Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

La Capitale

COVID-19: encore deux nouveaux cas positifs au Manoir Liverpool à Lévis

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches confirme six nouveaux cas positifs sur son territoire dimanche, dont deux provenant du Manoir Liverpool.

Huit cas de COVID-19 sont maintenant confirmés dans cette résidence de Lévis où une éclosion de cas positifs s’est déclarée plus tôt cette semaine. Au total, le territoire de Chaudière-Appalaches compte désormais 86 cas positifs.

La Capitale

La Ville de Québec assouplit l’octroi des contrats

La Ville de Québec implante de nouvelles mesures économiques pour faciliter et garantir l’octroi et l’exécution de contrats totalisant plus de 470 millions $ auprès de ses fournisseurs dans la tourmente de la crise sanitaire.

«L’économie, ce n’est pas ben ben compliqué: un contrat, une job, de la consommation.» Le maire de Québec a annoncé vendredi de nouvelles mesures pour assouplir ses règles d’attribution de contrats et injecter rapidement «des liquidités» dans l’économie de la Ville. 

«La meilleure façon de faire vivre les entreprises à Québec, c’est de leur donner des contrats publics parce que le privé, ce n’est pas garanti.» 

Ces nouvelles mesures se déclinent en trois volets. Le premier touche les 12 656 contrats déjà octroyés entre le 1er janvier et le 25 mars pour une somme globale de 275 millions $. «On ajoute des délais d’exécution supplémentaires sans pénalité si les délais sont causés par la pandémie», explique le maire Labeaume.

Le second volet concerne 181 ententes contractuelles d’une valeur de 50 millions $ avec des fournisseurs de biens et services de la Ville, par exemple, la fourniture de papeterie ou l’entretien de photocopieurs. Ces contrats seront automatiquement renouvelés pour une période de six mois sans la publication de nouveaux appels d’offres, et ce, en respect des règles contractuelles d’approvisionnement , insiste le maire. «Cela veut dire que ces entreprises auront des garanties auprès de leur banquier et ils pourront payer leurs propres fournisseurs.»

Enfin, le dernier volet vise les contrats dont l’ouverture est prévue d’ici le 13 avril et d’autres actuellement en préparation par la Ville. Il y en a pour environ 143 millions $. 

Plus de temps

Les appels d’offres pour les services professionnels seront ouverts à la date prévue. «Ça peut se faire par télétravail. On en a pour l’équivalent de 15 millions», estime le maire.

Pour les quelque 61 millions $ d’appels d’offre autre que professionnels, la date limite du 13 avril est repoussée de trois semaines pour permettre aux entrepreneurs de bien jauger la capacité de leurs sous-traitants à offrir les services et à mieux fixer les prix. 

«La chaîne d’approvisionnement est déstructurée. Un entrepreneur qui veut signer un contrat avec la Ville ne connait pas l’état de ses sous-traitants. C’est compliqué. Et ils ne savent pas combien dans deux mois coûteront les biens et les services. Ils ont donc peur de répondre aux appels d’offres de la Ville», explique M. Labeaume.

Enfin, les 112 appels d’offres d’une valeur de 60,5 millions $ à offrir à compter de lundi bénéficieront aussi d’accommodements administratifs, notamment l’assouplissement de certaines exigences quant aux délais d’exécution supplémentaires et l’accélération du mécanisme d’ouverture des soumissions.

Ces mesures s’ajoutent à d’autres, déjà mises en place comme le report des paiements de taxes municipales pour les entreprises et les particuliers.

La Capitale

COVID-19: des pompiers se sentent en danger

Des pompiers demandent à Québec d’imiter des villes comme Montréal et Gatineau et de cesser les déplacements de pompiers d’une caserne à l’autre pour limiter les risques de contamination au coronavirus.

L’anxiété semble avoir monté d’un cran au sein des 400 pompiers de la Ville de Québec. Certains ont écrit aux médias pour dénoncer le fait que l’employeur comble toujours les remplacement pour cause de maladie ou de poste vacant d’une caserne en utilisant des pompiers rattachés à l’une ou l’autre des 16 casernes de la ville. 

«Les pompiers de la ville de Québec se sentent en danger, écrit un pompier, qui demande à conserver l’anonymat par crainte de représailles. Un pompier contaminé et sans symptômes pourrait facilement contaminer plus de 16 pompiers par caserne sans oublier la famille des autres pompiers.»

Ce pompier affirme qu’il n’est pas rare qu’un pompier, surtout temporaire, fasse du remplacement dans quatre casernes en une seule semaine. 

Le pompier constate que la direction du Service de protection contre l’incendie de Québec (SPICQ) a pris des mesures pour protéger plusieurs personnes en arrêtant les formations, en plaçant les formateurs en télétravail et en demandant aux chefs de faire les communications par téléphone ou FaceTime. 

«Mais pour les pompiers en première ligne, ce n’est pas grave », déplore le pompier, en entrevue au Soleil.

La direction du service pourrait choisir de garder les pompiers dans leur caserne et de faire appel aux pompiers d’un autre peloton pour assurer les remplacements, suggère le pompier. Évidemment, les pompiers en congé seraient alors payés en temps supplémentaire.

L’Association des pompiers professionnels de Québec se dit bien au fait des inquiétudes de ses membres. Pour être en contact constant avec la direction du service de protection contre l’incendie, le président du syndicat Éric Gosselin affirme que le fonctionnement « en silo » par caserne, sur des quarts de travail de 24 heures, n’est pas exclu. « Mais ce n’est pas une mesure parfaite, signale M. Gosselin. Qu’est-ce qu’il a fait le gars, dans ses trois jours de congé? »

Le syndicat dit demander à l’employeur de faire des efforts pour que les pompiers temporaires passent la semaine au complet dans la même caserne.

Le syndicat insiste auprès de ses membres sur des mesures d’hygiène strictes. 

Les casernes doivent être aseptisées à 100% avant chaque quart de travail, dit Éric Gosselin. L’aire de vie est aussi désinfectée et les salles d’entraînement ont été fermées. Les pompiers sont invités à porter leur appareil respiratoire, lorsqu’ils interviennent près du public. « C’est le meilleur moyen de protection, mieux qu’un masque n-95 », note M. Gosselin.

La direction du Service de protection contre l’incendie de Québec a répondu à notre demande d’entrevue par un courriel. Le SPCIQ dit évaluer les impacts des mesures prises au jour le jour. «Parmi ces impacts, le Service doit prendre en considération les effets qui pourraient survenir en isolant les pompiers dans leur caserne respective pour le temps supplémentaire, écrit Marie-Claude Brousseau, directrice des communications en sécurité publique. Ceci pourrait avoir pour conséquence l’épuisement physique et psychologique de notre personnel, tant pour le volet opérationnel qu’administratif.»

Selon Mme Brousseau, il serait «hasardeux» de comparer Québec avec le Service de protection contre l’incendie de Montréal, qui compte 2400 pompiers et un réseau de 67 casernes. Un pompier montréalais a été testé positif à la COVID-19 il y a quelques jours et deux casernes ont dû être désinfectées. À Montréal, syndicat et patron ont opté pour que les pompiers travaillent sur un horaire de 24 heures. Durant la crise, chaque caserne fonctionnera de façon individuelle, sans remplacement, en s’appuyant sur le temps supplémentaire.

«Selon l’évolution de la situation, des ajustements seront apportés, s’il y a lieu, assure Mme Brousseau du SPCIQ. Jusqu’à présent, la formule mise en place confère les résultats attendus.»

