La Capitale

L’argent dédié aux grands événements étendu à toute la région de la Capitale-Nationale

La ministre responsable de la Capitale-Nationale Geneviève Guilbault s’est défendue lundi d’avoir enlevé des mains de la Ville de Québec le fonds dédié aux grands événements pour l’étendre à toute la région.

«Je suis allée chercher plus d’argent. Les libéraux avaient perdu 5 millions $ pour les grands événements de Québec. Je suis allée rechercher à peu près l’équivalent, entre autres pour les grands événements de la Ville de Québec, mais aussi pour des régions comme Portneuf, comme Charlevoix», a-t-elle expliqué. 

Mme Guilbault rappelle que le budget présenté par son gouvernement la semaine dernière prévoit que le financement du Secrétariat à la Capitale-Nationale est doublé. L’argent désormais géré par le gouvernement du Québec pourra toujours servir à financer les grands événements de Québec, mais aussi à soutenir «des initiatives porteuses pour le développement économique de la région, des projets de toute sorte», indique la ministre. 

Depuis 10 ans

En place depuis une décennie, le fonds des grands événements servait à recréer le climat festif qui a marqué les fêtes du 400e de Québec en 2008. Il était administré par le Bureau des grands événements de la Ville de Québec et a permis, entre autres, de financer des événements gratuits comme le Moulin à images de Robert Lepage et les spectacles du Cirque du Soleil dans Saint-Roch. 

Même si les relations entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et le maire de Québec Régis Labeaume semblent tendues depuis le dépôt du budget, la ministre Guilbault se fait rassurante. «J’ai une très bonne relation avec M. Labeaume. […] On travaille chacun pour l’intérêt de nos citoyens respectifs», a-t-elle soutenu, expliquant que la Capitale-Nationale ne se limite pas à la Ville de Québec, mais s’étend de Portneuf à Charlevoix. 

En mesurant tout ce qui est inclus dans le budget de son gouvernement, la ministre estime «qu’il n’y aura jamais eu autant d’argent dans la Capitale-Nationale qu’avec un gouvernement de la CAQ».

La Capitale

Circulation perturbée en raison de la grève des chauffeurs de taxi

En cette première journée de grève, les chauffeurs de taxi ont perturbé la circulation sur plusieurs routes de Québec, notamment sur l'autoroute Laurentienne et la colline parlementaire, compliquant l'arrivée au travail de bien des citoyens.

Les véhicules ont convergé lundi matin devant l’Assemblée nationale et les bureaux du ministère des Transports, bloquant plusieurs voies de circulation. Les autorités invitent les automobilistes à éviter ce secteur. 

Durant l'heure de pointe, des chauffeurs de taxis se sont rassemblé sur plusieurs grandes artères de la ville et ont ralenti en même temps, entraînant des bouchons de circulation. 

Sur l'autoroute Laurentienne, en direction sud, un groupe d'environ trente chauffeurs de taxis a roulé à environ 5 km/h sur plusieurs kilomètres. Ce moyen de pression a crée un embouteillage important à la hauteur de la rue de la Faune.

La grève des taxis se répercute aussi sur le service de transport adapté de la Capitale (STAC), géré par le Réseau de transport de la capitale (RTC). Comme 85% du transport de personnes en fauteuil roulant est effectué par taxi, le RTC a avisé sa clientèle que «seuls les déplacements de nature médicale et travail sont effectués. La priorité est donnée aux demandes de réservation de transports de nature médicale.» 

Évidemment, les trajets d’autobus qui passent par le centre-ville subissent les contrecoups de la perturbation routière et connaissent des retards sentis.

Le RTC pourrait tenir en après-midi une rencontre de presse pour faire le point sur la situation.

