La Baleine Nomade propose une approche originale pour sensibiliser le public à la cause de l’environnement. «On veut y aller avec l’humour, la fascination pour permettre aux gens d’entendre des choses positives», explique Vikie Pedneault, qu’on aperçoit avec son partenaire Jean-Philippe Kenney.

La Baleine Nomade: le côté givré de l’environnement

Leur but est de sensibiliser les jeunes à la protection des océans. Leur méthode: y aller de façon ludique, en faisant vivre une expérience immersive sur les baleines. Bienvenue dans le monde de La Baleine Nomade.

Vikie Pedneault croit que plusieurs désirent faire leur part pour aider l’environnement, mais ne savent pas nécessairement par où commencer. La biologiste, dans la vingtaine, a choisi de prendre le taureau par les cornes et de se lancer en affaires. Avec son acolyte Jean-Philippe Kenney, ils ont créé La Baleine nomade, une entreprise dont l’objectif est de faire vivre aux participants une expérience éducative lors de laquelle la baleine «à l’intérieur de chacun» ressort à tous coups. 

Leur projet fonctionne tellement bien que les deux partenaires s’y consacrent à temps plein. Ils parcourent les écoles et les garderies, et organisent même des soirées environnementales dans des restaurants et des bars. 

«Quand vous entendez parler d’environnement, vous entendez des expressions comme drame, réchauffement climatique ou crise alimentaire… Nous, ce qu’on veut faire, c’est d’avoir une autre approche. On veut y aller avec l’humour, la fascination pour permettre aux gens d’entendre des choses positives», explique Vikie Pedneault. 

«À long terme, ce qu’on veut faire, c’est sensibiliser le plus grand nombre de personnes à la préservation de l’environnement», poursuit-elle, enthousiaste. 

Leurs ateliers éducatifs, qui s’adaptent à des clientèles dont l’âge varie entre 4 et 17 ans, sortent des sentiers battus: expériences auditives et gustatives, apprentissage du langage des baleines, tout ça dans l’objectif de sensibiliser à la protection des mers, et des baleines. 

«On pense souvent que les arbres sont les poumons de la planète, mais ce sont la biomasse des algues dans les océans qui absorbent les plus grandes quantités de CO2. En plus, les baleines sont très importantes puisqu’elles produisent de la nourriture pour ces algues», avance la biologiste. 

Trousse écologique

En plus des ateliers éducatifs, la petite entreprise — qui prévoit embaucher bientôt d’autres animateurs — se lance dans l’organisation d’événements de sensibilisation environnementale auprès des citoyens et des restaurateurs. 

Leur trousse «éco-secours» donne des trucs et des solutions adaptées aux restaurateurs qui souhaitent réduire leur empreinte écologique, souligne Jean-Philippe Kenney. 

«Baleinerie»

Et comme si ce n’était pas assez, la dynamique équipe organise bientôt une autre «baleinerie», c’est-à-dire une causerie sur les baleines, à La Korrigane. «On veut faire voir ce qui nous rapproche de ces mammifères marins», lance Mme Pedneault. 

Un autre événement semblable aura lieu à La Folle Fourchette, le 6 septembre prochain. Plus de détails sont disponibles sur leur site Internet ainsi que la page Facebook de La Baleine nomade.