La Capitale

Le RTC passe en «mode de service COVID-19»

Le Réseau de transport de la capitale (RTC) passe du «mode de service régulier» au «mode de service COVID-19» pour faire face à une chute importante d’achalandage, suivie d’une chute des revenus à l’avenant.

«C’est une situation jamais vue chez nous», observe le président du RTC, Rémy Normand. Il y a eu des grèves par le passé qui ont chamboulé l’entreprise municipale. Mais rien de comparable à la crise mondiale de la COVID-19.

«Hier soir, le conseil d’administration du RTC a tenu une séance extraordinaire afin de prendre des décisions importantes», annonce donc le conseiller municipal. «Tout cela va induire des impacts, des conséquences pour la clientèle. […] Il va falloir que les gens vérifient comme il faut les nouveaux services mis en place à partir de lundi.»

Les mesures de distanciation sociale imposée par l’État, «ça a des conséquences importantes sur notre achalandage», fait remarquer M. Normand. Lui-même voit passer les bus peu utilisés : «Souvent des bus vides.»

La Capitale

Coronavirus: deux jeunes de Québec passent leur message dans une vidéo devenue virale [VIDÉO]

Deux jeunes de Québec ont choisi l’humour pour sensibiliser la population à l’importance de «rester chez nous» dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

«On sort, mais pas loin. On se rassemble pas. On Tiktokise, on Netflixise, on Instagramise, on Fortnitise, mais on reste chez nous!» dit le plus jeune des deux frères dans la vidéo, qui a été partagée plus de 53 300 fois depuis mardi. 

Aux baby-boomers, «ceux qui sont nés tous en même temps dans l’ancien temps, ça a fait boom pis sont tous apparus en même temps», les deux jeunes demandent de «chiller à la maison». 

«Vous êtes à la retraite, prenez ça cool! Jouez au bingo en ligne, fabriquez-vous un jeu de pétanque avec du riz pis des ziploc […], jouez au shuffleboard [...], tsé l’affaire plate dans tous les terrains de camping en Floride», suggère encore le cadet des garçons.

«Écoutez-nous donc, pis arrêtez d’aller acheter deux bananes à l’épicerie, on va vous aider, on n’a rien à faire, on va y aller à l’épicerie pour vous!» ajoute-t-il.

+

La Capitale

La Capitale-Nationale au 4e rang des régions les plus touchées 

La Capitale-Nationale se situe maintenant au quatrième rang des régions du Québec les plus touchées par la COVID-19. Mardi, 46 nouveaux cas ont été recensés, portant à 79 le nombre de résidents infectés.

La région la plus touchée est celle de Montréal (439 cas), suivie des régions de l’Estrie (130 cas) et de la Montérégie (125 cas). 

Aux 79 résidents de la région de la Capitale-Nationale infectés s’ajoutent deux personnes de l’extérieur ayant été diagnostiquées ici. On ne dénombre encore aucune hospitalisation et aucun décès. 

«La hausse actuelle de cas positifs dans notre région était attendue et devrait se poursuivre au cours des prochaines semaines. Je demande donc à tous de suivre à la lettre les consignes d’isolement prescrites afin d’assurer la santé et la sécurité de la population de notre région», a réitéré par voie de communiqué le directeur de la santé publique de la Capitale-Nationale, le Dr François Desbiens. 

Les nouveaux cas recensés sont des gens de tous âges ayant été en contact avec des cas positifs ou avec des personnes ayant voyagé à l’étranger, et qui se trouvent présentement en isolement à domicile. 

«Tous les cas qu’on a jusqu’à maintenant ont un lien avec des voyages ou des personnes qui ont voyagé. On n’a pas encore de cas communautaires, mais ce ne serait qu’une question de temps» puisqu’il y en a dans d’autres régions, analyse le Dr Desbiens en entrevue.

Toutes les personnes identifiées comme contacts étroits des nouveaux cas de coronavirus ont été contactées et sont également en isolement obligatoire. 

«En ce sens, ils ne présentent aucun risque à la population. Des prélèvements ont été faits sur celles qui présentaient des symptômes et les résultats de ces tests, s’ils s’avéraient positifs, seront communiqués au cours des prochains jours», indique le Dr Desbiens.

Jusqu’ici, seules les personnes de retour de voyage et les contacts de ces personnes qui présentent des symptômes de la COVID-19 sont testées dans la Capitale-Nationale. Depuis l’ouverture de la première clinique désignée, le 11 mars, 2523 personnes ont été testées, et 1374 tests se sont avérés négatifs. 

Le réseau a cependant commencé à tester les professionnels de la santé qui ont des symptômes et qui ont pu avoir été en contact avec des patients hospitalisés ou des résidents de résidences privées pour aînés atteints de la COVID-19, précise le Dr François Desbiens, qui ne voit pas encore la nécessité de tester plus largement la population sur son territoire. Le directeur de la santé publique de la Capitale-Nationale préfère se concentrer sur les snowbirds et les autres voyageurs qui rentrent à la maison, nous avait-il expliqué lundi.

Le Dr Desbiens demande par ailleurs aux travailleurs de la santé du CIUSSS, du CHU de Québec et de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) «qui ont des symptômes de fièvre, de toux et de fatigue, comme on voit avec la grippe et comme on voit aussi avec la COVID, de rester chez eux, de ne pas venir travailler».

«Les membres du personnel sont essentiels pour donner des soins et des services aux personnes qui seront malades [de la COVID], et dont le nombre va aller en augmentant. On veut vraiment qu’ils restent en santé», dit le médecin, tout en rappelant qu’on est encore «en épidémie de grippe».

Le Dr Desbiens mentionne au passage qu’une ligne téléphonique de soutien psychosocial (418-821-9904) a été mise en service pour les travailleurs de la santé du CIUSSS, du CHU de Québec et de l’IUCPQ. L’objectif de cette ligne est d’offrir une écoute professionnelle «dans une perspective d’apaiser les inquiétudes, les sentiments de stress, d’anxiété ou de déprime».

Dans les régions de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent, le bilan de mardi du ministère de la Santé ne faisait état d’aucun nouveau cas de COVID-19. La région de Chaudière-Appalaches en serait donc toujours à 14 cas confirmés, et celle du Bas Saint-Laurent, à quatre. 

La Capitale

Le partage au temps de la COVID-19

Le Frigo libre-service de Saint-Roch fonctionne toujours malgré la menace de la COVID-19. «Le frigo est toujours accessible et le but c’est de le garder accessible, mais en ayant un souci de le nettoyer le plus souvent possible», assure Jean-René Boutin, coordonnateur de projets à l’Engrenage Saint-Roch.

«On nettoie vraiment l’intérieur, la pognée, le frigo de fond en comble», décrit le coordonnateur qui reconnait que la méthode n’est peut-être pas parfaite.

Son équipe et lui ont pesé les pour et les contre avant de décider de maintenir le service en place. «Les gens qui l’utilisent c’est des habitués qui le fréquentent souvent et il y en a beaucoup qui dépendent de ce frigo-là, explique Jean-René Boutin. On s’est dit que c’était trop un besoin essentiel pour qu’on le retire comme ça.» 

Cette semaine, la fermeture temporaire de certains commerces et restaurants a contribué à bien remplir le frigo libre-service accessible en tout temps sur le parvis de l’église Saint-Roch. «C’était le positif dans le négatif, disons. Mais là maintenant que tout sera fermé pour de vrai, je ne sais pas à quel point ce sera utilisé», remarque le coordonnateur.