Déplacements difficiles à l'aéroport

Les voyageurs au départ et à l’arrivée de l’Aéroport de Québec devaient aussi envisager un plan B. «C’est sûr que c’est une situation stressante pour les gens. Ceux qui partent craignent de manquer l’avion et ceux qui arrivent doivent trouver un moyen de retourner à la maison ou se rendre à leur hôtel», explique la porte-parole de l’aéroport, Laurianne Lapierre.

Dans l’aérogare, l’équipe de l’expérience client est plus nombreuse pour guider les passagers. De plus, les entreprises de location automobile ont été contactées la semaine dernière pour assurer un parc de véhicules suffisants et combler l’absence de taxis. 

Évidemment, il reste toujours les chauffeurs Uber, présents à l’aéroport, et les navettes dépêchés par certains hôtels pour accueillir leur clientèle.

Mme Lapierre ajoute qu’il y a eu la semaine dernière des communications avec le réseau de transport de la Capitale pour bonifier le service, mais que ça ne semblait pas possible.

Actualités

Tramway à Québec: la querelle fédérale-provinciale sur le montage financier se poursuit

Le dialogue de sourds se poursuit entre Québec et Ottawa, qui ne s’entendent toujours pas sur les modalités de financement du réseau de transport structurant de la capitale.

En marge d’une visite dans une résidence pour aînés du quartier Montcalm, lundi matin, le ministre fédéral de la Famille et député de Québec, Jean-Yves Duclos, a confirmé qu’Ottawa participera bel et bien au financement du projet de tramway à hauteur de 1,2 milliard de dollars.

Le ministre Duclos a fait référence à une lettre que son collègue des Infrastructures et des Collectivités, François-Philippe Champagne, a envoyée vendredi au maire de Québec «pour dire exactement la contribution attendue et nécessaire du gouvernement fédéral». 

«Le montant de 1,2 milliard $ figure noir sur blanc [dans la lettre], les mécanismes sont là, la Ville est informée directement de l’appui du gouvernement canadien», a déclaré le ministre Duclos, tout en soulignant qu’Ottawa aurait aimé que cette participation du fédéral apparaisse dans le budget du Québec «parce que le gouvernement du Québec a une relation plus directe avec la Ville de Québec». 

«Mais en l’absence de ça, M. Champagne l’a écrit noir sur blanc dans sa lettre au maire de Québec», a-t-il dit, précisant que les 1,2 milliard $ proviendront des fonds fédéraux pour les infrastructures vertes (800 millions $) et pour le transport collectif (400 M$).

Selon le ministre Duclos, cette contribution du fédéral «n’est pas une surprise puisque l’entente [avec le gouvernement Couillard] a été signée il y a 10 mois». «Le gouvernement libéral de l’époque avait dit à plusieurs reprises qu’avec ce qu’il avait eu d’argent du fédéral, il pouvait s’engager à financer le tramway à 100%», a rappelé le député de Québec.

Dans sa lettre au maire Régis Labeaume transmise lundi aux journalistes, le ministre François-Philippe Champagne souligne que «l’Entente bilatérale intégrée sur les infrastructures signée avec le Québec en juin 2018 prévoit que la province convient d’allouer la contribution financière du Canada pour le volet Transport en commun à chaque bénéficiaire final en fonction de l’achalandage». 

«Selon cette formule établie avec les autres provinces, l’allocation associée à l’achalandage du Réseau de transport de la Capitale est d’environ 412,5 millions de dollars», écrit le ministre Champagne, ajoutant que la formule utilisée pour la détermination des enveloppes pour chacune des provinces permet au Québec de recevoir près de 5,2 milliards $, soit plus de 26% de l’allocation canadienne totale pour ce volet. 

Pour les 800 millions $ restants, il convient selon le ministre Champagne de prioriser le volet Infrastructure verte — sous-volet Atténuation des changements climatiques du programme. «Toutefois, le gouvernement du Québec a mentionné publiquement vouloir prioriser d’autres projets dans ce sous-volet», rappelle le ministre des Infrastructures.

