À l’exception de cette année, où le mauvais temps des deux premières fins de semaine a sérieusement plombé le nombre de visiteurs à la Cabane du Bois-de-Coulonges, la présence en pleine ville de cette activité fait toujours courir les foules.

La Cabane du Bois-de-Coulonge à la recherche de relève

Après avoir relancé l’ancienne cabane à sucre du lieutenant-gouverneur au Bois-de-Coulonge en 2004, l’ex-enseignant Léandre Cloutier aimerait bien, 15 ans plus tard, trouver des gens capables de prendre sa relève au niveau de la gestion et de l’administration de cette cabane urbaine ouverte trois fins de semaine par année au profit de la Fondation de l’école primaire Saint-Michel.

Toujours sur place malgré un diagnostic de polyneuropathie axonale reçu l’automne dernier, M. Cloutier, maintenant âgé de 74 ans, avoue qu’il aimerait bien trouver une façon d’assurer l’avenir de cette activité unique relancée en 2004 dans une cabane à sucre qui avait été laissée à l’abandon depuis 1966. C’est qu’à l’exception de cette année, où le mauvais temps des deux premières fins de semaine a sérieusement plombé le nombre de visiteurs à la cabane, la présence en pleine ville de cet «équivalent autochtone de la palombière ou de la datcha», comme l’écrivait le journaliste français Julien Bouré dans un reportage célèbre sur Ricardo Larrivée en 2016, fait toujours courir les foules.

«Cette année sera un point tournant. Ce que je fais, c’est de l’entrepreneuriat social et je ne trouve personne pour prendre la relève. Personne ne veut reprendre ça à bout de bras comme moi. J’ai donc proposé aux parents et aux dirigeants de la Fondation d’aller chercher des petits programmes de subvention pour gérer et administrer la cabane», explique-t-il.

Jusqu’à maintenant, la Cabane du Bois-de-Coulonge fonctionnait sans aide gouvernementale depuis sa relance. «Cependant, des subventions nous permettraient probablement d’embaucher quelqu’un pour gérer et administrer tout ça, ce qui manque présentement, car on n’a pas vraiment de problème à trouver la quarantaine de bénévoles nécessaires à chaque journée d’ouverture de cette cabane urbaine», explique M. Cloutier.

Samedi, Léandre Cloutier était au moins heureux de voir le public se pointer enfin à la cabane en grand nombre après deux fins de semaine très difficiles. «Je crois qu’on pourrait avoir plus de monde en fin de semaine que lors des deux premières fins de semaines», indique-t-il. La première, environ 1200 personnes s’étaient déplacées alors que des pluies torrentielles s’étaient abattues sur la capitale. La semaine dernière, à peine 400 braves avaient fait fi du temps très froid. Normalement, l’activité attire à chaque année près de 10 000 visiteurs.