«Ce qu’on a besoin en ce moment c’est de l’aide», annonce Jean-René Boutin qui a dû demander à une personne bénévole de ne plus venir nettoyer le frigo puisqu’elle était jugée à risque de contractée la COVID-19. «On a commencé, via notre page Facebook et nos réseaux personnels, à essayer de trouver des gens qui seraient prêts à venir donner un coup de main pour venir le nettoyer quelques fois par jour», informe le coordinateur.

La Capitale

Les rues de Québec très tranquilles [PHOTOS]

Un 21 mars ensoleillé est généralement synonyme d’ambiance et d’action dans les rues du Vieux-Québec. Touristes et gens de la région se massent pour profiter des premiers rayons printaniers. Mais pas ce samedi, où des rues de Québec désertes ont montré toute l’étendue des mesures de confinement généralement bien respectées par la population. Mais confinement ne veut pas dire de ne pas mettre le nez dehors. Et certains en ont tout de même profité.

La Capitale

Les traversiers s’ajustent et conservent leurs services

Les traversiers ont aussi apporté des changements à leurs services et leurs installations. Bien que l’on recommande de rester sur le pont extérieur, les installations intérieures sont toujours ouvertes pour la traverse Québec-Lévis, question de faire plus d’espace.

Les aires extérieures deviennent trop petites si le nombre de passagers est élevé. L’intérieur est soigneusement désinfecté à plusieurs reprises, assure la Société des traversiers du Québec (STQ).

Afin d’assurer une distance sécuritaire de 1 mètre entre les passagers, tout demeure ouvert. Cependant l’idéal est de rester dans la voiture de temps du trajet, ou sur le pont extérieur pour les piétons.

Bien que les horaires aient été réduits dans les derniers jours, il n’est pas question de mettre fin au service pour le moment.

«On n’en est pas là. Plusieurs personnes comptent sur nos services encore. Les horaires sont réduits en raison de la baisse de disponibilité du personnel navigant. Certains doivent respecter l’isolement volontaire et d’autres restent à la maison pour garder les enfants», explique Alexandre Lavoie, porte-parole de la STQ. 

Étant donné qu’un certain nombre d’employés doit obligatoirement être sur le bateau pour offrir le service, moins de voyages sont possibles. 

«L’achalandage a diminué pas mal, la semaine passée on a réduit le nombre de clients maximum à bord, pour respecter la règle des 250 personnes et moins. On n’a laissé personne à quai, donc on n’a jamais atteint le maximum», ajoute Alexandre Lavoie.

Depuis jeudi, l’argent comptant n’est plus accepté afin de protéger les employés et limiter les contacts. Les clients sont aussi invités à manipuler leur carte pour payer le billet d’entrée. 

Ailleurs sur son territoire, la STQ a fermé les installations intérieures lorsqu’il était possible de le faire, entre autres à Sorel, étant donné que les corridors du bateau sont très petits. 

Pour la traverse de Matane, il est suggéré de réserver avec à l’avance sa place sur le bateau, et aussi limiter les interactions avec le personnel. La cafétéria demeure ouverte et les mesures sanitaires supplémentaires sont mises en place, comme l’utilisation d’ustensiles de plastique. 

La Capitale

COVID-19: pas de nouveaux cas recensés vendredi dans la grande région de Québec

Aucun nouveau cas de COVID-19 n’a été recensé dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, vendredi. Le bilan compte toujours 16 personnes infectées.

Si la tendance s’est maintenue dans la grande région de Québec, le nombre de personnes touchées a tout de même augmenté au Québec, passant à 139 cas confirmés par le ministère de la Santé et des Services sociaux, vendredi après-midi. Dans ce bilan, le MSSS comptait aussi plus de 2400 personnes sous investigation et 7666 analyses négatives. La province a enregistré son premier décès lié au coronavirus mercredi.

Dans la Capitale-Nationale, on comptait toujours 10 résidents testés positifs. Deux autres personnes, des touristes, avaient quant à elles reçu un diagnostic positif lors de leur passage sur le territoire du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale. 

La clinique à l’auto implantée à l’Hôpital Chauveau dans le secteur Loretteville a accueilli 124 personnes, tandis que celle située dans des locaux adjacents à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec a pu en tester 79, pour un total de 203 dans la journée du 20 mars.

Chaudière-Appalaches 

Dans Chaudière-Appalaches, aucun nouveau cas n’a été recensé. Le bilan demeure donc stable avec six cas confirmés de COVID-19 dans la région. Les deux derniers cas recensés sur le territoire du CISSS de Chaudière-Appalaches remontent à mercredi. 

Quatre cliniques de dépistage sont désormais en fonction dans la région, avec l’ajout de celle située à l’Hôpital de Montmagny. La clinique de dépistage à l’auto de l’Hôpital de Thetford Mines s’est ajoutée jeudi à celles du Centre Paul-Gilbert à Charny et de l’Hôpital de Saint-Georges. 

La Capitale

La Ville de Québec continue de s’adapter

La Ville de Québec applique de nouvelles mesures pour continuer de freiner la propagation de la COVID-19. Les inscriptions aux activités aquatiques sont notamment remises à une date ultérieure et la Bibliothèque de Québec offre une variété de sources de divertissement en ligne.

Concernant toutes les inscriptions pour d’autres activités de loisirs, les citoyens peuvent consulter le site Internet de l’organisme concerné. Tous les détails sur l’annulation ou le report y seront indiqués.

La bibliothèque rappelle à ses membres qu’elle met à leur disposition plusieurs collections numériques, des livres, de la musique ou des vidéos. Ceux qui désirent s’inscrire peuvent le faire sur bibliothequedequebec.qc.ca/abonnement.

Tous les documents loués depuis le 13 mars sont renouvelés automatiquement jusqu’à trois semaines après la réouverture de la bibliothèque. Tous les frais de retard sont aussi annulés depuis le 9 mars. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter pour les livres qui demeurent en votre possession depuis la fermeture des installations municipales. 

Plusieurs incertitudes règnent depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire au Québec. La Ville assure maintenir les services municipaux essentiels, comme les collectes des matières résiduelles, l’accès à l’eau potable, le déneigement et les services d’urgence.

La population peut également s’informer auprès du Centre de relation avec les citoyens de la Ville de Québec en composant le 311, de 8h à 19h du lundi au vendredi.

Si un citoyen présente des symptômes associés à la COVID-19 (toux, fièvre, difficulté respiratoire), il doit joindre le 1 877 644-4545.

La Capitale

Deux nouveaux cas de COVID-19 dans la Capitale-Nationale 

Deux nouveaux cas de coronavirus ont été recensés jeudi dans la Capitale-Nationale, portant à 10 le nombre de résidents infectés dans la région. 

Deux autres personnes, des touristes, ont aussi reçu il y a quelques jours un diagnostic positif à la COVID-19 sur le territoire du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

Dans un communiqué diffusé en milieu d’après-midi, jeudi, le CIUSSS précise que les deux nouveaux cas confirmés ont «voyagé à l’étranger» ou «été en contact avec nos premiers cas positifs». Jusqu’ici, donc, tous les cas rapportés sont directement liés à des personnes qui ont voyagé.

«Actuellement, ces deux personnes se trouvent en isolement à domicile. [...] Toutes les personnes identifiées comme contacts étroits ont reçu une lettre et sont également en isolement. Des prélèvements ont été faits sur celles qui présentaient des symptômes. Les résultats de ces personnes contacts, s’ils sont positifs, seront communiqués dans les prochains jours», réitère le CIUSSS de la Capitale-Nationale, qui rappelle l’importance de l’isolement de 14 jours pour toute personne ayant séjourné à l’extérieur du Canada.