M. Champagne cite l’exemple des villes d’Ottawa et d’Edmonton, qui ont bénéficié de ce mécanisme pour le montage financier de leurs projets de trains légers. «Ce mécanisme offre une grande flexibilité pour ce type de situation et a été discuté et établi en collaboration étroite avec l’ensemble des provinces […] il y a moins d’un an», souligne-t-il.

Le ministre Champagne rappelle du reste que le dernier budget fédéral prévoit une contribution additionnelle de 2,2 milliards $ au Fonds de la taxe pour l’essence, ce qui signifie pour le Québec un montant de 504 millions $ de plus «qui pourra permettre le développement d’infrastructures municipales, selon les priorités établies par le gouvernement du Québec». 

«Laissez-nous gérer l'enveloppe»

Pour le gouvernement de la CAQ, la lettre du ministre Champagne n’apporte rien de neuf au débat. «Ça ne change absolument rien. C’est le même montage financier que le fédéral propose depuis plusieurs semaines», dit Myrian Marotte, attachée de presse du président du Conseil du Trésor, Christian Dubé. 

Le gouvernement du Québec refuse d’aller piger dans l’enveloppe destinée aux infrastructures vertes pour financer des réseaux de transport en commun. Le ministre des Transports, François Bonnardel, demande plutôt à Ottawa de le laisser gérer le montant de 5,2 milliards $ de l’Entente bilatérale intégrée (EBI) entre les deux gouvernements. 

«On pourrait régler le problème demain matin. Permettez-nous de gérer cette enveloppe comme on le souhaite. Prendre cet argent, prioriser les projets qui sont le plus avancés, comme celui du réseau structurant et la ligne bleue à Montréal, pis ça va être réglé. On va arrêter de se chicaner», a lancé M. Bonnardel en marge d’une annonce lundi.

Le ministre des Transports juge que le fédéral lui met des «bâtons dans les roues» en imposant des critères d’achalandage pour déterminer la répartition des sommes. À Québec, le système de transport en commun actuel compte un achalandage qui lui permet seulement d’aller chercher 400 millions $ à partir de l’EBI. «On nous complique les choses comme ça se peut pas», croit M. Bonnardel, qui ajoute qu’en 2023, la clause d’achalandage ne sera plus effective. 

Même si le torchon brûle toujours entre les deux paliers de gouvernement au sujet du financement du tramway, les ponts ne sont pas coupés, assure-t-il. «On continue de négocier, on continue de discuter.» 

Depuis des semaines, l’administration Labeaume demande aux gouvernements fédéral et provincial de s’entendre, affirmant avoir besoin d’une confirmation des 3 milliards $ avant de signer certains contrats. Avec Patricia Cloutier

10e défilé de la Saint-Patrick dans les rues de Québec

La Capitale

Défilé de la Saint-Patrick: marée verte dans les rues de Québec

Six jours après la fête officielle du saint patron de l’Irlande, le 17 mars, c’était au tour des gens de Québec de célébrer la Saint-Patrick avec plusieurs activités durant la fin de semaine, le clou des festivités étant le défilé de samedi après-midi.

Le 10e défilé de la Saint-Patrick en a mis de toutes les couleurs pour les milliers de spectateurs — surtout du vert! — alors que plus de 50 groupes de participants y prenaient part. Les vedettes : les ensembles de cornemuses et percussions (Pipes and Drums) de Boston, de New York, de Chicago, de Toronto et, pour la première fois, de Philadelphie. C’est d’ailleurs pour pouvoir accueillir ces groupes que les célébrations sont décalées d’une semaine chez nous, signale le président du défilé, Terence Kerwin.

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Le corps de cornemuses de la Gendarmerie royale du Canada et l’unité d’apparat du Service de police de la Ville de Québec étaient aussi de la partie.

