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Contraventions: la Ville tend l'oreille aux itinérants

EXCLUSIF / Critiquée pour son excès de contraventions envers les itinérants et son zèle dans la perception des amendes, la Ville de Québec tend l’oreille aux sans-abri et aux organismes communautaires.

Le Soleil a appris que Ville a mandaté la firme de sondage SOM pour réaliser une étude au sujet des itinérants à Québec. La consultation concerne particulièrement le processus entourant les constats d’infractions, de l’émission à la perception des amendes. Des commerçants et des citoyens sont aussi sondés.  

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Porte-parole de la Ville de Québec, Isabelle Petit confirme qu’un mandat a été donné à la firme SOM pour la tenue de «focus group» à propos du projet IMPAC (Intervention multisectorielle programmes d’accompagnement à la cour municipale). 

La «Ville se soucie d’adapter l’administration de la justice aux clientèles vulnérables, indique Mme Petit. La consultation a été menée afin de cerner les problématiques particulières des personnes itinérantes et éventuellement de bonifier le programme». 

Réactions

«On pense que c’est une excellente démarche de la part de la Ville de Québec. Mais ce sont les résultats qui vont être importants», réagit Maxime Couillard, coordonnateur à la Clinique Droit de cité, qui accompagne les personnes marginalisées dans la régularisation de leur situation judiciaire. 

La présidente de conseil d’administration du Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ), Véronique Girard, estime aussi qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction pour revoir, en particulier, le volet de la perception des amendes du programme IMPAC. 

«C’est un beau programme, mais dans la manière où il est actualisé présentement, il ne répond pas aux besoins des clientèles vulnérables en situation d’itinérance», dit Mme Girard, qui est aussi directrice de SQUAT Basse-Ville.

La Capitale

Première de «Surface» au quai Paquet

Le spectacle «Surface : Mon histoire, Késako», qui met en vedette des artistes émergents, était présenté pour la première fois jeudi soir, à Lévis.

Cette nouvelle mouture est un livre ouvert sur l’histoire des artistes, vraie ou pas. 

Surface est de nouveau présenté gratuitement vendredi et samedi au quai Paquet.

La Capitale

Le plus grand musée miniature de l'architecture s'installe à Québec

Adeptes des modèles réduits, le centre commercial Fleur de Lys accueille l'exposition LUDOVICA où plus de 3000 maquettes représentant diverses scènes du monde sont présentées.

La Tour Eiffel, le parlement d'Ottawa, Expo 67, le centre-ville de New York, celui de Las Vegas et même le Vieux-Québec ont été recréés par les concepteurs québécois Gilles et Steven Maheux. À l'aide d'un total de 10 millions de minibriques, ils sont parvenus à reproduire des gratte-ciels, des monuments, des ponts, des châteaux et des symboles connus des quatre coins du monde. 

D'une superficie totale de 30 000 pieds carrés, l'exposition aura nécessité un total de trois semaines de préparation. Celle-ci prend place dans le local anciennement occupé par le magasin La Baie, au centre commercial Fleur de Lys. 

Au fil de la promenade, les visiteurs pourront découvrir plus de 35 cités de la planète, représentant diverses époques. Des reproductions du Château de Versailles, de la Cité interdite de Pékin, ainsi que de la fusée Saturn V seront exposées pour la première fois à Québec, dans le cadre de la tournée de l'exposition. 

Les concepteurs, Gilles Maheux et son fils Steven, ont vu leur création voyager dans neuf pays. 

Dès samedi, Québec accueillera de façon permanente LUDOVICA, dont la création remonte à 2010. 

+

Vous voulez y aller? 

: Fleur de Lys, centre commercial

Quand : dès le samedi 21 juillet

Coût : 12$ (adulte); 10$ (65 ans et plus); 8$ (enfant de 5 à 10 ans); gratuit pour les moins de 4 ans

Info : www.ludovicaminiland.com

La Capitale

La Grande Foire de retour et deux fois plus longue

Après une première année réussie, la Grande Foire de Québec revient du 16 au 26 août, soit le double de jours qu’en 2017.

L’an passé, la Grande Foire de Québec, qui remplaçait d’une certaine manière la défunte Expo Québec, avait attiré environ 150 000 visiteurs. Le promoteur de l’évènement et président d’Amusements Spectaculaires, Éric Lavallée avait alors dit que si c’était possible, il allongerait le nombre de jours. 

«Notre but était de revenir avec une formule se rapprochant d’Expo Québec, on a eu une super réponse des gens l’an passé, et là on peut revenir avec plus de jours», se réjouit-il en entrevue téléphonique. 

