LA CAPITALE

Les métiers de la sécurité et des services d’urgence s’exposent

Les véhicules militaires, policiers, ambulanciers et des pompiers attiraient l’oeil des visiteurs devant le Manège militaire par ce beau samedi ensoleillé. À l’initiative des Forces armées canadiennes, une première journée des métiers de la sécurité et des services d’urgence avait lieu à Québec.

Il s'agit d'une façon pour les Forces et les 13 autres organisations du domaine de la sécurité et des services d’urgence de mieux faire connaître leur mandat et, également de faire un peu de recrutement.

«Vous vous promenez sur la Grande-Allée et vous le voyez : on cherche des travailleurs partout! Pour nous, c’est pareil», explique le sergent Rémi Pichette, membre des Forces canadiennes depuis 22 ans et responsable du recrutement depuis 7 ans au Régiment des Voltigeurs. «On ne peut donc pas passer à côté, les ressources humaines sont très importantes», indique celui qui a eu l’idée de tenir l’événement à Québec après la réussite d’une initiative semblable dans la métropole.

«L’idée pour nous est de démystifier les Forces. Les gens pensent que c’est comme dans les films de guerre, mais il y a plus de cent métiers différents dans les forces armées, des métiers que l’on retrouve aussi au civil», poursuit-il, avouant que le recrutement est moins facile dans les périodes, comme présentement, où les militaires ne sont pas déployés à l’étranger comme lors des missions que le sergent Pichette a réalisées en Bosnie-Herzégovine et en Afghanistan.

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Plage Jacques-Cartier: la Ville s’impatiente

La Ville de Québec souhaiterait aller de l’avant pour stabiliser les berges de la plage Jacques-Cartier, qui accueille annuellement près de 250 000 personnes, mais commence à s’impatienter devant la lourdeur du processus d’approbation du ministère de l’Environnement.

«Nous avons déjà six mois de retard», a déclaré la conseillère municipale de la Pointe-de-Sainte-Foy, Anne Corriveau, rencontrée à l’école secondaire de Rochebelle lors des activités de la Fête mondiale du jeu. «Notre étude d’impact a été présentée, mais le ministère de l’Environnement pose beaucoup de questions à nos gens de l’ingénierie», indique la conseillère. 

«Nous sommes prêts à aller de l’avant depuis 2015 avec de la revégétation et de l’enrochement, mais nous sommes bloqués présentement. Les travaux les plus urgents doivent être réalisés à l’ouest, où on a perdu un sentier en 2016 à cause de l’érosion des berges et où un poteau est tombé», poursuit Mme Corriveau en indiquant que la Ville aurait aimé bénéficier d’un passe-droit dans ce dossier en raison de l’urgence de la situation.

Ainsi, au lieu de se concentrer seulement sur la plage Jacques-Cartier, la Ville a dû reprendre sa démarche pour présenter un plan d’action sur la protection de l’ensemble du littoral. «Notre objectif serait de pouvoir débuter les travaux à l’automne 2020», souligne Mme Corriveau. Entre temps, des travaux ont été réalisés de façon temporaire, notamment la déviation du principal sentier pédestre qui était menacé par le fleuve à marée haute.

L’ancienne ville de Sainte-Foy avait investi plus de 2 millions $ à la fin des années ‘80 afin de développer le parc de la plage Jacques-Cartier.

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Tramway: Normand voudrait un projet de loi avant la fin de la session

La Ville de Québec commence à s’impatienter alors que les gouvernements fédéral et provincial discutent quant au financement du projet de tramway de Québec. Indiquant que ces tergiversations n’ont pas encore causé de retard dans le projet, le conseiller municipal et président du comité exécutif Rémy Normand avoue qu’il aimerait bien que le projet de loi soit au moins adopté avant la fin de la session parlementaire, le 14 juin.

«Des échos que l’on en reçoit, ça se parle, ça négocie, mais ça n’aboutit pas!», a déclaré le conseiller rencontré lors de la Fête mondiale du jeu de Québec à l’école secondaire de Rochebelle. Le gouvernement provincial a déjà annoncé qu’il verserait 1,8 milliard $ dans le projet de 3 milliards $. Le gouvernement fédéral a annoncé 400 millions $, invitant le gouvernement provincial à puiser les 800 millions $ restants dans les différentes enveloppes disponibles, une option qui ne plait pas au gouvernement Legault. 

