [des conseils de quartier], souvent dans les cartons depuis plusieurs années. Le conseil de quartier est une instance où les gens sont au courant des dossiers propres au quartier, c’est tout naturel d’y aller.»

Lors de ses visites, M. Gosselin assiste à la séance puis discute avec les citoyens à la fin de celle-ci. Il a commencé sa tournée dans Lac-Saint-Charles la semaine dernière, puis il sera à la Pointe-de-Sainte-Foy mercredi. Il espère réaliser toutes ces visites avant la saison estivale.  

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Plus de 87 000 $ pour la défense de Labeaume contre Jean Gagnon

Entre 2012 et septembre 2019, la Ville a payé 87 614$ en frais d’avocats dans la saga judiciaire du maire Régis Labeaume et l’ancien chef du syndicat des cols blancs, Jean Gagnon. Le chef de l’opposition Jean-François Gosselin a révélé ce montant mercredi.

La somme n’inclut pas les indemnités versées dans le cadre de l’entente à l’amiable conclue en fin d’année 2019. Le mois dernier, la Ville de Québec et le Syndicat des fonctionnaires municipaux de Québec en sont arrivés à une entente «à la satisfaction des deux parties a été ratifiée dans le meilleur intérêt de toutes les parties et de la population», mais aucun autre détail n’avait été révélé. 

Jean Gagnon poursuivait le maire pour 75 000 $, pour des propos «hostiles» portés à son égard.

Cette dépense est trop élevée aux yeux de M. Gosselin. «Le maire aurait pu s’excuser le lendemain. Ça aurait coûté zéro», déplore-t-il.

Les propos «hostiles» ont été dits par M. Labeaume lors d’un point de presse au mois de décembre 2012, la poursuite a été lancée en février 2013. 

La plainte des pompiers de Québec

L’attaché de presse de M. Labeaume, Paul-Christian Nolin, rappelle que le maire avait dit regretter ses propos à l’époque, mais «M. Gagnon avait quand même continué la poursuite».

«Ça m’étonne qu’il se préoccupe de ce montant. S’il s’offusque de ça, j’espère qu’il s’offusque des 450 000 $ qu’a coûté le grief dans le dossier des pompiers et de son chef de cabinet, Richard Côté», a-t-il aussi lancé dans une flèche à l’ancien conseiller d’Équipe Labeaume.

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La nouvelle mouture de «Lévis, attache ta tuque» présente sa programmation

La fête hivernale «Lévis, attache ta tuque» a dévoilé mercredi la programmation de sa sixième présentation, une mouture qui se veut sous le signe du renouveau.

La Ville de Lévis, le Centre de plein air de Lévis et plusieurs autres partenaires ont pour ambition d’éblouir petits et grands avec une programmation diversifiée dans les rues du secteur historique les 8 et 9 février et au Centre de plein air de Lévis les 15 et 16 février. 

Les organisateurs ont notamment fait une place d’honneur aux commerces locaux et aux plaisirs de l’hiver. 

«Nous souhaitions que l’offre des commerçants du Vieux-Lévis soit mise de l’avant en les intégrant à la programmation. Nous pouvons dire mission accomplie avec plus de 20 commerçants impliqués dans l’animation des rues du Vieux-Lévis et dans l’offre alimentaire. L’événement festif permettra aux citoyens de découvrir ou redécouvrir ce secteur historique de la ville», a indiqué le maire de Lévis Gilles Lehouillier. 

PROGRAMMATION DÉTAILLÉE

Pour les 8 et 9 février :

  • Carrousel
  • Manège
  • Tyrolienne
  • Parcours Ninja
  • Fermette
  • Espace CPAL – FIVE-0, initiation à la planche à neige
  • Hockey bottine
  • Terrain de volley avec ballons géants
  • Stations chaleureuses (foyers extérieurs) par Parcs Canada
  • Jeux ludiques hivernaux: le lancer du sapin, corder du bois
  • Animation par Zone Patro
  • Scène et animation
  • Buvette sur la terrasse de L’intimiste
  • Visite des pompiers de la Ville de Lévis (horaire variable)
  • Visite de Bonhomme (du Carnaval de Québec) samedi de 12 h à 12 h 20 et dimanche 10 h à 10 h 20

Pour les 15 et 16 février :

  • Glissade gratuite (exceptionnellement ouverte en avant-midi)
  • Ski et planche à neige :
  • Billet gratuit pour les 6 ans et moins
  • Billet à 8 $ pour les 7 ans et plus
  • Location d’équipements à 8 $
  • Espace d’initiation gratuit au snowskate avec FIVE-0 et l’équipe Ambition Snowskates de Montréal
  • Animation par Zone Patro
  • Stations chaleureuses (foyers extérieurs)
  • Visite de Bonhomme samedi de 11 h à 11 h 20 et dimanche 12 h à 12 h 20

Internet

visitezlevis.com ; facebook.com/Levis-Attache-ta-tuque 

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Tournée de «câlins gratuits» dans les rues de Québec [VIDÉO]

Le Carnaval de Québec a envoyé en mission dans les rues de la ville son plus illustre émissaire pour souligner la Journée internationale des câlins, mardi.

C’est en effet Bonhomme lui-même qui a fait la distribution de «câlins gratuits» à divers endroits de Québec. 

Bonhomme et ses acolytes ont également décoré ces lieux aux couleurs du Carnaval en attachant des ceintures fléchées aux arbres.

Le 21 janvier marque la Journée internationale des câlins, un événement qui a vu le jour aux États-Unis en 1986 sous l’appellation de «Hug Day». 

Selon Wikipédia, l’idée est d’encourager les personnes d’une même famille ou des amis à se prendre dans les bras quelques secondes, en marque de tendresse. Cette manifestation d’affection serait bonne pour la santé et le moral. Le choix de cette date hivernale fut motivé par la dépression générale ambiante plus forte à cette période de l’année.

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Le troisième lien pour renverser le déclin de la population, argue Lehouillier

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, n’en peut plus des arguments anti-3e lien lancés par les opposants qui contestent la nécessité même du projet autoroutier. Il faut plutôt voir le futur tunnel sous le fleuve comme un outil de développement démographique et économique pour la région, comme un stimulant qui aidera à renverser le vieillissement et le déclin de la population, clame l’élu de la Rive-Sud.

«Si on ne pose pas des gestes concrets pour renforcer la grande région de la capitale et de Chaudière-Appalaches, […] son poids démographique dans l’ensemble du Québec va diminuer», avertit le maire Lehouillier, en entrevue avec Le Soleil. «Alors qu’on connaît une forte croissance économique».

Il y aurait donc lieu d’améliorer, d’embellir, afin de rendre la région plus attractive. À la fois en matière de routes que de transports en commun. Sans quoi l’élan prospère pourrait être freiné, selon lui.

Gilles Lehouillier se positionne donc sans surprise à l’opposé du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale. Le directeur général de l’organisme, Alexandre Turgeon, soulignait récemment que la capitale et ses satellites vieillissent. La cohorte des plus de 65 ans gonflera significativement, tandis que les tranches d’âge plus «actives» stagneront, voire connaîtront un déclin.

L’écologiste conclut qu’il y aura moins d’automobilistes sur les routes aux heures de pointe, donc que le 3e lien entre les deux rives n’est pas justifié.