La Grande Foire de Québec revient donc pour 11 jours sur le site d’Expo Cité. L’espace alloué sera le même, mais il y aura des nouveautés pour les petits et les grands, promet le promoteur.

« Il y a une belle programmation pour les jeunes, des amuseurs publics et des personnages de la bande dessinée. Et pour les grands, on va proposer encore plus de spectacles que l’an passé et des thématiques », révèle M. Lavallée.

Si Éric Lavallée n’a pas voulu dévoiler la programmation qui sera annoncée le 7 août, il a tout de même confié au Soleil, la venue d’un barbier. « Les gens vont pouvoir se faire couper les cheveux et la barbe sur place. » Les camions de cuisine de rue seront également de retour.

Les visiteurs pourront accéder gratuitement au site, mais il faudra débourser 35 $ taxes incluses pour profiter des manèges pendant une journée ou payer 90 $ pour un bracelet Grande Foire.

La Capitale

Les pancartes à saveur électorale jugées illégales

La Ville de Québec considère illégales les pancartes à saveur électorales installées sur son territoire. Elle somme le groupe syndical à l’origine de cette campagne d’affichage de les enlever, ce que le groupe n’a pas l’intention de faire avant d’avoir consulté ses avocats.

«Évidemment, on permet l'affichage électoral en période électorale. Mais là, on est en temps normal, alors c’est le règlement d’urbanisme de la Ville qui s’applique», explique le porte-parole de la Ville de Québec David O’Brien.

Le règlement d’urbanisme de Québec comporte des règles strictes pour les affiches commerciales, en plus d’interdire l’affichage de nature politique ou partisane hors période électorale. M. O’Brien explique que la coalition syndicale affiliée à la FTQ aura «quelques jours» pour retirer, à ses frais, les centaines d’affiches déployées dans la circonscription de Taschereau, au centre-ville. Si elle refuse de le faire, elle s’expose à des amendes de 2000 $ par jour par pancarte. 

Dans la nuit de mardi à mercredi, des affiches s’attaquant autant à la Coalition avenir Québec (CAQ) qu’au Parti libéral du Québec sont apparues, en utilisant le slogan «C’est du pareil au même… On mérite mieux.»

La coalition syndicale a l’intention de profiter des six semaines qui restent avant le début de la campagne électorale pour déployer plusieurs moyens de communication invitant les Québécois à voter pour un parti progressiste. 

Denis Bolduc, président de la section québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et membre de la coalition, considère être en droit de poser ces affiches. C’est pourquoi son syndicat, qui n’a pas encore été contacté par des fonctionnaires de la Ville de Québec, fait des vérifications légales avant de bouger. «Lorsque nous serons officiellement contactés, nous informerons la Ville de la position des membres de la coalition quant aux questions juridiques touchant l’affichage électoral et les droits en cause», indique-t-il par courriel. 

À Montréal, à Saint-Jérôme et à Saguenay

En plus de Taschereau, la coalition syndicale a installé des pancartes dans trois autres circonscriptions, soit Pointe-aux-Trembles à Montréal, Saint-Jérôme dans les Laurentides et Roberval au Saguenay-Lac-Saint-Jean. À l’heure actuelle, aucune autre ville n’a demandé aux syndicats d’enlever leurs pancartes, si bien que Québec fait cavalier seul. 

Rappelons qu’Élections Québec n’encadre pas les dépenses faites avant les élections, qui semblent toutefois plus importantes cette année, car le Québec vit ses premières élections à date fixe. Ce geste syndical inédit tombe ainsi dans une zone grise de la loi.

La Capitale

Du pot dans des centres commerciaux

Les succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC) dans la grande région de Québec s’installeront dans des centres commerciaux. Les points de vente seront situés au 670 rue Bouvier et, du côté de Lévis, au 95 route du Président-Kennedy.

Selon des documents obtenus par la Loi sur l’accès à l’information, la Société des alcools du Québec (SAQ), l’organisation qui chapeaute la mise en place de la nouvelle entité, a signé jusqu’à présent six baux à travers la province (voir tableau).

Après Québec, Lévis, Drummondville et Trois-Rivières, les villes de Montréal et de Rimouski se sont ajoutées au cours des derniers jours à cette liste. 

Au total, pour le 17 octobre prochain, la SQDC espère posséder 23 points de services à travers la province. Elle compte ouvrir 80 succursales d’ici mars 2021.

Les deux centres commerciaux de plus petite taille dans la grande région de Québec, le Carrefour de la capitale et Le 95, sont des propriétés de la Société immobilière Dupont et d’une compagnie à numéro dont l’administrateur est Sacha Brand. La SAQ précise que ses commerces auront un accès de la rue.