«On a entendu toutes sortes de choses, un projet allégé, un projet par étapes et finalement il semble que ce ne soit plus vrai. Si on pouvait au moins avancer un peu au niveau du projet de loi, qu’on l’adopte avant la fin de la session. Ça nous permettrait de procéder entre autres en adoptant certains règlement et aussi pour les expropriations», indique M. Normand.

Celui-ci avoue cependant que l’échéancier du projet de tramway, qui devrait entrer en service en 2026, n’a pas encore été bousculé par les négociations fédérales-provinciales. «On fonctionne encore avec l'enveloppe qu’on a déjà pour le bureau de projet, qui embauche déjà plus de de 60 personnes», indique-t-il.

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Changement de garde à la DPJ de la Capitale-Nationale

La directrice de la protection de la jeunesse de la Capitale-Nationale, Dominique Jobin, quitte ses fonctions après avoir passé 10 ans à la tête de l’organisme. C’est l’actuel DPJ adjoint qui prendra la relève dans un difficile contexte de réforme du système de protection de l’enfance.

Le conseil d’administration du CIUSSS de la Capitale-Nationale a entériné mardi la nomination de Patrick Corriveau à titre de DPJ de la région de Québec, confirme au Soleil Mélanie Otis, agente d’information au CIUSSS.

M. Corriveau occupait depuis maintenant près de quatre ans le poste de directeur adjoint à la protection de la jeunesse. Il a gravi les échelons pour s’y rendre. Il a été tour à tour éducateur, agent à l’évaluation des signalements et gestionnaire. Son entrée en fonction est prévue le 29 juin.

Pour sa part, Dominique Jobin laisse ses fonctions pour partir à la retraite. Elle occupait le siège de DPJ depuis une décennie.

Elle aura connu une fin de mandat médiatisée en raison de la publication il y a 10 jours du rapport la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sur le décès de la petite Rosalie, deux ans, trouvée morte dans une poubelle de Charlesbourg le 18 avril 2018. Sa mère, Audrey Gagnon, est accusée de meurtre au second degré et d’outrage à un cadavre.

L’organisme concluait que l’incompréhension des rôles et mandats respectifs de la Direction de la protection de la jeunesse et de la maison d’hébergement Marie-Rollet a occasionné des problèmes de transmission d’informations essentielles à la protection de l’enfant.

Missions distinctes

Sans vouloir commenter ce cas particulier, évoquant une question de confidentialité, Mme Jobin avait alors expliqué que les maisons d’hébergement et la DPJ avaient des missions distinctes, tout en étant «des alliées importantes». Elle avait aussi rappelé que la sécurité de l’enfant guide «au-dessus de tout» les actions de la DPJ.

M. Corriveau arrive en poste au moment où les DPJ du Québec sont sous la loupe du ministre délégué à la santé et aux services sociaux, Lionel Carmant.

Les parlementaires québécois, lors d’une rare unanimité, ont convenu au début mai de retourner toutes les pierres et de revoir l’ensemble du système de protection de l’enfance au Québec, qui a failli à sa tâche lors de la mort tragique d’une fillette de 7 ans de Granby, victime de sévices pendant plusieurs années. Tous ont réclamé la tenue d’une commission parlementaire non partisane pour étudier la question.

Dans l’attente de cette commission, les députés ont également voté une motion unanime pour octroyer à la DPJ les ressources nécessaires à l’accomplissement de son mandat.

À court terme, le ministre Carmant désire réduire la liste de plus de 3000 enfants qui attendent d’être pris en charge par la DPJ. Il veut se pencher sur la mobilité des employés et sur le fait que plusieurs sont en congé de maladie. «Les équipes sont fragiles, on veut les consolider», a-t-il déclaré.

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Troisième lien à l’est: les arguments favorables mis à l’épreuve des faits

Un lecteur m’a écrit ceci : «Le parti pris déraisonnable du ministre Bonnardel dans le dossier du troisième lien me rappelle celui de mon sergent instructeur chez les officiers cadets qui se plaisait à dire : “Don’t give me the facts, my mind’s made up”». L’exemple est bien choisi. On y reconnaît le gouvernement. Son idée est faite. Mais qu’en est-il des faits? J’ai pensé reprendre, un à un, les arguments à l’appui du projet de troisième lien pour vérifier comment ils tenaient (ou pas) la route.