Petits et grands ont été conquis par la nouvelle mascotte O’Laf, imposant lévrier irlandais, accompagné d’une vingtaine de ses congénères. La maîtresse d’O’Laf, Nadia Martel, participe au défilé depuis neuf ans avec sa famille et ses chiens — elle en possède cinq, en plus d’en faire l’élevage. Son fils Zachary marche à ses côtés depuis autant d’années — quoique, il y a neuf ans, il était plutôt dans la poussette!

Troupes de danse celtique, farfadets, artistes de cirque, fanfares et représentants de familles irlandaises sont partis de l’école secondaire Saint-Patrick (St. Patrick’s High School) pour parcourir l’avenue Cartier, la Grande Allée, la rue Saint-Louis jusqu’au Château Frontenac, pour terminer devant l’hôtel de ville, spécialement décoré aux couleurs de l’Irlande. Certains spectateurs étaient également déguisés pour festoyer avec eux.

La Capitale

Premier pas vers la décontamination à Beauport

Le conseil de Ville de Québec entérinera lundi le protocole d’entente de 50 millions $ avec le gouvernement Legault pour la décontamination du littoral est de la Ville qui sera transformé en zone d’innovation.

La Ville tiendra lundi matin à l’hôtel de ville une séance extraordinaire du conseil avec ce seul point à l’ordre du jour. Pour l’administration, il faut agir rapidement pour toucher les sommes avant la fin de l’année financière du gouvernement qui se termine le 31 mars, explique l’attaché de presse de Régis Labeaume, Paul-Christian Nolin. L’argent a été confirmé dans le budget provincial de jeudi.

La somme était souhaitée pour décontaminer les terrains, présentement occupés par des entreprises dans l’industrie lourde. La Ville planifie les exproprier pour faire de ce vaste front fluvial de 3,9 km carrés, dont 750 000 mètres carrés développables, une zone d’innovation pour les entreprises technologiques. Les terrains convoités sont situés dans les secteurs Beauport, Maizerets et d’Estimauville.

Changer le paysage

La zone est créée en partenariat avec l’Université Laval et Force Québec 4.0. Les entreprises qui s’y installeront seront en lien avec les sciences de la vie et les technologies propres.

Le projet sur dix ans changera le paysage de la Ville, avait soutenu le maire. En plus d’entreprises comme Glassine, AIM et peut-être même la White Birch, un garage municipal et le dépôt à neige D’Estimauville sont appelés à disparaître.

La Ville estime que 280 entreprises et laboratoires pourraient s’y installer avec plus de 15 000 emplois. Pour le maire, il est nécessaire de récupérer ces terrains puisque la Ville ne possède plus de zone où elle peut implanter des entreprises technologiques.

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Budget Girard

Budget Girard: le troisième lien sur la voie rapide

La Coalition avenir Québec (CAQ) passe en vitesse supérieure avec la construction d’un troisième lien Québec-Lévis. Elle octroie un peu plus de 300 millions $ au projet qui emprunte la voie rapide pour atteindre l’étape de la planification.

Le bureau de projet pour la construction d’un troisième lien avait reçu une première somme de 20,5 millions $ sous l’ancien gouvernement libéral. 

La ferme intention de la CAQ de commencer les travaux dans un premier mandat à son arrivée au pouvoir à l’automne se traduit clairement dans le premier budget du gouvernement Legault présenté jeudi.

Ainsi, la CAQ ajoute 304,5 millions $ aux 20,5 millions déjà octroyés pour la réalisation d’études et de plans et devis, indique le budget de dépenses 2019-2020. 

Sans surprise, le ministère des Transports poursuit aussi son engagement de coordonner les travaux du troisième lien avec la construction du pont de l’île d’Orléans puisque le choix est fait d’aménager ce nouveau lien Québec-Lévis dans un corridor situé à l’est.

L’injection de ces 300 millions $ fait passer le projet en «mode accéléré» et il est maintenant inscrit à la catégorie «planification». Il escamote donc la nécessité de réaliser un dossier d’opportunités pour débuter le dossier d’affaires. C’est une mesure d’exception dont ont déjà bénéficié d’autres grands projets.