«Des travaux ont commencé dans certains magasins, notamment à Drummondville et à Trois-Rivières», avance le porte-parole de la société d’État, Mathieu Gaudreault. «De l’affichage pour le recrutement sera installé prochainement dans la devanture de ces locaux», poursuit-il.

Quant aux embauches, la SQDC cherche à recruter des employés à temps plein et à temps partiel. Il est toujours possible de postuler pour des postes de conseiller, de directeur et de directeur adjoint. 

«Nous sommes agréablement surpris du nombre de candidatures que nous avons reçues jusqu’à présent», mentionne M. Gaudreault.

Magasins divisés en trois sections 

Chaque magasin, d’une superficie de 2000 pieds carrés, devrait compter une quinzaine d’employés. D’autres baux devraient être signés au cours des prochains jours.

L’établissement sera divisé en trois sections. La première servira à valider l’âge des clients. Il y aura ensuite la zone-conseil et finalement l’entreposage des produits.

La SQDC n’a pas l’intention pour le moment d’ouvrir d’autres points de service dans la capitale d’ici octobre 2018. Elle vise toutefois avoir quatre succursales dans la région pour mai 2019. 

Le prix d’un gramme devrait osciller aux alentours de 6 $. Il sera possible de commander du cannabis en ligne.

En avant-midi, la SQDC a indiqué dans un communiqué qu’elle souhaitait ouvrir sur l’île de Montréal six boutiques avant la fin de l’automne.

La Capitale

L'Ancienne-Lorette: conseil éclair... pour éviter la destitution

Les élus de L’Ancienne-Lorette ont siégé pendant deux minutes et vingt-cinq secondes, mercredi. Résultat d’une manœuvre du maire Émile Loranger, absent du conseil municipal depuis le 24 avril à la suite d’une plainte pour harcèlement psychologique, afin d’éviter un processus de destitution prévu par la loi. 

La prochaine séance ordinaire au calendrier de la municipalité de L’Ancienne-Lorette n’était prévue que le 31 juillet. Or pour éviter d’atteindre une absence de 90 jours consécutifs, M. Loranger n’a eu d’autre choix que de convoquer ses collègues pour une séance extraordinaire, à laquelle il devait évidemment participer.

La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités prévoit en effet une destitution à l’atteinte de ce délai. Un élu est démis de ses fonctions à la fin de la séance suivant l’échéance de la date butoir. M. Loranger aurait techniquement pu siéger le 31 juillet, mais les avocats de la Ville ont préféré ne pas tester les limites de la loi. 

Officiellement, les élus ont été convoqués pour autoriser la nomination d’inspecteurs municipaux, seul sujet à l’ordre du jour. Officieusement, l’objectif était de remettre le compteur de M. Loranger à zéro. Le maire a lui-même admis que la nomination des inspecteurs n’avait rien d’urgent. 

Interrogé sur les réelles motivations de la séance extraordinaire, M. Loranger a d’abord nié le stratagème en mêlée de presse, avant de se raviser. «C’est évident. Essayer de nier ça, ce serait de vous prendre pour des imbéciles», a-t-il dit aux journalistes, dubitatifs devant sa première affirmation.

M. Loranger a juré que la décision de convoquer cette séance n’était pas la sienne, mais plutôt celle «du conseil». La convocation est toutefois claire. «Monsieur Émile Loranger, maire, me demande de vous convoquer en séance extraordinaire le mercredi 18 juillet à 17h», peut-on lire dans l’avis de convocation remis aux élus lorettains.  

Harcèlement

Émile Loranger ne participe plus aux séances du conseil municipal depuis le 24 avril. Le maire disait avoir besoin de repos après la longue bataille menée contre la Ville de Québec concernant le partage de la quote-part de l’agglomération. Son absence a malgré tout suscité de nombreuses questions chez les citoyens, puis chez les journalistes. 

Le Soleil rapportait, fin juin, qu’il faisait l’objet d’une plainte pour harcèlement psychologique par une employée de la Ville. Des sources avaient indiqué que la plainte avait été déposée à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail. Alors contacté par Le Soleil, le maire avait démenti l’information, disant ne pas être au courant qu’il était visé par une plainte. Le même jour, quelques heures plus tard, il en confirmait l’existence au Journal de Québec.