À Québec, les deux cliniques de dépistage (il y en a une adjacente à l’Institut universitaire de santé mentale de Québec et une autre avec service à l’auto à l’Hôpital Chauveau) ont reçu jusqu’à maintenant 1173 personnes. Sur les 1173 tests effectués, 497 se sont avérés négatifs. 

Selon le bilan transmis à 13h par le ministère de la Santé, on compte maintenant 121 cas de COVID-19 au Québec, soit 27 de plus que la veille. Sept personnes sont actuellement hospitalisées, et une personne est décédée. 

Chaudières-Appalaches

Dans Chaudière-Appalaches, aucun nouveau cas n’a été recensé jeudi. Le bilan dans cette région est donc toujours à six cas confirmés de COVID-19. 

Depuis le dévoilement de son premier cas de coronavirus (une résidente de Lévis de retour d’une croisière dans les Caraïbes), le 12 mars, le CISSS de Chaudière-Appalaches ne diffuse plus d’informations concernant les nouveaux cas recensés sur son territoire. 

Les médias ont toutefois appris par la bande que parmi les cas recensés, on retrouve une personne fréquentant l’école de l’Étoile, dans le secteur de Saint-Nicolas, et une autre, l’École secondaire les Etchemins (l’Esle).

Dans les deux cas, la direction de santé publique de Chaudière-Appalaches a envoyé des lettres à des centaines de personnes. On y dit essentiellement que les gens identifiés comme ayant eu des contacts étroits avec les personnes infectées ont été rejoints par la santé publique et qu’ils ont reçu «certaines directives». 

Pour toutes les autres personnes fréquentant ces milieux (élèves, membres du personnel, parents), la direction de santé publique demande simplement de surveiller leurs symptômes (jusqu’au 25 mars inclusivement dans le cas de l’école de l’Étoile, et jusqu’au 26 mars dans le cas de l’Esle), de prendre leur température une fois par jour et d’appeler au 1 877 644-4545 en cas de fièvre, de toux ou de difficultés respiratoires pour prendre rendez-vous afin d’obtenir un test de dépistage.

En fin de journée, jeudi, le CISSS de Chaudière-Appalaches a publié un communiqué précisant que depuis le début de ses activités de dépistage, le 11 mars, 473 personnes ont été testées et 270 tests se sont avérés négatifs. 

Une troisième clinique de dépistage à l’auto a été mise en place jeudi à l’Hôpital de Thetford Mines. Les premières ont vu le jour au Centre Paul-Gilbert, dans le secteur de Charny, et à l’Hôpital de Saint-Georges. Une autre est prévue bientôt à l’Hôpital de Montmagny.

Dans le Bas-Saint-Laurent, un cas jusqu’à maintenant a été rapporté par les autorités.

COVID-19

COVID-19: besoin urgent de bénévoles dans les régions de Québec et Chaudière-Appalaches

Vous cherchez un moyen d’aider votre prochain pendant la crise du coronavirus? Il y a un manque criant de bénévoles dans les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches.

«On a vraiment besoin d’avoir une banque de bénévoles tous azimuts», déclare le directeur général pour les régions de Québec et Chaudière-Appalaches du service de référence communautaire 211, Thierry Durand. «On a besoin d’avoir la banque la plus large possible.»

«On ne peut plus compter sur l’organisation bénévole qu’on avait avant», dit-il. Beaucoup sont confinés à la maison. D’autres ne veulent plus sortir ou visiter les bénéficiaires. «C’est pour ça qu’on lance un appel à la population très large.»

La Capitale

COVID-19: Labeaume souhaite des investissements massifs des gouvernements

La Ville de Québec mise sur des investissements massifs des gouvernements du Québec et du Canada comme sur son propre plan d’immobilisations 2020 de 866 millions $ pour aider l’économie en cette période de crise.

«Ce n’est pas le rôle de la Ville de soutenir l’économie en période de crise, c’est aux gouvernements de le faire», a précisé le maire de Québec. Selon lui, il est impensable d’envisager un congé de taxes pour les entreprises et la mise en place de programmes d’aide municipaux serait insuffisante.

«C’est prouvé. Ce sont les investissements massifs qui font la différence. Et comme le premier ministre Legault l’a dit, le transport collectif [projet de réseau structurant] va devenir un élément de la relance», se félicite Régis Labeaume.

«La question est de savoir comment on peut maintenir des liquidités dans le système parce que 60 % de l’économie c’est de la consommation. À la Ville, on prévoit investir 866 millions $ en immobilisations. Quand les entreprises ont des liquidités, les gens travaillent et ont de l’argent dans leurs poches qu’ils dépensent», calcule le maire. Même sans programmes particuliers ou congé de taxes, la Ville envisage certaines mesures particulières pour aider les entreprises de son territoire.

«On a 15 millions $ par semaine de factures. On a commencé lundi à payer nos fournisseurs deux fois plus rapidement. Aussi, on travaille sur les taxes», s’est commis M. Labeaume, sans vouloir préciser la nature de l’aide envisagée. 

Pourrait-il s’agir de nouveaux délais pour le paiement des taxes ou encore, comme le suggère l’Union des municipalités du Québec, d’abolir l’intérêt sur les montants en souffrance? Impossible de savoir.

Enfin, la Ville envisage de démarrer plus rapidement son plan commerce de 10 millions $ pour aider les sociétés de développement commercial de son territoire.

D’autre part, le maire s’est entretenu avec Pablo Rodriguez, lieutenant politique du Québec du premier ministre Trudeau. Il lui a demandé de «ne pas oublier le secteur touristique à Québec, comme ailleurs» dans le prochain budget fédéral. 

COVID-19

COVID-19: des taux d'occupation faméliques de 5% à 15% dans les hôtels

Avec un taux d’occupation famélique de 5% à 15%, plusieurs hôtels songeraient à fermer leurs portes le temps que la tempête COVID-19 passe. En fait, toute l’industrie touristique se met sur pause et se prépare à encaisser des pertes de millions de dollars.

«C’est du jamais vu!» fait valoir le directeur de la division des communications et du marketing de l’Office du tourisme de Québec, Éric Bilodeau, au téléphone. Habituellement, autour de 60% à 65% des chambres des hôteliers sont louées en cette période de l’année.

Il reste donc quelques voyageurs étrangers dans la capitale, arrivés avant la fermeture draconienne des frontières et la réduction des vols internationaux, observe l’OTQ. Mais ils sont peu nombreux. «Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs actuellement en démarche pour retourner chez eux.»

À LIRE AUSSI : COVID-19: les guides touristiques face à une situation «catastrophique»

Les taux d’occupation «actuellement entre 5 à 15 % dans la plupart des établissements» sont donc appelés à fondre encore. 

Conséquence: «L’Association hôtelière de la région de Québec confirme que certains hôtels vont réduire leur capacité ou cesser leurs activités de façon temporaire et préventive», indique-t-on dans un communiqué transmis par la conseillère en communication, relations publiques, Jenna Dubé. «Plusieurs hôtels et attractions touristiques nous rapportent avoir déjà été dans l’obligation de faire des mises à pied temporaires dans les derniers jours.»

«Ce qui est assez incroyable, c’est la rapidité avec laquelle ça s’est passé», renchérit Éric Bilodeau. «Il y a 3 semaines, on était dans une industrie en pénurie de main-d’œuvre.» Aujourd’hui, les travailleurs sont renvoyés à la maison, sans qu’on sache quand ils seront rappelés.

L’industrie sur pause

«L’industrie touristique, c’est une des industries qui vont être très durement touchées», évalue Éric Bilodeau. «L’industrie régionale est en train de se mettre en mode pause.»

Une inconnue demeure : «Personne ne sait quand cet événement va se terminer.»