1. Réduire la congestion 

Depuis le premier jour, c’est l’argument principal. Il a été repris la semaine dernière encore par le ministre des Transports, François Bonnardel.

Les chiffres sont pourtant implacables. Moins de 1 % des déplacements régionaux à l’heure de pointe du matin proviennent de l’est de Lévis à destination de l’est de Québec (4300 déplacements sur 518 000 selon l’Enquête origine-­destination 2017).

Le portrait ne change pas même en y ajoutant les 1040 déplacements en provenance de Bellechasse, Montmagny et autres localités de l’est, à destination de la Rive-Nord (1) : c’est 1 % de l’ensemble des déplacements régionaux et moins de 25 % des déplacements provenant de la Rive-Sud. 

On peut bien essayer d’étirer les chiffres, mais la réalité est que le nombre de «clients» naturels pour un troisième lien à l’est est marginal. L’impact sur la congestion ne pourrait donc qu’être marginal aussi.

Le nombre de traversées vers la Rive-Nord à l’heure de pointe du matin tend à se stabiliser depuis 2011 (19 000 au lieu de 18 000). 

Les citoyens de Lévis sont plus nombreux, mais ont (en proportion) moins besoin qu’avant de traverser le fleuve pour le travail, le magasinage ou les loisirs. 

La croissance de la population pourrait-elle rendre un troisième lien plus pertinent? Il faut regarder plus loin, plaident les partisans du projet. 

Les dernières projections démographiques annoncent 81 000 citoyens de plus dans la Capitale-Nationale d’ici 2036 et 25 000 en Chaudière-Appalaches.

C’est significatif. Reste à voir où se logeront ces nouveaux citoyens. 

Les principaux pôles d’emploi et de services publics sont au centre et dans l’ouest de Québec. Il serait étonnant que les nouveaux venus choisissent massivement de s’installer dans l’est de Lévis ou dans Bellechasse.

L’argument le plus utilisé pour promouvoir le projet de troisième lien est paradoxalement le moins convaincant.

La Capitale

Plaines d'Abraham: une cinquantaine de travailleurs en grève

Une cinquantaine de travailleurs des plaines d’Abraham ont déclenché une grève jeudi, alors que la saison touristique commence.

Les travailleurs, qui sont membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada, affiliée à la FTQ au Québec, ont déjà voté en faveur d’un mandat de grève générale illimitée. Ils prévoient cependant revenir au travail lundi matin.

Mais il pourrait ne s’agir que d’un coup de semonce avant de déclencher véritablement une grève de plus longue durée, alors que la saison touristique battra son plein, a prévenu au cours d’une entrevue vendredi Claudia Bellavance, secrétaire-trésorière de la section locale concernée à l’AFPC.

Ces travailleurs fédéraux des plaines d’Abraham veillent à l’entretien, entre autres, de ce vaste lieu touristique qui reçoit quelque 4 000 000 de touristes chaque année, notamment lors du Festival d’été de Québec et des festivités de la Saint-Jean. Ils sont des guides, préposés à l’accueil au musée, arboriculteurs, menuisiers, électriciens, soudeurs et autres.

«On veut essayer de profiter du momentum pour rallier la population à notre cause. C’est nous qui entretenons les plaines; c’est nous qui permettons à ces gens de venir ici le dimanche faire des pique-niques, du jogging et utiliser les toilettes publiques et visiter le musée et apprendre sur l’histoire canadienne», a illustré Mme Bellavance.

La parité

Ces travailleurs revendiquent la parité avec leurs collègues exerçant les mêmes métiers qui travaillent pour Parcs Canada et pour la Commission de la Capitale nationale. À l’heure actuelle, il existerait d’importants écarts de salaire pour le même métier, selon l’employeur, a soutenu Mme Bellavance.

«Chacune des conventions collectives est négociée séparément. Et on s’est rendu compte récemment, en faisant les comparables, que certains postes de travail pouvaient être payés jusqu’à 42 % moins cher que Parcs Canada ou la Commission de la Capitale nationale à Ottawa pour exactement le même métier», a affirmé Mme Bellavance.

Selon Mme Bellavance, l’employeur serait ouvert à accorder de bien meilleurs salaires, mais il ignore s’il disposera des fonds suffisants du gouvernement canadien pour ce faire.