À LIRE AUSSI : Le troisième lien «incohérent» selon les tendances démographiques

Le maire de Lévis ne conteste pas les données populationnelles de l’Institut de la statistique du Québec. Mais invite à contrer la tendance. «Il faut arrêter de se tirer dans le pied.»

Le «paquet» à Montréal

Selon lui, le gouvernement national investit gros dans la métropole tandis qu’il délaisse la région de la capitale. «À Montréal, on met le paquet dans le transport.» Il calcule grosso modo que des projets de 30 milliards $ y sont réalisés ou promis : prolongement du métro, pont Champlain, échangeur Turcot…

«La région métropolitaine de Montréal va connaître encore un poids démographique positif d’ici 2041», observe-t-il. «Et nous, si on ne fait rien pour renverser la tendance, ça va être négatif. Donc, il faut qu’on se remette à niveau au niveau du transport, à la fois routier et à la fois du transport en commun.»

«Je suis en faveur de la métropole, […] mais il ne faut pas que les autres régions soient laissées pour compte. […] Nous avons droit, comme région, à notre part dans les investissements dans les transports.»

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Moment Factory a l’œil sur Québec

Après le Super Bowl, la Sagrada Família et le pont Jacques-Cartier, Moment Factory a l’œil sur Québec.

Connu pour ses projections et ses expériences immersives de réputation internationale, le studio montréalais lorgne un bâtiment patrimonial de Québec pour y présenter un spectacle multimédia.

Son producteur exécutif, Éric Fournier, a rencontré le maire Labeaume cet automne pour discuter notamment de cette possibilité, indique Marie-Pier Veilleux, directrice des affaires publiques et des relations internationales chez Moment Factory.

«Avec la Ville de Québec, c’était plus une rencontre de type développement des affaires, dit Mme Veilleux. On voulait leur expliquer ce qu’on peut faire, ce qu’on peut proposer comme solutions.»

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Activités carnavalesques gratuites au Petit Champlain et à place Royale

En février, la ville de Québec se transformera pour accueillir Bonhomme et son 66e Carnaval. Des activités gratuites aux allures carnavalesques feront vibrer le quartier Petit Champlain et la place Royale entre le 7 et le 16 février.

Un parcours de sculptures de glace, conçu sur place sous la forme d’une exposition illuminée, proposera près de 40 œuvres aux visiteurs. Les animaux qui ont marqué différentes générations de l’histoire seront mis en vedette par les créations de Sculptures Michel Lepire.

Entre les trois glissades hivernales du parc Félix-Leclerc, du parc Petit-Champlain et de la Batterie royale, des animateurs costumés s’occuperont de l’ambiance. Les samedis 8 et 15 février, défis hivernaux, danses, musique traditionnelle et souque à la corde feront bouger les énergiques.

Si la météo est moins clémente, ce sera l’occasion pour entrer se réchauffer dans le hall du théâtre Petit Champlain, habillé d’un décor thématique pour l’occasion, où des prestations musicales sauront réchauffer les orteils engourdis par le froid.

Puis, un bar extérieur sera installé au parc Félix-Leclerc. Pour une petite pause, café et chocolat chaud, caribou et Sortilège seront servis les vendredis de 15h à 17h et les samedis et dimanches de 12h à 17h.  

*Programmation complète au quartierpetitchamplain.com et au placeroyale.ca

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Les défis du maire Labeaume en 2020

Pénurie de main-d’oeuvre, taux faible de logements disponibles, vieillissement de la population, protection des sources d’eau potable. La Ville de Québec vit des défis auxquels le maire de Québec, Régis Labeaume, veut absolument trouver des solutions avant que la Capitale-Nationale perde son attractivité et sa bonne santé économique.

C’était la rentrée du conseil municipal en ce lundi de janvier et l’année 2020 sera sans aucun doute chargée pour le maire Labeaume, à un peu moins de deux ans des élections municipales. Et la première des problématiques auxquelles M. Labeaume veut s’attaquer : la pénurie de main-d’œuvre qui sévit dans la région de Québec depuis quelques années. 

Le maire de Québec reproche aux deux paliers gouvernements de ne pas en faire assez et il entend bien prendre le taureau par les cornes. «On va prendre le leadership sur les problèmes de main-d’œuvre à Québec. Ça ne devrait pas être la Ville, mais à un moment donné il faut que quelqu’un le fasse», a-t-il martelé. 

M. Labeaume va dans les prochaines semaines mettre à jour le rapport Saint-Gelais sur l’immigration et la pénurie de main-d’œuvre et asseoir à la même table les organisations professionnelles et tous ceux qui sont impliqués y compris le gouvernement. «On va prôner une immigration francophone. Et il faut absolument changer la fiscalité pour les retraités pour qu’ils puissent travailler deux à trois jours par semaine. Les annonces qui ont été faites ne sont pas suffisantes. Il faut trouver d’autres formules», a-t-il plaidé.

Le taux de chômage dans la région est le plus bas au pays avec 3,1 % de personnes sans emploi. Selon les données, 24 000 postes sont disponibles, dont 16 000 pour la Rive-Nord. Autres chiffres inquiétants, entre 2001 et 2018, la population de 65 ans et plus a augmenté de 63 %, celle de 55 à 64 ans de 56 % alors que la tranche 15-24 ans a connu une diminution de 5 %. «Depuis 2013 et pour les 10 prochaines années, il n’y a pas suffisamment de personnes qui entrent sur le marché du travail pour remplacer ceux qui quittent. Il y a un déficit structurel de disponibilité de main-d’œuvre. Le vieillissement de la population est quasi dramatique», s’est inquiété M. Labeaume.

Pour le maire, si rien n’est fait pour inverser la tendance, le problème de pénurie de main-d’œuvre ne sera pas seulement celui des entreprises, mais celui des consommateurs. «Les gens le voient dans les services, les heures diminuent. On surutilise les jeunes, les étudiants. Les entreprises et les commerces sont désespérés», s’est-il indigné. 

Logement et habitation

La Ville de Québec présentera très bientôt une vision du logement et de l’habitation «osée et audacieuse» afin de répondre aux besoins des résidents moins fortunés et en particulier les personnes âgées. «Le plus grand danger actuellement est pour les personnes âgées. Les résidences actuelles pour personnes âgées ne suffisent pas pour répondre à la demande», a expliqué Régis Labeaume qui a rappelé le nombre croissant d’aînés sur le territoire. 

Le maire s’alarme des prix de plus en plus prohibitifs des logements pour les aînés. Il va proposer un plan qui va augmenter de façon considérable l’offre de résidences pour personnes âgées en passant par le privé. «On est en train d’identifier des secteurs de la ville où on pourra construire  avec des zonages très particuliers», a-t-il indiqué. 

Dans cette perspective d’offrir des logements abordables à ses concitoyens, le maire Labeaume s’est félicité du nombre record de permis octroyés en 2019 pour des projets immobiliers. Il s’est construit 4400 logements, dont 2900 en locatif. 