COVID-19

COVID-19: les guides touristiques face à une situation «catastrophique»

La saison des groupes scolaires québécois, ontariens et nord-étatsuniens est désastreuse pour les guides touristiques de la capitale. Et les annulations arrivent aussi pour les mois chauds de l’été.

«C’est catastrophique ! Il n’y a presque pas de tours guidés qui se font», observe Claude Beauchamp, président de l’Association des guides touristiques de Québec. «Sur le terrain, c’est à peu près vide. On se promène dans les rues du Vieux-Québec… c’est désolant.»

À la place d’Armes près du château Frontenac, lundi après-midi, il a compté 5 personnes. «C’est de l’inédit.»

Mars ne peut pas être qualifié de «haute saison», convient M. Beauchamp. Mais les classes de jeunes qui envahissent habituellement les quartiers centraux ne sont pas au rendez-vous. «C’est désert. Normalement, il  y a toujours des groupes. Surtout des groupes d’étudiants. Le gros de l’activité touristique du printemps, de la mi-mars au 15-20 juin, ce sont surtout les groupes étudiants.»

Croisières

Claude Beauchamp rappelle également que le gouvernement fédéral a interdit l’accostage des gros navires de croisière d’ici le 1er juillet. Le Port de Québec a déjà annoncé que 18 bâtiments ne viendront pas, que leurs 30 000 passagers ne visiteront pas le Vieux-Québec. Des retombées d’environ 12 millions $ perdues.

À LIRE AUSSI : 30 000 VISITEURS DE MOINS AU PORT 

Même après ce jalon du 1er juillet, des annulations sont enregistrées, regrette M. Beauchamp. «Les perspectives d’emploi pour cet été sont quasiment inexistantes.»

Encore des touristes

Il y a néanmoins toujours des touristes à Québec. «Il y a des compagnies qui offrent encore des tours. Mais ce sont vraiment des tours privés — pour 3, 4, 5 individus —, ce ne sont pas des tours de groupe.»

Les voyageurs fuient cependant rapidement la capitale. «Les taux d’occupation dans les hôtels varient actuellement entre 5 à 15 % dans la plupart des établissements», a indiqué l’Office du tourisme, dans un communiqué diffusé mardi. «L’Association hôtelière de la région de Québec confirme que certains hôtels vont réduire leur capacité ou cesser leurs activités de façon temporaire et préventive. En ce sens, plusieurs hôtels et attractions touristiques nous rapportent avoir déjà été dans l’obligation de faire des mises à pied temporaires dans les derniers jours.»

Rien pour rassurer les guides touristiques.

Le gouvernement a beaucoup à faire, à penser, en ces jours de pandémie de coronavirus, laisse tomber M. Beauchamp. Il espère néanmoins que les travailleurs de l’industrie touristique saisonnière ne seront pas oubliés, d’autant plus qu’ils n’auraient pas droit à l’assurance-emploi. «Les guides touristiques ne peuvent pas travailler à distance [en télétravail]. Pour plusieurs membres, c’est leur seul gagne-pain.»

La Capitale

Les usagers du RTC doivent entrer par l’arrière

Les usagers du Réseau de transport de la Capitale (RTC) devront finalement monter dans les autobus par la porte arrière.

Depuis lundi, la direction et le syndicat des chauffeurs ne s’entendaient pas sur les mesures à prendre pour protéger les chauffeurs, alors que ces derniers demandaient aux usagers d’entrer par la porte arrière des autobus même si la santé publique n’avait pas exigé cette mesure de précaution.

Mardi, le RTC a finalement annoncé un nouveau jeu de mesures gouvernementales, dont l’entrée par la porte arrière. Ainsi, le RTC demande maintenant à tous les clients, à l’exception des clients à mobilité réduite, d’entrer par la porte arrière. La rampe sera déployée à l’avant du bus sur les parcours accessibles pour les personnes à mobilité réduite.

Pour les midibus, toutes les entrées se font par la porte arrière, y compris pour les personnes à mobilité réduite. Des affiches sur la porte avant des véhicules informeront la clientèle de cette nouvelle mesure opérationnelle.

Le valideur OPUS et la boîte de perception ne seront pas accessibles. Néanmoins, le RTC demande la collaboration de tous les clients afin qu’ils aient en leur possession un titre de transport valide, car celui-ci pourrait être demandé.

Dès mardi, le chauffeur ne remettra plus de correspondances. Certaines mesures avaient déjà été prises pour limiter les contacts avec la clientèle. Ainsi, l’usager doit montrer sa correspondance au chauffeur sans la lui remettre.

Annulations

Le Service de transport adapté de la Capitale (STAC) poursuit ses opérations. Cependant, le STAC annule automatiquement toutes les demandes de déplacements vers les établissements fermés. Le service demande la collaboration du client afin de les aviser d’une annulation due à une fermeture d’établissement qui ne serait pas connue.

Un page sur le site Internet du RTC a été créée afin de suivre l’évolution de la situation rtcquebec.ca/covid-19. Les clients peuvent aussi appeler au service à la clientèle pour toutes questions au 418 627-2511, option 1.

COVID-19

Vague de mises à pied dans les hôtels de Québec

Une vague de mises à pied a commencé à déferler dans les hôtels de Québec en raison de la COVID-19. Des employés du Château Frontenac et du Delta, notamment, auraient écopé. 

«Les hôteliers nous disent qu’ils commencent à remercier leurs employés», dit Éric Bilodeau, directeur des communications et du marketing de l’Office du tourisme de Québec. 

Selon M. Bilodeau, les mises à pied ne concernent pas seulement quelques hôtels ; elles sont très répandues. «Je sais que le Château Frontenac en a fait, dit-il. Écoute, ils en font tous, c’est pas compliqué.» 

Maxime Aubin, directeur adjoint, marketing et communication au Château Frontenac, a refusé lundi de confirmer ou d’infirmer les mises à pied au Château. 

Une source syndicale bien branchée à l’industrie hôtelière confirme que la majorité des hôtels de la capitale ont commencé à faire des mises à pied lundi. 

Des employés des cuisines, des bars, des réceptions et de l’entretien ménager, notamment, ont perdu leur travail. D’autres n’ont pas été licenciés, mais n’ont plus du tout d’heures. 

Selon cette source, le Delta fait notamment partie des hôtels qui ont effectué des mises à pied. Il n’a pas été possible de parler à la direction du Delta lundi soir.

Dimanche, le gouvernement Legault a ordonné la fermeture des bars et a ordonné aux restaurants de limiter le nombre de leurs clients à 50 % de leur capacité d’accueil. Les gymnases, spas, piscines, saunas ont aussi fait l’objet d’une interdiction. 

Besoins en baisse

Privés de tous ces endroits, les hôtels voient leurs besoins en main-d’œuvre diminuer significativement, sans compter l’importante baisse de visiteurs à Québec. 

Annoncée lundi par le gouvernement Trudeau, la fermeture des frontières canadiennes — sauf aux Américains — risque aussi faire très mal à l’industrie du tourisme dans la capitale. 

Actualités

COVID-19: s’informer à la bonne source

Nous vivons des moments inédits à Québec, comme partout sur la planète. Dans un monde qu’on dit de plus en plus connecté, l’«isolement social volontaire» devient la seule avenue pour tenter d’éviter le pire. Dans ces temps flous, où les lendemains sont incertains, bien s’informer devient nécessité. La pandémie de la COVID-19 vient redire comment l’information juste, vérifiée vaut de l’or. Et comment la recherche des faits — le propre du bon journalisme — est un service essentiel pour nos communautés.