Une situation qui est loin d’inquiéter le ministre des Transports, François Bonnardel. «Ça démontre que c’est important pour nous. On est à travailler pour donner tous les outils au gouvernement pour faire les bons choix et prendre les bonnes décisions.»

Lehouillier jubile

«C’est une journée extraordinaire pour les citoyens de la grande région de Québec, a lancé le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. On ne s’y attendait. Le projet passe à l’étape de la planification, incluant les plans et devis. Ça veut dire qu’on n’est pas loin du mode réalisation.»

Selon lui, la CAQ a bien saisi le discours politique des élus locaux et ce qu’ils réclament. «Par le passé, on avait un gouvernement à deux vitesses pour la capitale et la métropole. Maintenant, on a un gouvernement pour l’ensemble des régions. Et c’est le mot équité qui revient.»

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Budget Girard

Budget Girard: la révolte de Labeaume

Le maire de Québec trouve «révoltant» que les gouvernements fédéral et provincial ne «croient», selon lui, qu’en Montréal dans le financement des projets de transport en commun. Sans vouloir dire que le manque à gagner de 800 millions $ pourrait sonner la fin du projet de tramway, il «espère que le bon sens va l’emporter».

L’injection de ces 300 millions $ fait passer le projet en «mode accéléré» et il est maintenant inscrit à la catégorie «planification». Il escamote donc la nécessité de réaliser un dossier d’opportunités pour débuter le dossier d’affaires. C’est une mesure d’exception dont ont déjà bénéficié d’autres grands projets.

Une situation qui est loin d’inquiéter le ministre des Transports, François Bonnardel. «Ça démontre que c’est important pour nous. On est à travailler pour donner tous les outils au gouvernement pour faire les bons choix et prendre les bonnes décisions.

«Leur critère ne fonctionne pas. Il devrait laisser les provinces décider de l’utilisation des sommes, mais c’est la tendance du fédéral. Ils veulent tout contrôler», ajoute M. Labeaume. 

Ce dernier n’a pas épargné davantage le gouvernement caquiste. «Le provincial ne trouve pas de solution autre que de blâmer le fédéral», reproche-t-il. D’autant plus que la Coalition avenir Québec refuse d’aller piger l’argent manquant dans d’autres fonds, comme celui des infrastructures vertes fédérales, prétextant que les budgets sont déjà attribués à des projets en cours ailleurs en province. «On ne va pas déshabiller un programme pour habiller l’autre», a réaffirmé, jeudi, le ministre des Transports, François Bonnardel, qui juge encore insuffisantes les sommes engagées par le fédéral, via divers fonds, pour financer le projet de tramway.

La Capitale

Une première station lave-glace à Québec

Les automobilistes de Québec auront leur première «station lave-glace», située sur le boulevard Hamel, près de l’autoroute Henri-IV.

La station lave-glace a été installée au nouveau Esso du 5105, boulevard Hamel. Né d’une initiative québécoise, le concept vise à encourager la réutilisation, voire l’élimination des bidons en plastique.

Dans la région, seul le Dépanneur Arseneault, à Stoneham-et-Tewkesbury, disposait jusqu’ici d’une telle station, qui permet aux automobilistes de remplir leur réservoir de lave-glace ou leur bidon à l’aide d’une pompe et de payer au millilitre (99 ¢ le litre). 

Selon le site stationlaveglace.ca, pas moins de 22 millions de bidons de lave-glace sont utilisés chaque année au Québec. «En payant au millilitre, vous achetez seulement la quantité de lave-glace dont vous avez besoin, pas une goutte de plus, et vous n’avez plus besoin de vous encombrer avec un bidon à moitié vide», plaide-t-on sur le site. 

Ailleurs au Québec, une vingtaine de stations lave-glace sont déjà en service, notamment à Sainte-Marie et à Notre-Dame-des-Pins, en Beauce, à Trois-Rivières, à Victoriaville, à Drummondville et à Montréal (la liste complète des emplacements est disponible sur stationlaveglace.ca).