Pour 2020, M. Labeaume souhaite augmenter l’offre de logement. En effet, le taux d’inoccupation est passé de 3,2 % en 2018  à 2,2, % en 2019. Le loyer moyen a quant à lui augmenté de 2 %. Il se situe à 838 $. Un prix bas comparé à d’autres villes comme Toronto (1500 $), mais pour le maire, il faut être aux «aguets» et poser des gestes pour continuer à délivrer des permis qui vont croître l’offre et freiner l’augmentation des loyers qui vient de l’ouest.

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Eau potable: la Ville de Québec s’attaque aux tuyaux en plomb

Tel que prescrit par le gouvernement de la Coalition avenir Québec, la Ville de Québec lance un plan d’action afin d’éliminer les tuyaux d’eau potable en plomb, un contaminant réduisant notamment la capacité intellectuelle des enfants. Dès le début de l’été, elle ciblera quelque 80 000 immeubles construits avant 1980.

«Depuis l’automne passé, il y a une prise de conscience collective», observe le maire Régis Labeaume. Les autorités étaient déjà sensibles au danger du plomb, dit-il. Mais la publication d’enquêtes journalistes, notamment dans Le Soleil, a fait grimper le dossier dans la pile des priorités. 

Il n’y a plus de canalisations en plomb dans le réseau d’aqueduc municipal, précise cependant la conseillère municipale Suzanne Verreault. Mais plusieurs joints vers les maisons sont encore en plomb.

Il faudra toutefois les trouver.

«L’année 2020 est vraiment l’année guide», note Mme Verreault. Pour cette première opération de traque, la Ville débloque 1,3 million $ afin d’embaucher plus d’enquêteurs. Durant le rodage, ceux-ci visiteront autour de 1000 adresses ce qui leur permettra de peaufiner leur approche et d’évaluer le temps qu’il faudra pour sillonner l’ensemble de la capitale.

50 M$ à 60 M$

Le plan d’action s’étirera donc. «Ça peut prendre jusqu’à 10 ans». Et coûter entre 50 millions $ et 60 millions $ à la Ville.

«On suspecte qu’on a environ 9,5 % des branchements en plomb», évalue la chimiste Christine Beaulieu, chef du laboratoire du Service de traitement des eaux. Quelque 8000 bâtiments ont donc vraisemblablement une entrée de service en plomb, dont certains appartiennent à la Ville elle-même — Le Soleil révélait d’ailleurs en novembre que la mairie ne testait pas l’eau bue à l’hôtel de ville, dans les centres sportifs et communautaires ainsi que dans ses autres immeubles à la recherche de contaminants.

Au fait, il ne sera pas possible de se défiler. Avant, la Ville cherchait des volontaires quand elle voulait vérifier la qualité de l’eau dans les différents quartiers ; les propriétaires ciblés durant la chasse au plomb devront obligatoirement ouvrir leur porte aux techniciens qui feront les prélèvements.

Ceux-ci seront sur le terrain du 1er juillet au 30 septembre. Ils s’attaqueront d’abord aux résidences construites entre 1945 et 1955.

Excavation

Qu’arrivera-t-il lorsqu’il y a plus de plomb dans l’eau du robinet que l’autorise la norme de 5 microgrammes/litre ? La Ville va fournir des pichets filtrants et recommandera de laisser couler l’eau quelques minutes avant de la boire. Ensuite, des travaux d’excavation seront réalisés ; le citoyen devra payer la portion privée de la tuyauterie à remplacer.

«C’est une organisation de très grande envergure», insiste le maire Régis Labeaume. «On parle de dizaines de milliers de résidences, de gens à voir, de résidences à investiguer. […] C’est gros cette affaire-là. Ce sera costaud.»

Le coût pour chaque citoyen «contaminé» devrait osciller entre 5000 $ et 15 000 $, précise Gilles Dufour, directeur général adjoint de la division Eau et valorisation énergétique. Le proprio touché pourra toutefois profiter d’une subvention maximale de 2500 $. Il sera, en outre, possible d’étaler le remboursement de la facture sur plusieurs années à même le compte de taxes municipales.

Pas de seuil acceptable

Rappelons que les autorités de Santé publique recommandent d’éliminer, autant que faire se peut, la consommation de plomb. «Comme la science actuelle ne peut déterminer un niveau sous lequel le plomb n'est plus associé à des effets indésirables sur la santé, les concentrations de plomb dans l'eau potable doivent être maintenues au niveau le plus faible qu'il soit raisonnablement possible d'atteindre», indique Santé Canada.

Les enfants d’âge préscolaire et les femmes enceintes sont les plus vulnérables.

Le plomb, une fois ingéré par le corps, ne peut pas être éliminé ; il s’accumule donc d’année en année.

Si vous désirez obtenir plus d’informations, notamment connaître l’âge de votre maison, vous pouvez téléphoner à la mairie au 311. La Ville attend toutefois d’obtenir des directives plus détaillées du gouvernement, ce printemps, pour préciser son plan d’action et identifier clairement les adresses visées.

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Survivre sans sa voiture à Québec [VIDÉO]

En prenant sa voiture tous les jours, Thérèse Hamel fait partie des usagers de la route qui comptabilisent quelque 2 millions de déplacements quotidiens, à Québec. Pour évaluer sa capacité à adopter un mode de vie plus écologique, elle s’est mise au défi de renoncer à son auto pendant deux mois. Mission accomplie.

Mme Hamel fait partie des quatre ménages de la ville qui se sont soumis à l’expérience Ma vie sans mon auto, un docu-réalité réalisé à l’initiative des organismes Accès transports viables et Ça marche Doc!

«On sait que l’utilisation de l’auto solo ne comporte plus de bénéfices en termes de santé, d’environnement et d’économie. On voulait donc montrer aux ménages que c’est possible de le faire en les accompagnant dans cette expérience», mentionne Isabelle Vaillancourt, rédactrice en chef de la série Ma vie sans mon auto.

Alors que l’auto solo représente toujours la part la plus importante des déplacements dans la Capitale-Nationale (65 %), le projet incitait les participants à opter pour des alternatives comme le transport en commun, l’autopartage, la marche et le vélo.

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Le troisième lien «incohérent» selon les tendances démographiques

Avec les tendances démographiques annoncées pour la région de Québec, entre autres une plus grande quantité de personnes aînées, le projet de troisième lien entre les deux rives deviendrait «contre-intuitif».

Le Conseil régional de l’environnement de la Capitale-­Nationale (CRE) estime que les enjeux démographiques représentent un aspect important dans la réflexion de l’aménagement du territoire, et donc de la construction d’un tel projet d’infrastructure qu’est le tunnel Québec-Lévis.

Le CRE souhaite mettre en lumière des chiffres qui semblent être mis de côté dans ce projet qui envahit les médias et l’opinion publique depuis son annonce. Il a publié vendredi une analyse détaillée sur la question de la démographie, un groupe travaille sur le document depuis le mois de novembre. 

«Les chiffres démontrent qu’on n’a absolument pas besoin d’un troisième lien à l’est. On a souvent entendu qu’il fallait prévoir pour les générations futures... Et je savais qu’on avait un problème de vieillissement, mais je ne savais pas que c’était aussi important que ça», exprime Alexandre Turgeon, directeur général CRE Capitale-Nationale.