À cet égard, il est motivant de savoir que vous partagez les valeurs qui balisent notre mission : fiabilité et rigueur. Car vous êtes de plus en plus nombreux à vous tourner vers nous ces jours-ci, afin d’avoir l’heure juste dans le tsunami d’informations qui nous submerge.

La Capitale

Lévis maintient ses services essentiels et octroie plus de pouvoirs à sa direction générale

Depuis lundi, Lévis assure seulement les services essentiels. De plus, le comité exécutif octroie de nouveaux pouvoirs pour limiter la propagation de la COVID-19.

La nouvelle annonce de lundi fait passer à un cran supérieur les mesures de prévention mises de l’avant par l’administration Lehouillier. Vendredi, le maire annonçait l’annulation de toutes les activités de loisir et la fermeture des installations municipales comme les bibliothèques et les piscines.

«On est rendu aux services essentiels, effectivement. Nous, on suit la cadence du gouvernement et de la santé publique», lance Gille Lehouillier pour mettre en contexte les nouvelles restrictions imposées à la population et aux employés de la Ville.

Certains services sont maintenus au minimum comme l’accès aux bâtiments municipaux, l’octroi de permis et la perception à la cour municipale. Toutes les causes pénales de la cour municipale sont reportées tandis que les causes criminelles se poursuivent à huis clos.

Autres exemples, toutes les visites non urgentes d’inspection et d’évaluation aux résidences, commerces et entreprises prévues d’ici le 30 mars sont annulées. Aussi, la Ville reporte la période des inscriptions aux activités de camp de jour et de loisirs. Enfin, la session des activités de loisir de la session d’hiver est annulée. Les abonnés seront remboursés.

Nouveaux pouvoirs

Le maire Gilles Lehouillier a annoncé du même coup une rencontre de son comité exécutif lundi pour voter de nouveaux pouvoirs octroyés au directeur-général Simon Rousseau et à son équipe.

Principalement, il s’agit de permettre «une plus grande rapidité d’exécution des prises de décisions pour limiter la propagation de la COVID-19», a expliqué M. Lehouillier.

La direction pourra mieux adapter les conditions de travail des employés (télétravail), procéder à l’acquisition de matériel et autoriser des dérogations au règlement de la gestion contractuelle jusqu’à un maximum de 100 000 $ pour adapter le travail à la maison.

Lundi, il était impossible de chiffrer un pourcentage d’employés qui pourront bénéficier du télétravail sur les 1500 que compte la Ville.

La Ville a aussi mis en fonction un service d’information aux citoyens pour les guider pendant cette crise. Plus d’informations sont disponibles sur le site internet de la Ville au ville.levis.qc.ca

La Capitale

La chute d’un «magnat» du Airbnb à Québec [VIDÉO]

Un après-midi ensoleillé de juillet 2018, Jean-Paul Boily marche sur un trottoir du quartier Montcalm, à Québec, lorsqu’il aperçoit une Ferrari noire se garer brusquement sur le boulevard René-Lévesque.

Boily, qui souffre d’un trouble anxieux sévère, tressaille en reconnaissant l’homme au volant. C’est Frédéric Murray, son ex-propriétaire de l’immeuble où il habitait sur la rue Saint-Jean.

Murray débarque de sa voiture. Sur le trottoir, il suit son ex-locataire et l’engueule. Au coin de l’avenue Bourlamaque et René-Lévesque, Boily tente de se réfugier dans un dépanneur. Mais Murray tient la porte pour l’en empêcher. Puis, il empoigne Boily par le cou. Et il le relâche.

Captées par la caméra de surveillance du dépanneur, les images de l’agression ont été diffusées le 22 janvier à la Cour municipale de Québec et obtenues par Le Soleil. Ce jour-là, Frédéric Murray a plaidé coupable à une accusation de voies de fait simples contre Boily. 

La Capitale

Poussière à Limoilou: les citoyens vont en appel

Les citoyens de Limoilou vont porter en appel le jugement qui a rejeté complètement le recours collectif intentés contre le Port de Québec et la compagnie Arrimage de Québec, qui étaient accusés d’affecter la qualité de l’air du quartier sur une période de neuf ans, s’étendant de 2010 à 2019.

Soulevant de nombreuses erreurs dans l’analyse de la preuve, Véronique Lalande et Louis Duchesne sont d’avis que le juge a erré dans l’évaluation du lien entre les activités portuaires et la quantité de poussière qui se retrouve en quantité abondante et de façon récurrente dans la zone visée par le recours.

Tout en rejetant la responsabilité du Port et d’Arrimage, le juge Jacques G. Bouchard de la Cour supérieure a reconnu que le problème de poussière est bien réel. «Aux yeux du Tribunal, ces témoins paraissent sincères et crédibles. À n’en point douter, cette poussière leur cause des inconvénients sérieux.» Il a toutefois conclu que «la contribution des activités portuaires aux troubles invoqués est à toutes fins pratiques nulle» et que le Port et Arrimage «ont démontré un comportement exemplaire».

Dans un courriel transmis dimanche soir aux membres du recours, les bureaux d’avocats Trudel Johnston & Lespérance et Jean-François Bertrand inc, indiquent que les délais pourraient être longs. «Nous ne savons pas encore quand la Cour d’appel entendra la cause, mais aucune décision sur cet appel n’est attendue dans la prochaine année.»

La Capitale

Le Grand Marché de Québec reste ouvert au public

Malgré la situation actuelle avec la COVID-19, le Grand Marché de Québec a annoncé vendredi qu’il maintient ses opérations. Mais de nouvelles mesures d’hygiène ont été mises en place.

Le nettoyage des surfaces sera accru, les paniers seront régulièrement désinfectés, et des distributeurs d’antiseptique ont été installés aux entrées principales.

Par contre, en raison des directives gouvernementales, le Grand Marché a annulé les événements à grand déploiement.

La Capitale

COVID-19: quelles mesures mises de l'avant à Québec?

LES CENTRES COMMERCIAUX RESTENT OUVERTS

Les centres commerciaux n’ont pas eu l’indication de fermer leurs portes, mais des mesures sont prises pour éviter la propagation du coronavirus, assure-t-on. Chez Ivanhoé Cambridge, propriétaire de Laurier Québec et de Place Sainte-Foy, on affirme avoir mis en place une équipe tactique d’intervention le 4 février dernier pour faire face à l’éventuelle pandémie de coronavirus. Des mesures préventives ont été déployées, lesquelles incluent notamment le remplissage fréquent des distributeurs de savon et de gel antiseptique de même que le nettoyage minutieux des surfaces. «Nos propriétés demeurent ouvertes, mais nos plans d’action en cas de pandémie et nos protocoles de gestion de crise ont été activés. On demeure informés et prêts à mettre en œuvre les directives spécifiques des agences de santé publique. Tous les scénarios sont sur la table», nous a dit une porte-parole d’Ivanhoé Cambridge, Katherine Roux. Il n’a pas été possible de parler jeudi avec la personne responsable des communications des Galeries de la Capitale. Élisabeth Fleury

COURS MAINTENUS À L’UNIVERSITÉ LAVAL

L’Université Laval a annoncé en soirée jeudi que tous les cours étaient maintenus. «À la suite de l’annonce du premier ministre du Québec à l’effet que les événements intérieurs de plus de 250 personnes devaient être annulés, l’Université souhaite rassurer sa communauté étudiante et professorale. L’Université Laval ne compte qu’un seul cours de plus de 250 personnes en présentiel pour lequel des mesures seront mises en place en adéquation avec les recommandations de la santé publique. Les étudiants en seront informés par leur faculté», a indiqué l’établissement jeudi soir. Sur son site Internet (www.ulaval.ca/notre-universite/coronavirus-2019), l’Université Laval invite tous les membres de la communauté universitaire à suivre les recommandations de la santé publique. «Prenez connaissance des précautions à prendre lors de vos déplacements à l’étranger ainsi qu’à votre retour, consultez les instructions liées aux séjours de mobilité prévus et vérifiez quelles sont les autorisations requises pour faire un séjour universitaire à l’international», enjoint-elle. Élisabeth Fleury