C’est pourquoi des syndiqués de l’AFPC ont décidé de rendre visite à des députés fédéraux, vendredi, afin de faire pression sur eux. Ils se sont notamment rendus au bureau de circonscription du ministre Jean-Yves Duclos à Québec dans le but de lui parler.

Joint au téléphone, l’employeur, la Commission des champs de bataille nationaux, n’a pas voulu commenter le conflit de travail, «pour ne pas nuire aux discussions». Le service des communications a toutefois souligné qu’une médiatrice fédérale avait été affectée au dossier.

La convention collective est échue depuis novembre 2017.

La Capitale

Le pont de Québec encore bon 75 ans?

Le député de Québec et ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, estime qu’un pont de Québec restauré aurait encore une durée de vie de 75 ans et qu’en tenant compte de ces données, le prix à payer ne serait pas si élevé.

«Pour nous, le pont de Québec est important, car c’est le premier lien et qu’il y circule 35 000 véhicules automobiles par jour, en plus du transport ferroviaire. De plus, si jamais le tramway prévu à Québec devait traverser du nord au sud vers Lévis, c’est par le pont de Québec qu’il devrait passer. Alors on en a absolument besoin», a déclaré le ministre Duclos jeudi, en marge de la première pelletée de terre qui lançait les travaux de réfection des infrastructures du Port de Québec.

«Cependant, nous, on ne parle pas uniquement de la peinture du pont, mais aussi de la restauration, car peinturer sans restaurer, ça ne sert absolument à rien. Et si on restaure, on a le pont au moins pour 75 ans», a-t-il ajouté en signalant que la compagnie de chemin de fer Canadien National, propriétaire du pont, semblait vouloir s’engager dans la réfection. «Pour la première fois depuis très longtemps, le CN veut faire partie de la solution.»

M. Duclos jure que le chiffre de 75 ans comme durée de vie d’un pont restauré est crédible. «Ça provient de Transport Québec et ça a été confirmé par plusieurs sources que le pont pourra avoir cette durée de vie s’il est restauré et s’il est entretenu convenablement.»

Plus raisonnable 

Ainsi, selon M. Duclos, le montant nécessaire pour restaurer le pont, soit près de 600 millions $, deviendrait beaucoup plus raisonnable. «Je répète, ce montant n’est pas seulement pour la peinture et, en plus, il sera payé sur 25 ans, c’est-à-dire environ 25 millions $ par année. Et 25 millions $ par année, sur une infrastructure comme celle-là, c’est très peu», a-t-il insisté.

Jean-Yves Duclos indique que si ce n’était que de lui, il débuterait les travaux sur le pont de Québec très rapidement. «Mon échéancier à moi, ce serait demain matin! D’ailleurs, je suis régulièrement en contact avec mon collègue ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne, à ce sujet», indique-t-il. 

Une entente avec le CN et le gouvernement provincial, locataire du pont, est cependant nécessaire pour donner le coup d’envoi aux travaux. Le gouvernement fédéral avait proposé il y a quelques semaines de séparer la facture des travaux en trois avec le CN et le gouvernement québécois, une alternative qui a été rejetée par le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, qui a affirmé qu’il était «impensable» que son gouvernement octroie une telle somme alors qu’il allait déjà investir 200 millions $ pour l’entretien du tablier du point. Sa collègue Geneviève Guilbault avait aussi reproché au gouvernement Trudeau de ne pas avoir réglé le dossier de la peinture du pont alors qu’il s’était engagé à le faire dès 2016.

La Capitale

Étude comparative sur le tramway: Québec fait appel à deux experts de Montréal

La Ville de Québec mandate deux professeurs des HEC de Montréal «en dehors du débat local» pour valider les conclusions de l’étude comparative réalisée par Systra, qui soutient le choix d’un tramway sur celui d’un métro ou tout autre mode de transport.

L’administration Labeaume avait été critiqué en avril lorsqu’elle a annoncé que Systra, déjà sous contrat avec elle, réaliserait l’étude comparative exigée par le ministère de l’Environnement pour répondre aux préoccupations citoyennes lors de récentes consultations publiques. 

Le conseiller municipal et président du Réseau de transport de la Capitale, Rémy Normand, était alors mécontent de devoir se plier à cet impératif, ne doutant pas que les conclusions seront que le tramway est le meilleur mode de transport retenu pour Québec. 