Selon des chiffres dévoilés par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), la population de la Rive-Sud de Québec se verrait perdre environ 8000 personnes entre 20 et 64 ans alors qu’elle gagne 24 000 personnes de 65 ans et plus, pour une croissance totale de 12 400 personnes, entre 2016 et 2041. Quant à la Rive-Nord, elle accueillera environ 70 000 aînés en plus et quelque 550 personnes chez les 20-64 ans, sur une croissance totale de 80 000 personnes. 

«Sachant que les 20-64 ans composent la majeure partie des travailleurs et étudiants, qui eux-mêmes sont les principaux responsables du trafic sur les ponts aux heures de pointe, la baisse de cette population sur la Rive-Sud, qui est d’ailleurs déjà entamée, laisse présager une atténuation des pics de circulation. Cela même sans compter sur toutes les autres alternatives qui pourraient y contribuer plus efficacement qu’un troisième lien», indique le CRE, dans un communiqué.

Experts unanimes

Le scénario de l’ISQ suppose aussi une forte augmentation de l’immigration et un rehaussement de la fécondité, mais «il permettrait à peine à la population des 20-64 ans de se maintenir d’ici 2030».

Le CRE rappelle aussi que les habitudes de déplacements seront décidément différentes dans les années à venir.

«Plusieurs éléments nous permettent également de présager que les jeunes générations seront moins attirées par le mode de vie tout-à-l’auto, proposé par les promoteurs du troisième lien.»

M. Turgeon est d’avis que les villes de la région «surévaluent» les besoins en demande de logement résidentiels. «À force de trop construire ce type d’habitation, pour des familles, il va commencer à manquer d’acheteurs quand les personnes âgées vont vendre leur maison», insiste-t-il.

L’organisation appelle donc le gouvernement du Québec et les autres promoteurs du troisième lien à dévoiler les chiffres justifiant l’infrastructure. 

«Tous les experts qui se sont penchés sur la question démentent les arguments un après l’autre, il faut faire connaître les chiffres, et surtout ramener un peu de raison dans le débat. Ce n’est juste pas raisonnable, la population n’est pas stupide, les Québécois n’accepteront pas un investissement démesuré pour un non-besoin. Il faut prendre les chiffres pour ce qu’ils sont», termine M. Turgeon. 

Analyse détaillée du CRE > ici

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Violence dans le sport: un important colloque se tiendra à Québec en avril [VIDÉO]

Après être passée par Madrid en Espagne en 2018, la conférence Safe Sport International (SSI) tiendra sa deuxième édition à Québec du 15 au 17 avril. Le colloque SSI 2020 attendu des communautés sportive et scientifique regroupera des organisations internationales de renom et des délégués en provenance d’une vingtaine de pays, venus pour discuter prévention de l’intimidation en contexte sportif.

«Ce n’est pas un hasard si la deuxième conférence Safe Sport International (SSI) se déroule ici, à Québec», a souligné Sylvain Croteau, directeur général de Sport’Aide. L’organisme présidera l’événement présenté sous le thème «Faire équipe pour un sport sans violence». M. Croteau estime que la province est reconnue mondialement comme un leader en matière de protection des jeunes sportifs.

Pour preuve, des organisations comme le Comité international olympique, la FIFA, les Nations Unies et la Fédération internationale de ski ont déjà confirmé leur présence au Centre des Congrès de Québec ce printemps.

Les conférences, dont les thèmes de la programmation officielle ont été dévoilés jeudi matin, seront l’occasion de plancher sur des solutions afin de reconnaître et de contrer la violence dans le sport. Des chercheurs universitaires d’ici et d’ailleurs partageront également des résultats de leurs recherches sur la pratique du sport dans des milieux sans violence. 

Selon la présidente de Sport’Aide, Josée Turcotte, la tenue de SSI 2020 à Québec confirme que l’action de son organisme est dans la lignée de ce qui se fait ailleurs dans le monde. «Faisons équipe pour un sport sans violence, le thème du colloque, est la raison d’être de Sport’Aide et ce à quoi il convie tous les milieux», a-t-elle lancé.

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Promoteurs recherchés pour l'avenue des Hôtels

La Ville de Québec cherche des promoteurs immobiliers pour (enfin) revitaliser la rive est de l’avenue des Hôtels, près de l’Aquarium du Québec. Un vaste terrain fraîchement nettoyé est prêt pour la plantation d’habitations en hauteur, jusqu’à 15 étages.

Vous visualisez le restaurant Michelangelo du chemin Saint-Louis, près des ponts enjambant le fleuve? «Le terrain de la Ville, est à l’arrière», pointe le porte-parole municipal, David O’Brien, en entrevue avec Le Soleil. «La Ville met ce terrain en vente afin qu’il soit développé.»

Le lot de 12 673,7 mètres carrés (136 500 pieds carrés) est une ancienne possession de la défunte municipalité de Sainte-Foy. L’ancienne banlieue de Québec avait mis la main dessus durant les années 1980 «dans une perspective de développement et de requalification du secteur», explique M. O’Brien.

Dans la décennie suivante, le site n’avait toujours pas été aménagé. L’administration municipale avait alors décidé de le louer à long terme à l’entreprise Bédard et Frères GPM. Celle-ci a toutefois mis la clef sous la porte. «L’entreprise ayant fait faillite au cours des dernières années, la Ville de Québec a repris ses droits sur la propriété.»

Les élus, sur recommandation de la division du développement économique, ont déclaré cette propriété «excédentaire» au cours de l’été dernier. Puis la cité a sollicité des démolisseurs pour faire place nette, pour éliminer un vieil entrepôt gênant. 

«Le terrain est donc maintenant nettoyé et en vente, en mesure d’accueillir un nouveau projet, lequel devra être en concordance avec le programme particulier d’urbanisme (PPU) du plateau Centre de Sainte-Foy, afin de requalifier ce secteur en friche», ajoute David O’Brien.

Et que stipule le fameux PPU? Notamment qu’il faut «intensifier la présence résidentielle à l’est de l’avenue des Hôtels».

15 étages

Dans le document, il est prévu de construire des logis vers le ciel : «Permettre une pointe de hauteur équivalant à 15 étages au sud du chemin Saint-Louis, de part et d’autre de l’avenue des Hôtels, de façon à profiter d’une dépression dans la topographie». 

Des immeubles qui pourraient faire de l’ombre aux commerces voisins et aux unifamiliales de la rue de Valmont? Pas nécessairement. Le PPU rêve aussi de verdure : «Préserver les zones boisées présentes au sud du chemin Saint-Louis ainsi que sur le site de l’Aquarium du Québec et bonifier le couvert boisé du secteur».

La Ville entend, en outre, rebâtir l’avenue des Hôtels ainsi que l’intersection avec le chemin Saint-Louis. Une piste cyclable, un accès pour les piétons et une meilleure desserte en transport en commun sont aussi évoqués.

Selon le plus récent rôle d’évaluation, la propriété du 1535, avenue des Hôtels, valait 775 000 $ au 1er juillet 2017.

La Capitale

Appuis au tramway en chute, selon un sondage de Québec 21

Moins d’un citoyen sur deux est en faveur du projet de tramway de la Ville de Québec, selon un nouveau coup de sonde commandé par Québec 21.

L’opposition officielle à la Ville de Québec a dévoilé mercredi les conclusions d’un sondage mené du 16 au 26 décembre dernier sur le Web par la firme CROP auprès de 500 personnes. Celui-ci montre que seulement 46 % des répondants se disent en faveur du projet de 3,3 milliards $, alors que 54 % s’y opposent.