CENTRE DES CONGRÈS AU RALENTI 

Le Centre des congrès de Québec tournera au ralenti dans les prochaines semaines avec l’annulation «jusqu’à nouvel ordre» des événements réunissant plus de 250 personnes. Au total, cette mesure touche une quinzaine de réunions. Sur la Rive-Sud, le Centre des congrès et d’expositions de Lévis a annoncé l’annulation du Salon de l’emploi Lévis-Bellechasse, qui devait avoir lieu les 13 et 14 mars. Normand Provencher

MESURES PRÉVENTIVES AU PORT 

Le Port de Québec a déclenché ses propres mesures préventives il y a plus d’une dizaine de jours, informe son pdg Mario Girard. Pour les employés, «il n’y a pas de déplacements d’affaires à l’extérieur pour aucun employé jusqu’à nouvel ordre. Même les déplacements personnels doivent être soulignés», explique le pdg. Un comité s’occupe de rencontrer les employés qui se sont déplacés afin de déterminer s’ils peuvent revenir au travail. Concernant les événements du terminal de croisière, le Port vérifie les intentions de ceux qui ont réservé l’endroit afin de s’assurer qu’ils respectent la consigne d’éviter les rassemblements de 250 personnes et plus. Côté croisières, trois lignes ont annulé leurs activités pour les mois d’avril et de mai à travers le monde. «On peut s’imaginer qu’il va y avoir plusieurs autres lignes de croisières qui vont suivre», note Mario Girard. Pour l’instant, les deux navires devant passer par Québec en mai sont toujours au programme. Pour leur part, les bateaux industriels sont suivis par Santé Canada qui détermine si une quarantaine est nécessaire. Une réunion a lieu vendredi avec tous les opérateurs du port de Québec pour s’assurer d’une réponse coordonnée et efficace. Valérie Marcoux

LA SÉCURITÉ D'ABORD À L'AÉROPORT DE QUÉBEC 

«Il est difficile pour le moment d’évaluer les répercussions concrètes de la situation», a affirmé la porte-parole de l’aéroport international Jean-Lesage de Québec, Laurianne Lapierre. «Notre priorité de tous les instants demeure la sûreté et la sécurité de nos passagers, employés, visiteurs et partenaires d’affaires», a-t-elle précisé. L’aéroport aura l’occasion de faire le point dans les semaines, voire mois à venir. Bien au fait des critiques dont sont la cible les aéroports canadiens à propos du contrôle des voyageurs étrangers, la porte-parole ajoute que les autorités aéroportuaires offrent leur «soutien aux autorités concernées […], mais ne [sont] pas responsables des décisions qui sont prises». L’Agence de la santé publique du Canada est responsable des dossiers sur le contrôle des passagers sur la santé dans les aéroports du pays. Mme Lapierre a assuré que l’entretien ménager est renforcé et que les procédures d’hygiène sont affichées dans les lieux névralgiques de l’aérogare. Émilie Pelletier

LA CHAMBRE DE COMMERCE SUIT LA TENDANCE 

La Chambre de commerce et d’industrie de Québec a annoncé la suspension de ses activités dès jeudi. Les participants inscrits aux événements à venir seront rapidement tenus informés des procédures à suivre. «La suspension de nos activités est une mesure que nous jugeons responsable afin d’assurer la santé de nos employés, de la communauté d’affaires et du grand public. Nous comprenons les préoccupations et les enjeux de l’impact de la COVID-19 pour la communauté d’affaires de Québec et nous entendons porter ses éléments auprès des gouvernements. Soyez assurés que nous analysons la situation avec les instances officielles et que nous suivons le tout de très près», a déclaré Étienne Cummings, directeur relations publiques et affaires gouvernementales. Judith Desmeules

L’ASSEMBLÉE DES ÉVÊQUES ANNULE LA MESSE 

Les croyants catholiques qui veulent faire appel à Dieu pour sauver la population du coronavirus devront le faire de chez eux. L’Assemblée des évêques du Québec annonce jeudi que la messe est annulée partout au Québec et qu’elle se conforme ainsi à la demande du gouvernement Legault de ne pas tenir de grandes assemblées. À l’issue d’une assemblée plénière, les évêques ont diffusé un communiqué dans lequel ils font valoir qu’il serait impossible à bien des endroits de gérer la limite de 250 personnes rassemblées. Ils notent de plus qu’un grand nombre de leurs paroissiens sont âgés de plus de 65 ans et, de ce fait, sont davantage à risque de contracter le virus. Ainsi, et jusqu’à nouvel ordre, toutes les messes du samedi soir, du dimanche et autres célébrations dominicales sont annulées. Cependant, les églises demeurent accessibles pour les plus petits rassemblements et les visites personnelles. La Presse canadienne

La Capitale

COVID-19: Labeaume se fait rassurant [VIDÉO]

Le maire Régis Labeaume a lui aussi bien senti la pression monter jeudi, concernant la propagation du coronavirus. Il imite le gouvernement Legault et annule tous les voyages professionnels de tous les employés municipaux. La Ville enclenche son protocole pour une situation d’exception «avérée».

«On est organisés et il y a des plans d’urgence qui existent, on sait quoi faire et on est en contact quotidien avec la direction de la santé publique. Il doit y avoir de la cohésion sociale», a insisté le maire en conférence de presse jeudi après-midi.

Si les employés de la Ville de Québec reviennent d’un voyage personnel, ils seront priés de rester à la maison pour une durée de 14 jours.

En moins de 24 h, la situation d’exception de la Ville a passé de l’état de «vigilance» à «avérée». La cellule de crise a donc été activée, mais il n’y a pas de quoi s’alarmer, répète Régis Labeaume. 

«On est équipés pour fournir tous les services municipaux au moment où on se parle, on est en appui au gouvernement Legault et on n’est pas en crise actuellement.»

La Ville de Québec a déjà connu des situations d’exception par le passé, comme pour l’attentat à la mosquée de Québec, la tenue du G7 ou lors de l’épidémie de la grippe H1N1. 

Tant que la demande ne sera pas formulée par le gouvernement provincial, qui détient l’autorité jusqu’à ce qu’elle soit déléguée, le maire ne compte pas fermer les lieux publics dont il assure le fonctionnement, tels que les bibliothèques ou les piscines. 

La Ville s’affaire présentement à contacter tous les acteurs concernés par les consignes du premier ministre François Legault, soit l’annulation de tous les événements qui accueillent plus de 250 personnes. 

Le maire a tenu à rassurer les citoyens : il demeure en contact avec toutes les autorités concernées et discute avec elles tous les jours. 

Santé

Premier cas de COVID-19 dans la région de Québec

La tension a monté d’un cran dans la grande région de Québec, jeudi, alors qu’un premier cas confirmé de coronavirus a été signalé à Lévis. À Québec, aucun cas n’a encore été détecté à la clinique désignée COVID-19, où des tests de dépistage ont été effectués sur plus de 160 patients depuis mercredi. Une entreprise du Parc technologique a par ailleurs décidé de fermer temporairement ses bureaux après avoir été informée qu’un colocataire voisin avec qui elle partage des espaces communs aurait pu être exposé à la maladie.