Le marchand Esso du boulevard Hamel a aussi été choisi comme première station québécoise de recharge pour véhicules à hydrogène dans le cadre d’un projet-pilote de 5 millions $. Soutenu par Transition énergétique Québec, le projet vise à alimenter une première flotte d’une cinquantaine de voitures Toyota Mirai à pile à combustible.

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La Capitale

Des médecins dans des bureaux «temporaires» à l'Hôpital Laval

Après les classes aménagées dans des «roulottes» faute de budget pour construire des écoles, voici venue l’ère des bureaux de médecins dans un bâtiment «temporaire», dont un spécimen poussera sur le gazon de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

«L’Institut vit présentement un manque important de bureaux pour différents spécialistes», indique au Soleil le responsable des communications externes et des relations médias, Joël Clément. «Cet ajout-là, ça va nous donner un peu d’air.»

L’établissement manque donc tellement de place pour loger ses docteurs qu’il a besoin d’un pavillon «temporaire» pouvant en accueillir 80. Un projet évalué à 1,6 million $.

L’IUCPQ entend faire ériger une structure de 2 étages ayant une durée de vie d’environ 10 ans, apprend-on dans des documents récemment diffusés par l’établissement. «Le bâtiment sera constitué d’environ 40 bureaux doubles soit 20 bureaux par étage. De plus, chaque étage inclura minimalement 1 salle de repos, 1 bloc sanitaire (toilettes et douche), et une zone de photocopieur.» Pas de flafla, cependant : «La conception du bâtiment devra être sobre.»

Joël Clément, souligne que l’hôpital offrant des soins de pointe compte beaucoup de médecins à son emploi. Mais ajoute qu’il accueille aussi plusieurs étudiants et médecins qui viennent parfaire des techniques; également de futurs employés de bureau, des infirmières en devenir ou des nutritionnistes en stage. Bon an, mal an, ils seraient environ 2000 à passer quelques jours, semaines ou mois à l’IUCPQ.

«Ça leur prend des espaces pour travailler. […] Il y a un roulement, ils ne sont pas tous là en même temps. Mais, sur une année, c’est un fort volume quand même.»

Démolition du pavillon Rousseau

M. Clément évoque également la démolition du pavillon Rousseau en 2016 comme cause de la pénurie de bureaux. L’aile apparue dans les années 1930 devait initialement être rénovée… jusqu’à ce que les experts découvrent que l’ossature était mal construite; découverte réalisée après que l’IUCPQ ait dépensé 4 millions $ pour les rénovations. Évacué en 2011 pour les travaux, il a finalement été déconstruit ce qui a coûté 7 ou 8 millions $ de plus.

«Il s’était détérioré», observe Joël Clément. «Il n’était plus sécuritaire, donc on a été obligé de le démolir. […] C’était au niveau de la structure, donc il aurait fallu tout le refaire. On n’avait pas les sous.»

«Dans ce pavillon-là, il y avait beaucoup d’activités. Il y avait des bureaux, il y avait des salles de conférence, des salles d’enseignement», poursuit M. Clément. «Ces locaux-là, évidemment, on ne les a plus. Ça fait en sorte qu’on a une pression additionnelle. On a des nouvelles personnes qui arrivent dans notre établissement, mais il a aussi un manque à gagner au niveau des locaux.»

Au fait, pourquoi ne pas construire un bâtiment permanent? «On a des plans sur les 10, 15 prochaines années. Mais, présentement, nos besoins un peu plus criants qui peuvent se réaliser dans un très court terme, c’est ce genre de bâtiment.»

Le nouvel édifice sera implanté dans le gazon, à l’ouest du pavillon de prévention des maladies cardiaques, le PPMC pour les intimes. «Ça ne coupera pas de place de stationnement.»

La construction devrait être terminée au plus tard au début du printemps 2020.