«Le seuil symbolique de 50 % n’est plus atteint avec ce nouveau sondage. C’est extrêmement significatif dans un projet de cette ampleur d’obtenir l’acceptabilité sociale et les données recueillies indiquent maintenant que l’administration Labeaume échoue à cet égard», a commenté le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, par voie de communiqué.

«Contrairement à ce que l’administration Labeaume véhicule depuis plusieurs semaines, les appuis au projet du tramway ont largement diminué depuis la parution du dernier sondage diffusé antérieurement. Il faut aussi souligner que le maire de Québec avait largué le SRB qui recueillait des appuis de 4 9 % à l’époque», a quant à lui souligné le conseiller municipal du district de Montmorency-Seigneurial, Stevens Mélançon.

L’opposition au projet de tramway est particulièrement significative chez les 35-54 ans, alors que 71 % des répondants se sont dit contre.

Quatorze pour cent des personnes sondées ont indiqué que leur opinion au sujet du tramway avait changé depuis un an.

«À la lumière de ces résultats, nous retenons que le projet de tramway n’obtient toujours pas l’accord de la population compte tenu du grand appui que les citoyens accordent à l’amélioration du transport en commun comparativement au faible taux de citoyens en faveur du projet de tramway», conclut dans un communiqué le conseiller municipal du district de Neufchâtel-Lebourgneuf, Patrick Paquet.

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Plus de services du RTC dans les secteurs de Beauport et de Maizerets [VIDÉO]

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) procédera cette année à une révision des services d’autobus dans les secteurs de Beauport et de Maizerets. Au total, près de 250 départs par semaine seront ajoutés.

«Les scénarios proposés visent à améliorer et à bonifier la desserte locale, à donner plus d’options aux travailleurs et aux étudiants grâce à l’ajout de parcours eXpress et à mieux desservir les pôles d’emplois, industriels et commerciaux», explique le RTC dans un communiqué diffusé mardi.

Près de 800 nouvelles places en Parc-O-Bus sont prévues, dont 400 qui s’ajouteront dès l’ouverture du Parc-O-Bus Sainte-Anne en 2020, précise le RTC, qui a également procédé à l’acquisition des terrains à l’intersection des rues Seigneuriale et Adanac pour y construire le deuxième Parc-O-Bus régional prévu dans le secteur de Beauport. 

«L’objectif de la modification du réseau est de rendre les déplacements en transport en commun plus directs, plus rapides et plus flexibles pour le plus de clients possible. Nous préparons l’arrivée du réseau structurant de transport en commun, tout en étant en mesure d’offrir dès maintenant des améliorations de services au bénéfice de la clientèle», indique le président du RTC, Rémy Normand.

Les modifications proposées comprennent l’ajout de trois nouveaux parcours eXpress, les 258, 344 et 554 (pour un total de 15 parcours eXpress dans Beauport), ce qui permettra d’offrir plus de services directs vers la colline Parlementaire, les établissements d’enseignement et le plateau de Sainte-Foy.

Quant au service local, il serait modifié afin d’offrir des trajets simplifiés, plus de fréquence, d’amplitude et d’heures de service, et davantage de connexions directes vers le terminus Beauport et le service Métrobus.

La population est invitée à consulter les détails de ces propositions et à faire part de leurs commentaires avant le 2 février 2020 sur la plateforme Web consultations.rtcquebec.ca. Le RTC a également prévu la tenue de kiosques d’information dans plusieurs lieux publics accessibles aux personnes à mobilité réduite. 

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«Succès indéniable» pour le laissez-passer universitaire [VIDÉO]

L’Université Laval a informé lundi que son laissez-passer universitaire (LPU) a connu «un grand succès» lors de sa première session d’utilisation, à l’automne. Ce succès se traduit par un plus grand achalandage dans les bus, une circulation plus fluide autour du campus et une baisse de demandes de vignettes de stationnement.

Pas moins de 1716 000 déplacements ont été réalisés avec le LPU, entre le 1er septembre et le 31 décembre 2019, par les autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et ceux de la Société de transport de Lévis (STLévis). Les deux partenaires peuvent affirmer que le nombre d’étudiants qui choisissent le transport en commun a bondi.

Chez les étudiants, on remarque une augmentation de 16 % de l’achalandage pour le RTC et 18,9 % pour la STLévis. L’impact du LPU est «indéniable». Chaque étudiant avec un laissez-­passer aurait effectué en moyenne 70 déplacements à bord des autobus. Il faut dire que cette moyenne comprend l’étudiant qui aura utilisé son LPU quelque 400 fois! Et la presque totalité des LPU (94 %) a été utilisée au moins une fois. 

«Ce qu’on observe, c’est environ cinq déplacements par semaine. Ce qui correspond à peu près à ce qu’on peut observer en termes de fréquentation des institutions d’enseignement. D’autres l’ont sûrement utilisé pour aller au travail, pour les loisirs également, ce qui est bon en soi. Le LPU a eu pour nous un impact certain sur les données d’achalandage. Durant les dernières années, ce qu’on observait dans la clientèle étudiante, c’était une stabilité et même quelques petites régressions», indique le président du RTC, Rémy Normand. 

Moins de vignettes de stationnement

Le président de la STLévis, Mario Fortier, avoue même que son équipe a dû ajuster certains parcours, pour des passages plus rapides à certains endroits. 

Dans la catégorie des étudiants, l’Université Laval enregistre une baisse de 21 % dans l’achat de vignettes de stationnement pour la session d’automne 2019, ce qui prouve encore la popularité grandissante du bus. 

«Le nombre de gens qui fréquentent le campus est en augmentation légère, ça contribue à faire augmenter le nombre de vignettes. Par ailleurs, ça fait des années qu’on prend des actions pour favoriser le transport en commun ou le transport actif. Le nombre de stationnements diminue graduellement, quand on fait un nouveau bâtiment, on le fait souvent sur des espaces de stationnements. La baisse qu’on a vue en septembre est plus marquée que la tendance générale», explique le vice-recteur, Robert Beauregard. 

Quelque 24 900 LPU ont été mis en circulation durant la session universitaire d’automne, et ils étaient 29 100 étudiants à pouvoir y accéder. C’est donc une très grande majorité qui a choisi d’opter pour ce laissez-passer qui offre un accès illimité pendant quatre mois aux services de transport en commun, au coût de 120 $. Le projet est une initiative étudiante menée par l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES) et la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL).

3000 de plus

Pour la session d’hiver, 3000 étudiants de plus pourront se procurer un laissez-­passer. «On va en remettre autant en circulation qu’il y aura de demandes», assure le vice-recteur.

Est-ce que l’Université pourrait contribuer au prix des laissez-­passer, qui subira de légères hausses dans les prochaines années, comme le stipule l’entente avec les sociétés de transport?