Pour lui, Systra demeurait la meilleure option pour réaliser rapidement l’étude plutôt que de publier un nouvel appel d’offres. 

Avec ses commentaires et le choix de Systra, il n’en fallait pas davantage pour que les critiques fusent sur le manque d’indépendance de l’exercice.

C’est pourquoi la Ville s’est tournée vers la métropole pour retenir les services de deux experts indépendants. C’est ce qu’on a appris jeudi lors d’une rencontre de presse mensuelle sur l’état d’avancement du projet de réseau structurant de transport en commun. 

Il s’agit de deux professeurs des Hautes études commerciales de Montréal, Jacques Roy et Robert Gagné. Le premier est notamment spécialiste de la gestion et de la logistique et le second est fondateur et directeur sur la productivité et la prospérité, entre autres choses.

Suivi en continu

«On cherchait des ressources externes reconnues. Les deux personnes sont en dehors du débat local à Québec tout en étant au fait des grands projets, explique M. Normand. Ils vont agir un peu comme des commissaires à l’éthique. Ils garantiront la probité du processus d’analyse, la recherche qui y est associée et ils porteront un jugement sur les conclusions. Si ça ne répond pas aux critiques d’indépendance, je ne sais pas ce qui répondra», a-t-il ajouté.

Pour la petite histoire, le maire Labeaume avait vertement critiqué en 2014 les résultats du Palmarès sur les municipalités, une étude comparative menée par M. Gagné. Ce qui a fait dire en substance au conseiller Normand, sur le ton de la blague, qu’on ne pouvait accuser la Ville de chercher une trop grande proximité avec les experts.

Le président du RTC souhaite obtenir les résultats de l’étude et l’analyse des experts indépendants quelque part à l’automne. C’est aussi à cette même période que seront transmis les résultats de l’étude d’impact sur l’environnement. Elle tiendra compte de la circulation et de la mobilité des usagers, de l’ambiance acoustique et vibratoire, et de la qualité de l’air et de l’émission des gaz à effet de serre.

Séances d’information

Rémy Normand a aussi fait connaître, jeudi, les dates de présentation de trois séances publiques d’information. Elles se dérouleront le mardi 11 juin à l’Hôtel Pur, le jeudi 13 juin à l’École secondaire Québec High School et le mardi 18 juin à l’Édifice Andrée-P.-Boucher, toutes à 19h.

Aussi, le bureau d’information mobile prendra bientôt la route. Il s’agit d’un autobus, aménagé comme un kiosque, où les gens pourront obtenir des renseignements sur le futur réseau grâce à la présence d’agents d’information. Le véhicule sera présent dans les grands événements estivaux, près des centres commerciaux et dans les milieux scolaires à la rentrée d’automne.

La Capitale

Grands feux Loto-Québec : deux fois plus de sièges réservés [VIDÉO]

Même si elle continue de miser sur la gratuité, l’organisation des Grands feux Loto-Québec a décidé de doubler cette année le nombre de sièges réservés vendus 25 $ pièce pour chacun des six spectacles prévus cet été.

«On croit vraiment au maintien de la gratuité, on ne veut pas aller vers une effigie ou un coût d’entrée. Par contre, les sièges réservés étaient très recherchés, alors on a décidé de les doubler. Au lieu de 200, il y en aura 400, dont 300 au quai 22 à Québec et, nouvellement cette année, 100 au quai Paquet à Lévis», a expliqué Isabelle Roy, nouvellement nommée directrice générale de l’événement après un passage de dix ans comme secrétaire générale du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO).

Les Grands feux fonctionneront cette année avec un budget de 2 millions $. Trois firmes québécoises spécialisées se chargeront des feux d’artifices pyromusicaux, à savoir Royal Pyrotechnie de Saint-Pie, en Montérégie, le Groupe Fiatlux-Ampleman d’Outremont et FAE Pyrotechnie de Sherbrooke. 