M. Loranger ne s’est pas commis sur l’état des procédures, mercredi. Mais il a dit espérer être de retour à son poste dès le 31 juillet. «J’ai très hâte de reprendre mes fonctions. […] Il y a un problème, il faut que le problème se règle. J’espère que ça va se régler dans les plus brefs délais», a-t-il dit. «Mes collègues du conseil, pour lesquels j’ai beaucoup de respect, m’ont demandé de rester en dehors des dossiers. Je n’ai pas d’obligation légale d’obéir à ça, mais je pense que, par respect pour eux, ils se sentent plus à l’aise comme ça, j’accepte.»

Malaise

À sa sortie de la séance éclair, le conseiller indépendant Gaétan Pageau était quelque peu soufflé par toute cette histoire, de la plainte jusqu’au conseil extraordinaire de mercredi. «Écoutez, toute la situation qui se passe actuellement est très malaisante. Malaisante pour la population, malaisante pour les membres du conseil», a-t-il affirmé.

M. Pageau n’a pas commenté l’affaire directement, mais s’est désolé qu’il y ait une plainte de harcèlement contre le maire. «Un seul dossier, c’est un dossier de trop», a-t-il lancé, se gardant de tirer des conclusions avant la fin de l’enquête. 

Politique

Des pancartes... avant les pancartes

Des syndicats ont pris d’assaut les poteaux sur lesquels apparaîtront les affiches électorales, six semaines avant le déclenchement officiel de la campagne québécoise. Une dépense qui n’est pas illégale selon Élections Québec, mais qui est inédite et tombe dans une zone grise de la loi.

Le Québec vivra ses premières élections à date fixe le 1er octobre, si bien que cette fois, les groupes de pression ont eu le temps de se préparer. «On a le droit à notre message avant le déclenchement de la campagne. Les chefs, ils sont déjà en campagne depuis six mois. On profite de cette fenêtre-là pour faire valoir notre point», exprime Denis Bolduc, président de la section québécoise du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

La campagne d’affichage s’attaque autant à la Coalition avenir Québec (CAQ) et qu’au Parti libéral du Québec en utilisant le slogan «c’est du pareil au même… on mérite mieux». Sur les milliers de pancartes, on voit la moitié du visage du chef libéral Philippe Couillard et la moitié du visage du chef caquiste François Legault, avec les mentions «Libécaquiste» et «Caquibéral». 

«Les gens veulent du changement, mais on veut leur rappeler que la CAQ se plaignait il y a pas si longtemps que les libéraux copiaient toutes leurs idées», dénonce M. Bolduc. Sans appuyer officiellement le Parti québécois ou Québec solidaire, «on dit aux gens de voter pour un parti progressiste», ajoute-t-il. 

Cette coalition de six syndicats affiliés à la FTQ a décidé en congrès d’être très active politiquement. Le coût de la présente campagne d’affichage, qui va prendre de l’ampleur au cours des prochaines semaines, est d’environ 1,25 $ par membre du SCFP Québec, indique M. Bolduc. 

Illégal en septembre

Les pancartes devront toutefois être retirées à la fin août, car tout affichage à saveur politique qui n’est pas autorisé par un parti est illégal durant la campagne électorale. Mais pour l’heure, elles sont tolérées par Élections Québec. «Il n’y a rien dans la loi qui vient nous dire que c’est illégal. La loi ne nous donne pas de règles à l’extérieur du moment électoral», justifie Julie St-Arnaud Drolet, relationniste pour Élections Québec. 

Le directeur général des élections Pierre Reid a déjà fait savoir qu’il n’encadrerait pas les dépenses préélectorales en 2018. Son équipe effectue une veille et mesure l’ampleur du phénomène cette année, avant de suggérer des modifications à la loi dans le futur. «L’objectif est d’avoir un portrait clair de la situation et de nous baser sur des faits», a indiqué M. Reid dans un communiqué mercredi. 

La coalition syndicale promet d’autres actions au cours des prochaines semaines. Pour l’instant, les pancartes ont été installées dans quatre circonscriptions-clés. Trois d’entre elles appartiennent au Parti québécois, mais pourraient basculer dans un autre camp. Il s’agit de Taschereau à Québec, Pointe-aux-Trembles à Montréal et Saint-Jérôme dans les Laurentides. La coalition en a aussi installé à Roberval au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la circonscription du premier ministre libéral Philippe Couillard. 

La coalition comprend six groupes affiliés à la FTQ, soit le SCFP, le Syndicat des métallos, le Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau, l’Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs de l’Aérospatiale, l’Alliance de la Fonction publique du Canada et le Syndicat québécois des employées et employés de services.

La Capitale

Un troisième Limoilove, un soir seulement

Après deux ans de succès de foule, Limoilove revient pour une troisième fois avec une formule sur seulement un soir et à un nouvel emplacement.