«Ça n’a jamais été dans notre orientation de faire ça. Il y a une contribution financière du fait que la diminution des espaces de stationnement amène des revenus de moins que l’Université assume. On doit faire avec et on trouve des façons imaginatives de pallier à ce manque à gagner», ajoute M. Beauregard

La meilleure circulation sur le campus s’explique aussi par l’étalement du début des cours. Deux nouvelles facultés (musique, lettres et sciences humaines) décaleront 158 cours de 8h30 à 9h pour la session d’hiver. «Tous les sondages montrent de la satisfaction jusqu’à maintenant. C’est plus fluide sur le campus le matin», note aussi M. Beauregard

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Réouverture de la palestre de l’Arpidrome de Charlesbourg

La palestre de l’Arpidrome de Charlesbourg a rouvert ses portes lundi. Les travaux correctifs à la structure de la toiture sont terminés et l’équipement est à nouveau accessible.

La Ville de Québec avait dû mettre fin aux activités de la palestre après la découverte d’une déformation aux poutrelles de soutènement du toit en avril. Une reprise des activités avait eu lieu entre le 25 juin et le 3 novembre, puis la palestre avait été fermée pour la réalisation d’une seconde phase de travaux. 

La palestre de l’Arpidrome de Charlesbourg est notamment utilisée par le Club de gymnastique Québec performance et les écoles partenaires, dont la Polyvalente de Charlesbourg.

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Attentat de la Grande Mosquée: un souper commémoratif pour offrir «chaleur et solidarité»

Le Collectif citoyen 29 janvier, je me souviens convie les survivants, les proches des victimes et la population à une commémoration laïque plus informelle en ce troisième anniversaire de l’attentat qui a fauché six vies à la Grande Mosquée de Québec.

«On vise quelque chose de plus petit, de plus intime», explique au Soleil Sébastien Bouchard, un des porte-parole du groupe fondé spontanément en janvier 2017. «On veut alléger l’aspect discours; ça va être plus axé sur les échanges entre les personnes. Dans ce contexte, un souper communautaire nous semblait tout à fait approprié.»

Le soir du mercredi 29 janvier, les personnes intéressées auront donc rendez-vous à l’église Saint-Mathieu du chemin des Quatre-Bourgeois. Un rassemblement gratuit, mais pour lequel il faudra détenir un billet.

Difficile d’évaluer avec précision l’affluence. M. Bouchard jauge qu’entre 200 et 300 personnes pourraient se présenter. «C’est ce qu’on vise.»

«Bien sûr, on commence par inviter les rescapés et les victimes», note-t-il. L’attentat a toutefois touché l’ensemble des citoyens qui pourront également offrir «soutien, chaleur et solidarité».

Quatrième cérémonie

Le Collectif citoyen 29 janvier, je me souviens en est à sa quatrième activité commémorative. Dans l’urgence, le lendemain de la tuerie, la troupe avait rassemblé la population et les politiques à l’extérieur, près de la Grande Mosquée. «Il y avait eu une vigile où 15 000 personnes s’étaient réunies», se remémore Sébastien Bouchard. Le premier ministre canadien Justin Trudeau, son homologue québécois Philippe Couillard et le maire de Québec Régis Labeaume étaient notamment montés sur la tribune.

«L’année d’après, on avait eu un grand rassemblement citoyen sur le même lieu», poursuit-il

Mais en 2019, la cérémonie a eu lieu au chaud : «L’année passée, on a fait ça à l’Université Laval.

Appel aux dons

Intéressés par la rencontre du 29 janvier? Visitez la page Facebook du Collectif citoyen 29 janvier, je me souviens au www.facebook.com/commemoration.citoyenne; les détails de l’événement devraient y être diffusés au cours de la journée samedi. Vous pouvez également contacter le groupe par courriel à commemoration.citoyenne@gmail.com.

En passant, la gratuité des billets ne signifie pas qu’il n’y a pas de factures pour le Collectif. Sébastien Bouchard sollicite donc les gouvernements et les organismes de la région.

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Projet de tour à condos contesté sur le golf de Cap-Rouge [VIDÉO]

À vendre: condominiums sur le golf avec vue imprenable sur le fleuve et des voisins que vous regarderez de très haut, beaucoup trop haut à leurs yeux.

Les voisins du Club de golf de Cap-Rouge s’opposent à un projet de tour à condos de 15 étages qui pourrait lever de terre sur l’actuel emplacement du club house. «C’est un peu un choc. Tout le secteur de Cap-Rouge est zoné unifamilial», lance Pierre Tourangeau, résident du secteur depuis 2002. 

Au printemps, Le Soleil expliquait que le club voulait demander à la Ville une modification de zonage pour permettre la construction d’immeubles résidentiels. À l’époque, il était question de bâtiments de six à huit étages.

À LIRE AUSSI : Un projet résidentiel au Golf de Cap-Rouge

Depuis, la résistance s’organise. «On semble comprendre que le club de golf privilégie un projet de 15 étages. C’est énorme. C’est comme un coup de masse dans le front dans un quartier unifamilial. Ça va changer le paysage urbain et augmenter le trafic automobile», ajoute le porte-parole d’un comité qui compte aujourd’hui environ 200 citoyens.

Pour l’heure, le comité s’oppose à tout changement de zonage. «On ne veut pas que le golf disparaisse et on veut bien les accompagner dans une démarche pour pérenniser ses activités. Mais si pour régler les problèmes financiers actuels, on construit des tours sur le golf, qu’est-ce qui arrivera dans trois ou quatre ans s’il y a d’autres difficultés? Ils vont se débarrasser du golf trou par trou? On ne veut pas que ça se développe de façon anarchique.»

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Premier retour de deux minutes pour Émile Loranger

Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, était de retour une première fois au conseil municipal mardi depuis la fin de sa suspension de 60 jours imposée par la Commission municipale du Québec (CMQ) pour des manquements à la Loi sur l’éthique et la déontologie. Malgré la tenue de deux autres enquêtes, il affirme avoir la légitimité de terminer son mandat et songe même à se présenter aux élections de 2021.

La séance extraordinaire a duré un petit deux minutes, le temps de régler quelques affaires courantes. C’est donc un timide retour en scène que le maire a effectué après une année 2019 tourmentée. 

En septembre, il reconnaissait sa culpabilité à trois manquements au code de déontologie des élus. Il a admis avoir tenté de bloquer une enquête alors qu’il était visé par une plainte de harcèlement psychologique envers une employée.

M. Loranger préfère parler de «retraite fermée» plutôt que de suspension. Il dit avoir pris ses deux mois pour réfléchir, mais pas sur ses actions. Plutôt aux défis de la municipalité comme la pénurie de main-d’œuvre qui obligera son administration à changer ses façons de faire. 

Pour la suite des choses, il compte terminer son mandat pour respecter ses engagements envers les électeurs. «J’ai toute la légitimité pour siéger. Seule la population peut me démonter le contraire», lance celui qui ne croit pas que la confiance des citoyens envers lui a fléchi, malgré les deux dernières années troubles.

Plus encore, il ne fait pas une croix sur les élections de 2021. «Être tenté, c’est évident. Est-ce que je le ferai, je verrai bien? J’ai 73 ans, il faut que le body suive aussi.» Dans l’immédiat, il envisage d’un bon œil ses relations avec les membres du conseil qui n’ont pas toujours été au beau fixe. «Ai-je le choix?» questionne-t-il. «Mon objectif, c’est de m’occuper de la Ville [la population].»