Bien que cette personne n’ait montré aucun signe de maladie à ce jour, Englobe a décidé d’adopter rapidement des mesures de précaution, explique dans un courriel le service des communications de l’entreprise spécialisée dans le domaine de l’ingénierie des sols, des matériaux et de l’environnement.

Outre la fermeture temporaire et la désinfection de ses bureaux du boulevard du Parc Technologique, Englobe a suspendu les déplacements d’affaires de tous ses employés ainsi que toute participation à des événements (salons, conférences, etc.).

«De plus, Englobe a fortement recommandé à tous ses employés d’organiser des réunions en utilisant la vidéoconférence et de limiter à l’essentiel les présences aux sites d’usines, laboratoires ou bureaux», ajoute l’entreprise, qui réexaminera la situation au fur et à mesure, «tout en respectant les directives des gouvernements fédéral et provincial». 

Plus tôt en après-midi, la Direction de santé publique de Chaudière-­Appalaches a confirmé un premier cas de COVID-19 sur son territoire. Selon nos informations, la personne malade est une résidente de Lévis. Elle a contracté la maladie à la suite d’un voyage en croisière dans les Caraïbes. 

Selon le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches, «la personne a contacté le 8-1-1 et a été dirigée vers une urgence où elle a été prise en charge avec les mesures d’isolement requises et selon les protocoles en vigueur afin d’assurer la sécurité du personnel soignant». 

«Son état général est bon et ne nécessite pas d’hospitalisation. Elle a été placée en isolement à la maison pour une période de 14 jours», précise le CISSS dans un communiqué.

Selon l’établissement, depuis son retour de voyage, la personne n’aurait été en contact qu’avec un nombre restreint d’individus. «Ceux-ci ont été identifiés et sont actuellement contactés par notre Direction de santé publique», précise-t-on. «Pour l’instant, il s’agit d’un cas isolé», ajoute l’établissement, tout en rappelant à la population l’importance de respecter les règles d’hygiène de base. 

Plus de 100 visiteurs à la clinique COVID-19

À la clinique désignée COVID-19 de Québec, 107 visiteurs étaient attendus jeudi pour y subir un test de dépistage. La clinique adjacente à l’Institut universitaire de santé mentale de Québec (IUSMQ) en était à sa deuxième journée d’ouverture. La veille, une soixantaine de patients s’y sont présentés.

Pour répondre à cette demande grandissante, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale a doublé ses effectifs, faisant passer de trois à six le nombre d’infirmières chargées de recevoir les personnes malades référées par le service Info-Santé 8-1-1. 

La clinique est ouverte 12 heures par jour, soit quatre de plus que ce qui était prévu au départ. Et il en sera ainsi tant que la demande le nécessitera, indique une porte-parole du CIUSSS, Annie Ouellet. Le centre de dépistage pourrait aussi accueillir des patients la fin de semaine au besoin, précise-t-elle.

Pour réduire le temps d’attente à Info-Santé, le gouvernement Legault a annoncé jeudi matin l’ajout de 20 nouveaux postes à cette ligne téléphonique. Au cours des derniers jours, plusieurs se sont plaints d’avoir attendu longtemps avant d’avoir la ligne, seule façon d’obtenir un rendez-vous dans une des cliniques désignées COVID-19 au Québec.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec a annoncé jeudi sur Twitter que ses membres de retour de voyage et mis en quarantaine pourront donner un coup de main aux équipes du 8-1-1. 

Les résultats des prélèvements qui sont effectués dans une clinique désignée COVID-19 (il y en a une d’ouverte à Montréal depuis lundi et une autre qui ouvrira ses portes à Longueuil le 16 mars) sont disponibles au bout de 24 à 36 heures. Jusqu’ici, aucun cas confirmé de coronavirus n’a été signalé dans la région de la Capitale-Nationale. 

Au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) faisait état jeudi en fin de journée de 17 cas confirmés, dont deux hospitalisés, de 266 personnes sous investigation et de 798 analyses négatives.

Les hôpitaux prêts

Au CHU de Québec, qui regroupe cinq hôpitaux dans la capitale, on assure avoir les ressources humaines et matérielles suffisantes pour faire face à la pandémie. «Il pourrait être possible qu’on délaisse certaines activités moins urgentes, comme des suivis en consultation externe ou des chirurgies non urgentes, pour pouvoir hospitaliser plus de gens. On a aussi des sites identifiés où on peut installer des lits pour les patients moins malades», détaille la porte-parole Geneviève Dupuis. 

Tant le CHU de Québec que le CIUSSS de la Capitale-Nationale disent également avoir plusieurs équipements d’intubation artificielle, fixes et mobiles, pour les patients qui seraient plus gravement atteints par la maladie. «Plusieurs sont entreposés pour en disposer en cas de besoin et nous sommes à faire un inventaire plus précis que nous transmettrons au MSSS afin d’avoir une gestion provinciale des équipements», précise la porte-parole du CIUSSS. 

La Capitale

Sylvain Gaudreault veut transférer le Port de Québec au provincial

Sylvain Gaudreault veut rapatrier le Port de Québec dans le giron provincial pour forcer le projet d’agrandissement à passer au tamis du BAPE.

«C’est un gros projet, mais je ne veux pas m’y opposer de facto. Par contre, je veux qu’il soit évalué en fonction de la loi québécoise», insiste M. Gaudreault, rencontré mercredi avant un 5 à 7 partisan tenu à la Brasserie générale, dans le quartier Limoilou, à Québec.

La Capitale

La Ville de Québec souhaite 5000 logements en cinq ans

La Ville de Québec souhaite la construction de 5000 nouveaux logements d’ici cinq ans, dont 2600 logements sociaux et 2000 places en résidences privées pour personnes âgées, notamment dans les stationnements et sur les toits des petits centres commerciaux.  

Québec veut aussi faciliter la construction de 400 «logements accessoires» à même les maisons actuelles ou dans les cours arrières et garages des quartiers résidentiels. 

Cette mesure impliquera des précautions particulières pour ne pas que les voisins perçoivent ces maisonnettes ou agrandissements comme des intrusions dans leur intimité. On peut déjà voir venir le débat.

L’administration Labeaume a présenté mercredi midi aux gens d’affaires de l’Institut de Développement Urbain (IDU) de Québec sa «Vision de l’habitation» pour la prochaine décennie.

Cette vision se veut une réponse (bien partielle) à plusieurs réalités démographiques et économiques auxquelles la ville de Québec doit faire face: 

vieillissement accéléré de sa population; rareté grandissante des terrains et des logements; hausse des coûts de loyer; difficulté à attirer et retenir de jeunes ménages; arrivée projetée de 28 000 nouveaux ménages dans les prochaines décennies; risque de gentrification des quartiers; lutte à l’étalement urbain; lutte aux changements climatiques, etc.

On a aussi senti dans l’exposé du maire Régis Labeaume, une sensibilité pour les personnes âgées démunies, pour les jeunes à risque qui sortent des centres jeunesses et pour les itinérants à qui il souhaite offrir un toit et «faire une différence».

Contrairement à la ville de Montréal qui force maintenant les promoteurs à inclure une part de logements sociaux dans les grands projets, l’administration Labeaume a choisi de laisser aller les lois du marché. 

Elle pense pouvoir maintenir des prix de logement abordables par une «augmentation de l’offre» plutôt que par des contraintes aux promoteurs. Cela a aussi pour effet de garder la responsabilité du logement social dans le giron des administrations publiques, plutôt que de les «déléguer» à l’entreprise privée.