«Nous sommes sur une bonne lancée, tout va très bien depuis le virage participatif de 2017 comparativement à avant, où il n’y avait pas d’offre sur les quais. Nous offrons cette année six soirées thématiques qui débutent dès 18h avec prestations de danse à 21h avant les feux qui débutent à 22h», poursuit Mme Roy. Sébastien Potvin, alias Miss Barbada, se chargera de la musique et les prestations de danse seront dirigées par Nicolas Bégin de Hit The Floor. Les années ‘90, les ann.es ‘50, le ballroom, la musique électro, le country et la valse musette seront à l’honneur pour les événements du 31 juillet et de 7, 14, 17, 21 et 24 août.

La Capitale

Lévis perd la guerre des airs contre l’aérodrome de Pintendre

La Cour suprême n’entendra pas la Ville de Lévis qui lutte depuis 2012 pour interdire l’activité de parachutisme à l’aérodrome de Pintendre.

En novembre, Lévis demandait au plus haut tribunal du pays d’entendre sa cause perdue en Cour supérieure et en Cour d’appel. 

La Ville estime que son règlement de zonage, qui interdit le parachutisme à l’aérodrome de Pintendre, doit avoir préséance sur la compétence fédérale en matière d’aéronautique. Les tribunaux ont tranché par deux fois qu’interdire le parachutisme entravait de façon importante les activités de l’aérodrome et le cœur de la compétence fédérale.

La Ville a toujours rétorqué que le parachutisme est une activité accessoire qui n’est pas au cœur de la compétence fédérale. Le plus haut tribunal du pays a décidé jeudi matin de ne pas autoriser Lévis à se faire entendre, mettant fin à cette saga judiciaire.

«On vient de perdre une bataille sur le plan juridique, mais on n’a pas perdu la guerre. On va regarder la situation et, lundi prochain, on va entamer une deuxième bataille. On va amener des éléments nouveaux qu’on va faire valoir», a déclaré le maire Gilles Lehouillier en marge de la conférence de presse de lancement des Grands feux Loto-Québec. «Malheureusement, certaines lois fédérales font que les lois québécoises ne s’appliquent pas.»

M. Lehouillier a l’intention d’interpeler directement le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau. «Ça passe par le ministre, et on lui fera savoir de façon énergique.»

Autonomie menacée

Le maire souhaite poursuivre le combat au nom de l’autonomie des municipalités qui donne le droit aux citoyens d’intervenir quand l’acceptabilité sociale d’un projet n’est pas au rendez-vous. «Pintendre est une zone très densément peuplée. Je n’ai pas de problème avec un petit aéroport privé qui a vu le jour pour des raisons agricoles, mais quand il prend de l’expansion, il faudrait que la population soit consultée», a-t-il ajouté.

Gilles Lehouillier croit que l’ajout d’une école de parachutisme pourrait faire augmenter à 25 ou même 30 le nombre de vols par jour ainsi que la pollution par le bruit subie par les résidents de Pintendre, surtout les fins de semaine. «On continue d’appuyer la population de Pintendre dans son désir de quiétude», ajoute-t-il.

La facture de toutes les démarches de la Ville de Lévis devant les tribunaux dans ce dossier s’élèverait à environ 100 000 $, selon le maire. «On avait le devoir de faire respecter les droits des citoyens de Pintendre et si c’était à refaire, je le referais jusqu’au bout.»

Une autre école

En avril, Le Soleil révélait qu’après quelques années de quiétude, des citoyens de Lévis craignaient le retour du bruit excessif avec l'implantation d'une nouvelle école de parachutisme à l'aérodrome de Pintendre.

Ils apprenaient alors que Parachutisme Atmosphair déménageait ses activités de l’aérodrome de Saint-Jean-Chrysostome vers celui de Pintendre. De quoi réveiller de bien mauvais souvenirs.

Depuis 2012, les autorités municipales et des résidents du secteur Pintendre mènent une lutte pour faire cesser cette activité considérée comme une nuisance pour le voisinage à cause du nombre élevé d’atterrissages et de décollages, surtout les fins de semaine. À l’époque, la mise en cause était la défunte entreprise ParaQc.

«Cette situation est déplorable et résulte du non-respect de certains règlements municipaux. De ce fait, la Ville n’entend pas en rester là et continuera d’appuyer les citoyens de Pintendre dans cette lutte. Elle réitère toutefois qu’elle ne s’est jamais opposée à la présence d’un aérodrome dans le secteur de Pintendre, mais plutôt aux activités accessoires qui, de son point de vue, ne sont pas au cœur de l’aéronautique», soutient encore la Ville. Avec Ian Bussières