Deux autres enquêtes

La CMQ a ouvert deux autres enquêtes au cours de l’automne. La première concernant le remboursement de repas totalisant 14 000 $ entre 2013 et 2019 et une autre sur sa tentative en 2018 de négocier sa démission tout en restant consultant. Tout ça dans la foulée de la plainte de harcèlement qui le visait.

La mairesse suppléante Sylvie Falardeau anticipe de façon pragmatique le retour du maire. «On repart en neuf. Il faut que les dossiers avancent. Le maire, normalement, va travailler. On espère que tout va bien aller.»

Au sujet des deux nouvelles enquêtes, Mme Falardeau semble résignée. «J’ai pris mon parti qu’il y en aura toujours. Je trouve ça plate, mais on n’a pas le choix.»

Gaëtan Pageau, conseiller qui a souvent critiqué l’attitude de M. Loranger, estime que L’Ancienne-Lorette vaut plus que les seules actions reprochées au maire «Je vais continuer à travailler. La Ville ne se mesure pas seulement à un seul homme. Il y a beaucoup de positivisme. On ne doit pas limiter le débat à un seul homme. Laissons la commission enquêter», conclut-il, tout en regrettant les pertes de temps dans certains dossiers en raison des enquêtes en cours.

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Nouveau souffle pour J.A. Moisan [VIDÉO]

L’Épicerie J.A. Moisan changera de visage à l’aube de son 150e anniversaire. À bout de souffle, la famille Saint-Laurent se résigne à passer le flambeau. La nouvelle propriétaire promet de conserver la vocation et l’esprit des lieux, mais coupera de moitié la superficie du plus vieux commerce de vente d’aliments au détail en Amérique du Nord.

«Liquidation totale. Tout doit être vendu avant travaux pour rénovation.» Les affiches dans les vitrines du commerce du célèbre commerce du faubourg ne mentent pas. Les trois copropriétaires, les frères Clément et François Saint-Laurent et Nathalie Deraspe, épouse de Clément, ont officialisé la vente du bâtiment de 1871 qui abrite une auberge de quatre chambres et une épicerie de plus de 5000 pieds carrés.

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Le Complexe aquatique de Lévis ouvrira le 20 janvier

Le complexe aquatique multifonctionnel de Lévis dont l’inauguration était prévue l’automne dernier ouvrira finalement le lundi 20 janvier. Après 25 ans d’attente, les citoyens pourront — enfin — profiter de ces nouvelles installations construites pour 35,5 millions $.

Le centre est situé sur la route des Rivières dans le secteur Saint-Nicolas, voisin de l’école de l’Envol. Lors du dévoilement des maquettes en juin 2017, il s’agissait alors du plus gros chantier public de Lévis.

Le complexe a été promis par trois administrations municipales depuis la fin des années 1990. Il est financé à 50 % par les gouvernements fédéral et provincial, et à 50 % par la Ville de Lévis. 

Les retards connus à l’automne étaient liés à la conception des jeux d’eau.

Le projet permettra de doubler la capacité d’accueil aux bains libres, en faisant passer le nombre d’entrées de 50 000 à 100 000 par année. 

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Mikael, le premier bébé de 2020 à Québec

La Capitale-Nationale a accueilli son premier bébé de la décennie, le 1er janvier, 12 minutes après les 12 coups de minuit. Le petit Mikael est né au Centre mère-enfant Soleil du Centre hospitalier universitaire de Québec-Université Laval.

Le nouveau-né est le troisième enfant de Fanny Chevalier et Sébastien Germain. La famille habite la municipalité de Saint-Alban, dans la MCR de Portneuf.

Il pesait 4,02 kg (8,86 lb) et mesurait 53 cm (21 po) à la naissance.

Le Centre mère-enfant Soleil est l’une des plus importantes maternités au pays. Quelque 7434 accouchements y ont été réalisés en 2018 et 2019, incluant ceux de l’Hôpital Saint-François d’Assise.

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Hilton Québec: fermer pour mieux revenir [VIDÉO]

Le 1er janvier, les quelque 380 employés du Hilton Québec diront au revoir à l’hôtel du boulevard René-Lévesque. Le deuxième plus grand établissement hôtelier de la Capitale-Nationale fermera ses portes un an «jour pour jour» en vue d’une importante restauration. Dès le 6 janvier, les travaux s’amorceront.

L’hôtel affiche complet, mais la période des Fêtes sera tronquée de quelques jours. Au lendemain des festivités du Nouvel An, le Hilton entamera les travaux.

Une centaine de chambres sont inaccessibles depuis octobre déjà. «La préparation était très importante pour respecter le délai fixé au 1er janvier 2021», rappelle Gina Cuglietta, directrice des ventes et du marketing du Hilton Québec.

La firme LemayMichaud est responsable du design intérieur; Garoy Construction est l’entrepreneur général; puis BGLA Architecture s’occupe du recouvrement extérieur. «C’était important pour les propriétaires de faire affaire avec des entreprises de Québec», ajoute-t-elle. 

InnVest Hotels, une société privée de la région de Toronto, est propriétaire du Hilton Québec depuis 2006.

«Urbain et épuré»

En octobre, une grue a été installée à l’intérieur du Hilton Québec, par le toit, dans un puits d’ascenseur inutilisé. «Nous avons cinq ascenseurs en marche, mais une sixième cage avait été aménagée lors de la construction», poursuit Mme Cuglietta.

Elle permettra entre autres de remplacer le revêtement de ciment de l’hôtel, la portion majeure des rénovations. Il laissera place à un recouvrement en aluminium. Les fenêtres seront aussi entièrement changées. 

Puis à l’intérieur, tout y passera: les 571 chambres et 33 suites, les salles de bain, la tuyauterie, les 21 salles de réunion incluant la salle de bal, le hall, les restaurants, le centre de remise en forme et la piscine située sur le toit de l’édifice construit en 1974. L’hôtel affichera un «style urbain et épuré», résume Mme Cuglietta. 

Le Hilton Québec avait déjà subi quelques transformations entre 2008 et 2011. «Toutes les chambres avaient été rénovées, fait-elle valoir. Les hôtels sont refaits aux 10 ans environ.»

Il est très rare qu’un hôtel ferme ses portes pendant une aussi longue période pour effectuer des travaux de rénovation, selon elle. Elle cite Le Reine Elizabeth à Montréal, qui avait aussi interrompu ses activités entre les étés 2016 et 2017 pour une remise à neuf.

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«Un très bon départ» pour Toboggan

Toboggan enregistre un départ plutôt satisfaisant pour ses organisateurs. Comme tout nouvel événement, plusieurs détails se négocient en cours de route, l’équipe s’adapte. Elle pense toutefois déjà à l’année prochaine.

«On est soulagés, l’idée est bonne. On a eu une ambiance extraordinaire vendredi, celle qu’on voulait et qu’on avait imaginée, un gros party. L’équipe de Zedd était enchantée, elle a tripé et a aimé l’ambiance, c’est donc mission accomplie», mentionne d’entrée de jeu Louis Bellavance, directeur de la programmation du festival Toboggan.

C’est le DJ russe qui a ouvert le bal vendredi soir. Le site du spectacle n’était pas rempli au maximum de sa capacité, mais il y avait un bel achalandage pour une première soirée. L’équipe n’avait pas fixé d’exigence très marquée pour le nombre de spectateurs. D’ailleurs, elle n’a pas révélé les chiffres. 