Le 9 août, de 17h à 23h, l’événement festif et gourmand prendra d’assaut la place publique de la 3e Avenue, entre les 5e et 7e Rues, ainsi qu’une petite partie du chemin de la Canardière.

À ses deux premières années, Limoilove s’est avéré très populaire, des milliers de personnes s’entassant sur le site pour picoler, manger, écouter de la musique et danser.

À sa première année, l’événement avait surpassé les attentes des organisateurs, qui prévoyaient de 2000 à 3000 personnes. Ils en ont accueilli environ 10 300. L’an dernier, Limoilove s’est déroulé sur deux soirs et en a attiré environ 20 000.

Par prudence, la Société commerciale de développement (SDC) de la 3e Avenue Limoilou, qui organise l’événement signé Matièrs et EvenTouch, a toutefois décidé de revenir à une soirée.

«Ça coûte tellement cher à produire qu’on est mieux de ramener ça à une journée pour assurer la pérennité», dit le directeur général, Sébastien Chamberland.

Limoilove ne vend pas de laissez-passer ou ne facture pas de prix d’entrée. Si bien que, malgré le succès, l’événement a été légèrement déficitaire l’an dernier.

Les retombées économiques d’environ 50 000 $ en 2016 et d’environ 100 000 $ l’an dernier ont cependant été très positives pour les commerçants de la 3e Avenue, souligne M. Chamberland.

Cette année, le site de Limoilove comprendra une grande terrasse et quatre bars, dont un de mixologie. Huit restaurants vont participer avec des kiosques à l’extérieur. La programmation musicale reste à dévoiler.

La Capitale

Une pizzéria napolitaine dans Limoilou

Une pizzéria napolitaine s’installera sur la 3e Avenue, dans Limoilou, dans le local de la défunte Rôtisserie Os, a appris Le Soleil.

Pizzéria NO.900, qui a aussi une succursale sur l'avenue Maguire, dans Sillery, devrait ouvrir ses portes d’ici la rentrée.

«Si on est capable d’ouvrir fin août, début septembre, pour la rentrée, dans ces dates-là, ce serait vraiment optimal», dit le copropriétaire Charles-Antoine Giroux, qui ouvre le resto avec son associée, Marie-Michelle Berger.

Les propriétaires du restaurant réputé pour employer des maîtres pizzaïolo ont déjà commencé à afficher le logo dans la vitrine du commerce. Les travaux de rénovation ont aussi été amorcés.

Là pour rester

Même si le Pizzédélic, en 2015, et la Rôtisserie OS, le mois dernier, ont fermé leurs portes à la même adresse, M. Giroux croit que Pizzeria NO.900 sera là pour rester dans le quartier.

«On est super abordable, on est très familial aussi comme concept» dit-il. «La pizza, ça reste quand même le plat le plus savoureux au monde!»

M. Giroux et sa collègue cherchaient un local dans Limoilou depuis environ un an. Ils étaient attirés par la démographie, l’achalandage de la 3e Avenue et le style du quartier.

C’est le directeur de la SDC Limoilou, Sébastien Chamberland, qui a mis en contact Pizzeria NO.900 avec les propriétaires de la Rôtisserie Os, qui a fermé ses portes à la mi-juin.

En plus de l’établissement de l'avenue Maguire, Pizzéria NO.900 compte 17 autres adresses au Québec, principalement à Montréal et en banlieue de la métropole. Le restaurant de Limoilou sera le 19e.

M. Giroux assure toutefois qu’à part du nombre, Pizzéria NO.900 n’a rien d’un Pizza Hut. «Même si on est une chaîne de restaurants, on garde un côté très artisanal», dit-il. «On fait tout sur place. On n’a rien de shipé déjà préparé», dit M. Giroux.

Les charcuteries sont préparées sur Maguire et le restaurant achète notamment des viandes biologiques de Charlevoix. «C’est le côté artisanal qu’on veut absolument conserver», dit Charles-Antoine Giroux.

Pour ce dernier, ouvrir un restaurant dans Limoilou équivaut à un certain retour aux sources. Le fondateur de la Pizzéria NO.900, Dominique Bujold, est un ami d’enfance de Charles-Antoine Giroux. Les deux ont grandi ensemble dans la paroisse Saint-Pascal-de-Maizerets, dans l’arrondissement La Cité-Limoilou.

«Je suis un petit gars de Saint-Pascal. Mon arrière-arrière-grand-père était maçon, il a construit une partie de Limoilou. Mes grands-parents habitaient sur la 3e, juste en face» de la future pizzéria.