«C’était une journée particulière pour nous, le jour 1 d’un nouvel événement de l’an 1. Il y avait beaucoup de questions, toute la journée on ajustait encore le tir. Est-ce qu’on allait avoir une belle participation? On a commencé à le sentir très favorablement dans l’après-midi vendredi, avoir le petit sourire en voyant la petite congestion d’autos à partir de l’avenue Cartier.»

Plus pour les jeunes familles?

Pour animer les visiteurs pendant l’après-midi, une aire familiale a été aménagée, avec la grande roue, le carrousel et quelques food trucks. De ce côté, M. Bellavance admet que l’organisation pourrait en faire plus, mais chaque chose en son temps.

«Ça donne envie de visualiser, de faire mieux et aller plus loin. Mais tout ça doit avoir un équilibre. Ça fonctionne sur un modèle d’affaires qui dans ce cas-ci est la vente de laissez-passer pour les trois soirs en billetterie. On avait plus d’idées pour le parc de la francophonie, rendre ça plus vivant plus tôt, mais ça va reposer sur un modèle d’affaires viable, il faut que le reste soit solide et que ça génère des revenus pour investir dans d’autres contenus», explique M. Bellavance. 

Peut-être que l’événement Toboggan aura sa glissade, comme le nom l’indique, prochainement.

Les projecteurs sont donc braqués sur la musique électronique cette année, ce sont de bons spectacles festifs que l’on voulait offrir à la population québécoise. Samedi, c’est le duo canadien DVBBS qui a chauffé la scène, il laissera la place à SCHOOLBOY Q lundi alors que la soirée du Nouvel An est laissée entre les mains de Loud Luxury, qu’on a pu voir au Festival d’été de Québec cette année. 

Les commerçants avaient eux aussi de quoi se réjouir vendredi. 

«Les commerçants l’ont senti toute de suite, il y avait de l’action dans les rues. Ça prenait des réservations pour aller un peu partout. Il y avait un buzz au centre-ville, les gens sont ouverts. On a touché de bonnes cibles.»

La Grande Allée était préparée pour l’événement et M. Bellavance juge qu’elle a eu le rendement désiré, après avoir discuté avec plusieurs propriétaires.

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Retour aux sources pour Mgr Martin Laliberté, nouvel évêque auxiliaire de Québec

L’abbé Martin Laliberté n’avait pas demeuré à Québec depuis 1990, il connaît pourtant bien la région. Le nouveau poste d’évêque auxiliaire lui permet de revenir à la maison. L’endroit est familier, mais ses nouvelles tâches représenteront un défi, défi que l’homme originaire de Charlesbourg est prêt à relever.

«Je suis allé à l’école juste en haut, dans le Vieux-Québec, au petit séminaire», partage l’homme de 55 ans. Il a reçu l’équipe du Soleil dans son nouvel environnement, l’Église catholique de Québec, samedi.

L’ordination épiscopale du nouvel évêque aura lieu dimanche, la liturgie se déroule à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec.

«C’était une joie pour moi de revenir à Québec. Ça me rapproche de mes racines, j’étais basé à Laval depuis quelques années. Ils auraient pu me demander d’être évêque à Rouyn-Noranda! Alors c’est un peu un soulagement, je suis content.» 

Mgr Laliberté devra seconder l’archevêque de Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, aux côtés de l’évêque auxiliaire Marc Pelchat. Ce dernier se retrouve d’ailleurs seul avec une pile de dossiers depuis le départ de Mgr Louis Corriveau en juin dernier. L’arrivée de Mgr Laliberté était donc très attendue, et appréciée.

«J’ai reçu un appel du représentant du pape le 18 novembre, il me demandait si j’acceptais d’être évêque à Québec, j’ai accepté. Ça fait toujours un velours de savoir qu’on est nommé, c’est une reconnaissance. Mais c’est le genre de chose qui est davantage un service qui nous est demandé, quand on voit le travail», explique-t-il.

Le nouvel évêque auxiliaire devra aussi assurer le travail lorsque le cardinal Lacroix sera en convalescence, il doit se faire opérer au mois de janvier.

«Je connais le milieu, c’est un milieu que j’aime. C’est sympathique et agréable. Le Vieux-Québec, il n’y a rien de comparable. Le soir, je vais souvent marcher après le souper, c’est merveilleux», ajoute Mgr Laliberté.

D’ailleurs son père et son frère ont déjà travaillé pour le Diocèse de Québec, il poursuit donc la tradition familiale. 

Mission nouvelle

Il y aura un premier défi interne pour Mgr Laliberté, il devra rebâtir un réseau de contact et forger de nouveaux liens avec la communauté, comprendre comment fonctionne l’Église à Québec. L’autre défi sera plus grand, l’évêque connaît la situation de l’Église actuelle, il espère développer une «parole cohérente» pour le monde d’aujourd’hui.

«Je suis conscient des changements de la société, il n’y a plus le même regard sur la foi chrétienne. L’Église n’est pas au service d’elle-même pour être une institution. Elle est au service de l’annonce du message de Jésus Christ. Je pense qu’on doit se concentrer là-dessus, ce message-là, il peut être un message qui donne encore du sens dans la vie des gens.»

Mgr Laliberté est d’avis que l’on doit laisser de côté la vision de l’Église que l’on tient du passé. 

«L’institution doit être porteuse du message, si le poids de l’institution est trop lourd et que les gens oublient le message… il ne faut pas remettre en question le message, il faut que l’institution travaille sur elle-même pour que le message arrive aux gens. Une parole qui rejoint le langage des gens d’aujourd’hui.»

La priorité de Mgr Laliberté est de «se décentrer de la question institutionnelle» afin d’atteindre les gens au cœur avec le message, auquel il accorde la même importance qu’auparavant.

Le nouvel évêque détient un baccalauréat en théologie et un diplôme en pédagogie de l’Université Laval, de même qu’une maîtrise en Sciences de la mission de l’Université Saint-Paul. Il compte beaucoup d’années d’engagement à l’étranger, notamment deux ans en Haïti et 10 ans en Amazonie brésilienne.

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Festival Toboggan: le Nouvel An pendant quatre jours sur Grande Allée [VIDÉO]

Le premier festival Toboggan qui soulignera la fin de l’année commencera samedi dans le secteur de Grande Allée. Les équipes étaient jeudi au cœur de l’installation des scènes et différentes attractions.

«On installe actuellement la scène, l’installation principale où se produiront les DJ», a indiqué au Soleil le directeur de production, Patrick Martin.

Tout autour, les équipes s’affairent à installer les équipements sur les sites qui compteront notamment une grande roue, un carrousel pour cette fête concoctée par 3E, à qui l’on doit le Festival d’été de Québec.

Voici ce qu’il faut savoir sur les activités gratuites et payantes. 

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La Capitale

L’année municipale 2019 en citations

Retour sur les citations marquantes de l'actualité municipale en 2019.

«On savait que le projet de tramway avait été fait sur un coin de table. On a trouvé la napkin.» 

— Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, à la suite d’un article qui titrait que «la Ville de Québec a choisi avec de minces études» entre un métro et un tramway. 9 janvier 2019